Installation d'une thermopompe centrale « add-on » GREE FLEXX R32 à Saint-Philippe, en Montérégie
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Installation d'une thermopompe centrale « add-on » GREE FLEXX R32 à Saint-Philippe, en Montérégie

Un vide sanitaire de 1,9 mètre, une fournaise à conserver et un capteur A2L qui impose sa position : le chantier de Saint-Philippe

Le propriétaire nous a appelés à la mi-juin, après deux étés à faire tourner deux climatiseurs portatifs dans une maison de plain-pied du secteur résidentiel de Saint-Philippe, à quelques minutes de la montée Monette. Sa maison était déjà chauffée à l'électricité, avec un réseau de conduits complet et une fournaise en bon état. Sa demande était précise : de la climatisation centrale, du chauffage plus économique en mi-saison, et surtout, pas question de jeter un appareil de chauffage encore fonctionnel.

C'est exactement le cas de figure où une thermopompe centrale « add-on » est la bonne réponse. Et c'est la configuration que nous avons livrée : une GREE FLEXX R32, greffée au réseau existant, avec la fournaise conservée en appoint.

Pourquoi une configuration « add-on » plutôt qu'un remplacement complet

Le mot « add-on » décrit une réalité simple : on ajoute une thermopompe à un système de chauffage déjà en place, au lieu de tout arracher. L'appareil existant reste, mais il change de rôle. Il cesse d'être la source principale de chaleur et devient la source d'appoint, celle qui prend le relais quand la température extérieure descend sous le point d'équilibre de la thermopompe.

Les avantages sont concrets pour un propriétaire de la Rive-Sud :

  • On réutilise le réseau de conduits, ce qui représente souvent 30 à 40 % du coût d'un système central neuf.
  • On garde une redondance réelle. Si la thermopompe est en arrêt pour un entretien en janvier, la maison ne refroidit pas.
  • On ajoute la climatisation centrale, ce qu'une fournaise seule ne fera jamais.
  • On rend admissible le projet aux aides financières liées aux thermopompes efficaces, ce qu'un simple remplacement de fournaise ne permet pas.

Le piège de l'« add-on », lui, est toujours le même : deux appareils qui se disputent le même réseau et le même thermostat. Nous y reviendrons, parce que c'est là que se joue la différence entre une installation qui fonctionne et une installation qui fait grimper la facture.

L'appareil retenu : GREE FLEXX R32, 34 000 BTU/h

Après le calcul de charge pièce par pièce et la mesure du réseau existant, nous avons retenu le jumelage suivant :

  • Unité extérieure : GUD36W2/NhE-D(U)
  • Unité intérieure (traitement d'air horizontal) : GUD36AH2/G-D(U)

Les chiffres qui comptent :

Donnée Valeur
Capacité nominale en climatisation 34 000 BTU/h (modulation de 18 000 à 37 000)
Capacité nominale en chauffage 34 000 BTU/h (modulation de 18 000 à 37 000)
TRÉS2 (SEER2) 18
CPSC2 (HSPF2) 10
TRÉ2 (EER2) 12
COP 3,2
Numéro AHRI 217120760
Certification ENERGY STAR
Plage de chauffage -30 °C à 24 °C
Plage de climatisation -15 °C à 54 °C
Réfrigérant R32, 2,9 lb (102,3 oz) d'usine
Alimentation 208-230 V — extérieur MCA 27,7 A / MOCP 30 A

Trois caractéristiques du FLEXX ont pesé lourd dans le choix, et elles sont directement liées à l'installation en add-on.

La commande en 24 VAC conventionnel. Le FLEXX ne réclame pas un thermostat propriétaire ni une passerelle de communication maison. Il se pilote avec un thermostat conventionnel 24 V, ce qui rend l'intégration avec un appareil de chauffage existant beaucoup plus propre, et beaucoup plus facile à dépanner cinq ans plus tard.

La conception à flux d'air horizontal (latéral). L'unité intérieure est conçue pour être couchée et souffler sur le côté. Dans un vide sanitaire de Saint-Philippe où la hauteur libre ne dépasse pas 1,9 m, ce n'est pas un détail de catalogue : c'est ce qui rend l'installation possible.

La compatibilité Dual Fuel et Ultra Heat. Même si cette maison est tout électrique, la plateforme accepte les scénarios bi-énergie. Pour nos clients de Saint-Constant, Delson ou Candiac encore au gaz naturel, c'est le même appareil qui sert.

Ajoutons le Wi-Fi monté en usine — pas un module à commander séparément trois semaines après la mise en service — et une plage de chauffage descendant à -30 °C, ce qui couvre la quasi-totalité des nuits d'hiver en Montérégie.

Le capteur de fuite A2L : la contrainte qui a dicté le montage

C'est l'élément le plus mal compris des systèmes au R32, et celui qui distingue une installation faite dans les règles d'une installation faite vite.

Le R32 est un réfrigérant classé A2L : faiblement inflammable. La norme impose donc une détection de fuite intégrée à l'appareil, avec une logique d'atténuation. Le FLEXX arrive avec la sonde de détection A2L incluse, montée en usine. Mais — et c'est écrit noir sur blanc sur l'étiquette d'avertissement collée sur le panneau de la section soufflante — la position de cette sonde dépend du sens de refoulement de l'appareil.

Sur une unité couchée à l'horizontale, il y a deux orientations possibles. Si l'appareil refoule vers la droite, la sonde doit se trouver à l'emplacement indiqué sur la figure. Si l'on inverse le sens du flux d'air sans repositionner la sonde, on obtient un capteur qui se retrouve du mauvais côté du serpentin. Le R32 est plus lourd que l'air : il descend et s'accumule au point bas de la section. Un capteur mal placé peut donc surveiller une zone où le réfrigérant n'ira jamais.

À Saint-Philippe, le sens de refoulement était imposé par la géométrie du sous-sol. Nous avons donc :

  1. Confirmé le sens du flux d'air avant même de descendre l'appareil, à partir du tracé du plénum de raccordement.
  2. Vérifié physiquement la position de la sonde dans la section d'échange, panneau ouvert, avant la mise sous pression.
  3. Documenté la position au dossier, photo à l'appui, pour que le prochain technicien qui ouvre ce panneau sache ce qu'il regarde.
  4. Testé la logique d'atténuation à la mise en service : à la détection, le compresseur s'arrête et la soufflante intérieure est appelée pour diluer et disperser le réfrigérant dans le réseau.

C'est trois quarts d'heure de travail. C'est aussi la différence entre un dispositif de sécurité fonctionnel et un dispositif décoratif.

Les contraintes réelles du chantier

Une hauteur libre qui interdisait le montage suspendu

Le premier réflexe, pour un appareil horizontal, est de le suspendre aux solives sur tiges filetées. Impossible ici : le conduit d'évacuation traversant la dalle du plafond passait exactement dans l'axe utile, et il ne restait pas assez de dégagement au-dessus du caisson.

Nous avons donc monté l'unité sur une assise de blocs de béton pleins, mise de niveau à la règle et calée avec des cales composites. Trois exigences ont guidé le montage :

  • Une pente très légère vers le raccord de drain, pour que le bac de condensat se vide par gravité et ne retienne pas d'eau stagnante.
  • Une hauteur d'assise suffisante pour créer le siphon de condensat sous le bac. Un siphon écrasé au ras de la dalle est la cause numéro un des refoulements d'eau que nous constatons en service sur les appareils horizontaux de la Rive-Sud.
  • Un dégagement d'accès maintenu du côté des panneaux de service, sur toute la longueur du caisson de 48 po.
Le raccordement au réseau existant

L'unité intérieure du FLEXX refoule latéralement dans un plénum de transition fabriqué sur mesure à l'atelier, puis raccordé à l'appareil de chauffage existant conservé en appoint, lui-même relié au tronc de distribution principal.

Ce plénum a été scellé au ruban d'aluminium sur toutes ses jonctions, y compris les angles rentrants — pas de ruban de toile, jamais, sur un plénum sous pression. Les conduits flexibles isolés vers les branches secondaires ont été tendus, jamais comprimés : un flexible affaissé ajoute des coudes invisibles que personne ne comptabilise dans le calcul de pression statique.

La ligne frigorifique

Le FLEXX 36 utilise une ligne liquide de 3/8 po et une ligne gaz de 3/4 po. L'appareil est préchargé pour 24,6 pi (7,5 m) de tuyauterie. Au-delà, il faut ajouter 0,32 oz par pied (30 g/m).

Le parcours réel jusqu'à la dalle extérieure faisait 41 pi. Nous avons donc ajouté la charge complémentaire à la balance électronique, pesée et notée au rapport de mise en service — pas estimée aux manomètres. Sur un appareil à modulation, une surcharge de quelques onces se paie en performance et en cyclage, et elle ne se voit pas au premier été.

Les limites à respecter sur ce modèle : 98,4 pi (30 m) de longueur maximale entre les unités et 49,2 pi (15 m) de dénivelé maximal. Nous concevons toujours nos parcours selon le tableau spécifique au modèle, jamais selon la valeur générique de la page couverture d'un dépliant.

Raccords évasés serrés à la clé dynamométrique, mise sous vide sous 500 microns avec test de maintien de 15 minutes vanne fermée, puis ouverture des vannes. Sur un système R32, la rigueur du tirage au vide n'est pas négociable : l'humidité résiduelle et le R32 font mauvais ménage avec l'huile POE.

Le condensat

Le bac se vide par un boyau annelé vers un réseau PVC muni d'un bouchon de nettoyage accessible, puis vers la pompe de relevage. Nous ajoutons systématiquement un interrupteur de sécurité de trop-plein câblé en série sur la commande : si le niveau monte, la thermopompe s'arrête avant que l'eau ne sorte. Nous avons vu trop de planchers de sous-sol abîmés par un boyau de 6 $ pour faire l'économie de cette précaution.

L'intégration des commandes : là où la plupart des « add-on » ratent leur cible

Deux appareils, un réseau, un thermostat. Si le câblage est bâclé, on obtient l'un des deux scénarios suivants :

  • La fournaise démarre en même temps que la thermopompe. L'air chaud de l'appoint traverse le serpentin, la pression de refoulement monte, le rendement s'effondre et on paie l'électricité en double.
  • La thermopompe est verrouillée trop haut. Le point d'équilibre est réglé à -5 °C « par précaution » et l'appoint travaille tout l'hiver. Le client a payé une thermopompe pour chauffer aux plinthes.

À Saint-Philippe, nous avons câblé un thermostat conventionnel 24 V à deux étages avec verrouillage de l'appoint, et réglé le point d'équilibre à partir de la charge calculée de la maison, pas d'une valeur par défaut. La séquence est simple : la thermopompe assure seule tant qu'elle suit la charge ; l'appoint n'est appelé qu'en deuxième étage, sur écart de température maintenu, et il est interdit tant que le compresseur n'a pas eu le temps de faire son travail.

Le débit d'air a été mesuré et ajusté au réseau réel, avec relevé de la pression statique externe de part et d'autre du caisson. Nous ne nous fions jamais à un débit théorique de fiche technique — c'est une valeur de laboratoire, pas la valeur de votre sous-sol.

Ce que ce projet change sur la facture, et ce à quoi vous avez droit

Aide financière : la règle de calcul que peu de gens connaissent

Le programme LogisVert d'Hydro-Québec verse 50 $ par 1 000 BTU/h pour une thermopompe efficace, et 120 $ par 1 000 BTU/h pour un appareil classé climat froid. L'appareil doit être certifié ENERGY STAR — c'est obligatoire pour toute installation faite depuis le 26 novembre 2025 — et offrir un minimum de 12 000 BTU/h en climatisation.

Le détail qui fait toute la différence : le montant se calcule sur la capacité à -8 °C, pas sur la capacité nominale. Ce n'est pas le 34 000 BTU/h de la fiche technique qui sert au calcul, mais la valeur certifiée à -8 °C associée au numéro AHRI de la combinaison intérieure-extérieure précise que vous installez. Changer l'unité intérieure sans changer l'extérieure change le numéro AHRI, donc le montant.

Chez AirGreen, nous validons le jumelage dans l'outil de recherche d'Hydro-Québec avant de commander l'équipement, et nous montons le dossier avec le client. C'est la seule façon d'éviter la mauvaise surprise du refus après installation.

Le programme Chauffez vert, lui, n'accepte plus de demandes depuis le 31 mars 2026. Les propriétaires encore au mazout ou au propane sur la Rive-Sud doivent donc composer avec les programmes toujours actifs, et nous faisons l'inventaire avec eux au moment de la soumission.

Les erreurs que nous voyons le plus souvent sur les « add-on »

  1. Surdimensionner « pour être sûr ». Un appareil trop gros cycle court, déshumidifie mal et vieillit vite. Le calcul de charge n'est pas une formalité administrative.
  2. Conserver un réseau de conduits sous-dimensionné. Une fournaise tolère une pression statique élevée. Une thermopompe à modulation, beaucoup moins.
  3. Ignorer la position du capteur A2L sur un appareil horizontal. Voir plus haut.
  4. Poser l'unité extérieure au ras du sol. En Montérégie, la neige s'accumule et le cycle de dégivrage produit de l'eau. Nous montons systématiquement sur base surélevée.
  5. Ne pas noter la charge ajoutée. Sans le poids exact au dossier, le prochain diagnostic part à l'aveugle.
  6. Négliger les filtres intérieurs. Un filtre encrassé sur un système à modulation se traduit par une perte de capacité progressive que le client attribue à l'appareil.

Notre expérience sur la Rive-Sud et ailleurs

Le secteur de la MRC de RoussillonSaint-Philippe, Saint-Constant, Delson, La Prairie, Candiac, Saint-Mathieu, Châteauguay — nous occupe beaucoup, parce que le parc résidentiel y mélange des maisons neuves à réseau complet et des maisons des années 1970-1990 dont les sous-sols et vides sanitaires imposent des installations horizontales comme celle-ci.

Nous installons les mêmes configurations à Longueuil, Brossard et Saint-Hubert, à Montréal dans les secteurs à sous-sol bas, ainsi qu'à Laval et sur la Rive-Nord, de Terrebonne à Blainville. Nos équipes connaissent aussi les règlements municipaux applicables aux unités extérieures — distances aux limites de terrain, niveaux sonores admissibles, écrans — et notre bureau répond à ces questions par téléphone avant même la soumission.

Le propriétaire de Saint-Philippe nous a écrit trois semaines après la mise en service : « Le sous-sol est enfin utilisable en juillet, et je n'entends pas l'appareil du salon. » L'unité extérieure du FLEXX 36 est donnée à 61 dB(A) en régime élevé — et en modulation, elle tourne rarement à ce régime.

Passons à votre projet

Si vous avez un réseau de conduits en place, un appareil de chauffage encore valable et l'envie d'ajouter la climatisation centrale sans tout refaire, une thermopompe centrale add-on GREE FLEXX R32 mérite d'être évaluée sérieusement.

Chez AirGreen, chaque soumission commence par un calcul de charge, une mesure du réseau existant et une vérification de l'admissibilité aux aides financières. Contactez-nous pour une évaluation de votre installation CVAC à Saint-Philippe, sur la Rive-Sud, à Montréal, à Laval, à Longueuil ou sur la Rive-Nord.

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