Une installation en hauteur conçue pour traiter efficacement un volume intérieur ouvert
Cette installation de thermopompe murale Hitachi airHome 800 réalisée à Laval-des-Rapides ne correspond pas à un montage conventionnel au-dessus d’une fenêtre ou sur le mur extérieur d’un salon rectangulaire. L’unité intérieure devait être positionnée dans la partie supérieure d’une cage d’escalier, à la rencontre d’un mur vertical, d’un plafond incliné et d’un second mur formant un angle étroit.
La photographie du chantier montre immédiatement la principale difficulté : l’appareil se trouve à une hauteur importante, dans un espace où l’accès, le nivellement et la manipulation de l’unité exigent une méthode de travail rigoureuse. Une échelle coulissante a été utilisée pour atteindre la zone d’installation, avec des protections aux points d’appui afin de limiter les marques sur les surfaces peintes.
Ce choix d’emplacement répondait à un objectif précis : utiliser la hauteur du bâtiment pour favoriser la diffusion de l’air dans un volume ouvert, tout en évitant d’occuper un mur plus fonctionnel au niveau habitable. Dans une maison à plafond incliné ou à cage d’escalier ouverte, le positionnement de la thermopompe influence fortement la circulation de l’air entre les niveaux.
Un appareil installé près d’un plafond incliné, sans bloquer son aspiration
Une thermopompe murale aspire principalement l’air ambiant par sa partie supérieure avant de le faire circuler à travers son échangeur. Il ne suffit donc pas de trouver une surface assez large pour recevoir la plaque de montage. Il faut aussi conserver l’espace nécessaire autour du boîtier afin que l’appareil puisse respirer correctement.
Dans cette installation à Laval-des-Rapides, nous avons dû tenir compte simultanément :
- de l’inclinaison du plafond;
- de l’angle formé par les deux murs;
- de la largeur réelle de l’unité intérieure;
- de l’espace requis pour ouvrir le panneau avant;
- de l’accès aux filtres;
- de la direction du jet d’air;
- du passage des conduites frigorifiques et du drain;
- de la possibilité d’effectuer un futur entretien CVAC.
Une unité installée trop près du plafond peut subir une restriction à l’aspiration. À l’inverse, un appareil placé trop bas dans une cage d’escalier peut envoyer l’air directement contre une paroi ou limiter sa portée vers les zones ouvertes. Nous avons donc recherché un équilibre entre la hauteur disponible, les dégagements techniques et la distribution de l’air.
Pourquoi installer une thermopompe aussi haut?
Dans une aire ouverte comportant un escalier ou un plafond cathédrale, une installation en hauteur peut être avantageuse, particulièrement en climatisation. L’air frais descend naturellement et peut être projeté sur une plus longue distance lorsque l’unité est correctement orientée.
En chauffage, la situation demande davantage d’attention puisque l’air chaud a tendance à monter. Le réglage des volets devient alors important. L’air doit être dirigé suffisamment vers le bas pour atteindre la zone occupée avant de remonter progressivement.
La Hitachi airHome 800 comprend des volets motorisés et plusieurs vitesses de ventilation permettant d’adapter la diffusion. Lors de la mise en marche, nous vérifions donc non seulement la température de sortie, mais également le comportement réel du jet d’air dans la pièce.
Pour une configuration comme celle-ci, nous expliquons notamment au propriétaire comment :
- orienter les volets vers le bas en mode chauffage;
- utiliser une vitesse de ventilation suffisante pour déplacer l’air dans la cage d’escalier;
- éviter de changer continuellement la température de consigne;
- laisser la technologie Inverter moduler progressivement sa puissance;
- ajuster le fonctionnement selon la température des différents niveaux.
Un travail en hauteur qui exige davantage qu’une simple échelle
Le montage d’une unité intérieure à cette hauteur demande une préparation plus précise qu’une installation à hauteur standard. L’appareil doit être soulevé, aligné et accroché sur sa plaque sans endommager les raccords situés derrière le boîtier.
Avant de monter l’unité, nous devons confirmer que la plaque est parfaitement stable et de niveau. Une légère inclinaison peut nuire au drainage du condensat et entraîner une accumulation d’eau dans le bac intérieur.
Nous devons également éviter d’exercer une pression excessive sur :
- les conduites de cuivre;
- le raccord du drain;
- le câble de communication;
- l’isolation frigorifique;
- le boîtier de l’unité;
- les attaches de la plaque murale.
La photographie montre une unité installée dans un angle où l’espace de travail latéral est limité. Pour nos techniciens, cela signifie que plusieurs opérations doivent être préparées au sol avant la mise en place finale. Le raccordement ne doit jamais dépendre d’un mouvement forcé effectué au sommet de l’échelle.
Une finition intérieure discrète malgré la complexité du parcours
Aucune longue goulotte intérieure n’est visible dans la zone photographiée. L’appareil s’intègre donc sobrement à la surface peinte, malgré sa position inhabituelle.
Dans ce type de projet, nous cherchons à raccourcir autant que raisonnablement possible la portion visible du parcours, sans créer de courbes trop serrées dans les conduites de cuivre. Une conduite frigorifique pliée brutalement peut se déformer, réduire le passage du réfrigérant ou fragiliser le cuivre.
Le drain doit quant à lui conserver une pente continue lorsqu’il fonctionne par gravité. Dans une installation en hauteur, une contre-pente cachée derrière l’unité peut demeurer invisible jusqu’au moment où de l’eau commence à s’écouler sur le mur.
C’est pourquoi nous testons le drainage avant de terminer le chantier. Nous vérifions que l’eau versée dans le bac s’évacue correctement vers l’extérieur ou vers le point de drainage prévu, sans refoulement et sans fuite.
Penser dès maintenant au nettoyage des filtres
Une unité intérieure placée très haut offre certains avantages de diffusion, mais elle rend le nettoyage périodique des filtres moins accessible. Cet aspect doit être expliqué clairement au propriétaire.
Les filtres d’une thermopompe murale doivent être inspectés régulièrement. Un filtre couvert de poussière réduit le débit d’air, augmente le bruit et peut nuire au rendement de l’appareil. Dans un emplacement comme celui-ci, l’utilisation d’un équipement d’accès stable est nécessaire; il ne faut pas tenter d’atteindre l’appareil en montant sur une chaise ou en s’étirant depuis l’escalier.
Lors d’un entretien CVAC professionnel, l’accès en hauteur doit aussi être planifié. Nos équipes tiennent compte de l’espace nécessaire pour ouvrir le panneau, retirer les filtres, inspecter l’échangeur, nettoyer le ventilateur et vérifier le bac de condensat.
Ce que la Hitachi airHome 800 apporte à cette résidence de Laval-des-Rapides
Une gamme de 9 000 à 24 000 BTU/h
La plaque signalétique n’est pas lisible sur la photographie; nous ne pouvons donc pas attribuer arbitrairement une capacité précise à l’appareil installé. La gamme Hitachi airHome 800 comprend quatre combinaisons principales de 9 000, 12 000, 18 000 et 24 000 BTU/h.
Selon la version, les capacités nominales de climatisation indiquées par Hitachi sont respectivement de 9 500, 12 500, 18 000 et 22 000 BTU/h. Les capacités nominales de chauffage vont de 12 000 à 25 400 BTU/h.
Cette distinction est importante. Le nombre de BTU figurant dans le nom commercial ne raconte pas toute l’histoire. Nous devons aussi examiner :
- la capacité de chauffage aux températures négatives;
- la superficie réellement ouverte à l’unité;
- le nombre de niveaux;
- les pertes de chaleur du bâtiment;
- la qualité de l’isolation;
- la quantité de fenêtres;
- l’orientation solaire;
- les autres appareils de chauffage présents.
Dans une cage d’escalier, le calcul ne doit pas être basé uniquement sur la superficie du mur où l’appareil est installé. Il faut analyser le volume d’air communiquant avec cette zone et déterminer jusqu’où la thermopompe pourra raisonnablement distribuer sa chaleur.
Chauffage HeatForce jusqu’à −30 °C
La technologie HeatForce de la série airHome 800 est conçue pour le chauffage en climat froid. Hitachi indique une plage de fonctionnement en chauffage allant jusqu’à −30 °C pour les quatre capacités de la gamme.
Le fabricant annonce également une capacité maximale correspondant à 100 % de la capacité de chauffage nominale à −20 °C. À −30 °C, la puissance demeure disponible, mais elle diminue selon le modèle : elle est indiquée à 5 500 BTU/h pour la version 9 000, 6 000 BTU/h pour la 12 000, 12 960 BTU/h pour la 18 000 et 15 000 BTU/h pour la 24 000.
Ces données nous permettent d’expliquer une nuance essentielle aux propriétaires de Laval, Montréal, Longueuil, la Rive-Nord et la Rive-Sud : une thermopompe capable de fonctionner à −30 °C ne produit pas nécessairement sa puissance maximale complète à cette température.
Le chauffage d’appoint existant doit donc demeurer disponible lorsque les pertes de chaleur de la résidence dépassent la capacité produite par la thermopompe pendant les journées les plus froides.
Une efficacité pouvant atteindre 26,5 TRÉS2
Le rendement varie selon la capacité choisie. La version de 9 000 BTU/h atteint jusqu’à 26,5 TRÉS2, tandis que les versions de 12 000, 18 000 et 24 000 BTU/h affichent respectivement 25,0, 21,5 et 21,0 TRÉS2.
Pour le chauffage, le CPSC2 de région 5 peut atteindre 9,7 sur le plus petit modèle. Les autres versions indiquent des valeurs de 8,7 ou 8,5 pour cette même région climatique.
Ces cotes servent à comparer l’efficacité des appareils, mais le résultat réel dépend aussi de l’installation. Une excellente cote ne compense pas :
- un appareil mal dimensionné;
- une circulation d’air inadéquate;
- un échangeur obstrué;
- une conduite frigorifique mal préparée;
- une charge de réfrigérant incorrecte;
- une unité extérieure ensevelie dans la neige;
- une température de consigne continuellement modifiée.
Un compresseur Inverter mieux adapté aux longues périodes de fonctionnement
La technologie Inverter permet à la thermopompe de moduler sa production plutôt que de fonctionner exclusivement à pleine puissance.
Dans cette résidence de Laval-des-Rapides, cette modulation est particulièrement pertinente. Le volume ouvert de la cage d’escalier peut demander un fonctionnement prolongé à faible ou moyenne puissance pour stabiliser la température entre les zones communicantes.
Un appareil correctement sélectionné peut ainsi maintenir un confort plus constant, avec moins de variations brusques qu’un système qui démarre et s’arrête fréquemment.
Nous recommandons généralement de choisir une température raisonnable et de laisser l’appareil la maintenir. Une baisse importante suivie d’une remontée rapide peut obliger la thermopompe à fonctionner à forte puissance alors qu’un maintien stable aurait été plus efficace.
Un fonctionnement silencieux pour un espace central
Une unité installée dans une cage d’escalier se trouve souvent près de plusieurs pièces. Le niveau sonore devient donc un critère important.
Les modèles intérieurs de 9 000 et 12 000 BTU/h peuvent descendre jusqu’à 30 dB(A) en mode silencieux. Les versions de 18 000 et 24 000 BTU/h offrent des débits d’air plus élevés et un niveau minimal annoncé de 36 dB(A).
L’utilisation permanente du mode le plus silencieux n’est cependant pas toujours idéale dans un grand volume. Une vitesse trop faible peut limiter la portée de l’air. Nous cherchons donc le réglage qui offre le meilleur compromis entre confort acoustique et distribution thermique.
FrostWash 3.0 et Mold Guard 2.0
L’airHome 800 intègre plusieurs fonctions axées sur la propreté de l’échangeur intérieur.
FrostWash 3.0 chauffe d’abord le serpentin, puis le refroidit jusqu’à former du givre qui emprisonne une partie de la poussière et des contaminants. La fonte du givre entraîne ensuite les particules vers le drainage.
Mold Guard 2.0 surveille les conditions internes lorsque l’unité est arrêtée. Lorsque des conditions favorables à la formation de moisissures sont détectées, le système peut chauffer et sécher le serpentin intérieur.
La documentation présente également un filtre au charbon actif PM2.5 et un préfiltre en acier inoxydable. Ces fonctions contribuent à la gestion de la propreté, mais ne remplacent pas le nettoyage des filtres ni l’inspection périodique de l’appareil.
Contrôle Wi-Fi avec airCloud Go
L’interface Wi-Fi destinée à l’application airCloud Go est comprise avec la série airHome 800. Elle est installée de façon dissimulée à l’intérieur de l’unité.
Le propriétaire peut notamment utiliser l’application pour :
- modifier la température à distance;
- créer une programmation hebdomadaire;
- activer certaines fonctions;
- consulter une estimation de la consommation;
- recevoir certaines informations de fonctionnement;
- afficher des codes d’erreur;
- utiliser la fonction Smart-Fence;
- intégrer l’appareil à Amazon Alexa ou Google Home.
Dans une installation difficile d’accès, le contrôle connecté est particulièrement pratique. La majorité des commandes quotidiennes peuvent être effectuées sans toucher directement à l’appareil.
Smart Eco et SleepSense pour mieux gérer la consigne
Le capteur de mouvement intégré peut détecter l’inoccupation de la pièce. Avec Smart Eco, l’appareil passe en mode d’économie d’énergie après une période d’inactivité, puis reprend son réglage initial lorsque les occupants reviennent.
La fonction SleepSense ajuste la température selon les préférences de sommeil configurées. Dans une maison où la cage d’escalier communique avec les chambres, cette gestion progressive peut aider à limiter les écarts de température nocturnes.
Admissibilité au programme LogisVert
Au moment de rédiger cet article, Hydro-Québec prévoit une aide de 50 $ par 1 000 BTU/h de capacité de chauffage à −8 °C pour une thermopompe certifiée ENERGY STAR, ou de 120 $ par 1 000 BTU/h à −8 °C lorsqu’elle répond aux critères « climat froid ». L’aide offerte pour une thermopompe résidentielle peut atteindre 6 700 $, sous réserve des exigences du programme.
Le montant ne doit pas être calculé à partir de la capacité nominale inscrite dans le nom commercial. Il dépend de la combinaison exacte des numéros de modèle intérieur et extérieur, de sa capacité reconnue à −8 °C et de la liste en vigueur à la date de l’installation.
Hydro-Québec précise que les modèles admissibles et les montants peuvent changer. La vérification doit donc être effectuée dans son outil de recherche à partir du numéro de modèle complet ou du numéro AHRI. La demande doit normalement être déposée dans les neuf mois suivant l’installation.
Comme la capacité exacte de l’appareil photographié n’est pas visible, il serait incorrect d’annoncer ici une subvention précise. Chez AirGreen, nous vérifions la combinaison réellement proposée avant de présenter une estimation d’aide financière au client.
Les détails qui déterminent la qualité finale
Cette installation CVAC à Laval-des-Rapides montre qu’un projet réussi ne dépend pas seulement de la marque choisie. L’emplacement intérieur exigeait ici une attention particulière à la hauteur, au plafond incliné, à l’angle des murs, à la diffusion de l’air et à l’accès futur.
Avant de remettre le système au propriétaire, notre mise en service comprend notamment :
- la vérification de la stabilité de la plaque murale;
- le contrôle du niveau de l’unité;
- l’essai du drain de condensat;
- la vérification des raccords frigorifiques;
- la mise sous vide du circuit;
- le contrôle de l’étanchéité;
- l’essai en climatisation et en chauffage;
- l’observation des vibrations et des bruits;
- le réglage initial des volets;
- l’explication des principales commandes.
Cette méthode est la même que nous appliquons pour nos installations de thermopompes murales à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud : adapter le système au bâtiment plutôt que forcer le bâtiment à s’adapter à une installation standardisée.
