Installation d'un échangeur d'air FANTECH HERO 150H à Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Montréal
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Installation d'un échangeur d'air FANTECH HERO 150H à Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Montréal

Quand une maison de NDG respire enfin : le jour où l'air vicié a cessé de tourner en rond

Dans les rues bordées d'érables de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, les maisons ont du caractère, des boiseries d'origine et, très souvent, une enveloppe qui a été resserrée au fil des rénovations. Fenêtres remplacées, calfeutrage refait, isolation soufflée dans les combles, sous-sol fini : chaque amélioration a rendu la maison plus étanche, donc plus économe. Mais personne n'avait ajusté la ventilation en conséquence.

Les propriétaires nous ont contactés en décrivant trois choses très précises : de la condensation sur le bas des fenêtres du deuxième étage les matins froids, une odeur de renfermé persistante dans le sous-sol fini, et des maux de tête en fin de soirée dans la chambre principale, porte fermée. Trois indices classiques d'une maison qui manque d'air neuf.

Nous avons installé chez eux un échangeur d'air FANTECH HERO 150H, un VRC (ventilateur récupérateur de chaleur) à ports supérieurs, raccordé au système central existant. Voici comment nous avons procédé, ce que nous avons mesuré, et les décisions techniques qui font la différence entre un appareil qui fonctionne et un appareil qui fonctionne bien.


Le diagnostic avant l'installation : mesurer plutôt que supposer

Avant de proposer quoi que ce soit, nous avons fait le tour de la maison avec un hygromètre et un anémomètre.

Ce que nous avons relevé :

  • Humidité relative intérieure de 58 % un matin de janvier, alors que la cible raisonnable en hiver montréalais se situe entre 30 % et 40 % selon la température extérieure. Au-delà, la vapeur d'eau migre vers les surfaces froides et se condense.
  • Aucun apport d'air neuf mécanique. La maison comptait deux ventilateurs de salle de bain et une hotte de cuisine, tous en extraction seule. En hiver, extraire sans compenser met la maison en dépressurisation.
  • Un sous-sol fini sans reprise d'air adéquate, ce qui expliquait l'odeur : l'air y stagnait et se chargeait d'humidité contre les murs de fondation.
  • Un chauffe-eau et un appareil de chauffage au même niveau que la mécanique, ce qui rend la dépressurisation encore plus sensible à surveiller.

Ce dernier point mérite qu'on s'y attarde, parce qu'il est trop souvent escamoté. Quand une maison étanche est mise en dépression par des extracteurs, l'air doit bien entrer quelque part. S'il entre par la cheminée ou l'évent d'un appareil à combustion, on parle de refoulement des gaz de combustion. Un échangeur d'air correctement dimensionné corrige la situation à la source, parce qu'il fonctionne en ventilation équilibrée : le même volume d'air sort et entre, et la pression de la maison reste neutre.


Pourquoi le FANTECH HERO 150H pour cette maison

Le choix d'un VRC ne se joue pas seulement sur le débit. Il se joue sur la compatibilité avec la configuration mécanique de la maison, sur le comportement en froid extrême, et sur l'espace disponible.

Les caractéristiques techniques du HERO 150H
Spécification Valeur
Plage de débit 36 à 150 PCM à 0,4 po c.e.
Raccords de conduits 6 po, ronds, sur le dessus
Alimentation 120 V / 1 phase, courant max. 1,4 A
Puissance absorbée 59 W (bas régime) / 180 W (haut régime)
Efficacité du ventilateur 1,2 PCM/W à 0 °C
Efficacité de récupération sensible ajustée 86 %
ERS à 0 °C 80 %
ERS à –25 °C 65 %
Type de dégivrage Recirculation
Dimensions 24 7/8 po H × 27 7/8 po L × 13 3/8 po P
Poids 51 lb (23 kg)

Trois chiffres méritent d'être soulignés pour un climat comme le nôtre.

Le premier : 65 % d'efficacité de récupération sensible à –25 °C. C'est la donnée qui compte réellement à Montréal, parce qu'un appareil qui performe à 0 °C mais qui s'effondre en janvier ne rend pas le service attendu. Le HERO 150H conserve les deux tiers de la chaleur de l'air sortant lors des pires nuits de l'hiver.

Le deuxième : 59 W en bas régime. Un échangeur d'air bien réglé tourne en continu. À ce niveau de consommation, le fonctionnement 24 heures sur 24 en mode bas régime coûte quelques dollars par mois, ce qui est sans commune mesure avec l'énergie qu'on gaspillerait en ouvrant une fenêtre.

Le troisième : la plage de 36 à 150 PCM. Elle laisse une vraie marge de modulation. Nous avons pu régler le débit continu bas pour le fonctionnement de base et réserver le haut régime aux périodes de pointe (douches, cuisson, réception).

Le dégivrage par recirculation : le détail qui a décidé du modèle

C'est le point technique le plus important de ce chantier. FANTECH offre deux mécanismes antigivre sur sa gamme résidentielle : l'arrêt du ventilateur d'alimentation et le dégivrage par recirculation. La série HERO utilise le dégivrage par recirculation, et c'est précisément ce qu'il fallait ici.

Pourquoi ? Parce que l'appareil est intégré au système central. Un modèle à arrêt de ventilateur cesse d'alimenter la maison en air neuf pendant le cycle de dégivrage tout en continuant d'extraire, ce qui recrée temporairement la dépressurisation qu'on cherchait justement à éliminer. Le dégivrage par recirculation, lui, fait circuler l'air intérieur à travers le noyau pour le dégeler, sans déséquilibrer la maison. Les modèles HERO sont également munis d'un volet antiretour mécanique asservi à l'appareil, qui bloque l'air extérieur quand l'unité ne fonctionne pas. Sur une installation raccordée à un système central, c'est ce qui empêche l'air froid de s'infiltrer par gravité dans le réseau lorsque le ventilateur de la fournaise tourne sans que le VRC soit en marche.

C'est le genre d'arbitrage que nous faisons à chaque installation CVAC et qui n'apparaît jamais sur une facture. Il apparaît par contre très clairement sur le confort, en février.


L'installation, étape par étape

Le positionnement : au sol, sur socle antivibratoire

La salle mécanique de cette maison de Notre-Dame-de-Grâce partage l'espace avec le chauffe-eau et un réseau de plomberie en cuivre et en PEX. La hauteur libre sous solives ne permettait pas une suspension classique par chaînes avec le dégagement nécessaire à l'entretien des filtres intérieurs.

Nous avons donc monté l'appareil au sol, sur un socle métallique surélevé, avec isolateurs de vibration. Trois avantages concrets :

  1. L'accès à la porte frontale reste total pour l'entretien des filtres intérieurs et du noyau, sans démontage de conduits.
  2. Le drain de condensat descend par gravité vers l'avaloir de plancher, avec un siphon en boucle correctement amorcé.
  3. Aucune vibration ne se transmet à la structure, donc aucun ronronnement dans le plancher de la pièce au-dessus. Sur un appareil qui tourne en continu, ce point est loin d'être cosmétique.
Le raccordement : quatre conduits, deux fonctions distinctes

Le HERO 150H est un appareil à ports supérieurs, ce qui simplifie énormément le tracé dans un espace restreint. Les quatre raccords de 6 po sortent par le dessus, ce qui évite les coudes serrés en sortie d'appareil et les pertes de charge qui viennent avec.

Les deux conduits isolés (côté extérieur) :

Ils relient l'appareil aux capots muraux extérieurs — un pour l'admission d'air frais, un pour l'évacuation de l'air vicié. Ils sont isolés et pare-vapeur, sans exception. Un conduit non isolé qui transporte de l'air à –20 °C à travers un sous-sol chauffé se couvre de condensation sur toute sa longueur, et cette eau finit par tacher un plafond ou pourrir une solive. C'est l'une des défaillances les plus fréquentes que nous constatons sur les installations reprises.

Nous avons également respecté une séparation minimale de 6 pi entre les deux capots extérieurs, en positionnant l'admission en amont des vents dominants et loin de l'évent de sécheuse, de la sortie de la hotte et de l'évent de plomberie. Une admission mal placée réaspire ce que la maison vient de rejeter.

Les deux conduits rigides galvanisés (côté intérieur) :

Sur la photo de l'installation, ils sont identifiés au feutre : ASPIRATION (flèche vers le bas) et DISTRIBUTION (flèche vers le haut). Ce n'est pas de la décoration. Ces repères permettent au prochain technicien — le nôtre ou un autre — de comprendre le sens d'écoulement en trois secondes, sans démonter quoi que ce soit.

  • L'aspiration prélève l'air vicié dans le réseau de retour du système central.
  • La distribution réinjecte l'air neuf tempéré en aval, dans le réseau de distribution de la maison.

Cette configuration, que FANTECH décrit comme une installation partiellement dédiée, combine des points d'extraction dédiés avec une alimentation en air frais par le réseau existant. Elle offre le meilleur rapport rendement-coût dans une maison qui possède déjà un réseau de conduits central en bon état, ce qui était le cas ici.

L'interverrouillage électrique et la commande murale

L'appareil est alimenté par une prise 120 V dédiée à proximité, et le bornier basse tension sur le dessus reçoit le faisceau de commande. Nous avons interverrouillé le VRC avec le ventilateur du système central : lorsque l'échangeur passe en haut régime, le ventilateur de distribution démarre pour éviter que l'air neuf ne stagne dans les conduits au lieu de se rendre aux chambres.

La commande murale a été installée à l'étage principal, hors des zones humides et loin d'une source de chaleur directe. FANTECH offre plusieurs options selon le besoin : minuteries à bouton-poussoir RTS 4 dans les salles de bain, contrôleur multifonction EDF3 ou EDF8, et commande tactile Eco-Touch IAQ avec détection des COV totaux pour un fonctionnement automatique. Pour cette maison, le choix s'est arrêté sur une commande principale à l'étage, complétée par une minuterie de salle de bain.

L'équilibrage : l'étape que trop d'installateurs sautent

Un échangeur d'air déséquilibré est un appareil qui travaille contre la maison. S'il souffle plus qu'il n'extrait, il met le bâtiment en surpression et pousse l'humidité intérieure dans les murs. S'il extrait plus qu'il ne souffle, il recrée exactement la dépressurisation qu'on voulait éliminer.

Nous équilibrons systématiquement à l'aide des ports de pression sur les collets et du tableau de correspondance apposé sur la porte de l'appareil, qui convertit la pression mesurée en débit réel selon la température de l'air. Les lectures sont prises des deux côtés, alimentation et évacuation, et les registres sont ajustés jusqu'à ce que l'écart soit négligeable. Les valeurs finales sont ensuite inscrites directement sur les conduits pour référence future.

Sans cette étape, les 150 PCM annoncés au catalogue restent une donnée théorique.


Ce que ça change, concrètement, et ce qu'il faut éviter

Les résultats mesurés dans cette maison

Nous sommes retournés sur place trois semaines après la mise en service, en pleine vague de froid.

  • Humidité relative descendue à 36 %, dans la fourchette visée, sans assèchement excessif.
  • Condensation disparue sur les fenêtres du deuxième étage.
  • Odeur du sous-sol éliminée, grâce à un point d'extraction dédié dans la pièce finie.
  • Consommation mesurée du VRC en fonctionnement continu bas régime : moins de 60 W.

Les propriétaires ont surtout mentionné une chose que nous entendons souvent après l'installation d'un échangeur d'air : le sommeil. Une chambre fermée où le CO₂ ne s'accumule plus pendant huit heures, ça se remarque au réveil.

Les erreurs à éviter avec un échangeur d'air

Nous avons repris assez d'installations bâclées à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud pour dresser une liste fiable.

  1. Ne pas isoler les conduits extérieurs. Condensation garantie, dégâts d'eau probables.
  2. Placer l'admission d'air trop près d'une sortie d'évacuation, d'un stationnement ou d'un évent de sécheuse. On importe alors exactement ce qu'on cherche à évacuer.
  3. Omettre le siphon du drain de condensat, ou l'installer sans amorçage. Le siphon sec laisse passer l'air et le drain cesse d'évacuer.
  4. Sauter l'équilibrage. C'est l'erreur la plus fréquente et la plus coûteuse en confort.
  5. Choisir un appareil à arrêt de ventilateur pour une intégration au système central. Le dégivrage par recirculation est la configuration recommandée dans ce cas de figure.
  6. Négliger les filtres intérieurs. Un noyau propre derrière des filtres intérieurs encrassés perd son rendement en quelques mois.
  7. Éteindre l'appareil l'hiver pour « économiser ». C'est précisément la saison où la maison est fermée et où l'air neuf est le plus nécessaire.

L'entretien : simple, mais non facultatif

  • Aux 3 mois : nettoyage ou remplacement des filtres intérieurs. Des options MERV 8 et MERV 13 sont offertes sur la série HERO pour ceux qui veulent une filtration renforcée, notamment pour les allergies saisonnières.
  • Aux 6 mois : rinçage du noyau à récupération à l'eau tiède savonneuse, vérification du drain et du siphon.
  • Annuellement : inspection des grilles extérieures (les nids d'insectes et les débris végétaux réduisent le débit plus vite qu'on l'imagine), vérification de l'équilibrage et des courroies d'étanchéité.

Un entretien CVAC régulier maintient les 86 % d'efficacité de récupération ajustée annoncés. Un appareil négligé peut perdre 20 à 30 % de son débit en deux ans sans qu'aucun voyant ne s'allume.

Conformité, subventions et valeur de revente

Au Québec, la ventilation mécanique équilibrée est exigée pour les habitations neuves visées par le Code de construction et constitue une condition du programme Novoclimat. Pour une maison existante comme celle-ci, l'ajout d'un VRC n'est généralement pas subventionné directement, contrairement aux mesures d'isolation, d'étanchéité et aux thermopompes. En revanche, il améliore la cote énergétique du bâtiment lors d'une évaluation, et il devient souvent nécessaire lorsqu'on resserre l'enveloppe dans le cadre d'un programme de rénovation. Nous validons toujours l'admissibilité avec le client avant les travaux plutôt qu'après, parce que l'ordre des interventions influence directement le montant récupérable.

Sur le marché de la revente de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, un échangeur d'air installé dans les règles, équilibré et documenté, est un argument concret face à un inspecteur en bâtiment.


Pourquoi nous confier votre installation

Chez AirGreen, nous installons des échangeurs d'air, des thermopompes murales et centrales, des climatiseurs et des systèmes de chauffage à Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud depuis assez longtemps pour savoir qu'un appareil performant mal installé donne un résultat médiocre, et qu'un appareil moyen bien installé donne un excellent résultat. Nous visons évidemment les deux.

Chaque installation CVAC que nous réalisons comprend le relevé préalable, le dimensionnement selon la superficie et le nombre de chambres, le choix du modèle selon la configuration mécanique réelle, l'équilibrage documenté et la mise en service avec le client. Nous sommes titulaires de la licence RBQ # 5645-9605-01.

Pour une évaluation de vos besoins en ventilation ou une soumission pour un échangeur d'air FANTECH, joignez-nous au (514) 316-2973 ou à sales@airgreen.ca. Nous répondons rapidement et nous nous déplaçons partout dans le Grand Montréal.

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