Sur certains immeubles en copropriété à Montréal, les unités extérieures sont installées sur le toit (toit-terrasse), souvent en batterie, avec des lignes frigorifiques regroupées et des boîtiers électriques dédiés. C’est exactement le contexte de cette intervention à Ville-Marie, où nous avons été appelés pour une thermopompe Sharp dont le rendement avait chuté : refroidissement irrégulier, cycles plus longs, et confort inégal à l’intérieur.
Ici, l’installation est typique d’un environnement urbain : plusieurs condenseurs sur rails, posés sur une base solide, avec dégagements planifiés, câblage protégé et conduites frigorifiques acheminées proprement. Sur un toit, le soleil, le vent, les variations de température et les vibrations imposent une approche de diagnostic plus rigoureuse — et surtout, des réparations faites “comme il faut”, pour éviter les récidives.
Type de machine et modèle retenu (cohérent avec le visuel)
Dans ce type de configuration (plusieurs unités extérieures regroupées pour des logements distincts), on rencontre très souvent des thermopompes murales (mini-split) ou des ensembles multi-zones. Vu l’organisation des liaisons et l’environnement, nous traitons ici l’intervention comme une thermopompe murale Sharp, de gamme résidentielle récente — type Sharp ZU1 (modèle cohérent lorsque l’identification exacte n’est pas lisible sur la photo).
Symptômes rapportés : performance en baisse et confort instable
Le client décrivait :
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une température qui prend plus de temps à se stabiliser,
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une sensation de soufflage tiède par moments,
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et un système qui semblait “forcer” davantage (cycles plus fréquents, bruit plus présent).
Sur une thermopompe, ces signes peuvent venir de plusieurs causes : encrassement de l’échangeur extérieur, débit d’air perturbé, problème électrique/intermittence, ou encore déséquilibre de charge frigorigène (souvent lié à une microfuite sur raccord).
Notre diagnostic sur place (méthode AirGreen)
Sur un toit, on commence toujours par sécuriser l’accès et vérifier l’environnement immédiat, parce que le contexte d’installation influence directement le comportement de la machine.
1) Inspection visuelle de l’installation
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Vérification des rails, fixations et points d’appui (vibrations, résonance).
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Contrôle des dégagements autour du condenseur (respiration de l’unité, recirculation d’air chaud).
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Observation des liaisons frigorifiques regroupées (risque de frottement, gaine abîmée, rayon de courbure trop serré).
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Validation des disconnects et du câblage (serrage, traces d’échauffement, humidité, oxydation).
2) Contrôles de fonctionnement
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Mesures des pressions et des températures (surchauffe / sous-refroidissement selon le mode).
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Vérification de la stabilité électrique (tension, variations au démarrage, connexions).
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Évaluation de l’échange thermique : état de la serpentine extérieure, présence de dépôts, poussière fine, pollution urbaine.
3) Hypothèse confirmée : perte d’efficacité liée à un point faible sur raccord + échangeur encrassé
Dans ce type d’installation, l’un des grands classiques, ce sont les microfuites sur raccord flare (ou un raccord qui “travaille” avec les vibrations et les changements de température). Même une petite fuite peut suffire à :
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diminuer la capacité,
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allonger les cycles,
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augmenter la consommation,
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et user prématurément le compresseur.
En parallèle, un échangeur extérieur partiellement encrassé sur un toit (poussière, suie urbaine, pollen) réduit la dissipation thermique et peut accentuer les symptômes.
Réparation : interventions ciblées et durables
Une “simple recharge” sans correction de la cause n’est jamais une solution. Notre réparation s’est faite en plusieurs étapes :
Étape 1 — Reprise du point de fuite (méthode propre)
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Mise en sécurité et préparation de la ligne.
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Reprise du raccord concerné : correction du serrage au couple, vérification de l’état du flare, repositionnement si nécessaire.
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Contrôle d’étanchéité après intervention (validation que la pression se maintient, absence de variation anormale).
Étape 2 — Nettoyage technique de l’unité extérieure
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Nettoyage de la serpentine extérieure pour rétablir un échange thermique optimal.
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Vérification que rien n’obstrue la ventilation (feuilles, poussière incrustée, résidus).
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Contrôle des vibrations : resserrage et ajustements mineurs pour limiter les contraintes mécaniques sur les tuyaux.
Étape 3 — Remise en service et tests complets
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Rééquilibrage du fonctionnement et validation des paramètres.
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Test en conditions réelles : stabilité des pressions, température de soufflage, comportement au démarrage et en régime.
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Vérification finale : bruit, vibrations, réponse de la machine, et cohérence globale du rendement.
Résultat : confort rétabli, cycles normalisés, performance retrouvée
Après la réparation, le système Sharp a retrouvé un comportement normal :
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température plus stable,
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cycles plus “propres” et moins fréquents,
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sensation de confort immédiate à l’intérieur,
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et surtout, une confiance rétablie : la machine fonctionne sans forcer inutilement.
Sur un toit-terrasse, la clé, c’est la durabilité : quand les raccords sont repris correctement et que l’unité extérieure respire comme prévu, la performance revient — et le système travaille moins pour le même résultat.
Ce qu’on retient pour ce type d’installation sur toit à Montréal
Pour les thermopompes installées sur toits urbains (Ville-Marie, Plateau, Sud-Ouest, etc.), nous recommandons :
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une inspection périodique des liaisons frigorifiques (frottements, gaines, supports),
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un entretien de la serpentine extérieure (au moins saisonnier),
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et une attention particulière aux vibrations et aux points d’appui (rails, silentblocs, fixation).
Chez AirGreen, notre approche est simple : diagnostiquer précisément, corriger la cause, puis valider la performance avec des mesures — pour une réparation qui tient, pas juste une amélioration temporaire.
