Installation d'un échangeur d'air Fantech FLEX 100H dans un sous-sol de Côte Saint-Luc
Temps de lecture: 9'

Installation d'un échangeur d'air Fantech FLEX 100H dans un sous-sol de Côte Saint-Luc

Un bungalow d'après-guerre qui respirait par ses fissures — jusqu'à ce qu'on les bouche

Côte Saint-Luc compte parmi les secteurs de l'île où le parc résidentiel a été massivement modernisé au cours des quinze dernières années : fenêtres remplacées, portes calfeutrées, entretoits soufflés à R-50, sous-sols finis. Chaque amélioration réduit la facture de chauffage. Ensemble, elles suppriment aussi la ventilation « accidentelle » qui gardait l'air respirable. Le propriétaire nous a appelés en février avec trois symptômes classiques : condensation sur le tiers inférieur des fenêtres du rez-de-chaussée, odeurs de cuisson qui stagnaient jusqu'au lendemain matin, et un sous-sol fini qui sentait le renfermé malgré un déshumidificateur qui tournait sans arrêt.

Le diagnostic n'exigeait pas d'instrumentation exotique. Un hygromètre indiquait 58 % d'humidité relative à -12 °C extérieur — largement au-dessus des 30 à 40 % visés en hiver. La maison ne manquait pas de chauffage : elle manquait d'échange d'air.

Pourquoi un échangeur d'air, et pas simplement un ventilateur de salle de bain

Un ventilateur d'extraction évacue de l'air chauffé et le remplace par… ce qui veut bien entrer. Dans une maison étanche, il crée une dépression qui tire l'air par les seuls chemins disponibles : le vide sanitaire, le drain de plancher, la cheminée du chauffe-eau. C'est le mécanisme du refoulement des gaz de combustion, et c'est précisément ce qu'un système équilibré évite.

Un échangeur d'air — un ventilateur récupérateur de chaleur, ou VRC — fait circuler deux débits égaux en sens inverse à travers un noyau : l'air vicié sortant cède sa chaleur à l'air neuf entrant sans que les deux flux se mélangent. On remplace l'air de la maison sans jeter la chaleur par la fenêtre, et sans dépressuriser le bâtiment.

Le choix du Fantech FLEX 100H pour cette maison

La contrainte dominante était l'espace. Le sous-sol fini de Côte Saint-Luc laissait une seule zone technique disponible, à proximité du chauffe-eau, avec des solives de 2 x 8 et un dégagement au plafond limité. Un appareil à ports latéraux aurait exigé une largeur de dégagement impossible à obtenir sans démolir du gypse.

Le FLEX 100H de Fantech est un appareil à ports sur le dessus, ce qui change tout dans un espace restreint : les quatre raccordements montent directement dans la cavité des solives plutôt que de s'étendre latéralement. Ses caractéristiques réelles :

  • Plage de débit : 49 à 104 pi³/min à 0,4 po colonne d'eau
  • Raccordements : 5 po, de type ovale (adaptés en rond avec collets de transition)
  • Dimensions : 17 7/8 po (h) x 21 1/2 po (l) x 14 1/2 po (p)
  • Poids : 39 lb — assez léger pour une suspension sur chaînes entre deux solives
  • Alimentation : 120 V, 1,6 A max
  • Dégivrage : par recirculation, sans arrêt du ventilateur d'alimentation
  • Efficacité de récupération sensible : 60 % à 0 °C, 56 % à -25 °C (basse vitesse)

Le mode de dégivrage mérite une explication, parce que c'est le point que les propriétaires comprennent le moins. Sur les appareils à arrêt du ventilateur d'alimentation, l'apport d'air neuf cesse pendant le cycle de dégivrage — pendant une vague de froid à -25 °C, cela peut représenter une portion non négligeable de l'heure sans air frais. Le dégivrage par recirculation du FLEX 100H ferme l'apport extérieur et fait circuler l'air intérieur à travers le noyau pour le dégeler. La ventilation intérieure ne s'interrompt jamais, et l'air stagnant qui contribue à la condensation hivernale ne s'installe pas.

Pour une maison plus grande ou un besoin de rendement supérieur, nous spécifions plutôt la série HERO — le HERO 150H-EC atteint 84 % de récupération sensible et une efficacité de ventilateur de 3,0 pi³/min par watt grâce à ses moteurs EC. C'est un appareil que nous installons régulièrement à Ville Mont-Royal et à Hampstead, sur des maisons de 3 000 pi² et plus. Ici, avec sept pièces principales et un besoin calculé sous la barre des 100 pi³/min, le FLEX 100H couvrait l'exigence avec une réserve confortable, dans un boîtier qui entrait réellement dans l'espace disponible.

Le déroulement de l'installation, étape par étape

Jour 1 — Suspension et raccordement électrique. L'appareil est suspendu par quatre chaînes munies de ressorts d'isolation, jamais vissé directement aux solives. Ce détail visible sur la photo n'est pas cosmétique : un VRC boulonné rigidement transmet ses vibrations dans la structure de bois, et la chambre située au-dessus devient un tambour. Les ressorts découplent l'appareil de la charpente. Une prise 120 V dédiée alimente l'unité — pas de rallonge, pas de partage de circuit avec la pompe de puisard.

Jour 1 — Percements extérieurs. Deux capots muraux, l'un pour l'admission d'air neuf, l'autre pour l'évacuation d'air vicié, espacés de plus de 6 pieds l'un de l'autre pour éviter le court-circuit d'air. Nous les positionnons également à distance de la sortie de sécheuse, de l'évent du chauffe-eau et de l'entrée de garage. À Côte Saint-Luc, la hauteur au-dessus du sol tient aussi compte de l'accumulation de neige : un capot d'admission enfoui en janvier étrangle le débit d'un appareil qui semblait parfaitement équilibré en octobre.

Jour 2 — Réseau de conduits. Les segments extérieurs sont réalisés en conduit flexible isolé avec pare-vapeur continu et joints scellés au ruban aluminium. Un conduit d'air neuf non isolé qui traverse un sous-sol chauffé condense sur toute sa longueur et goutte sur le plafond fini — c'est l'une des réparations que nous effectuons le plus souvent sur des installations réalisées par d'autres. Les rayons de courbure sont maintenus larges : un conduit flexible écrasé à 90 degrés peut ajouter autant de perte de charge que 20 pieds de conduit droit.

Jour 2 — Drain de condensat. Le noyau produit de l'eau. Le drain est raccordé avec un siphon vers le drain de plancher. Sans siphon, l'appareil aspire de l'air par la conduite de drainage et l'équilibrage devient impossible à maintenir.

Jour 2 — Équilibrage. L'étiquette apposée sur la porte de l'appareil donne la correspondance entre le débit d'air en pi³/min et la pression mesurée aux prises d'alimentation et d'air vicié. L'équilibrage se fait à vitesse Normale (haute), avec un manomètre différentiel, en ajustant les registres jusqu'à ce que les deux débits soient égaux à l'intérieur d'une tolérance de 10 %. Un VRC déséquilibré est un appareil qui pressurise ou dépressurise la maison en permanence — exactement le problème qu'on cherchait à corriger.

Les erreurs que nous voyons le plus souvent sur les échangeurs d'air

  1. Aucun équilibrage. L'appareil est branché, il souffle, le client est satisfait le premier mois. Trois hivers plus tard, la maison est en dépression et le sous-sol sent le drain.
  2. Extraction uniquement dans les salles de bain, apport uniquement au sous-sol. L'air neuf doit atteindre les chambres et le salon, là où les occupants passent leurs heures.
  3. Capots trop rapprochés. L'air vicié est réaspiré immédiatement; l'appareil recycle sa propre odeur.
  4. Absence d'entretien des filtres. Les filtres se rincent ou se remplacent aux trois mois, le noyau se lave une fois par année. Un noyau encrassé perd son rendement et fait travailler les moteurs.
  5. Contrôle mal choisi. Un simple interrupteur laisse l'appareil tourner en continu ou pas du tout. Une commande murale à modes multiples, ou une commande à détection de COV comme la ECO-Touch IAQ, module le débit selon la qualité réelle de l'air.

Le résultat mesuré

Trois semaines après la mise en service, l'humidité relative se stabilisait entre 34 et 38 % en journée à -15 °C extérieur. La condensation sur les fenêtres avait cessé, sauf sur le vitrage le plus ancien de la façade nord. Le propriétaire a rapporté le point auquel nous ne pensons plus après vingt ans dans le métier : les odeurs de cuisson disparaissent maintenant en une heure au lieu de persister jusqu'au lendemain.

Notre approche pour l'installation d'échangeurs d'air dans le Grand Montréal

Chez AirGreen, nous installons des systèmes de ventilation résidentielle à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud, dans des contextes qui vont du triplex du Plateau au bungalow de Chomedey en passant par les maisons de Brossard et de Terrebonne. Chaque secteur impose ses contraintes : les règlements municipaux sur les percements de façade, les mitoyennetés dans les duplex de Côte-des-Neiges, les hauteurs sous plafond de 6 pi 4 po dans les sous-sols de Saint-Léonard.

Nous calculons le débit requis selon le nombre de pièces avant de proposer un modèle, jamais l'inverse. Nous équilibrons systématiquement à la mise en service, avec les valeurs consignées. Et nous expliquons au client comment entretenir son appareil, parce qu'un VRC négligé pendant cinq ans redevient une boîte de métal accrochée au plafond.

Pour une évaluation d'installation CVAC ou un remplacement d'échangeur d'air à Côte Saint-Luc ou ailleurs dans le Grand Montréal, notre équipe se déplace, mesure et propose un système dimensionné pour la maison réelle plutôt que pour un catalogue.

Laissez un commentaire