Installation d'un échangeur d'air FANTECH FLEX 100H dans l'arrondissement de Lachine, à Montréal
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Installation d'un échangeur d'air FANTECH FLEX 100H dans l'arrondissement de Lachine, à Montréal

Une maison sans conduits centraux : le casse-tête de ventilation que nous réglons le plus souvent à Lachine

Le chantier commence presque toujours de la même façon dans ce secteur : un propriétaire nous appelle parce qu'il a fait installer une thermopompe murale l'an dernier, qu'il en est ravi, et qu'il vient de comprendre une chose que personne ne lui avait expliquée au moment de l'achat. Une thermopompe murale chauffe, climatise, déshumidifie un peu — mais elle n'apporte pas un seul pied cube d'air extérieur dans la maison. Elle brasse l'air qui s'y trouve déjà.

Dans ce bungalow d'après-guerre situé à quelques minutes du canal de Lachine, le résultat se voyait à l'œil nu au mois de février : condensation en bas des fenêtres du salon, plinthes de la salle de bain qui gonflaient, et un sous-sol aménagé qui gardait l'odeur du souper du jeudi jusqu'au samedi. Le propriétaire avait acheté un déshumidificateur portatif, puis un purificateur d'air. Aucun des deux n'a changé quoi que ce soit, pour une raison simple : ni l'un ni l'autre n'introduit d'air neuf.

Ce qui manquait, c'était un échangeur d'air. Chez AirGreen, nous avons installé un FANTECH FLEX 100H, un VRC compact à raccords sur le dessus, suspendu par chaînes au-dessus du chauffe-eau du sous-sol, avec un réseau de conduits entièrement dédié.

Le contexte : pourquoi ce chantier n'avait rien d'ordinaire

La maison n'avait aucune distribution d'air centrale. Chauffage aux plinthes électriques à l'origine, puis ajout de deux têtes murales dont la ligne frigorifique en cuivre traverse les solives du sous-sol — visible sur nos photos de chantier, juste au-dessus de l'appareil. Il n'existait donc aucun conduit de retour dans lequel injecter l'air neuf, aucun plénum, aucun ventilateur central à verrouiller.

Ce cas de figure représente une part importante de nos appels dans Lachine, à Verdun, dans le Sud-Ouest et dans les quartiers anciens de Montréal : des maisons entièrement électriques, sans réseau de conduits, où l'ajout d'un échangeur d'air impose de construire le réseau au complet. C'est plus de travail qu'un raccordement au central, mais c'est aussi, techniquement, la meilleure des trois configurations possibles.

Installation entièrement dédiée : ce que ça change concrètement

Le fabricant décrit trois façons de raccorder un VRC : l'installation simplifiée (extraction dans le retour, alimentation quelques pieds en aval), l'installation partiellement dédiée (extraction dédiée, alimentation dans le retour) et l'installation entièrement dédiée.

Dans une installation entièrement dédiée, l'appareil possède son propre réseau, indépendant de tout système de chauffage ou de climatisation :

  • des grilles d'extraction placées là où l'air se dégrade — salles de bain, cuisine, sous-sol, salle de lavage;
  • des bouches d'alimentation placées là où les gens vivent et dorment — chambres, salon, salle à manger;
  • aucune dépendance à un ventilateur tiers, donc aucun verrouillage électrique à prévoir.

Les avantages sont réels et mesurables : la livraison d'air est précise, l'équilibrage est simple à obtenir, et l'appareil ventile 24 heures sur 24 sans qu'un autre système ait besoin de tourner en parallèle. Dans une maison sans conduits centraux, ce n'est d'ailleurs pas un choix : c'est la seule option praticable.

Pourquoi le FLEX 100H et pas un appareil plus gros

C'est ici que le jugement d'installateur compte plus que le catalogue. La salle mécanique du sous-sol mesurait un peu plus d'un mètre de large, coincée entre le mur de fondation, le chauffe-eau et une porte de rangement qui devait continuer d'ouvrir au complet. La hauteur libre sous les solives était de 7 pieds à peine.

Le FLEX 100H répondait à ces contraintes :

  • Dimensions : 17 7/8 po de hauteur × 21 1/2 po de largeur × 14 1/2 po de profondeur. C'est l'un des VRC les plus compacts du catalogue résidentiel FANTECH, et la différence de six pouces de hauteur avec un appareil de format standard décidait littéralement de la faisabilité au-dessus du chauffe-eau.
  • Poids : 39 lb, ce qui autorise une suspension par chaînes aux solives sans renfort structural.
  • Débit : 49 à 104 pi³/min à 0,4 po c.e., soit exactement la plage utile pour une maison de trois chambres d'environ 1 400 pi².
  • Raccords ovales de 5 pouces sur le dessus, un format qui gagne de la hauteur là où un collet rond de 6 pouces n'entre plus.
  • Dégivrage par recirculation, plutôt que par arrêt du ventilateur d'alimentation.
Le dégivrage par recirculation, expliqué simplement

Quand l'air extérieur descend sous environ -5 °C, l'humidité de l'air vicié qui traverse le noyau peut givrer. Deux stratégies existent chez FANTECH pour l'éviter.

L'arrêt du ventilateur d'alimentation coupe temporairement l'entrée d'air neuf et laisse l'air chaud de la maison dégeler le noyau. C'est simple et robuste, mais pendant ce cycle, la maison est mise en légère pression négative.

Le dégivrage par recirculation fait plutôt circuler l'air intérieur en boucle dans l'appareil pour dégeler le noyau, sans déséquilibrer la maison. Le fabricant le décrit comme le mécanisme le plus efficace sur le plan énergétique, et le recommande pour les conditions extérieures froides ou humides — deux mots qui décrivent assez bien un mois de janvier en bordure du lac Saint-Louis. Il limite aussi l'air stagnant qui contribue à la condensation intérieure en hiver, ce qui était précisément le symptôme de départ dans cette maison.

Le compromis assumé sur la consommation

Nous préférons le dire clairement, parce que c'est le genre de détail que les fiches techniques enterrent : le FLEX 100H consomme 89 W en basse vitesse et 172 W en haute vitesse, pour une efficacité de ventilation de 0,6 pi³/min par watt. Ce n'est pas le meilleur chiffre de la gamme — les appareils à moteurs à commutation électronique font trois à cinq fois mieux. En contrepartie, ils sont plus hauts, plus larges et plus lourds.

Dans cette maison, le local mécanique tranchait le débat. Nous avons compensé en programmant l'appareil pour qu'il tourne en continu à basse vitesse plutôt qu'en cycles à pleine puissance, et en confiant les pointes à des minuteries de salle de bain qui ramènent l'appareil à sa vitesse normale après 20, 40 ou 60 minutes. Quand l'espace disponible dicte le modèle, on ajuste la stratégie de commande, pas la physique.

Le déroulement de l'installation

La suspension : quatre chaînes, pas deux sangles

L'appareil est suspendu par quatre chaînes fixées aux solives, une à chaque coin, avec des crochets ouverts vers l'intérieur. Ce détail nous tient à cœur. Nous voyons régulièrement, en appel de service à Laval et sur la Rive-Nord, des VRC vissés directement sous les solives ou retenus par deux sangles de plombier. Le premier montage transmet chaque vibration du ventilateur dans le plancher de la chambre au-dessus. Le second finit par se déformer et met le boîtier en porte-à-faux, ce qui déséquilibre la porte d'accès et laisse fuir de l'air vicié dans le local mécanique.

Nous laissons également un dégagement frontal suffisant pour ouvrir la porte au complet et sortir le noyau : deux loquets sous le boîtier, un noyau à retirer d'un seul geste, sans démonter les conduits.

Le réseau de conduits

Le réseau a été monté en conduits rigides galvanisés partout où c'était possible, avec des transitions ovale-vers-rond aux collets de l'appareil, et du flexible isolé uniquement sur les derniers pieds, tendu au maximum. Un flexible qui serpente entre les solives, c'est du débit perdu à chaque courbe.

Deux hottes murales en aluminium ont été percées sur le mur latéral : admission d'air neuf d'un côté, rejet d'air vicié de l'autre, séparées suffisamment pour éviter que l'appareil ne réaspire ce qu'il vient d'expulser, et remontées assez haut pour rester dégagées après une accumulation de neige normale. Les deux conduits extérieurs ont été isolés et pare-vapeurés jusqu'à l'appareil.

Le drain de condensat au-dessus d'un chauffe-eau

Point de vigilance propre à ce chantier : l'appareil se trouve directement au-dessus d'un chauffe-eau. Le drain de condensat a donc été acheminé avec une pente franche et un siphon, à l'écart de la tuyauterie et des raccords du réservoir, jusqu'au drain de plancher. Nous avons testé le circuit à l'eau avant de quitter les lieux. Un drain de VRC sans siphon aspire l'air par le tuyau et ramène l'odeur du renvoi dans la maison; un drain qui goutte sur un chauffe-eau accélère la corrosion du dessus du réservoir.

L'équilibrage au manomètre

L'étape que presque personne ne facture, et que nous faisons systématiquement. La porte du FLEX 100H porte une table d'équilibrage imprimée : elle met en relation le débit d'air, en pi³/min, avec la pression mesurée aux deux prises de l'appareil — une pour l'alimentation, une pour l'extraction. Nous branchons un manomètre sur chaque prise, nous lisons la pression, nous croisons avec la table, et nous ajustons les registres jusqu'à ce que les deux débits correspondent.

Un VRC déséquilibré du côté de l'extraction met la maison en pression négative et tire l'air par le vide sanitaire, le drain et le pourtour des fenêtres. Déséquilibré du côté de l'alimentation, il pousse l'air humide dans les murs. La table est imprimée sur la porte de l'appareil pour une raison. Elle sert rarement.

Deux journées de travail, un technicien et un apprenti, réseau construit au complet.

Ce qu'un propriétaire devrait vérifier avant de signer une soumission d'échangeur d'air

  • La configuration proposée est-elle nommée? Simplifiée, partiellement dédiée, entièrement dédiée : ces trois mots doivent apparaître dans la soumission. S'ils n'y sont pas, le réseau n'a pas été pensé.
  • Le type de dégivrage est-il indiqué? Recirculation ou arrêt du ventilateur, selon le raccordement prévu.
  • L'équilibrage est-il inclus et documenté? Demandez les valeurs de débit finales, par écrit.
  • L'accès à l'entretien est-il préservé? Un appareil installé à trois pouces d'un mur ne se nettoiera jamais.
  • Les hottes extérieures sont-elles positionnées et espacées? Trop près l'une de l'autre, elles se court-circuitent; trop basses, elles disparaissent sous la neige.

Subventions et certification

Le programme Rénoclimat du gouvernement du Québec prévoit une aide de 500 $ pour l'installation ou le remplacement d'un VRC ou d'un VRE, à condition que l'appareil soit certifié par le Home Ventilating Institute (HVI) et qu'une évaluation énergétique soit réalisée avant et après les travaux. L'évaluation initiale doit précéder le chantier; aucune demande rétroactive n'est acceptée. Les paramètres des programmes changent d'une année à l'autre, et nous invitons chaque client à valider les conditions en vigueur avant de fixer la date des travaux.

L'entretien d'un VRC, en pratique

  • Aux trois mois : sortir les filtres, les rincer à l'eau tiède, les laisser sécher complètement avant de les remettre.
  • Une fois par année : retirer le noyau, l'aspirer, le laver à l'eau savonneuse tiède, vérifier le siphon du drain.
  • Deux fois par année : dégager les grillages des hottes extérieures, souvent obstrués par les peluches de sécheuse et les débris végétaux.

Un entretien CVAC régulier fait la différence entre un appareil qui tient quinze ans et un appareil qui ventile à moitié dès la troisième année.

AirGreen à Lachine et dans le Grand Montréal

Nos équipes interviennent dans Lachine, Saint-Pierre, LaSalle, Dorval et l'ensemble de l'ouest de l'île, ainsi qu'à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud. Nous installons des échangeurs d'air, des thermopompes murales, des systèmes centraux et des solutions de ventilation résidentielle, et nous documentons chaque installation CVAC avant de quitter les lieux.

Si votre maison n'a pas de conduits centraux, si vos fenêtres pleurent en janvier ou si votre échangeur d'air actuel n'a jamais été équilibré, écrivez-nous. Nous évaluons le local mécanique, nous vous disons franchement ce qui entre et ce qui n'entre pas, et nous vous remettons une soumission avec la configuration de réseau écrite noir sur blanc.

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