Installation d’une thermopompe centrale Hitachi airCore 700 dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve à Montréal
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Installation d’une thermopompe centrale Hitachi airCore 700 dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve à Montréal

Le cœur du système mis à nu : une installation centrale où le débit d’air, l’électricité et la sécurité du R32 doivent fonctionner ensemble

La photo prise pendant cette installation de thermopompe centrale Hitachi airCore 700 dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve montre une partie que les propriétaires voient rarement : l’intérieur de l’unité de traitement d’air avant la fermeture complète de ses panneaux d’accès.

Au centre du caisson se trouve le logement métallique du ventilateur centrifuge. Dans la partie supérieure, nous apercevons les borniers, les relais, les conducteurs de commande et les câbles d’alimentation nécessaires au fonctionnement du système. Plus bas, une étiquette de sécurité indique clairement la présence d’un réfrigérant de catégorie A2L, une information particulièrement importante pour une installation fonctionnant au R32.

Cette image illustre bien la différence entre simplement remplacer une machine et réaliser une véritable installation CVAC. Une thermopompe centrale doit communiquer correctement avec l’unité extérieure, déplacer le bon volume d’air dans les conduits, gérer les demandes du thermostat, évacuer les condensats et respecter les nouvelles exigences associées aux réfrigérants A2L.

Dans cette résidence de l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve à Montréal, notre intervention a donc porté autant sur la qualité de l’assemblage mécanique que sur le contrôle électrique, le débit d’air et la mise en service.

Une unité de traitement d’air conçue pour travailler avec les conduits de la maison

La thermopompe Hitachi airCore 700 peut être jumelée à plusieurs catégories d’unités intérieures. Dans ce projet, le système utilise une unité centrale de traitement d’air raccordée au réseau de conduits de la propriété.

Contrairement à un climatiseur mural, qui traite principalement la pièce dans laquelle il est installé, une thermopompe centrale distribue l’air chauffé ou climatisé vers plusieurs espaces par l’intermédiaire des conduits existants ou nouvellement adaptés.

Cette configuration peut convenir aux maisons de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve qui possèdent déjà :

  • une ancienne fournaise électrique, au gaz ou au mazout;
  • un réseau de conduits dans les murs, le sous-sol ou les plafonds;
  • des grilles de soufflage dans plusieurs pièces;
  • une prise de retour d’air centrale;
  • un local mécanique permettant d’installer une nouvelle unité intérieure.

La gamme d’unités de traitement d’air airCore 700 est offerte, selon la documentation Hitachi, dans des capacités nominales de 18 000, 24 000, 30 000, 36 000 et 48 000 BTU/h. La capacité précise installée dans une propriété ne doit toutefois jamais être déterminée à partir de la photo ou de la superficie seulement.

Nous devons considérer la charge thermique réelle du bâtiment, la qualité de l’isolation, le nombre de fenêtres, l’exposition au soleil, les infiltrations d’air et la capacité des conduits à transporter le débit requis.

Ce que montre précisément la photo de cette installation

Le panneau de service de l’unité intérieure a été retiré afin de permettre nos vérifications techniques. Cette étape donne accès au compartiment du ventilateur et à la section électrique.

Le ventilateur centrifuge et son carter métallique

La grande pièce métallique visible au centre est le carter du ventilateur centrifuge. Un repère de rotation est embouti sur sa surface afin d’indiquer le sens prévu de fonctionnement.

Le ventilateur constitue un élément déterminant du confort. Il doit aspirer l’air de retour, le faire passer à travers le filtre et l’échangeur, puis le pousser dans les conduits d’alimentation.

Un ventilateur mal configuré peut entraîner :

  • un débit insuffisant dans les pièces éloignées;
  • un bruit excessif aux grilles;
  • une pression statique trop élevée;
  • un échange thermique inadéquat;
  • un risque de gel de l’échangeur en climatisation;
  • une température de soufflage irrégulière;
  • une consommation électrique inutilement élevée.

L’unité de traitement d’air airCore 700 utilise un moteur ECM à cinq vitesses. Selon Hitachi, cette conception vise à améliorer la compatibilité du système et à réduire la puissance consommée par le ventilateur d’environ 10 % par rapport à certaines configurations conventionnelles.

Le choix de la vitesse ne se fait pas au hasard. Nous devons l’ajuster en fonction du tonnage, des conduits, du filtre, de la pression statique et du débit demandé par le fabricant.

Le compartiment électrique supérieur

Dans la partie supérieure de la photo, plusieurs conducteurs de couleurs différentes relient les composantes de commande, les borniers et les dispositifs de puissance.

Cette section gère notamment :

  • l’alimentation du moteur du ventilateur;
  • les demandes de chauffage et de climatisation;
  • la communication avec l’unité extérieure;
  • les signaux du contrôleur mural;
  • les dispositifs de sécurité;
  • certains accessoires ou éléments de chauffage auxiliaire, selon la configuration.

Les fils de plus fort calibre et les borniers doivent être serrés au couple approprié. Un raccord desserré peut créer une résistance électrique, produire de la chaleur et éventuellement endommager un terminal ou une composante.

Lors de la mise en service, nous vérifions donc les raccordements, la tension, la polarité lorsqu’elle est applicable, la continuité des conducteurs de commande et la mise à la terre.

L’étiquette A2L visible sur le panneau inférieur

La partie inférieure de l’appareil présente des pictogrammes de sécurité, dont l’identification A2L. Cette classification concerne les réfrigérants légèrement inflammables, comme le R32 utilisé par la gamme airCore 700.

Le R32 n’est pas manipulé de la même manière qu’un ancien réfrigérant courant. L’installation exige notamment :

  • des outils compatibles avec le réfrigérant utilisé;
  • une ventilation adéquate de la zone de travail;
  • l’élimination des sources potentielles d’allumage;
  • des procédures adaptées pour l’épreuve d’étanchéité et la mise sous vide;
  • le respect des volumes minimaux et exigences applicables;
  • une formation appropriée des techniciens;
  • une attention particulière aux raccords frigorifiques.

La documentation Hitachi précise que l’unité de traitement d’air airCore 700 est préparée pour le réfrigérant A2L et qu’un capteur de détection de R32 est installé en usine. Elle présente aussi un caisson d’environ 20,5 pouces de largeur et un moteur ECM à cinq vitesses, deux caractéristiques utiles lors d’une intégration dans un espace mécanique restreint.

Pourquoi le R32 est utilisé dans la Hitachi airCore 700

Le R32 possède un potentiel de réchauffement planétaire annoncé de 675, inférieur à celui de plusieurs réfrigérants précédemment employés dans les systèmes résidentiels.

Son utilisation peut contribuer à améliorer le rendement de l’appareil et à réduire la quantité totale de réfrigérant nécessaire pour certaines applications. Elle impose cependant une discipline supplémentaire pendant l’installation et l’entretien.

Chez AirGreen, nous ne considérons pas l’étiquette A2L comme une simple formalité apposée sur le caisson. Elle influence la méthode de travail, la préparation du chantier, les outils utilisés et la vérification finale.

Le capteur de réfrigérant ne remplace pas une installation étanche

Un détecteur intégré constitue une mesure de sécurité, mais il ne corrige pas un mauvais raccord.

La première protection demeure une installation frigorifique exécutée correctement :

  1. découpe propre des conduites;
  2. évasements conformes lorsque requis;
  3. serrage selon les valeurs prescrites;
  4. épreuve sous pression avec le gaz approprié;
  5. recherche de fuite;
  6. mise sous vide profonde;
  7. test de tenue du vide;
  8. libération ou ajustement de la charge selon la longueur installée.

Ces étapes réduisent les risques de fuite et protègent le compresseur contre l’humidité, l’air et les contaminants.

L’adaptation aux maisons de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve

L’arrondissement comprend un grand nombre de duplex, triplex, maisons en rangée et résidences ayant été rénovées à différentes périodes. Les réseaux de conduits peuvent donc varier considérablement d’un bâtiment à l’autre.

Dans certains projets, nous trouvons des conduits installés pour une ancienne fournaise à haute température. Dans d’autres, les conduits ont été modifiés plusieurs fois au fil des rénovations, avec des sections réduites, des embranchements ajoutés ou des retours d’air insuffisants.

Une thermopompe moderne produit généralement un air chauffé à une température plus modérée qu’une fournaise traditionnelle. Elle doit donc déplacer un volume d’air adéquat pendant des cycles plus longs.

Une vérification des conduits avant de choisir la vitesse du ventilateur

Avant la programmation finale du moteur ECM, nous examinons :

  • la dimension du conduit principal;
  • la superficie du retour d’air;
  • le nombre de grilles;
  • l’état des conduits flexibles;
  • les restrictions près des coudes;
  • la dimension et la densité du filtre;
  • la présence de registres fermés;
  • les pertes d’air aux joints;
  • la pression statique totale.

Un moteur ECM peut augmenter son effort pour maintenir le débit demandé. Cela ne signifie pas qu’il peut résoudre toutes les déficiences du réseau.

Lorsque la résistance devient excessive, le moteur peut consommer davantage, produire plus de bruit et subir une charge inutile. Il est donc préférable de corriger le conduit ou le retour d’air plutôt que de masquer le problème par une vitesse plus élevée.

Le dimensionnement : une étape indépendante de la capacité de l’ancienne fournaise

Une erreur fréquente consiste à remplacer une ancienne fournaise de 80 000 ou 100 000 BTU/h par une thermopompe choisie à partir de cette seule donnée.

La capacité inscrite sur une ancienne fournaise peut représenter la puissance d’entrée et non la chaleur réellement transmise à la maison. De plus, de nombreux anciens systèmes étaient surdimensionnés.

Pour cette installation de thermopompe centrale Hitachi à Montréal, le dimensionnement doit plutôt tenir compte :

  • des pertes de chaleur à la température de calcul hivernale;
  • des gains de chaleur en été;
  • de la capacité de chauffage réelle de la thermopompe à basse température;
  • de la capacité des conduits;
  • du chauffage auxiliaire disponible;
  • du type de résidence et du nombre de niveaux;
  • des habitudes de confort des occupants.

Une thermopompe surdimensionnée peut effectuer des cycles trop courts en climatisation, ce qui réduit le contrôle de l’humidité. Une unité trop petite peut dépendre trop rapidement du chauffage auxiliaire pendant l’hiver.

Rendement énergétique de la Hitachi airCore 700

La gamme airCore 700 comprend des versions standards et des versions HeatForce. Les performances varient selon l’unité extérieure, l’unité intérieure et la capacité choisie.

Pour les combinaisons avec unité de traitement d’air centrale, le fabricant indique un rendement pouvant atteindre environ :

  • 18 SEER2;
  • 11,7 EER2, selon la capacité.

Les versions HeatForce de certaines configurations sont conçues pour mieux maintenir leur capacité à basse température. La documentation présente notamment une capacité de chauffage pouvant atteindre 100 % à -15 °C et plus de 70 % à -25 °C, dans les conditions d’essai indiquées.

Ces données ne doivent pas être appliquées automatiquement à toutes les airCore 700. La combinaison exacte doit être confirmée à partir :

  • du modèle de l’unité extérieure;
  • du modèle de l’unité intérieure;
  • du numéro AHRI;
  • de la capacité nominale;
  • de la version standard ou HeatForce.

Chauffage auxiliaire et gestion des pointes de froid

Une installation centrale au Québec peut inclure un élément électrique auxiliaire. Celui-ci peut intervenir lorsque la thermopompe ne suffit pas à répondre à la demande, pendant certaines séquences de dégivrage ou lorsqu’une consigne particulière le requiert.

La capacité de l’élément électrique doit être coordonnée avec :

  • le panneau électrique;
  • la capacité des conducteurs;
  • le disjoncteur;
  • la charge totale du bâtiment;
  • les exigences du fabricant;
  • les besoins calculés de la résidence.

Un élément surdimensionné peut imposer une charge inutile au service électrique. Un élément trop faible peut ne pas fournir le soutien attendu lors d’une panne de l’unité extérieure ou d’une période de froid intense.

L’objectif n’est pas de faire fonctionner les éléments électriques en permanence. La stratégie de contrôle doit privilégier la thermopompe lorsque ses conditions de fonctionnement le permettent.

Mise en service de l’unité après la fermeture des panneaux

La photo montre l’appareil pendant une phase d’inspection. Avant de remettre les panneaux en place, nous vérifions que les conducteurs sont correctement positionnés et qu’aucun fil ne risque d’entrer en contact avec une composante mobile.

Une fois l’unité refermée, notre mise en service comprend généralement :

  1. la vérification de l’alimentation électrique;
  2. la confirmation des communications;
  3. l’essai du ventilateur;
  4. la mesure de la pression statique;
  5. la vérification du débit d’air;
  6. l’essai en climatisation;
  7. l’essai en chauffage;
  8. l’inspection du drain de condensat;
  9. la lecture des températures de retour et de soufflage;
  10. la vérification des codes de défaut;
  11. la programmation du contrôleur;
  12. l’explication du fonctionnement au propriétaire.

Pourquoi les panneaux doivent être refermés pour les mesures finales

Le ventilateur et l’échangeur sont conçus pour fonctionner avec un caisson fermé. Mesurer le débit ou la pression avec un panneau retiré peut donner un résultat qui ne représente pas les conditions réelles.

Nous effectuons donc certaines inspections visuelles avec le panneau ouvert, puis les mesures de fonctionnement avec l’appareil correctement refermé.

Admissibilité potentielle aux aides financières

La gamme Hitachi airCore 700 comprend des combinaisons certifiées ENERGY STAR, et certaines versions HeatForce sont annoncées comme certifiées ENERGY STAR climat froid.

Cela ne signifie pas que chaque appareil portant le nom airCore 700 est automatiquement admissible à toutes les subventions disponibles au Québec.

La validation doit être effectuée avec les références complètes des deux unités et le numéro AHRI. Nous vérifions également :

  • le programme en vigueur à la date du projet;
  • le type d’habitation;
  • la capacité reconnue par le programme;
  • la date d’achat;
  • la date d’installation;
  • les documents exigés;
  • le système remplacé, lorsque ce critère s’applique.

Pour le propriétaire, cette vérification avant la signature est plus utile qu’une estimation fondée uniquement sur la marque ou sur une valeur maximale annoncée dans une brochure.

Les erreurs que nous cherchons à éviter sur une installation centrale

Refermer l’unité sans vérifier le compartiment électrique

Un fil mal positionné, une connexion desserrée ou un connecteur partiellement engagé peut provoquer une panne intermittente difficile à diagnostiquer.

Régler le ventilateur sans mesurer la pression statique

La sélection d’une vitesse uniquement à l’oreille ne permet pas de confirmer le débit réel.

Installer un filtre trop restrictif

Un filtre très dense installé dans un support trop petit peut réduire fortement le débit d’air. Une filtration de qualité doit être dimensionnée en fonction de la surface disponible.

Ignorer les exigences du réfrigérant A2L

L’utilisation du R32 exige des méthodes spécifiques. Les anciennes habitudes de travail ne peuvent pas être appliquées sans adaptation.

Choisir une capacité en fonction de l’ancien appareil seulement

Le remplacement doit être basé sur les besoins actuels du bâtiment et non sur une plaque signalétique datant de plusieurs décennies.

Confondre rendement maximal de la gamme et rendement de la combinaison centrale

Les valeurs obtenues avec une cassette ou une unité murale peuvent être différentes de celles d’une unité centrale de traitement d’air.

Une thermopompe centrale bien installée commence dans le caisson, pas sur le thermostat

Cette installation de Hitachi airCore 700 dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve met en évidence le travail invisible qui soutient le confort quotidien.

Lorsque le propriétaire règle la température, il ne voit pas le moteur ECM, les relais, les borniers, le capteur associé au réfrigérant R32 ou les ajustements de débit. Pourtant, ce sont précisément ces éléments qui déterminent si la maison sera confortable, silencieuse et chauffée efficacement.

Chez AirGreen, nous abordons chaque installation de thermopompe centrale comme un ensemble complet. Nous vérifions la machine, mais aussi les conduits, l’électricité, le drainage, le contrôle, la pression statique et les conditions d’entretien futur.

Nous appliquons cette méthode à Montréal, notamment dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, ainsi qu’à Laval, Longueuil, sur la Rive Nord et sur la Rive Sud. Le but demeure le même : installer un système CVAC dont les performances réelles correspondent à la capacité annoncée et aux besoins de la propriété.

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