Installation d’une thermopompe double zone Samsung Premium FJM sur un toit plat à Brossard
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Installation d’une thermopompe double zone Samsung Premium FJM sur un toit plat à Brossard

Une installation multizone conçue autour des contraintes réelles d’une toiture

À Brossard, cette installation de thermopompe double zone Samsung Premium FJM présentait une particularité déterminante : l’unité extérieure devait être installée sur un toit plat. Ce choix demandait beaucoup plus qu’un simple support métallique posé sur la membrane. Nous devions considérer le poids de l’appareil, les vibrations, l’exposition au vent, l’accumulation de neige, l’écoulement de l’eau, l’accès pour l’entretien et la protection de la toiture.

La photo montre une unité extérieure Samsung de grand format, munie de deux ventilateurs superposés. Elle repose sur une plateforme fabriquée pour répartir sa charge sur une surface étendue, plutôt que de concentrer tout son poids sur quelques petits points de contact.

L’installation comprend notamment :

  • une base composée de longues pièces de bois disposées sur la toiture;
  • une membrane protectrice sous les éléments en contact avec le toit;
  • un support métallique surélevé;
  • des points d’appui répartis sur plusieurs traverses;
  • des attaches diagonales stabilisant l’unité;
  • un dégagement suffisant sous l’appareil;
  • un accès dégagé aux panneaux de service.

Cette structure n’a pas été choisie uniquement pour tenir l’unité en place. Elle fait partie intégrante de la durabilité de toute l’installation CVAC.

Pourquoi installer l’unité extérieure sur le toit?

Dans certains projets résidentiels, multilogements ou commerciaux de Brossard, l’espace disponible au niveau du sol est limité. Une cour étroite, une terrasse, une allée, des contraintes d’aménagement ou la proximité des propriétés voisines peuvent rendre une installation murale ou au sol peu pratique.

Le toit plat devient alors une solution logique, particulièrement lorsque les deux unités intérieures se trouvent aux étages supérieurs. Une implantation en hauteur peut réduire la longueur de certains parcours frigorifiques et faciliter la distribution vers les deux zones.

Ce choix doit néanmoins être validé avec soin. Une thermopompe installée sur un toit est plus exposée :

  • aux vents soutenus;
  • aux variations rapides de température;
  • à la neige soufflée;
  • au gel et au dégel;
  • au rayonnement solaire;
  • aux accumulations d’eau;
  • aux interventions futures sur la membrane.

L’objectif n’est donc pas simplement de trouver un espace libre. Nous devons créer une implantation stable, accessible et compatible avec le bâtiment.

Une plateforme qui répartit la charge sur la toiture

Sur la photo, le support métallique n’est pas directement fixé sur une petite dalle ni posé à même la membrane. Il repose sur de longues traverses de bois formant une base beaucoup plus large.

Cette configuration permet de distribuer le poids de l’unité, du support et des efforts exercés par le vent. Elle réduit également les pressions ponctuelles qui pourraient endommager la surface du toit.

Sous les traverses, nous distinguons des bandes ou plaques de protection séparant le bois de la membrane. Ce détail est important. Un matériau rigide ou abrasif placé directement sur une toiture peut user la surface à mesure que la structure travaille sous l’effet des vibrations, des changements de température et du vent.

Les avantages de cette base élargie

Une plateforme bien préparée offre plusieurs bénéfices :

  1. Meilleure répartition du poids sur la structure du toit.
  2. Stabilité accrue de l’unité extérieure.
  3. Réduction des mouvements associés au fonctionnement du compresseur et des ventilateurs.
  4. Protection de la membrane contre les points de pression.
  5. Possibilité de déplacer ou d’ajuster le support lors de travaux futurs sur la toiture.
  6. Accès plus simple sous l’appareil pour l’inspection et le nettoyage.

La conception finale doit toujours tenir compte de la capacité structurale du bâtiment. Sur les projets nécessitant une validation particulière, la structure de toit, les poutrelles et la répartition des charges doivent être vérifiées avant l’installation.

Un support surélevé adapté aux hivers de la Rive-Sud

Le support métallique visible sur la photo maintient l’appareil au-dessus du niveau de la toiture. Ce dégagement aide à limiter les problèmes associés à la neige, à la glace et à l’eau de dégivrage.

En chauffage, une thermopompe extérieure produit périodiquement de l’eau pendant ses cycles de dégivrage. Sur un toit plat, cette eau peut geler autour de la base si elle ne s’évacue pas correctement. Une installation trop basse risquerait alors de laisser la glace se former près de l’échangeur ou des ouvertures inférieures.

Le dégagement sous l’unité permet également :

  • à l’air de circuler autour du cabinet;
  • à l’eau de s’écouler sans rester emprisonnée;
  • aux techniciens d’inspecter la partie inférieure;
  • aux couvreurs d’accéder plus facilement à la membrane;
  • de limiter l’obstruction causée par une neige modérée.

La hauteur appropriée dépend toutefois de l’emplacement, de l’exposition du bâtiment et des conditions observées sur le toit. Un secteur où la neige forme régulièrement des bancs exige une stratégie différente d’un toit bien dégagé et protégé.

Des renforts diagonaux pour stabiliser une unité de grande hauteur

L’unité Samsung installée à Brossard possède un cabinet vertical relativement haut. Cette forme offre une grande surface exposée au vent. Sur une toiture, les rafales peuvent exercer des efforts importants sur les côtés de l’appareil, particulièrement près du périmètre du bâtiment.

Nous observons deux renforts métalliques diagonaux reliant la partie supérieure de l’unité à la base de la plateforme. Ils servent à limiter le balancement et à transférer les efforts vers une structure plus large.

Cette préparation est particulièrement importante pour une unité à deux ventilateurs. Même si le support inférieur peut être solide, une unité haute pourrait bouger si sa partie supérieure n’est pas suffisamment stabilisée.

Les renforts doivent être installés sans :

  • déformer le cabinet;
  • bloquer les panneaux amovibles;
  • toucher les serpentins;
  • gêner le retrait des grilles;
  • transmettre inutilement des vibrations à la structure;
  • empêcher un futur remplacement de composant.

Sur ce chantier, l’accès frontal et latéral demeure ouvert, ce qui permettra de réaliser l’entretien CVAC sans démonter toute la plateforme.

Le positionnement de l’appareil et la circulation de l’air

Une unité extérieure doit disposer d’un volume d’air suffisant pour rejeter la chaleur en climatisation et capter l’énergie extérieure en chauffage.

Dans cette installation, le côté des ventilateurs est complètement dégagé. Aucun mur élevé ni obstacle immédiat ne fait face au soufflage. Le cabinet est également éloigné des structures voisines pouvant favoriser la recirculation de l’air.

Une mauvaise implantation pourrait amener l’unité à reprendre une partie de l’air qu’elle vient de rejeter. Cette recirculation peut augmenter la pression de fonctionnement, réduire le rendement et imposer un effort supplémentaire au compresseur.

Sur un toit plat, nous analysons notamment :

  • la distance par rapport aux parapets;
  • la direction du soufflage;
  • la position des prises d’air;
  • la proximité des cheminées et évents;
  • la présence d’autres appareils mécaniques;
  • les zones où la neige s’accumule;
  • le passage sécuritaire des techniciens.

Une thermopompe double zone pour contrôler deux espaces distincts

Le système Samsung Premium FJM appartient à la catégorie des thermopompes multizones. Une seule unité extérieure peut alimenter plusieurs unités intérieures, chacune destinée à un espace différent.

Pour ce projet, le système a été configuré en double zone. Deux espaces du bâtiment peuvent ainsi être chauffés ou climatisés à partir de la même unité extérieure, tout en conservant une régulation adaptée aux besoins de chaque pièce.

Cette solution est pertinente lorsque les deux zones présentent des conditions différentes. Une pièce exposée au soleil peut demander davantage de climatisation, tandis qu’un espace situé du côté ombragé atteint sa température plus rapidement.

La gamme Premium FJM actuelle est offerte par Samsung en capacités nominales de 20 000, 24 000, 30 000 et 36 000 BTU/h. Elle peut prendre en charge jusqu’à quatre zones selon le modèle extérieur et la combinaison d’unités intérieures.

Pourquoi nous ne déterminons pas les BTU uniquement à partir du cabinet

L’unité photographiée possède deux ventilateurs, ce qui indique un appareil de grande taille. La plaque signalétique et le numéro de modèle ne sont toutefois pas lisibles sur l’image. Il serait donc imprudent d’attribuer une capacité précise uniquement selon les dimensions du cabinet.

Pour confirmer correctement la capacité d’une installation Samsung FJM, nous vérifions :

  • le numéro complet de l’unité extérieure;
  • les modèles des deux unités intérieures;
  • la capacité nominale de chaque zone;
  • la combinaison autorisée par le fabricant;
  • la capacité de chauffage à basse température;
  • le numéro de référence AHRI;
  • la longueur des conduites;
  • la différence d’élévation entre les appareils.

Dans un système multizone, additionner les BTU inscrits sur les unités intérieures ne donne pas nécessairement la capacité réellement disponible lorsque les deux zones fonctionnent en même temps.

Une gamme conçue pour le chauffage par temps froid

Samsung indique que la gamme FJM Premium actuelle offre 100 % de sa performance de chauffage à −15 °C et continue de fournir une capacité de chauffage à −25 °C. Cette caractéristique est importante sur la Rive-Sud, où une thermopompe doit être sélectionnée selon ses performances hivernales réelles et non seulement selon sa capacité de climatisation estivale.

Les versions actuelles du Premium FJM utilisent le réfrigérant R-32. Celui-ci présente un potentiel de réchauffement planétaire inférieur à celui de plusieurs réfrigérants traditionnellement utilisés dans les systèmes de climatisation. Le type de réfrigérant d’un appareil déjà installé doit néanmoins toujours être confirmé sur sa plaque signalétique, puisque les générations précédentes peuvent avoir des caractéristiques différentes.

Le dimensionnement des deux zones reste déterminant

Une bonne thermopompe installée sur une plateforme robuste peut tout de même offrir un confort insatisfaisant si elle est mal dimensionnée.

Pour chaque zone, nous considérons :

  • la superficie;
  • le volume intérieur;
  • le nombre de fenêtres;
  • l’orientation du bâtiment;
  • la qualité de l’isolation;
  • l’étanchéité à l’air;
  • l’étage où se trouve la pièce;
  • les sources internes de chaleur;
  • l’usage résidentiel ou commercial;
  • les températures souhaitées.

Une unité intérieure surdimensionnée peut atteindre sa consigne trop rapidement et réduire la durée des cycles. Une unité insuffisante fonctionnera continuellement sans répondre adéquatement à la demande lors des périodes les plus froides ou les plus chaudes.

Les détails qui assurent la durabilité d’une installation sur toit plat

Planifier le passage des conduites frigorifiques

Une thermopompe double zone nécessite des liaisons frigorifiques entre l’unité extérieure et chacune des unités intérieures. Elle exige également des câbles de communication, une alimentation électrique et des drains de condensation du côté intérieur.

Sur une toiture, le trajet doit être planifié pour éviter :

  • les sections de tuyauterie exposées aux dommages;
  • les courbes trop serrées;
  • les conduites déposées directement sur la membrane;
  • les infiltrations aux points de pénétration;
  • les obstacles dans les voies de circulation;
  • les parcours qui compliquent le travail des couvreurs.

Les conduites visibles près de l’appareil doivent être soutenues et protégées. Les isolants extérieurs doivent résister aux conditions climatiques et être vérifiés périodiquement, car une isolation endommagée peut favoriser la condensation et réduire la performance du système.

Préserver l’accès pour le service

La photo montre un espace libre appréciable autour de l’unité. Ce dégagement est essentiel pour accéder au compresseur, aux cartes électroniques, aux valves de service, aux moteurs et aux serpentins.

Une installation trop proche d’un parapet ou d’un autre appareil peut transformer une réparation ordinaire en intervention complexe. Elle peut également empêcher le nettoyage adéquat de l’échangeur extérieur.

Chez AirGreen, nous pensons à l’entretien dès la conception de l’installation. Le technicien doit pouvoir :

  • retirer les panneaux;
  • brancher ses instruments;
  • inspecter les raccords;
  • nettoyer les serpentins;
  • vérifier les supports;
  • travailler sans marcher inutilement sur les conduites;
  • accéder à l’appareil de façon sécuritaire.

Protéger la toiture lors des interventions futures

Un toit plat devra éventuellement être inspecté, réparé ou refait. Le système CVAC ne doit pas empêcher ces travaux.

La plateforme élargie utilisée sur ce projet permet de mieux identifier les zones de contact avec la toiture. Elle facilite aussi la planification d’une intervention par un couvreur, comparativement à un appareil posé sur plusieurs petits blocs dispersés.

Avant des travaux de réfection, un technicien CVAC peut devoir :

  1. mettre l’appareil hors tension;
  2. sécuriser les conduites;
  3. déplacer temporairement l’unité ou la plateforme;
  4. protéger les raccordements;
  5. remettre le système à niveau;
  6. vérifier son fonctionnement après les travaux.

Il est préférable de planifier cette réalité dès l’installation plutôt que d’attendre qu’une fuite de toiture impose une intervention urgente.

Les erreurs fréquentes à éviter sur un toit

Poser l’unité trop près de la membrane

Un appareil trop bas devient vulnérable à la neige, à la glace et à l’eau accumulée.

Utiliser une base trop petite

Une base étroite concentre le poids et offre moins de résistance aux mouvements latéraux.

Négliger les efforts du vent

Une unité haute placée sur un toit peut nécessiter une stabilisation différente d’un appareil installé au sol entre deux murs.

Bloquer les panneaux de service

Des renforts mal placés peuvent empêcher l’accès aux composantes et augmenter le coût des interventions futures.

Installer les conduites dans une zone de passage

Les techniciens, couvreurs ou autres travailleurs risquent de marcher sur les lignes frigorifiques ou de les endommager avec leurs outils.

Oublier l’eau de dégivrage

L’eau produite en hiver peut former une plaque de glace autour de la plateforme ou se diriger vers une zone problématique.

Admissibilité aux subventions : vérifier le jumelage complet

Pour une propriété résidentielle admissible, le programme LogisVert d’Hydro-Québec offre actuellement une aide calculée selon la capacité de chauffage de la thermopompe à −8 °C. Le montant est de 50 $ par 1 000 BTU/h pour une thermopompe ENERGY STAR admissible ou de 120 $ par 1 000 BTU/h pour un modèle certifié climat froid, sous réserve de toutes les conditions du programme.

Hydro-Québec précise que les thermopompes installées depuis le 26 novembre 2025 doivent être certifiées ENERGY STAR pour être admissibles. Le modèle doit être recherché à partir de son numéro extérieur ou de sa référence AHRI, et la demande doit être déposée dans les neuf mois suivant la date d’installation.

Le nom Samsung Premium FJM ne suffit donc pas à confirmer un montant. Il faut valider le jumelage exact des deux unités intérieures avec l’unité extérieure et utiliser la liste applicable à la date des travaux. L’aide résidentielle peut atteindre 6 700 $, mais le montant réel dépend du système installé et de son admissibilité.

Pour un bâtiment commercial ou un immeuble ne correspondant pas aux critères résidentiels de LogisVert, d’autres programmes peuvent s’appliquer. La catégorie du bâtiment et le tarif d’électricité doivent être vérifiés avant de présenter une estimation de l’aide financière.

Une installation qui démontre l’importance de la préparation

Cette installation de thermopompe double zone Samsung à Brossard se distingue surtout par la préparation de son unité extérieure.

La structure visible sur la photo répond à plusieurs objectifs en même temps : répartir la charge, protéger la membrane, surélever l’appareil, limiter les mouvements et maintenir un accès suffisant pour le service.

Les renforts diagonaux montrent également qu’une installation sur toit ne doit pas être traitée comme une installation au sol. La hauteur du cabinet et son exposition exigent une méthode adaptée à l’environnement réel.

Chez AirGreen, nous réalisons des installations de thermopompes multizones à Brossard, Longueuil, partout sur la Rive-Sud, ainsi qu’à Montréal, Laval et sur la Rive-Nord. Chaque projet est planifié selon le bâtiment, l’accès, la toiture, la capacité requise et les besoins distincts de chaque zone.

Une installation durable ne se résume pas au choix de la marque. Elle dépend aussi de la qualité du support, du parcours des conduites, du drainage, de la mise en service et de l’accessibilité pour les années à venir.

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