Deux zones de confort, un espace mural restreint et une installation vérifiée au millimètre
Dans cette résidence de Saint-Lazare, l’objectif ne consistait pas simplement à installer deux climatiseurs muraux reliés à une unité extérieure. Il fallait créer deux zones de confort distinctes, choisir des emplacements capables de bien distribuer l’air et intégrer chaque unité intérieure sans alourdir visuellement les pièces.
La photo montre l’une des deux têtes murales de la thermopompe GREE FreeMatch R32. Elle est installée au-dessus d’une grande surface vitrée, dans une bande de mur relativement limitée entre le cadrage de la fenêtre et le plafond. Ce type d’emplacement exige une préparation particulièrement précise : la tête doit rester accessible pour l’entretien, respecter les dégagements nécessaires à la circulation de l’air et être parfaitement alignée avec les éléments architecturaux de la pièce.
Un détail résume bien notre méthode de travail : le niveau à bulle posé sur l’unité. Cette vérification n’est pas une formalité esthétique. Elle contribue directement au bon fonctionnement de l’évacuation des condensats, à la stabilité de la tête murale et à la qualité de la finition.
Une unité murale placée au-dessus d’une fenêtre sans compromettre l’entretien
L’espace au-dessus d’une porte-patio ou d’une fenêtre est souvent considéré comme un emplacement pratique pour une thermopompe murale. Il libère les murs principaux, limite l’impact sur l’ameublement et permet parfois de diriger l’air vers le centre de la pièce.
Une installation réussie à cet endroit demande toutefois plusieurs vérifications.
Nous devons notamment tenir compte :
- de la distance disponible entre le cadrage et le plafond;
- de l’ouverture du panneau frontal pour le nettoyage des filtres;
- de l’espace nécessaire à l’aspiration de l’air par le dessus;
- de la direction du jet d’air;
- de la solidité de la surface derrière la finition murale;
- du passage des conduites frigorifiques, du câblage et du drain;
- de la pente requise pour l’évacuation de l’eau de condensation.
Dans le projet présenté, la tête GREE a été centrée avec soin au-dessus de la fenestration. Son boîtier blanc s’intègre aux cadrages et au plafond sans empiéter sur l’ouverture. La position élevée favorise également une distribution d’air sur une bonne partie de la pièce, plutôt qu’un souffle concentré directement sur les occupants.
Pourquoi le nivellement de la tête est-il aussi important?
Une unité intérieure légèrement inclinée peut sembler acceptable à distance, mais quelques millimètres peuvent avoir des conséquences.
Le bac de condensation situé à l’intérieur de la tête recueille l’humidité retirée de l’air pendant la climatisation. Cette eau doit ensuite s’écouler vers le drain. Lorsque la plaque de montage ou l’unité est mal positionnée, plusieurs problèmes peuvent apparaître :
- écoulement lent ou irrégulier;
- accumulation d’eau dans le bac;
- bruits de ruissellement;
- risque de débordement;
- marques d’humidité sur le mur;
- alignement visuel inadéquat avec les fenêtres et les moulures.
Nous vérifions donc la plaque murale avant la pose, puis l’unité elle-même une fois enclenchée sur son support. Le niveau visible sur la photo correspond à cette étape de contrôle final.
Pourquoi une thermopompe à deux têtes convenait à cette résidence de Saint-Lazare
Une thermopompe 2 têtes permet d’alimenter deux unités intérieures à partir d’un seul groupe extérieur. Chaque tête dispose de sa propre commande de température et peut fonctionner selon les besoins de sa zone.
Cette configuration est particulièrement pertinente lorsque deux espaces présentent des conditions différentes, par exemple :
- un rez-de-chaussée très fenestré et une chambre à l’étage;
- un salon exposé au soleil et un bureau plus ombragé;
- deux étages difficiles à équilibrer avec un seul climatiseur mural;
- une aire commune et une pièce fermée;
- une extension dont les besoins diffèrent de ceux du bâtiment principal.
L’avantage principal ne réside pas uniquement dans la présence de deux appareils. Il vient de la possibilité d’ajuster la consigne, la vitesse du ventilateur et la distribution d’air dans chaque zone.
Il faut cependant comprendre une caractéristique importante des systèmes multizones : les unités intérieures reliées à un même groupe extérieur partagent normalement le mode général de fonctionnement. Une tête ne doit donc pas demander de la climatisation pendant que l’autre demande simultanément du chauffage. Cette réalité doit être expliquée avant l’installation afin que le propriétaire utilise le système correctement.
La GREE FreeMatch R32 : une gamme multizone conçue pour le climat québécois
La documentation de la gamme GREE FreeMatch R32 annonce un rendement pouvant atteindre 21 SEER2, 12,5 EER2 et 10 HSPF2. Elle indique également une plage de fonctionnement en climatisation allant de -30 °C à 48 °C et une plage de chauffage allant de -30 °C à 24 °C. Selon le modèle extérieur, la longueur totale des conduites peut atteindre jusqu’à 100 mètres.
Ces données sont particulièrement intéressantes pour une installation de thermopompe à Saint-Lazare, où l’équipement doit pouvoir gérer aussi bien les périodes chaudes et humides que les températures hivernales nettement sous le point de congélation.
La page 1 de la fiche technique présente également plusieurs fonctions intégrées à la série :
- technologie d’onduleur G10;
- dégivrage intelligent;
- autodiagnostic;
- adaptation automatique de la tension;
- fonctionnement silencieux;
- alimentation des unités intérieures par l’unité extérieure;
- choix pouvant atteindre sept types d’unités intérieures;
- capteur de détection de fuite A2L inclus.
Pour ce projet, des têtes murales ont été retenues. La plateforme FreeMatch permet toutefois de réaliser d’autres types de configurations lorsque la disposition du bâtiment l’exige, sous réserve de respecter les combinaisons approuvées par le fabricant.
Plusieurs puissances extérieures, mais un dimensionnement qui ne doit jamais être deviné
La gamme FreeMatch R32 comprend plusieurs unités extérieures. Le tableau technique de la page 2 présente les principales possibilités suivantes :
| Modèle extérieur | Nombre d’unités intérieures raccordables | Capacité nominale de climatisation | Protection maximale |
|---|---|---|---|
| GWHD(18)ND6MO | 2 | 18 000 BTU/h | 20 A |
| GWHD(24)ND6MO | 2 à 3 | 24 000 BTU/h | 25 A |
| GWHD(30)ND6MO | 2 à 4 | 28 400 BTU/h | 35 A |
| GWHD(36)ND6MO | 2 à 4 | 36 000 BTU/h | 45 A |
| GWHD(42)ND6MO | 2 à 5 | 42 000 BTU/h | 45 A |
Le simple fait qu’une installation comporte deux têtes ne signifie donc pas automatiquement qu’une unité extérieure de 18 000 BTU/h est appropriée. Plusieurs modèles de la gamme peuvent alimenter deux zones, mais leur capacité doit correspondre aux charges réelles du bâtiment. Les modèles, les nombres de têtes admissibles et les puissances nominales sont détaillés dans le tableau du fabricant.
Chez AirGreen, nous ne déduisons jamais la puissance d’une installation à partir de la taille apparente du boîtier intérieur. Nous considérons notamment :
- la superficie de chaque zone;
- la hauteur des plafonds;
- le niveau d’isolation;
- le nombre et le type de fenêtres;
- l’exposition au soleil;
- l’emplacement des pièces;
- les infiltrations d’air;
- les besoins de chauffage par grand froid;
- la capacité réelle distribuable entre les deux têtes.
Un système surdimensionné peut atteindre rapidement sa consigne, fonctionner pendant de trop courtes périodes et déshumidifier moins efficacement. Un système sous-dimensionné peut fonctionner presque continuellement sans maintenir le confort souhaité. Le choix du BTU doit donc être justifié par les caractéristiques du bâtiment, et non par une règle approximative fondée uniquement sur la superficie.
Les principales étapes de notre installation CVAC
Même lorsque le résultat final paraît simple, une installation CVAC multizone comporte plusieurs opérations qui doivent être coordonnées.
1. Validation des emplacements intérieurs
Nous déterminons la position de chaque tête en fonction de la circulation de l’air, du mobilier, des zones occupées et de l’accès futur aux filtres.
Dans la pièce visible sur la photo, l’espace au-dessus de la fenêtre permettait de conserver les murs latéraux disponibles tout en dirigeant l’air vers la zone habitable. Nous avons dû composer avec la proximité du plafond et du cadrage, ce qui rendait le nivellement et le positionnement de la plaque particulièrement importants.
2. Vérification du support mural
La plaque de montage doit être fixée sur une surface capable de soutenir l’appareil sans vibration ni mouvement. Nous localisons la structure derrière le mur et choisissons les ancrages appropriés.
Une fixation inadéquate peut provoquer des bruits, un déplacement graduel de l’unité ou une déformation de la plaque.
3. Planification des conduites et du drain
Chaque tête doit être reliée à l’unité extérieure par :
- une conduite de liquide;
- une conduite de gaz;
- un câble d’alimentation ou de communication;
- un tuyau d’évacuation des condensats.
Le parcours est planifié avant de percer. Nous devons éviter les éléments structuraux, les fils électriques, la plomberie et les zones où une pente de drainage suffisante serait impossible.
4. Pose et nivellement de la tête
Après la fixation de la plaque, nous vérifions son horizontalité. L’unité est ensuite installée, verrouillée sur son support et contrôlée une seconde fois.
Le niveau posé sur la GREE dans la photo illustre précisément cette vérification. L’appareil doit paraître parallèle aux moulures, mais il doit surtout permettre au système de drainage de fonctionner comme prévu.
5. Raccordements frigorifiques et essai d’étanchéité
Les raccords doivent être préparés avec des outils adaptés, serrés selon les exigences techniques et soumis à un essai d’étanchéité. Nous procédons ensuite au tirage au vide afin de retirer l’air et l’humidité du circuit avant la mise en service.
Une mauvaise préparation des conduites peut entraîner une perte de réfrigérant, une baisse de performance ou une usure prématurée du compresseur.
6. Mise en service des deux zones
Nous vérifions séparément les deux unités intérieures :
- réponse aux télécommandes;
- ventilation;
- température de soufflage;
- ouverture des volets;
- drainage;
- absence de vibration;
- communication avec le groupe extérieur;
- fonctionnement en chauffage et en climatisation selon les conditions disponibles.
Cette étape permet également d’expliquer au propriétaire comment coordonner les consignes des deux têtes.
Les exigences électriques varient selon l’unité extérieure
Toutes les unités extérieures de cette gamme fonctionnent en 208/230 V, mais les besoins électriques ne sont pas identiques d’un modèle à l’autre. Le tableau du fabricant indique un courant minimal du circuit, ou MCA, allant de 14,5 A à 30 A, ainsi qu’une protection maximale contre les surintensités allant de 20 A à 45 A.
Il serait donc incorrect de choisir automatiquement un disjoncteur selon le nombre de têtes. Le dimensionnement électrique doit être basé sur la plaque signalétique de l’unité extérieure réellement installée.
Nous faisons confirmer :
- la tension disponible;
- le calibre du câblage;
- le MCA;
- le MOCP;
- la présence d’un sectionneur conforme;
- la capacité du panneau électrique;
- les dégagements autour de l’unité extérieure.
Les unités intérieures étant alimentées par le groupe extérieur selon la documentation de cette gamme, l’ensemble doit être câblé comme un système complet plutôt que comme deux climatiseurs indépendants.
Les longueurs de tuyauterie doivent être vérifiées modèle par modèle
La mention d’une longueur maximale de 100 mètres ne s’applique pas indistinctement à toutes les unités FreeMatch R32.
La page 2 indique les limites suivantes :
- modèle 18 000 BTU/h : jusqu’à 40 m de longueur totale et 15 m de différence de hauteur;
- modèle 24 000 BTU/h : jusqu’à 60 m et 15 m de différence de hauteur;
- modèles 30 000 et 36 000 BTU/h : jusqu’à 80 m et 25 m de différence de hauteur;
- modèle 42 000 BTU/h : jusqu’à 100 m et 25 m de différence de hauteur.
La fiche précise également des conduites de 1/4 po pour le liquide et de 3/8 po pour le gaz, ainsi que des longueurs de précharge différentes selon le groupe extérieur.
Ces limites ont une incidence directe sur la conception d’une thermopompe à deux têtes. Il faut additionner les parcours des différentes branches, vérifier les dénivellations et calculer toute charge additionnelle de réfrigérant requise.
Une erreur fréquente consiste à examiner seulement la distance entre l’unité extérieure et la tête la plus proche. Dans une installation multizone, c’est l’ensemble du réseau frigorifique qui doit être considéré.
Les erreurs à éviter avec une thermopompe multizone
Une installation esthétique ne garantit pas à elle seule une bonne performance. Voici les erreurs que nous cherchons systématiquement à prévenir.
-
Choisir la puissance selon le nombre de têtes seulement.
Deux têtes peuvent être associées à plusieurs capacités extérieures. Les charges des pièces doivent être calculées. -
Installer une tête trop près du plafond.
Un espace insuffisant peut limiter l’aspiration d’air et compliquer le nettoyage des filtres. -
Négliger la pente du drain.
Une évacuation mal planifiée peut causer des écoulements à l’intérieur. -
Placer l’appareil selon la symétrie seulement.
L’unité doit aussi bien distribuer l’air et éviter de souffler directement sur un lit, un canapé ou un poste de travail. -
Utiliser le même réglage dans les deux zones sans tenir compte de leur exposition.
Une pièce très vitrée peut avoir des besoins différents d’une chambre ombragée. -
Créer des demandes opposées entre les têtes.
Les commandes doivent rester cohérentes avec le mode général du groupe extérieur. -
Présumer qu’un modèle est automatiquement admissible à une subvention.
L’admissibilité doit être confirmée à partir de la combinaison exacte, du numéro AHRI et des règles du programme en vigueur. -
Choisir le disjoncteur à partir d’une estimation.
Le MCA et le MOCP de l’unité extérieure doivent être respectés.
Rendement énergétique, numéros AHRI, rabais et garantie
La page 2 de la documentation associe des numéros AHRI différents aux configurations non canalisées, canalisées et mixtes. Cette distinction est importante, puisque l’admissibilité à un programme d’aide financière peut dépendre de la combinaison exacte d’unités intérieures et extérieures, et non simplement du nom commercial FreeMatch R32.
La fiche indique également que la gamme est admissible à des rabais locaux. Nous vérifions toutefois chaque dossier au moment de la soumission, car les listes d’appareils, les exigences documentaires et les montants peuvent varier.
Pour éviter un refus, les documents suivants doivent normalement être conservés avec soin :
- facture détaillée;
- modèles complets des unités intérieures et extérieures;
- numéros de série;
- preuve d’installation;
- numéro AHRI correspondant;
- photos des plaques signalétiques;
- documents requis par le programme applicable.
La même fiche mentionne une garantie standard de 10 ans ainsi qu’une prolongation additionnelle possible de deux ans par l’intermédiaire de Wolseley lorsque les conditions d’enregistrement ou de preuve d’installation sont respectées. Les garanties sur les pièces, le compresseur et la main-d’œuvre doivent toujours être distinguées clairement dans la soumission.
Ce que cette installation à Saint-Lazare montre avant l’achat d’une thermopompe 2 têtes
Une bonne installation se reconnaît dans les détails visibles et invisibles
Sur la photo, le propriétaire voit principalement une tête GREE proprement alignée au-dessus d’une fenêtre. Derrière cette finition se trouvent pourtant plusieurs décisions techniques : hauteur de pose, dégagement supérieur, solidité du support, emplacement du perçage, pente du drain, parcours frigorifique et orientation du soufflage.
Le résultat attendu est concret :
- deux zones pouvant être réglées séparément;
- une seule unité extérieure;
- moins d’espace mural utilisé;
- une distribution d’air mieux adaptée au bâtiment;
- un fonctionnement modulant grâce à la technologie inverter;
- une capacité de chauffage adaptée aux conditions hivernales;
- une finition intérieure cohérente avec les fenêtres et les moulures.
Les points à faire confirmer avant de signer une soumission
Avant une installation de thermopompe multizone, nous recommandons de faire inscrire clairement les éléments suivants :
- la capacité exacte de l’unité extérieure;
- la capacité de chacune des deux têtes;
- les modèles complets des appareils;
- la combinaison AHRI applicable;
- les longueurs de conduites incluses;
- l’emplacement des drains;
- le calibre du câblage et le disjoncteur requis;
- la méthode de support de l’unité extérieure;
- les protections contre la neige et l’eau;
- les conditions de garantie;
- les exigences d’entretien;
- l’admissibilité réelle à un programme de rabais.
Cette précision facilite la comparaison entre les entrepreneurs. Deux propositions portant la mention « thermopompe GREE 2 têtes » peuvent couvrir des puissances, des longueurs de tuyauterie, des travaux électriques et des garanties très différents.
Une méthode applicable à Saint-Lazare et partout dans le Grand Montréal
Cette installation reflète l’approche que nous utilisons pour nos projets de thermopompes murales, de systèmes multizones et d’installations CVAC à Saint-Lazare, Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive Nord et sur la Rive Sud.
Nous commençons par les contraintes réelles du bâtiment. Nous positionnons ensuite les têtes selon la circulation de l’air, l’accès pour l’entretien et l’intégration architecturale. Enfin, nous vérifions le dimensionnement, l’électricité, le drainage, les conduites frigorifiques et la mise en service.
Dans ce projet, le niveau posé sur la tête GREE FreeMatch R32 représente plus qu’une simple vérification de finition. Il montre qu’une installation durable se construit à partir de contrôles précis, même lorsqu’ils ne seront plus visibles une fois le chantier terminé.
