Installation d'un échangeur d'air Fantech HERO 150H avec commande murale EDF8 à Montréal-Est
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Installation d'un échangeur d'air Fantech HERO 150H avec commande murale EDF8 à Montréal-Est

Ventiler une maison chauffée aux plinthes électriques : tout le réseau reste à construire

Une maison chauffée à l'eau chaude ou aux plinthes électriques n'a aucun conduit. Pas de fournaise, pas de ventilateur central, pas de retour d'air, rien sur quoi se greffer. Dans l'est de l'île, où une grande part du parc résidentiel d'après-guerre a été construit ou converti au chauffage électrique, c'est la situation de départ de presque tous nos projets de ventilation.

Le bungalow de Montréal-Est dont il est question ici avait des plinthes commandées par thermostats électroniques dans chaque pièce, un sous-sol fini, et exactement zéro pouce de gaine. Le propriétaire voulait régler deux irritants : l'humidité qui condensait sur les fenêtres de novembre à mars, et les épisodes d'odeurs extérieures qui, certains soirs, s'installaient dans la maison et n'en repartaient plus.

Pourquoi le chauffage électrique aggrave le problème d'air

Une maison à air pulsé brasse son volume d'air plusieurs fois par heure, même sans ventilation mécanique. Les odeurs se diluent, l'humidité se répartit, les écarts de température s'atténuent.

Une maison à plinthes ne brasse rien. Chaque pièce est un compartiment isolé dès que la porte est fermée. La chambre du fond accumule son CO₂ toute la nuit; la salle de bain garde son humidité pendant des heures; le sous-sol conserve son air stagnant. Ajoutez une enveloppe refaite — fenêtres remplacées, entretoit soufflé, calfeutrage complet — et il ne reste plus aucun mécanisme de renouvellement.

C'est exactement le profil que corrige un échangeur d'air à réseau entièrement dédié. Et c'est aussi le profil le plus exigeant à installer, parce que tout se construit à partir de zéro.

Le choix du Fantech HERO 150H

Sept pièces principales, un sous-sol fini, deux salles de bain : le calcul de débit nous plaçait autour de 90 à 100 pi³/min en régime continu, avec un besoin de pointe plus élevé lors des douches et de la cuisson. Nous avons retenu le HERO 150H, qui laisse une réserve confortable des deux côtés de cette cible.

  • Plage de débit : 36 à 150 pi³/min à 0,4 po colonne d'eau
  • Raccordements : 6 po, ronds, sur le dessus de l'appareil
  • Dimensions : 24 7/8 po (h) x 27 7/8 po (l) x 13 3/8 po (p)
  • Poids : 51 lb
  • Alimentation : 120 V, 1,4 A max
  • Puissance consommée : 59 W en basse vitesse, 180 W en haute vitesse
  • Efficacité de récupération sensible ajustée : 86 %
  • Récupération sensible : 80 % à 0 °C, 65 % à -25 °C
  • Dégivrage : par recirculation, avec registre antirefoulement mécanique
  • Filtration : MERV 8 ou MERV 13 en option

La plage de 36 pi³/min à l'extrémité basse compte autant que les 150 à l'extrémité haute. Un appareil qui ne descend pas assez bas oblige à ventiler trop fort en continu, ce qui assèche la maison en janvier et fait grimper la consommation des plinthes. La plage large permet de faire tourner l'appareil en permanence à faible régime — la bonne façon d'utiliser un VRC — et de monter en puissance seulement quand c'est nécessaire.

La filtration, argument central dans l'est de l'île

Une objection revient systématiquement dans ce secteur : pourquoi faire entrer volontairement de l'air extérieur quand l'air extérieur est justement le problème ?

La réponse tient en un fait souvent mal compris : sans échangeur d'air, l'air extérieur entre quand même. Il entre par les fissures de la fondation, autour des cadres de fenêtres, par la trappe d'entretoit, par le drain de plancher — sans passer par le moindre filtre, et sans qu'on puisse choisir ni le débit ni le point d'entrée.

Un VRC inverse ce rapport. L'air entre par un point unique, choisi, et traverse un filtre. Nous avons spécifié la mise à niveau MERV 13, capable de retenir les particules fines jusqu'à la plage submicronique, plutôt que le filtre standard. Le capot d'admission a été positionné à l'arrière du bâtiment, du côté opposé à l'artère de camionnage, et surélevé pour éviter la couche d'air la plus chargée près du sol.

La commande murale EDF8, et pourquoi elle a été choisie

La commande installée dans le corridor n'est pas un simple interrupteur. Le modèle EDF8 est une commande numérique multifonction qui gère quatre vitesses et trois modes :

Mode ventilation

Fonctionnement normal : les deux ventilateurs tournent, l'air vicié sort, l'air neuf entre, le noyau récupère la chaleur. C'est le mode par défaut, réglé ici à la deuxième vitesse en continu.

Mode recirculation

Le registre extérieur se ferme et l'appareil fait circuler l'air intérieur à travers le filtre, sans apport d'air neuf. C'est précisément le mode qui a réglé le second irritant du client. Lors d'un épisode d'odeur extérieure — un soir de vent d'est, un brûlage agricole, un chantier de pavage à proximité — le propriétaire bascule en recirculation depuis le corridor. La maison continue de brasser et de filtrer son air sans aspirer ce qui se passe dehors. Une fois l'épisode terminé, retour en ventilation.

Aucune autre stratégie ne donne ce contrôle. Une hotte ou un ventilateur de salle de bain ne fait qu'aspirer davantage d'air extérieur non filtré.

Mode veille

L'appareil s'arrête, sauf pour les cycles de dégivrage. Utile pendant une absence prolongée, à éviter le reste de l'année : un VRC arrêté ne protège plus contre l'humidité hivernale.

Pour les propriétaires qui préfèrent une régulation automatique, la commande ECO-Touch IAQ module le débit selon la concentration mesurée de composés organiques volatils. Nous la recommandons dans les maisons où personne ne veut penser à sa ventilation.

Le réseau entièrement dédié : la vraie charge de travail

L'appareil représente une fraction du chantier. Le réseau représente le reste.

Points d'extraction — Salle de bain principale, salle d'eau du sous-sol, et une reprise dans la zone cuisine, à distance de la cuisinière. Le VRC ne remplace pas la hotte : il capte l'humidité et les odeurs résiduelles, pas les graisses de cuisson.

Points d'alimentation — Chambres et salon, avec des grilles positionnées de manière à balayer la pièce plutôt qu'à souffler directement sur un lit. Dans une maison à plinthes, c'est ce réseau d'alimentation qui fait toute la différence : c'est le seul mouvement d'air que la maison connaîtra.

Cheminement — Conduit rigide dans les sections principales, flexible aluminisé pour les raccordements finaux, avec des rayons de courbure larges. Un flexible plié à angle vif ajoute autant de perte de charge que plusieurs dizaines de pieds de conduit droit, et ces pertes invisibles empêchent ensuite d'atteindre le débit calculé.

Isolation — Les deux sections extérieures, admission d'air neuf et évacuation d'air vicié, sont réalisées en conduit isolé avec pare-vapeur continu. Un conduit d'air neuf non isolé qui traverse un sous-sol chauffé condense sur toute sa longueur, et l'eau finit dans le plafond fini. C'est la reprise la plus fréquente que nous effectuons sur des installations réalisées ailleurs.

Capots extérieurs — Séparés de plus de 6 pieds pour éviter le court-circuit d'air, éloignés de la sortie de sécheuse et de tout évent d'appareil à combustion, et suffisamment hauts pour que la neige de février n'obstrue pas l'admission. Un appareil parfaitement équilibré en octobre peut perdre le tiers de son débit sous un banc de neige.

Drain de condensat — Raccordé au drain de plancher avec un siphon. Sans siphon, l'appareil aspire de l'air par la conduite de drainage, l'équilibrage devient instable et des odeurs d'égout peuvent remonter.

L'équilibrage, l'étape que trop d'installations sautent

L'étiquette apposée sur l'appareil donne la correspondance entre le débit en pi³/min et la pression mesurée aux prises d'alimentation et d'air vicié. L'équilibrage se fait à vitesse Normale, manomètre différentiel en main, en ajustant les registres jusqu'à ce que les deux débits soient égaux à l'intérieur d'une tolérance de 10 %.

Un VRC déséquilibré fait le contraire de ce qu'on attend de lui. En dépression, il tire de l'air par la fondation, le drain de plancher et le vide sanitaire — et dans une maison où subsiste un appareil à combustion, il peut favoriser le refoulement des gaz. En surpression, il pousse de l'air humide dans les cavités murales, où il condense contre le revêtement extérieur.

Les erreurs à éviter sur un échangeur d'air

  1. Ne jamais équilibrer. Un appareil branché qui souffle n'est pas un appareil fonctionnel.
  2. Alimenter seulement le sous-sol. L'air neuf doit atteindre les chambres, là où les occupants passent le tiers de leur vie.
  3. Faire tourner l'appareil par intermittence seulement. En marche continue à faible vitesse, un VRC consomme moins et travaille mieux qu'en cycles courts à haute vitesse.
  4. Utiliser du flexible non isolé sur les sections extérieures.
  5. Oublier le siphon du drain.
  6. Négliger les filtres. Vérification aux trois mois, noyau lavé une fois par année, capots extérieurs dégagés de neige et de charpie. Avec un filtre MERV 13, le suivi est encore plus important : un filtre fin encrassé étrangle le débit rapidement.

Le résultat

L'appareil tourne en continu à basse vitesse, avec passage automatique en vitesse supérieure lors des douches. La condensation sur les fenêtres a disparu à l'exception du vitrage le plus ancien. Et le mode recirculation est devenu le réflexe des soirs d'odeur — ce que la maison ne pouvait tout simplement pas faire avant.

Notre pratique en ventilation résidentielle dans le Grand Montréal

Chez AirGreen, nous concevons et installons des systèmes de ventilation à Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud. Les maisons à plinthes électriques de Montréal-Est, de Pointe-aux-Trembles et de Rivière-des-Prairies représentent une part importante de nos chantiers de VRC, parce qu'elles exigent un réseau complet plutôt qu'un simple raccordement sur une fournaise existante.

Notre méthode ne varie pas. Nous calculons le débit requis selon le nombre de pièces avant de choisir un appareil. Nous vérifions les dégagements de service nécessaires pour retirer les filtres et le noyau. Nous plaçons les capots extérieurs en fonction des vents dominants, des sources de contamination et de l'accumulation de neige. Nous équilibrons à la mise en service et nous consignons les valeurs. Et nous montrons au client comment se servir de sa commande, parce qu'un appareil dont personne ne connaît les modes finit par ne servir qu'à un seul.

Pour une évaluation d'installation CVAC ou l'ajout d'un échangeur d'air à Montréal-Est, dans l'est de l'île ou ailleurs dans le Grand Montréal, notre équipe se déplace, mesure et propose un système dimensionné pour la maison réelle.

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