Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE FreeMatch R32 à Saint-Amable
Temps de lecture: 14'

Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE FreeMatch R32 à Saint-Amable

Le permis n'attend pas la fin des travaux, et la thermopompe non plus

La cuisine était à moitié faite quand nous sommes arrivés. Le gypse du plafond s'arrêtait net contre une poutre de bois brut encore nue, les tablettes flottantes portaient déjà les tasses et les pots d'épices, l'escabeau n'avait pas quitté la pièce depuis trois semaines, et le propriétaire attendait deux corps de métier différents la même semaine que nous.

C'est une situation courante à Saint-Amable, où le parc résidentiel des années 1980 arrive en masse à l'âge des rénovations lourdes. Elle est aussi celle où l'on se fait le plus souvent reprendre par la municipalité, non pas pour la qualité des travaux, mais pour leur ordre. Nous avons donc traité ce chantier comme il devait l'être : d'abord la conformité, ensuite le tracé, et seulement ensuite l'appareil.

Ce que le règlement de Saint-Amable dit vraiment sur le moment où l'on commence

Le règlement sur les permis et certificats de la Ville de Saint-Amable porte le numéro 699-00-2012, avec une codification administrative à jour de 2025. Son article 5 b) énonce l'obligation d'obtenir le permis ou le certificat d'autorisation requis avant d'entreprendre les travaux. La Ville le répète sur sa propre page consacrée à la construction et à la rénovation. Ce n'est pas une règle décorative : c'est celle qui décide si votre chantier est légal le lundi matin.

L'article 21 b) du même règlement prévoit une exemption pour les menus travaux dont le coût demeure sous 10 000 $, à la condition qu'ils ne touchent ni la structure, ni les fondations, ni les cloisons. Une cuisine que l'on ouvre, comme celle de notre client, sort de cette exemption dès que la première cloison bouge. Beaucoup de propriétaires calculent l'exemption sur le montant seul et oublient la seconde moitié de la phrase.

Le règlement de zonage, lui, porte le numéro 712-00-2013. Il contient un article 129 intitulé « Appareil de mécanique, réservoir, gaine de ventilation ». C'est l'article qui gouverne l'emplacement de votre unité extérieure. Nous n'en publions pas le texte : la codification en vigueur se consulte auprès de la Direction de l'urbanisme, et un article de blogue n'est pas une source réglementaire. Nous appelons au 450 649-3555, poste 300, ou nous écrivons à urbanisme@st-amable.qc.ca, et les demandes se déposent en ligne sur le guichet de la Ville. Exigez de tout soumissionnaire qu'il fasse la même vérification, et qu'il vous dise ce qu'il a obtenu comme réponse.

Sur le délai d'obtention et la façon de le placer dans un échéancier de projet, nous renvoyons à notre page de Saint-Basile-le-Grand, où nous traitons la question en détail. Ce qui nous occupe ici est autre chose : non pas combien de temps le permis prend, mais dans quel ordre les travaux doivent s'enchaîner une fois qu'il est délivré.

La contrainte que les voisins feront appliquer

Saint-Amable dispose d'un règlement sur les nuisances et la paix publique, le 693-00-2012, dont l'article 46 vise nommément le bruit des thermopompes, des climatiseurs, des pompes, des filtreurs et des ventilateurs.

Deux points s'en dégagent, et ils sont d'ordre pratique plutôt que technique.

  • La mesure se prend à la limite du terrain d'où provient le bruit, et non au pied de l'appareil ni chez le voisin. L'article 46.1 fixe le seuil général à 53 dB(A).
  • L'article 46.1.1 précise ensuite des seuils par zone : 50 dB en zone résidentielle, 55 dB en zone commerciale, 60 dB en zone industrielle.

Ce que cela change dans un devis : l'emplacement de l'unité extérieure n'est pas seulement une question de commodité de tuyauterie. Sur un terrain de banlieue étroit, la limite de propriété peut se trouver à quelques mètres de la façade, et l'emplacement conforme n'est pas toujours le plus court. C'est exactement ce qui s'est produit ici, et cela a déterminé le modèle que nous avons installé.

Une troisième disposition mérite d'être connue de quiconque rénove : l'article 52 interdit les travaux de construction entre 21 h et 7 h. Un chantier qui déborde le soir pour rattraper un retard s'expose à un constat, quelle que soit l'urgence.

La configuration retenue, et pourquoi le châssis est plus gros que le total raccordé

Nous avons installé une unité extérieure GWHD(42)ND6MO raccordée à deux têtes murales : une de 15 000 BTU/h pour le grand plateau cuisine-salle à manger-séjour, et une de 12 000 BTU/h pour la zone des chambres, soit 27 000 BTU/h raccordés.

Le châssis annonce 42 000 BTU/h en climatisation et 44 300 BTU/h en chauffage. Nos deux têtes en représentent donc environ 64 %. Nous le disons franchement : ce n'est pas la logique de sélection habituelle, et ce n'est pas non plus la capacité qui a dicté le choix.

Le motif est le tracé. L'emplacement conforme de l'unité extérieure, compte tenu du point de mesure à la limite du terrain et des règles applicables aux appareils mécaniques, se trouvait au coin le plus éloigné de la maison. Le résultat : 71 mètres développés de tuyauterie pour les deux branches. Or le GWHD(42) est le seul appareil de la série FreeMatch préchargé pour 50 mètres, avec une longueur totale admissible de 100 mètres et un dénivelé maximal de 25 mètres. Nos 71 mètres dépassent la précharge de 21 mètres, ce qui a demandé 420 grammes de R-32 supplémentaires à raison de vingt grammes par mètre excédentaire, portant la charge du circuit à 3 120 grammes. Sur un châssis préchargé pour 30 ou 40 mètres, le même tracé aurait été non conforme au manuel avant la première percée.

Autrement dit, le règlement municipal a choisi l'emplacement, l'emplacement a choisi la longueur, et la longueur a choisi le compresseur. C'est l'ordre réel des décisions sur un terrain contraint, et il est l'inverse de celui que suggèrent les soumissions rapides.

Les autres valeurs utiles du modèle : plancher de modulation à 8 870 BTU/h, EER de 3,81 et COP de 3,90, masse de 79 kilogrammes, MCA de 30 ampères, MOCP de 45 ampères, et certifications AHRI 214931590, 214931596 et 214931600.

Sur la question de la capacité laissée libre, nous ne referons pas l'argumentaire ici : nous l'avons développé en détail sur nos pages de Beaconsfield et de Sainte-Hélène-de-Bagot, où nous expliquons pourquoi un port disponible n'est pas la même chose qu'une troisième zone réalisable, et pourquoi le fichier de remise doit indiquer par écrit si un port reste libre et par où passerait le tracé.

Le R-32 et la surface des pièces

Le R-32 appartient à la classe A2L, faiblement inflammable. La conséquence concrète est unique et non négociable : la surface minimale exigée pour chaque pièce desservie se calcule sur la charge finale du circuit, celle qui inclut les 420 grammes ajoutés, et non sur la valeur imprimée en usine. Sur un tracé long comme celui-ci, l'écart n'est pas anecdotique. Nous refaisons ce calcul après la charge, jamais avant, et une pièce trop petite se traite en changeant l'appareil ou la répartition, pas en fermant les yeux.

Deux comportements normaux à connaître, parce qu'ils génèrent des appels de service inutiles : sur un appareil muni d'un capteur A2L, le ventilateur intérieur peut démarrer seul, appareil éteint ; et certains aérosols domestiques suffisent à déclencher une alarme sans qu'il y ait la moindre fuite.

Une tête au-dessus d'un comptoir, c'est d'abord une question d'eau

Voici le point que la photo raconte mieux qu'un devis. La tête est posée haut sur le mur de la cuisine. Sous elle, dans l'ordre : des tablettes ouvertes chargées de vaisselle, de pots d'épices et de denrées, un moulin à café, un dosseret et un comptoir. Il n'y a pas un centimètre carré, sous cet appareil, qui tolère une goutte.

Un évaporateur en climatisation produit du condensat en continu. Ce condensat quitte l'appareil par gravité, dans un tuyau qui doit descendre sans contre-pente sur tout son parcours. C'est simple quand la tête est sur un mur extérieur et que le sol est plus bas que l'appareil. Ce ne l'était pas ici.

Nous ne traitons pas ici de l'obstruction du drain, de ses causes et de ses signes avant-coureurs : nous y avons consacré une page entière à Saint-Basile-le-Grand. Le sujet de cette installation-ci est différent et se pose plus tôt : que faire quand la gravité n'est pas disponible.

Gravité ou pompe de relevage : le choix se fait avant de percer

Quand l'appareil ne peut pas être drainé par gravité — mur intérieur, plafond qui redescend, poutre à contourner, sortie plus haute que la tête — il reste la pompe de relevage, un petit appareil qui aspire le condensat dans un réservoir et le refoule vers un point d'évacuation. C'est une solution parfaitement légitime. Elle vient avec des obligations que peu de soumissions énoncent.

  • Le flotteur de sécurité doit être raccordé et couper l'appareil. Une pompe qui se bouche ou qui cesse de fonctionner sans arrêter la thermopompe transforme un réservoir de quelques décilitres en dégât d'eau au-dessus d'un comptoir. Le contact de haut niveau existe sur les pompes sérieuses ; il faut encore le câbler.
  • Le clapet antiretour empêche la colonne refoulée de redescendre dans le réservoir à chaque arrêt, ce qui provoquerait des cycles courts et une usure prématurée.
  • Le point de rejet doit être un point de rejet, pas un tuyau qui se termine dans une cavité de mur ou au-dessus d'un plafond suspendu.
  • La pompe est une pièce d'usure et un point d'entretien. Son réservoir se nettoie. Elle n'est pas couverte par la garantie du fabricant de la thermopompe, parce qu'elle n'en fait pas partie.
  • Elle fait un bruit intermittent, de quelques secondes, à quelques dizaines de fois par jour. Dans une cuisine ouverte, cela se remarque. Il faut le dire avant, pas après.

Nous privilégions toujours la gravité quand elle est possible, quitte à déplacer la tête d'une travée ou à sortir la tuyauterie par une autre face. Ici, le tracé par gravité a été rendu possible parce que nous avons pu décider du percement pendant que le plafond était encore ouvert, ce qui nous ramène à la première partie de cet article.

Les erreurs que nous voyons le plus souvent sur un chantier de rénovation

  • Faire poser la thermopompe en dernier. L'appareil est alors installé dans une pièce finie, et chaque décision de tracé se paie en réparations de gypse et en peinture. Le bon moment est celui où les murs et le plafond sont encore ouverts.
  • Faire poser la thermopompe en premier et laisser le chantier continuer autour. La poussière de gypse et les aérosols de peinture se déposent sur un serpentin neuf. Nous détaillons la séquence complète — poser, laisser hors tension, ensacher la tête, laisser passer les métiers salissants, nettoyer, puis mettre en service — sur notre page de Beauharnois.
  • Ne désigner personne comme responsable de la coordination. Quand un entrepreneur général, un électricien, un tireur de joints et un entrepreneur en installation CVAC interviennent la même semaine, il faut une personne qui tienne le calendrier. Ce n'est pas nécessairement nous, mais ce doit être quelqu'un, et il faut le nommer au contrat.
  • Supposer que la finition autour de l'appareil est comprise. Nous perçons, nous scellons et nous montons ; le tirage de joints, le sablage et la peinture appartiennent à d'autres corps de métier. Nous l'expliquons en détail sur notre page de Saint-Lambert.
  • Choisir l'emplacement extérieur d'après la longueur de tuyau. À Saint-Amable, c'est la limite de propriété qui commande, comme nous venons de le voir.

Saint-Amable en quelques faits

La paroisse est constituée le 13 juin 1921 et doit son nom à l'abbé Amable Prévost (1757-1820), curé de Beloeil de 1816 à 1820. La municipalité obtient le statut de ville le 26 octobre 2019. Elle compte 13 585 habitants au recensement de 2021 sur une superficie de 36 kilomètres carrés, dont environ 90 % en zone agricole, à une trentaine de kilomètres de Montréal. Sa population est remarquablement jeune : les moins de quinze ans y représentent 22,7 % des résidents. C'est une ville de premières maisons et de premières rénovations, ce qui explique le volume de chantiers que nous y voyons.

Nous avions déjà publié une installation à Saint-Amable, un système à quatre têtes sur châssis GWHD(30), consacré à la stratification de l'air et à la cohabitation avec des plinthes électriques existantes. Les deux pages se complètent : celle-ci traite de l'ordre des travaux et du chemin de l'eau, l'autre du comportement de l'air une fois le chantier terminé.

Faire affaire avec AirGreen

Nous sommes un entrepreneur licencié en installation CVAC et en entretien CVAC, actif à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive Nord et sur la Rive Sud, y compris dans la MRC de Marguerite-D'Youville. Sur un chantier de rénovation, nous demandons à voir le calendrier des autres corps de métier avant de fixer notre date, nous validons l'emplacement extérieur auprès de l'urbanisme avant de chiffrer, et nous consignons la mise en service par écrit.

Si votre cuisine est ouverte en ce moment, c'est le meilleur moment pour nous appeler, et le seul où le tracé ne coûte rien à décider.

Laissez un commentaire