Installation d'un échangeur d'air Fantech HERO 120H dans un condo du Sud-Ouest de Montréal
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Installation d'un échangeur d'air Fantech HERO 120H dans un condo du Sud-Ouest de Montréal

Ventiler une maison sans sous-sol : le casse-tête du placard mécanique dans Saint-Henri

Le Sud-Ouest concentre un type de logement qui complique tout projet de ventilation : l'unité sans espace mécanique. Condos convertis de Griffintown, plex rénovés de Saint-Henri, maisons de rangée de Pointe-Saint-Charles avec vide sanitaire de 30 pouces, lofts d'anciens bâtiments industriels le long du canal de Lachine. Aucun sous-sol utilisable, aucune salle mécanique, et souvent un seul placard disponible — celui de la buanderie ou du corridor.

Le projet dont il est question ici entrait exactement dans cette catégorie. Un logement en étage, plafonds à 9 pieds, gypse partout, et pour toute réserve technique un placard de 30 pouces de large partagé avec des tablettes de rangement. Le propriétaire avait reçu deux soumissions avant de nous appeler : l'une proposait de sacrifier une garde-robe complète, l'autre suggérait de ne rien faire.

Le problème derrière la demande

L'appel initial ne portait pas sur la ventilation. Il portait sur la salle de bain qui restait humide trois heures après une douche, sur la fenêtre de la chambre qui givrait en janvier, et sur une odeur persistante venant du logement voisin par la cage d'escalier commune. Trois symptômes, une cause unique : aucun renouvellement d'air mécanique dans un logement dont l'enveloppe avait été refaite lors de la conversion.

Les bâtiments anciens du Sud-Ouest fuyaient de partout, et cette perméabilité involontaire assurait un minimum d'échange d'air. Les rénovations récentes — fenêtres à triple vitrage, uréthane giclé dans les murs de brique, calfeutrage complet — ont éliminé ce mécanisme sans le remplacer. Le résultat se mesure : humidité relative hivernale au-dessus de 55 %, concentration de CO₂ qui dépasse 1 500 ppm dans une chambre fermée au petit matin, composés organiques volatils qui s'accumulent parce que rien ne les évacue.

Pourquoi le Fantech HERO 120H convenait à cet espace

Le choix de l'appareil s'est fait sur une contrainte physique avant tout autre critère : les raccordements devaient sortir par le dessus. Un appareil à ports latéraux exige un dégagement de chaque côté qui n'existait tout simplement pas entre le mur du placard et les tablettes.

Le HERO 120H est un échangeur d'air à ports supérieurs, ce qui permet de le plaquer contre un mur et de faire monter les quatre conduits directement vers le plénum au-dessus du plafond suspendu. Ses caractéristiques réelles :

  • Plage de débit : 53 à 112 pi³/min à 0,4 po colonne d'eau
  • Raccordements : 5 po, ronds — compatibles directement avec du conduit flexible standard
  • Dimensions : 24 1/4 po (h) x 23 1/4 po (l) x 11 1/2 po (p)
  • Poids : 41 lb
  • Alimentation : 120 V, 1,2 A max
  • Puissance consommée : 69 W en basse vitesse, 165 W en haute vitesse
  • Efficacité de récupération sensible ajustée : 85 %
  • Récupération sensible : 80 % à 0 °C, 64 % à -25 °C
  • Dégivrage : par recirculation, avec registre antirefoulement mécanique

Ce dernier point est celui qui compte le plus dans un logement montréalais. Lorsque la température extérieure descend sous -5 °C, l'humidité contenue dans l'air vicié commence à givrer dans le noyau. Deux stratégies existent. Les appareils à arrêt du ventilateur d'alimentation coupent l'apport d'air neuf pendant plusieurs minutes chaque heure — pendant une semaine à -25 °C, cela représente des heures cumulées sans ventilation. Le dégivrage par recirculation du HERO ferme l'admission extérieure et fait circuler l'air intérieur à travers le noyau pour le dégeler, sans jamais interrompre le brassage. Dans un logement de 900 pi² où quatre personnes dorment portes fermées, la différence est perceptible au réveil.

La profondeur de 11 1/2 po a réglé le reste : l'appareil laisse un passage utilisable dans le placard, et les tablettes de rangement ont été conservées.

Le déroulement du chantier

Montage sur console murale, pas au plafond

L'appareil repose sur une console d'acier ancrée dans la structure murale, avec des coussinets d'isolation en néoprène entre le boîtier et la console. Cette approche remplace la suspension par chaînes utilisée dans les sous-sols, impossible ici puisqu'il n'y a que du gypse et un plénum de faible hauteur au-dessus.

Le choix du mur n'est jamais neutre. Nous avons délibérément évité le mur mitoyen avec la chambre principale. Un VRC ne fait pas beaucoup de bruit — mais dans un placard fermé collé à une tête de lit, le ronronnement de 165 W en haute vitesse devient une plainte de service six mois plus tard.

Réseau de conduits dans un plénum de 10 pouces

Les deux conduits extérieurs — admission d'air neuf et évacuation d'air vicié — sont réalisés en conduit flexible isolé avec pare-vapeur continu. Cette isolation n'est pas facultative : un conduit d'air neuf non isolé traversant un espace chauffé condense sur toute sa longueur et l'eau finit dans le gypse. C'est la réparation que nous effectuons le plus souvent sur des installations reprises.

Les conduits intérieurs — reprise d'air vicié et distribution d'air neuf — sont en flexible aluminisé, avec des rayons de courbure généreux. Un flexible plié à angle vif dans un plénum serré peut ajouter l'équivalent de 20 pieds de conduit droit en perte de charge, et ce sont ces pertes invisibles qui empêchent ensuite d'atteindre le débit prévu.

Percements extérieurs sur la façade arrière

Dans Le Sud-Ouest, les façades avant en brique d'origine sont un sujet sensible, tant du côté du syndicat de copropriété que du côté architectural. Nous avons positionné les deux capots sur la façade arrière donnant sur la ruelle, avec une séparation de plus de 6 pieds entre l'admission et l'évacuation pour éviter le court-circuit d'air.

Trois autres distances sont vérifiées systématiquement : éloignement de la sortie de sécheuse, éloignement de tout évent d'appareil à combustion, et hauteur suffisante au-dessus du sol pour que l'accumulation de neige de février n'obstrue pas l'admission. Un appareil parfaitement équilibré en octobre peut perdre 30 % de son débit d'admission sous un banc de neige.

Drain de condensat sans drain de plancher

Aucun drain de plancher dans un logement en étage. Le condensat produit par le noyau est acheminé par un tube souple muni d'un siphon vers le tuyau vertical de la laveuse. Le siphon est le détail que les installations bâclées oublient : sans lui, l'appareil aspire de l'air par le tube de drainage, l'équilibrage devient instable et des odeurs d'égout peuvent remonter dans le placard.

Alimentation électrique et commande

L'appareil est alimenté en 120 V. Une prise dédiée demeure la bonne pratique : partager un circuit avec un congélateur ou une pompe est une source de déclenchements difficiles à diagnostiquer. Le fil de commande basse tension relie l'appareil à une commande murale installée dans le corridor, permettant de basculer entre les modes continu, intermittent et haute vitesse. Pour les propriétaires qui veulent une régulation automatique, la commande ECO-Touch IAQ module le débit selon la concentration réelle de composés organiques volatils plutôt que selon un horaire fixe.

Équilibrage à la mise en service

L'étiquette apposée sur l'appareil donne la correspondance entre le débit en pi³/min et la pression mesurée aux prises d'alimentation et d'air vicié. L'équilibrage se fait à vitesse Normale, manomètre différentiel en main, en ajustant les registres jusqu'à ce que les deux débits soient égaux à l'intérieur d'une tolérance de 10 %.

Un échangeur d'air déséquilibré ne remplit pas sa fonction : s'il extrait plus qu'il n'apporte, il met le logement en dépression et tire de l'air par le corridor commun, la cage d'ascenseur ou le logement voisin — précisément l'odeur que le client voulait éliminer. S'il apporte plus qu'il n'extrait, il pousse de l'air humide dans les murs.

Les erreurs les plus fréquentes sur les échangeurs d'air en logement collectif

  1. Installer l'appareil sans jamais l'équilibrer. Un VRC branché qui souffle n'est pas un VRC fonctionnel.
  2. Extraire l'air uniquement de la salle de bain. L'air neuf doit arriver dans les chambres et le séjour, là où les occupants passent leurs heures.
  3. Placer l'appareil contre un mur de chambre. Le bruit structurel n'est pas corrigeable après coup sans tout déplacer.
  4. Omettre le siphon du drain de condensat.
  5. Négliger l'entretien. Filtres rincés ou remplacés aux trois mois, noyau lavé une fois par année, capots extérieurs dégagés de neige et de charpie. Un noyau encrassé perd son rendement et fait forcer les moteurs.
  6. Croire qu'un VRC remplace une hotte de cuisinière. Ce sont deux systèmes distincts avec deux fonctions distinctes.

Notre pratique en ventilation résidentielle dans le Grand Montréal

Chez AirGreen, nous installons des systèmes de ventilation à Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud, dans des contextes qui vont du condo de Griffintown au bungalow de Chomedey en passant par les maisons de Brossard et les cottages de Terrebonne. Chaque secteur impose ses contraintes : dégagements de façade, syndicats de copropriété, hauteurs sous plafond réduites, murs mitoyens.

Notre méthode ne change pas d'un chantier à l'autre. Nous calculons le débit requis selon le nombre de pièces avant de proposer un modèle. Nous vérifions que l'appareil retenu entre physiquement dans l'espace disponible, avec les dégagements de service nécessaires pour retirer les filtres et le noyau. Nous équilibrons à la mise en service et nous consignons les valeurs. Et nous montrons au client comment entretenir son appareil, parce qu'un VRC oublié pendant cinq ans redevient une boîte de métal accrochée à un mur.

Pour une évaluation d'installation CVAC ou l'ajout d'un échangeur d'air dans Le Sud-Ouest, Saint-Henri, Pointe-Saint-Charles, Ville-Émard ou ailleurs dans le Grand Montréal, notre équipe se déplace, mesure et propose un système dimensionné pour le logement réel plutôt que pour un catalogue.

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