Réalisation

Installation d'un échangeur d'air Fantech FLEX 100H dans un sous-sol de Côte Saint-Luc

Sous-sol fini, solives serrées, humidité à 58 % en janvier : voici comment nous avons installé un échangeur d'air Fantech FLEX 100H à Côte Saint-Luc — suspension antivibratoire, conduits isolés, drain siphonné et équilibrage à 10 % près.

Par AirGreen Climatisation & Chauffage Admin9 min de lecture
Installation d'un échangeur d'air Fantech FLEX 100H dans un sous-sol de Côte Saint-Luc
Installation d'un échangeur d'air Fantech FLEX 100H dans un sous-sol de Côte Saint-Luc
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2026année du chantier publié
La visite

Faites le tour de l’installation

Chaque numéro est un point qu’on vérifie sur place. Basculez entre l’été et l’hiver pour voir l’air et la chaleur circuler.

Schéma générique : échangeur d’air, conduits et bouches extérieures

Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.

  1. Il évacue l’air vicié et fait entrer de l’air frais. Les deux flux se croisent dans le noyau sans se mélanger.

  2. Il récupère une partie de la chaleur de l’air qui sort pour tempérer l’air qui entre. Selon le modèle, il gère aussi l’humidité.

  3. Une bouche extérieure, éloignée de la sortie d’air vicié pour ne pas réaspirer l’air qu’on vient d’évacuer.

  4. L’air humide et chargé d’odeurs sort par sa propre bouche, munie d’un clapet.

  5. Les conduits reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.

  6. L’air vicié est repris dans les pièces humides, l’air frais est envoyé dans les pièces de vie. Les débits sont équilibrés.

  7. Elle règle le mode et la vitesse. On l’utilise davantage quand la maison est humide ou très occupée.

  8. Selon le modèle et la saison, le noyau produit de la condensation, évacuée par un drain avec sa boucle.

Le chantier

Un bungalow d'après-guerre qui respirait par ses fissures — jusqu'à ce qu'on les bouche

Côte Saint-Luc compte parmi les secteurs de l'île où le parc résidentiel a été massivement modernisé au cours des quinze dernières années : fenêtres remplacées, portes calfeutrées, entretoits soufflés à R-50, sous-sols finis. Chaque amélioration réduit la facture de chauffage. Ensemble, elles suppriment aussi la ventilation « accidentelle » qui gardait l'air respirable. Le propriétaire nous a appelés en février avec trois symptômes classiques : condensation sur le tiers inférieur des fenêtres du rez-de-chaussée, odeurs de cuisson qui stagnaient jusqu'au lendemain matin, et un sous-sol fini qui sentait le renfermé malgré un déshumidificateur qui tournait sans arrêt.

Le diagnostic n'exigeait pas d'instrumentation exotique. Un hygromètre indiquait 58 % d'humidité relative à -12 °C extérieur — largement au-dessus des 30 à 40 % visés en hiver. La maison ne manquait pas de chauffage : elle manquait d'échange d'air.

Pourquoi un échangeur d'air, et pas simplement un ventilateur de salle de bain

Un ventilateur d'extraction évacue de l'air chauffé et le remplace par… ce qui veut bien entrer. Dans une maison étanche, il crée une dépression qui tire l'air par les seuls chemins disponibles : le vide sanitaire, le drain de plancher, la cheminée du chauffe-eau. C'est le mécanisme du refoulement des gaz de combustion, et c'est précisément ce qu'un système équilibré évite.

Un échangeur d'air — un ventilateur récupérateur de chaleur, ou VRC — fait circuler deux débits égaux en sens inverse à travers un noyau : l'air vicié sortant cède sa chaleur à l'air neuf entrant sans que les deux flux se mélangent. On remplace l'air de la maison sans jeter la chaleur par la fenêtre, et sans dépressuriser le bâtiment.

Le choix du Fantech FLEX 100H pour cette maison

La contrainte dominante était l'espace. Le sous-sol fini de Côte Saint-Luc laissait une seule zone technique disponible, à proximité du chauffe-eau, avec des solives de 2 x 8 et un dégagement au plafond limité. Un appareil à ports latéraux aurait exigé une largeur de dégagement impossible à obtenir sans démolir du gypse.

Le FLEX 100H de Fantech est un appareil à ports sur le dessus, ce qui change tout dans un espace restreint : les quatre raccordements montent directement dans la cavité des solives plutôt que de s'étendre latéralement. Ses caractéristiques réelles :

  • Plage de débit : 49 à 104 pi³/min à 0,4 po colonne d'eau
  • Raccordements : 5 po, de type ovale (adaptés en rond avec collets de transition)
  • Dimensions : 17 7/8 po (h) x 21 1/2 po (l) x 14 1/2 po (p)
  • Poids : 39 lb — assez léger pour une suspension sur chaînes entre deux solives
  • Alimentation : 120 V, 1,6 A max
  • Dégivrage : par recirculation, sans arrêt du ventilateur d'alimentation
  • Efficacité de récupération sensible : 60 % à 0 °C, 56 % à -25 °C (basse vitesse)

Le mode de dégivrage mérite une explication, parce que c'est le point que les propriétaires comprennent le moins. Sur les appareils à arrêt du ventilateur d'alimentation, l'apport d'air neuf cesse pendant le cycle de dégivrage — pendant une vague de froid à -25 °C, cela peut représenter une portion non négligeable de l'heure sans air frais. Le dégivrage par recirculation du FLEX 100H ferme l'apport extérieur et fait circuler l'air intérieur à travers le noyau pour le dégeler. La ventilation intérieure ne s'interrompt jamais, et l'air stagnant qui contribue à la condensation hivernale ne s'installe pas.

Pour une maison plus grande ou un besoin de rendement supérieur, nous spécifions plutôt la série HERO — le HERO 150H-EC atteint 84 % de récupération sensible et une efficacité de ventilateur de 3,0 pi³/min par watt grâce à ses moteurs EC. C'est un appareil que nous installons régulièrement à Ville Mont-Royal et à Hampstead, sur des maisons de 3 000 pi² et plus. Ici, avec sept pièces principales et un besoin calculé sous la barre des 100 pi³/min, le FLEX 100H couvrait l'exigence avec une réserve confortable, dans un boîtier qui entrait réellement dans l'espace disponible.

Le déroulement de l'installation, étape par étape

Jour 1 — Suspension et raccordement électrique. L'appareil est suspendu par quatre chaînes munies de ressorts d'isolation, jamais vissé directement aux solives. Ce détail visible sur la photo n'est pas cosmétique : un VRC boulonné rigidement transmet ses vibrations dans la structure de bois, et la chambre située au-dessus devient un tambour. Les ressorts découplent l'appareil de la charpente. Une prise 120 V dédiée alimente l'unité — pas de rallonge, pas de partage de circuit avec la pompe de puisard.

Jour 1 — Percements extérieurs. Deux capots muraux, l'un pour l'admission d'air neuf, l'autre pour l'évacuation d'air vicié, espacés de plus de 6 pieds l'un de l'autre pour éviter le court-circuit d'air. Nous les positionnons également à distance de la sortie de sécheuse, de l'évent du chauffe-eau et de l'entrée de garage. À Côte Saint-Luc, la hauteur au-dessus du sol tient aussi compte de l'accumulation de neige : un capot d'admission enfoui en janvier étrangle le débit d'un appareil qui semblait parfaitement équilibré en octobre.

Jour 2 — Réseau de conduits. Les segments extérieurs sont réalisés en conduit flexible isolé avec pare-vapeur continu et joints scellés au ruban aluminium. Un conduit d'air neuf non isolé qui traverse un sous-sol chauffé condense sur toute sa longueur et goutte sur le plafond fini — c'est l'une des réparations que nous effectuons le plus souvent sur des installations réalisées par d'autres. Les rayons de courbure sont maintenus larges : un conduit flexible écrasé à 90 degrés peut ajouter autant de perte de charge que 20 pieds de conduit droit.

Jour 2 — Drain de condensat. Le noyau produit de l'eau. Le drain est raccordé avec un siphon vers le drain de plancher. Sans siphon, l'appareil aspire de l'air par la conduite de drainage et l'équilibrage devient impossible à maintenir.

Jour 2 — Équilibrage. L'étiquette apposée sur la porte de l'appareil donne la correspondance entre le débit d'air en pi³/min et la pression mesurée aux prises d'alimentation et d'air vicié. L'équilibrage se fait à vitesse Normale (haute), avec un manomètre différentiel, en ajustant les registres jusqu'à ce que les deux débits soient égaux à l'intérieur d'une tolérance de 10 %. Un VRC déséquilibré est un appareil qui pressurise ou dépressurise la maison en permanence — exactement le problème qu'on cherchait à corriger.

Les erreurs que nous voyons le plus souvent sur les échangeurs d'air

  1. Aucun équilibrage. L'appareil est branché, il souffle, le client est satisfait le premier mois. Trois hivers plus tard, la maison est en dépression et le sous-sol sent le drain.
  2. Extraction uniquement dans les salles de bain, apport uniquement au sous-sol. L'air neuf doit atteindre les chambres et le salon, là où les occupants passent leurs heures.
  3. Capots trop rapprochés. L'air vicié est réaspiré immédiatement; l'appareil recycle sa propre odeur.
  4. Absence d'entretien des filtres. Les filtres se rincent ou se remplacent aux trois mois, le noyau se lave une fois par année. Un noyau encrassé perd son rendement et fait travailler les moteurs.
  5. Contrôle mal choisi. Un simple interrupteur laisse l'appareil tourner en continu ou pas du tout. Une commande murale à modes multiples, ou une commande à détection de COV comme la ECO-Touch IAQ, module le débit selon la qualité réelle de l'air.

Le résultat mesuré

Trois semaines après la mise en service, l'humidité relative se stabilisait entre 34 et 38 % en journée à -15 °C extérieur. La condensation sur les fenêtres avait cessé, sauf sur le vitrage le plus ancien de la façade nord. Le propriétaire a rapporté le point auquel nous ne pensons plus après vingt ans dans le métier : les odeurs de cuisson disparaissent maintenant en une heure au lieu de persister jusqu'au lendemain.

Notre approche pour l'installation d'échangeurs d'air dans le Grand Montréal

Chez AirGreen, nous installons des systèmes de ventilation résidentielle à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud, dans des contextes qui vont du triplex du Plateau au bungalow de Chomedey en passant par les maisons de Brossard et de Terrebonne. Chaque secteur impose ses contraintes : les règlements municipaux sur les percements de façade, les mitoyennetés dans les duplex de Côte-des-Neiges, les hauteurs sous plafond de 6 pi 4 po dans les sous-sols de Saint-Léonard.

Nous calculons le débit requis selon le nombre de pièces avant de proposer un modèle, jamais l'inverse. Nous équilibrons systématiquement à la mise en service, avec les valeurs consignées. Et nous expliquons au client comment entretenir son appareil, parce qu'un VRC négligé pendant cinq ans redevient une boîte de métal accrochée au plafond.

Pour une évaluation d'installation CVAC ou un remplacement d'échangeur d'air à Côte Saint-Luc ou ailleurs dans le Grand Montréal, notre équipe se déplace, mesure et propose un système dimensionné pour la maison réelle plutôt que pour un catalogue.

Les étapes

Le jour J, étape par étape

Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.

Étape 1 sur 9L’estimation sur place

On repère le mur pour les deux bouches extérieures, l’endroit de l’appareil, l’accès pour l’entretien et le drain.

  1. L’estimation sur placeOn repère le mur pour les deux bouches extérieures, l’endroit de l’appareil, l’accès pour l’entretien et le drain.
  2. La soumissionL’appareil, son emplacement et le prix, par écrit.
  3. L’appareilSuspendu ou posé, de niveau, avec un accès dégagé aux filtres et au noyau.
  4. Les bouches extérieuresPrise d’air frais et sortie d’air vicié, éloignées l’une de l’autre et scellées.
  5. Les conduitsCeux qui sont reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
  6. Le drainRaccordé avec sa boucle, lorsque l’appareil en a besoin.
  7. La commande muraleInstallée là où on la voit et l’utilise.
  8. L’équilibrageLes débits d’entrée et de sortie sont ajustés pour que la maison ne soit ni en pression ni en dépression.
  9. Les explicationsVitesses, filtres, noyau : comment s’en servir au fil des saisons.
Les erreurs évitées

Quatre erreurs qu’on ne fait pas

Retournez chaque carte pour voir ce qu’on fait à la place.

Pour aller plus loin

Votre propre projet, étape par étape

Au fil des saisons

Quoi faire, saison par saison

Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.

  • Nettoyer les filtres et le noyau selon le fabricant.
  • Vérifier les bouches extérieures : nids, débris, clapets.
  • Baisser la vitesse si l’air devient humide dehors.
Chez vous

Votre maison est-elle prête ?

Cochez ce qui s’applique chez vous. Un « non » n’est pas un refus : c’est ce qu’on règle lors de l’estimation.

0 / 6 cochés
Vrai ou faux

Quatre affirmations, vraies ou fausses ?

Tout se joue sur des détails que vous venez de voir.

1. Dans un échangeur d’air, l’air frais et l’air vicié se mélangent.

2. Les deux bouches extérieures doivent être éloignées l’une de l’autre.

3. Un échangeur d’air peut aider contre la condensation aux fenêtres.

4. Un échangeur n’a jamais besoin d’entretien.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux

9 questions
À quoi sert un échangeur d’air ?
Il renouvelle l’air de la maison et aide à garder l’humidité dans la bonne zone : condensation, air sec, odeurs.
L’air frais refroidit-il la maison en hiver ?
Le noyau récupère une partie de la chaleur de l’air qui sort pour tempérer l’air qui entre.
À quelle vitesse le faire fonctionner ?
Plus haut quand la maison est humide ou très occupée, plus bas le reste du temps. La commande murale permet d’ajuster.
Faut-il nettoyer un échangeur ?
Oui. Filtres et noyau s’encrassent. Voir notre service de nettoyage.
Quels signes montrent un manque de ventilation ?
Condensation aux fenêtres, odeurs qui persistent, air lourd dans les pièces fermées, moisissure dans les coins froids.
VRC ou VRE : quelle différence ?
Le VRC (ventilateur récupérateur de chaleur) récupère la chaleur de l’air qui sort. Le VRE (récupérateur d’énergie) récupère aussi une partie de l’humidité. Le bon choix dépend de la maison.
Faut-il le faire fonctionner l’hiver ?
Oui : c’est souvent en hiver, maison fermée, que l’humidité et les odeurs s’accumulent. On ajuste la vitesse selon la condensation aux fenêtres.
AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
Oui. AirGreen détient la licence RBQ 5645-9605-01, sous-catégories 15.8 Ventilation, 15.10 Réfrigération et 16 Électricité.
L’estimation est-elle gratuite ?
Oui. L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h. Réserver mon estimation gratuite.

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L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h.

  • Licence RBQ5645-9605-01 · 15.8, 15.10, 16
  • EstimationSur place, gratuite
  • SoumissionEn 24 h

Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).

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