Installation d'un échangeur d'air vänEE Série AI V160H75RT à Ormstown, dans la vallée de la Châteauguay
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Installation d'un échangeur d'air vänEE Série AI V160H75RT à Ormstown, dans la vallée de la Châteauguay

Remplacer un échangeur d'air de 25 ans à Ormstown : le raccordement compte autant que l'appareil

Une maison d'Ormstown, rang tranquille à quelques minutes de la rivière Châteauguay, sous-sol fini, système de chauffage à air pulsé déjà en place, aspirateur central, réseau de conduits monté proprement au moment de la construction. Rien d'exotique. Ce qui a motivé l'appel : l'échangeur d'air d'origine, installé au milieu des années 1990, ne poussait plus rien. Le propriétaire tenait la main devant la grille de la salle de bain et ne sentait aucune aspiration.

Nous avons remplacé cet appareil par un vänEE Série AI V160H75RT, un VRC à bouches sur le dessus. Mais le vrai travail de la journée n'a pas été de suspendre le boîtier. Il a été de refaire le raccordement au réseau de conduits existant, parce que c'est là que se joue la performance réelle d'un échangeur d'air dans une maison chauffée à air pulsé.

L'état des lieux : un appareil vivant mais inutile

L'appareil d'origine tournait. Les deux moteurs fonctionnaient, le voyant était allumé, et le propriétaire le croyait donc en bon état. Notre inspection a révélé autre chose :

  • Le noyau était colmaté sur les deux tiers de sa surface par 25 ans de poussière agglomérée. La récupération de chaleur était devenue marginale et la perte de charge, énorme.
  • Les filtres intérieurs d'origine, de type mousse, n'avaient jamais été remplacés et se désagrégeaient au toucher.
  • La prise d'air neuf extérieure était partiellement obstruée par un nid.
  • Surtout, l'appareil était raccordé selon un montage dit simplifié : la reprise d'air vicié et l'apport d'air neuf étaient tous deux piqués sur le conduit de retour de la fournaise, à moins de 18 pouces l'un de l'autre.

Ce dernier point est celui qui rendait l'appareil inutile même quand il était neuf. Deux raccords trop rapprochés sur le même conduit de reprise créent un court-circuit : l'échangeur aspire l'air qu'il vient tout juste de souffler, le fait passer dans son noyau, le rejette dehors, et recommence. La maison, elle, ne voit presque rien. Sur papier, elle est ventilée. Dans les faits, l'air des chambres et des salles de bain ne bouge pas.

Le réseau à air pulsé : trois façons de raccorder un VRC, et une seule que nous privilégions

Au Québec, un ventilateur récupérateur de chaleur peut être marié à un système à air pulsé de trois manières. Elles ne se valent pas.

Le montage entièrement dédié

L'échangeur possède son propre réseau : grilles d'extraction dans les salles de bain et la salle de lavage, grilles d'apport dans les chambres et les pièces de vie, aucun contact avec les conduits du chauffage. C'est la configuration la plus performante et la plus indépendante. C'est aussi celle qui demande le plus de percements et de conduits, donc rarement réaliste dans une maison déjà finie.

Le montage simplifié

Les deux raccords se font sur le conduit de retour du système à air pulsé. C'est rapide, c'est économique, et c'est la configuration que nous voyons le plus souvent mal exécutée. Elle exige impérativement deux conditions : une séparation suffisante entre les deux piquages, généralement au minimum un mètre, et un fonctionnement obligatoire du ventilateur de la fournaise chaque fois que l'échangeur tourne. Sans le ventilateur du système central, l'air neuf reste prisonnier du conduit de retour et ne se rend nulle part.

Le montage partiellement dédié, notre choix à Ormstown

C'est le compromis que nous recommandons dans la grande majorité des maisons existantes de la Montérégie, de la Rive-Sud et de la Rive-Nord :

  • L'extraction est entièrement dédiée. Nous tirons l'air vicié directement là où il se dégrade : les deux salles de bain et la salle de lavage, avec des grilles murales réglables.
  • L'apport d'air neuf est injecté dans le conduit de reprise du système à air pulsé, ce qui permet de le distribuer partout dans la maison sans percer un seul plafond supplémentaire.

Le court-circuit devient impossible, puisque les deux circuits ne partagent plus le même conduit. Les salles de bain sont réellement ventilées. Et le confort s'améliore, parce que l'air neuf de janvier, déjà réchauffé par le noyau à environ 15 °C, est encore tempéré par son passage dans le système central avant d'atteindre les grilles.

Nous avons également ajouté l'asservissement du ventilateur de l'appareil de chauffage à l'échangeur d'air, de sorte que les deux démarrent ensemble. C'est une liaison de commande simple, souvent omise, et sans laquelle la moitié du bénéfice du montage disparaît.

Pourquoi le vänEE Série AI V160H75RT dans cette maison

Le choix ne s'est pas fait par habitude. Trois contraintes du chantier ont orienté la sélection.

La géométrie du local. Les conduits arrivaient par le dessus, entre les solives. Un appareil à bouches latérales aurait imposé deux coudes serrés supplémentaires dans un espace déjà occupé par l'aspirateur central et la plomberie. Le V160H75RT est la version à bouches sur le dessus, avec quatre collets de 6 po orientés vers le haut : les conduits partent droit dans les solives, sans coude parasite.

Le débit. L'appareil couvre 35 à 159 pi³/min, avec une modulation continue sur toute la plage. Pour cette maison de quatre chambres avec sous-sol fini, notre calcul de capacité totale de ventilation situait le besoin autour de 60 pi³/min en régime continu, avec des pointes en haute vitesse pendant les douches. La plage utile de l'appareil place ce régime en zone silencieuse.

Le froid. L'efficacité de récupération sensible (ERS) atteint 77 % à 0 °C et se maintient à 65 % à -25 °C. Dans la vallée de la Châteauguay, où les nuits de janvier descendent régulièrement sous -25 °C avec un vent qui remonte le corridor de la rivière, c'est le deuxième chiffre qui détermine la facture d'électricité et le confort.

Le reste des données techniques :

  • Moteurs PMSM ECM sur les deux ventilateurs, pour une consommation contenue en fonctionnement continu.
  • Dégivrage par recirculation, qui protège le noyau sans jamais mettre la maison en dépression.
  • Écran ACL intégré à l'appareil, permettant de choisir directement le débit visé en pi³/min et de lire la mesure en temps réel, avec autodiagnostic.
  • Filtres intérieurs MERV 8 de série, avec possibilité de passer au MERV 13 — une option que nous avons retenue ici, pour une raison agricole que nous expliquons plus bas.
  • Boîtier de 21 1/2 po de hauteur, 21 po de largeur, 16 3/8 po de profondeur, 35 lb, suspendu par supports universels et chaînes.
  • Appareil homologué HVI et qualifié ENERGY STAR.
  • Commandes murales à écran tactile et déshumidistat offertes séparément.

Le facteur Ormstown : l'air d'une municipalité agricole

Ormstown vit d'agriculture. Fermes laitières, grandes cultures, élevages équestres. Deux fois par année, au printemps et à la fin de l'été, les champs voisins reçoivent leur épandage. Pendant ces périodes, l'air extérieur porte des odeurs et des particules que personne ne veut voir entrer par la prise d'air neuf pendant trois jours.

C'est exactement pourquoi nous avons opté pour les filtres intérieurs MERV 13 plutôt que le MERV 8 de série. Un MERV 13 retient une part significative des particules fines, du pollen de graminées et des poussières de récolte qui circulent en août dans le rang. Nous avons aussi montré au propriétaire comment abaisser temporairement le débit à son minimum depuis l'écran ACL pendant les journées d'épandage, puis revenir au régime normal ensuite.

Deuxième particularité locale : la maison possède un aspirateur central dont l'unité motrice évacue à l'extérieur. Chaque fois qu'il fonctionne, il extrait de l'air et met la maison en légère dépression. Dans une résidence bien scellée avec un appareil à combustion, cette dépression s'additionne à celle des hottes et des sécheuses. Un VRC équilibré, qui apporte autant d'air qu'il en extrait, ne corrige pas tout, mais il évite d'aggraver la situation, contrairement à un système d'extraction seule.

Le déroulement du chantier, en une journée

  1. Dépose de l'ancien appareil. Débranchement électrique, retrait des conduits, descente du boîtier, récupération pour recyclage du métal.
  2. Correction des conduits existants. Les anciens raccords de 5 po ont été remplacés par des conduits de 6 po sur les quatre parcours. Réutiliser du 5 po sur un appareil conçu pour du 6 po revient à étrangler volontairement l'appareil qu'on vient de payer.
  3. Suspension. Supports universels et quatre chaînes ancrées dans les solives, appareil de niveau dans les deux axes. Le niveau n'est pas cosmétique : un boîtier incliné retient l'eau dans son bac au lieu de la diriger vers le drain.
  4. Réfection du piquage d'apport sur le conduit de retour, à bonne distance de tout autre raccord, collets vissés et scellés.
  5. Réseau d'extraction dédié vers les deux salles de bain et la salle de lavage, en conduit isolé dans les portions traversant des espaces froids.
  6. Drain de condensat raccordé avec siphon en pente continue vers le renvoi de plancher.
  7. Câblage de commande : liaison entre l'échangeur et l'appareil de chauffage pour l'asservissement du ventilateur, et commande murale au rez-de-chaussée.
  8. Mise en service et équilibrage : mesure des débits d'apport et d'extraction, ajustement jusqu'à égalité, réglage du régime continu, vérification du cycle de dégivrage.
  9. Formation du propriétaire : lecture de l'écran, entretien du noyau, calendrier des filtres intérieurs.

Départ en fin d'après-midi, maison ventilée pour de vrai.

VRC ou VRE : notre grille de décision pour les maisons du Québec

La question revient à chaque soumission d'échangeur d'air, autant à Montréal qu'à Laval, à Longueuil ou en Montérégie. Voici comment nous tranchons.

Le VRC, notre recommandation par défaut

Le ventilateur récupérateur de chaleur (VRC) transfère la chaleur, mais pas l'humidité. Il évacue donc la vapeur d'eau excédentaire vers l'extérieur. Dans une maison québécoise typique — douches, cuisson, séchage du linge, plantes, occupants — c'est précisément ce qu'on veut en hiver. La grande majorité des résidences unifamiliales que nous équipons sont mieux servies par un VRC.

Le VRE, dans des cas précis

Le ventilateur récupérateur d'énergie (VRE) transfère aussi une partie de l'humidité. Il devient intéressant dans trois situations :

  • Une maison où l'air devient excessivement sec en janvier malgré une ventilation modérée, souvent une maison peu occupée ou très grande.
  • Un logement avec climatisation intensive en été, où le VRE limite l'entrée d'humidité extérieure.
  • Certains condos et appartements où l'occupation est faible par rapport au volume.

Le VRE n'est pas un appareil « supérieur » : c'est un appareil au comportement différent. Installer un VRE dans une maison déjà humide revient à conserver à l'intérieur ce qu'on cherchait à évacuer.

Les erreurs de raccordement que nous corrigeons le plus souvent

  1. Deux piquages trop rapprochés sur le conduit de reprise, créant le court-circuit décrit plus haut.
  2. Absence d'asservissement du ventilateur de l'appareil de chauffage, qui laisse l'air neuf stagner dans le réseau.
  3. Raccordement de l'extraction d'air vicié sur le retour du système central, qui renvoie l'air des salles de bain dans toute la maison.
  4. Conduits de 5 po conservés sur un appareil de 6 po, avec la perte de débit qui en découle.
  5. Ancienne commande murale laissée en place, incompatible avec l'électronique du nouvel appareil.
  6. Appareil installé dans un garage non chauffé ou un vide sanitaire froid, où le condensat gèle dans le bac.
  7. Aucune mesure de débit à la mise en service, ce qui revient à livrer un appareil dont personne ne connaît la performance.

L'aide financière applicable

Le programme Rénoclimat prévoit une aide de 500 $ pour l'installation ou le remplacement d'un VRC ou d'un VRE, à condition que le modèle apparaisse à la section 3 du répertoire des produits certifiés du Home Ventilating Institute (HVI). La Série AI y figure. Deux points pratiques : une évaluation énergétique est requise avant et après les travaux, et la cote ÉnerGuide de la maison doit progresser entre les deux visites. Un échangeur d'air posé seul y arrive rarement ; jumelé à de l'isolation du sous-sol, à de l'étanchéisation ou au remplacement d'un système de chauffage, il consolide un dossier admissible. Nous aidons nos clients à planifier cette séquence avant de commencer.

Nos installations d'échangeurs d'air partout dans le Grand Montréal

Le cas d'Ormstown se répète sous d'autres formes. À Howick et Sainte-Martine, ce sont surtout des remplacements d'appareils des années 1990 dans des maisons de rang. À Saint-Rémi et Châteauguay, des maisons de banlieue où le montage simplifié d'origine doit être repensé. Sur la Rive-Nord, à Mascouche et Sainte-Thérèse, nous intervenons souvent dans des maisons certifiées où l'appareil existe mais n'a jamais été équilibré. À Longueuil et Brossard, les copropriétés posent le défi du partage des parcours entre logements. À Montréal, dans Ahuntsic et Villeray, l'enjeu est presque toujours l'espace disponible et l'accès futur au noyau. À Laval, les bungalows rénovés basculent régulièrement dans la catégorie des maisons devenues trop étanches pour se ventiler par elles-mêmes.

Confier votre installation ou votre remplacement d'échangeur d'air à AirGreen

Nous sommes une entreprise de CVAC basée à Montréal, licence RBQ 5645-9605-01, avec plus de quinze équipes sur la route et une couverture qui va du centre-ville jusqu'aux municipalités du Haut-Saint-Laurent : Ormstown, Howick, Très-Saint-Sacrement, Godmanchester, Saint-Chrysostome, Huntingdon et les environs. Nous mesurons les débits avant de recommander un appareil, nous équilibrons systématiquement à la mise en service et nous remettons les valeurs obtenues par écrit.

Pour une installation d'échangeur d'air, le remplacement d'un VRC vieillissant, une reprise de raccordement sur un système à air pulsé, un équilibrage ou un entretien CVAC complet à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord, la Rive-Sud ou en Montérégie, écrivez-nous à sales@airgreen.ca ou téléphonez au (514) 316-2973. Nous évaluons votre maison sur place et nous vous remettons une soumission détaillée.

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