Installation d'un système central GREE FLEXX R32 au sous-sol d'une maison de Lacolle, en remplacement d'une fournaise électrique
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Installation d'un système central GREE FLEXX R32 au sous-sol d'une maison de Lacolle, en remplacement d'une fournaise électrique

L'étiquette collée sur l'appareil contient trois informations que presque personne ne lit

À Lacolle, dans le Haut-Richelieu, à quelques minutes de la frontière, nous avons remplacé une fournaise électrique par un système central GREE FLEXX R32. L'appareil intérieur est installé dans le sous-sol d'origine de la maison : murs de fondation coulés et crépis, plafond bas, sol de béton irrégulier, éclairage de chantier.

Ce genre de local est le plus courant du parc rural montérégien, et c'est aussi celui qui pose le plus de questions techniques réelles. Pas des questions de rendement — celles-là sont réglées par la fiche technique. Des questions de sécurité du réfrigérant, d'étanchéité des raccords et d'environnement autour de la machine.

Chez AirGreen, nous commençons ce type de projet en lisant l'étiquette d'avertissement du fabricant avant même de choisir l'emplacement. Sur cet appareil, elle porte trois exigences qui déterminent la faisabilité de l'installation. Nous les reproduisons ici, parce qu'elles ne figurent sur aucune brochure de vente.

Première exigence : la superficie minimale de la pièce

Le R32 est un réfrigérant classé A2L, c'est-à-dire légèrement inflammable. En contrepartie de son excellent rendement et de son faible potentiel de réchauffement planétaire comparé au R410A, il impose une contrainte que les anciens réfrigérants n'avaient pas : la quantité de réfrigérant contenue dans le système est plafonnée par la taille de l'espace où l'appareil est installé.

La plaque NOTICE vissée sur le caisson de cet appareil donne le tableau exact. Le voici tel qu'il apparaît sur la machine :

Réfrigérant par système Superficie minimale de la pièce
2,5 kg 7,4 m² (79,7 pi²)
2,9 kg 8,6 m² (92,6 pi²)
3,8 kg 11,2 m² (120,6 pi²)
4,2 kg 12,4 m² (133,5 pi²)
4,6 kg 13,71 m² (147,5 pi²)
5,5 kg 16,41 m² (176,5 pi²)

Deux observations qui valent la peine d'être faites.

D'abord, l'unité est le kilogramme, et non la livre. Certaines fiches commerciales en circulation présentent ces mêmes chiffres sous un en-tête « lb », ce qui donne une charge trois fois plus légère qu'elle ne l'est réellement. L'étiquette apposée sur l'appareil fait foi. Un système chargé à 2,9 kg contient environ 6,4 lb de R32, pas 2,9 lb.

Ensuite, la relation est pratiquement linéaire : environ 3 m² de superficie de plancher par kilogramme de réfrigérant. Cela donne une règle de terrain utilisable en soumission, avant même d'avoir sorti le ruban à mesurer.

Ce que cette contrainte élimine concrètement

L'appareil installé à Lacolle est un GUD36AH2/G-D(U) de 3 tonnes, chargé à 2,9 kg. Il exige donc 8,6 m² (92,6 pi²).

Un sous-sol complet de maison rurale dépasse cette valeur d'un facteur dix. La conformité est acquise sans effort. Mais nous recevons régulièrement des demandes où le propriétaire souhaite placer l'appareil dans un placard mécanique de 4 pi × 6 pi, soit 24 pi². À 92,6 pi² exigés, ce n'est pas une question de préférence ou de dégagement de service : la configuration est simplement non conforme, et aucun ajustement d'installation ne la sauve.

La nuance technique qu'il faut comprendre : la superficie de référence est celle de l'espace desservi et communicant, pas nécessairement celle du réduit où repose la machine, parce que le mécanisme de mitigation repose sur la circulation d'air. Un appareil enfermé dans un placard fermé, portes pleines et sans reprise d'air adéquate, ne bénéficie pas de cette communication. Un appareil au centre d'un sous-sol ouvert, oui.

Pour les grandes unités de la gamme — celles chargées à 4,6 kg, qui exigent 13,71 m² (147,5 pi²) — cette question mérite d'être posée avant la signature du contrat, pas le matin de l'installation.

Deuxième exigence : aucune source d'ignition dans les conduits

C'est la ligne d'avertissement la plus importante de l'étiquette, et la moins souvent respectée sur le terrain. Elle se lit ainsi : les dispositifs auxiliaires pouvant constituer une source d'ignition ne doivent pas être installés dans les conduits, à l'exception des dispositifs auxiliaires homologués pour être utilisés avec l'appareil en question.

La portée pratique est directe. Dans une maison tout électrique du Québec, on ajoute presque toujours une puissance électrique d'appoint au système central : un chauffe-air d'adjonction dans le plénum, ou un ensemble de résistances intégré à l'appareil. À l'époque du R410A, ce choix relevait du dimensionnement et du calcul de charge électrique. Avec un réfrigérant A2L, une exigence supplémentaire s'ajoute : le dispositif doit être homologué pour cet appareil précis.

Une batterie électrique parfaitement bonne, correctement dimensionnée, protégée par ses limiteurs et installée dans les règles peut néanmoins ne pas être admissible dans le plénum d'un système R32 si elle ne figure pas parmi les accessoires homologués du fabricant.

Notre position, sur tous nos chantiers R32 : le chauffage d'appoint est validé auprès du fabricant et du distributeur avant la commande, par écrit, avec le numéro de modèle exact de l'appareil intérieur. C'est une vérification de cinq minutes qui protège l'installation, la garantie et l'assurabilité du bâtiment.

Troisième exigence : le système de détection doit rester alimenté

L'étiquette précise que le système de détection de fuites installé doit être alimenté en permanence, sauf pendant une intervention de service.

Le FLEXX est livré avec une sonde de détection A2L montée en usine. En cas de détection, la commande démarre le ventilateur pour disperser le réfrigérant. Ce mécanisme n'existe que si l'appareil est sous tension.

La conséquence est banale et pourtant fréquemment ignorée : personne ne coupe le disjoncteur de l'appareil pendant l'hiver ou pendant une absence prolongée. Le réflexe est courant chez les propriétaires de chalets et de résidences secondaires, nombreux dans le secteur de Lacolle et le long de la frontière. Nous l'inscrivons noir sur blanc dans la remise des clés.

Les raccords à évasement : l'endroit où les systèmes R32 fuient

Sur cette installation, le raccordement de l'unité intérieure se fait par raccords à évasement (flare), en cuivre, et non par brasage. Les deux écrous laitonnés sont visibles sur la façade droite du caisson, avec le bouchon rouge du port de service sur la ligne liquide de 3/8 po et le raccord de la ligne gaz de 3/4 po en dessous.

Un raccord à évasement est plus rapide qu'un joint brasé et il évite toute flamme nue à proximité d'un appareil A2L à l'intérieur du bâtiment. En contrepartie, c'est un joint mécanique, et un joint mécanique se dégrade si l'exécution est approximative. La très grande majorité des fuites que nous diagnostiquons sur des systèmes récents se trouvent à un raccord à évasement, jamais au milieu d'une ligne.

Notre méthode pour un évasement qui tient dix ans
  1. Coupe perpendiculaire au coupe-tube, sans écrasement, puis ébavurage tube vers le bas pour que les copeaux de cuivre ne tombent pas dans la ligne. Un copeau de cuivre dans un détendeur électronique est un appel de service garanti.
  2. Écrou enfilé avant l'évasement. Cela paraît évident. C'est l'erreur la plus fréquente en fin de journée.
  3. Évasement à l'outil excentrique, vérifié au calibre d'évasement : surface régulière, sans fissure radiale, sans marque d'outil, diamètre conforme.
  4. Film d'huile de synthèse compatible sur la portée conique, jamais sur le filet. L'huile va sur la surface d'étanchéité, pas sur le filetage.
  5. Serrage à la clé dynamométrique, à la valeur prescrite par le fabricant pour chaque diamètre. Ni au jugé, ni « un peu plus pour être certain ». Un évasement trop serré se fissure, et la fuite apparaît six mois plus tard.
  6. Essai d'étanchéité à l'azote sec avant la mise sous vide, avec les joints laissés découverts — c'est pourquoi on voit sur la photo une portion de cuivre nu entre l'isolant et l'écrou.
  7. Isolation refermée sur le joint une fois l'essai concluant, jusqu'à la face du caisson, sans interruption.

Ce septième point mérite une insistance particulière dans un sous-sol de maison rurale. La ligne gaz fonctionne en dessous du point de rosée pendant toute la saison de climatisation. Un centimètre d'isolant manquant sur un raccord, et l'eau de condensation coule le long du cuivre, entre dans le caisson et finit sur le béton. Le propriétaire conclut à une fuite de l'appareil. Ce n'en est pas une, mais le diagnostic coûte une visite.

Le sous-sol lui-même : ce qui entoure l'appareil compte autant que l'appareil

Le local est un sous-sol de maison rurale non fini. Murs de fondation crépis, traces d'humidité visibles à mi-hauteur, sol de béton avec des dénivellations. Rien d'anormal pour la région : la nappe est haute dans la plaine du Haut-Richelieu et la plupart de ces maisons sont sur puits et fosse septique.

Le plénum d'alimentation est isolé, et ce n'est pas décoratif

Sur la photo, le plénum d'alimentation qui part de l'appareil vers la droite est recouvert d'un isolant à pare-vapeur métallisé. Cette décision se prend au moment du devis, pas à la fin des travaux.

Dans un sous-sol non chauffé ou faiblement chauffé :

  • En chauffage, un plénum nu perd de la chaleur dans un espace que personne n'occupe. Sur un système à air modérément chaud, cette perte se voit directement à la température aux bouches du rez-de-chaussée.
  • En climatisation, un plénum nu à 13 °C dans un sous-sol humide à 22 °C transpire. L'eau coule le long de la tôle, s'accumule sur les joints, tache le béton et rouille les vis à tôle. Nous démontons chaque année des plénums non isolés dont les agrafes sont corrodées de part en part.

Le pare-vapeur doit être continu et scellé aux joints. Un isolant posé mais mal refermé aux raccords est pire qu'aucun isolant : il crée une surface froide sous une couche perméable et concentre la condensation là où on ne la voit pas.

Le condensat, sans drain de plancher

Beaucoup de ces sous-sols n'ont pas de drain de plancher utilisable, ou en ont un dont personne ne connaît la destination. Sur ce chantier, l'évacuation du condensat descend en ligne isolée sur la gauche de l'appareil.

Nos règles sur ce poste :

  • Siphon dimensionné selon la pression négative du caisson, avec bouchons de nettoyage accessibles sans démonter la tuyauterie
  • Pente continue, vérifiée au niveau, sur toute la longueur
  • Si une pompe à condensat est nécessaire, elle est munie d'un contact de sécurité câblé sur le circuit 24 V — pas d'une simple alarme sonore que personne n'entend au sous-sol
  • Aucune décharge directe dans une fosse septique sans validation; en secteur rural sur puits et fosse, la destination de l'eau se décide avec le propriétaire, pas par défaut
La corrosion, sur dix ans

Un caisson d'acier peint dans un sous-sol humide vieillit. Nous surélevons systématiquement l'appareil de sa base, nous évitons le contact direct entre la tôle et le béton, et nous vérifions que rien ne repose contre le caisson. Sur un plancher irrégulier comme celui-ci, la mise à niveau se fait par cales, pas par approximation : un appareil hors niveau draine mal son bac de condensat, et l'eau stagnante dans un bac est le point de départ de la corrosion interne.

Les données techniques du système installé à Lacolle

Élément Spécification
Unité extérieure GREE GUD36W2/NhE-D(U)
Unité intérieure GREE GUD36AH2/G-D(U)
Numéro AHRI certifié 217120760
Capacité en climatisation 34 000 BTU/h (modulation 18 000 – 37 000)
Capacité en chauffage 34 000 BTU/h (modulation 18 000 – 37 000)
TRÉS2 (SEER2) 18
CPSC2 (HSPF2) 10
TRÉ2 (EER2) 12
COP 3,2
Homologation ENERGY STAR
Plage de chauffage -30 °C à 24 °C
Plage de climatisation -15 °C à 54 °C
Réfrigérant R32 (A2L)2,9 kg, superficie minimale exigée 8,6 m²
Débit d'air intérieur 1 000 pi³/min à 125 Pa (0,5 po c.e.)
Niveau sonore intérieur 51 dB(A)
Niveau sonore extérieur 61 dB(A)
Alimentation 208-230 V — MOCP 30 A (ext.) / 15 A (int.)
Raccordement Évasement — liquide 3/8 po, gaz 3/4 po
Précharge d'usine 7,5 m (24,6 pi); maximum 30 m; ajout à 0,32 oz/pi (30 g/m)
Poids 187,5 lb (ext.) / 163,1 lb (int.)
Commande Thermostat conventionnel 24 VAC, Wi-Fi monté en usine
Détection Sonde de fuite A2L montée en usine
Garantie 10 ans, portée à 12 ans avec enregistrement du produit

Pourquoi Lacolle est un bon terrain pour une thermopompe centrale

Le secteur du Haut-Richelieu combine trois conditions qui jouent en faveur d'une conversion depuis une fournaise électrique :

  • Un parc de maisons tout électriques, sans réseau gazier dans la majorité des rangs, donc rien à convertir côté combustible et aucune cheminée à condamner
  • Des réseaux de conduits déjà en place dans les maisons équipées d'une fournaise à air pulsé, ce qui réduit considérablement l'ampleur des travaux comparé à une maison à plinthes électriques
  • Des sous-sols dégagés qui satisfont la contrainte de superficie minimale A2L sans aménagement particulier

Le plafond bas et l'accès par un escalier étroit sont les seules vraies difficultés logistiques. Un caisson de 163 lb qui doit descendre au sous-sol se planifie; il ne s'improvise pas le matin même.

Admissibilité aux programmes de subvention

Le système porte la certification ENERGY STAR et un numéro AHRI certifié (217120760) — les deux pièces normalement exigées au dossier. Nous vérifions l'admissibilité réelle avant la signature, avec le couple exact d'unités intérieure et extérieure, parce que le motif de refus le plus fréquent reste un rendement annoncé qui ne correspond pas à la combinaison réellement installée. Les seuils, les montants et les conditions changent d'une année à l'autre et méritent une vérification à jour plutôt qu'une promesse verbale.

Les erreurs à éviter sur une installation R32 au sous-sol

  • Choisir l'emplacement de l'appareil avant d'avoir mesuré la superficie du local et consulté le tableau de l'étiquette
  • Installer un chauffage d'appoint non homologué pour l'appareil dans le plénum
  • Serrer les raccords à évasement au jugé plutôt qu'à la clé dynamométrique
  • Laisser un joint non isolé après l'essai d'étanchéité et attribuer ensuite la condensation à une fuite
  • Poser un plénum non isolé dans un sous-sol humide
  • Couper l'alimentation de l'appareil hors saison, ce qui désactive la détection de fuite
  • Poser l'appareil directement sur un béton irrégulier, sans mise à niveau ni séparation

Chez AirGreen, nous réalisons ce type d'installation CVAC à Lacolle, dans le Haut-Richelieu, partout en Montérégie ainsi qu'à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Sud et sur la Rive-Nord. Pour un remplacement de fournaise électrique, l'installation d'une thermopompe centrale ou un entretien CVAC, notre équipe se déplace, mesure le local, lit l'étiquette de l'appareil avec vous et remet une soumission qui tient compte de ce qui est réellement possible dans votre sous-sol.

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