Installation d'un échangeur d'air FANTECH HERO 200H avec commande murale EDF8 à Outremont, Montréal
Temps de lecture: 12'

Installation d'un échangeur d'air FANTECH HERO 200H avec commande murale EDF8 à Outremont, Montréal

Quatre boutons pour piloter 218 PCM : pourquoi la commande la plus simple était le bon choix

Sur le mur du hall de cette demeure d'Outremont, il n'y a ni écran tactile, ni capteur, ni détection de composés organiques volatils. Quatre boutons : MODE, AUTO, et deux flèches. C'est délibéré.

Les propriétaires avaient hérité, avec leur appareil précédent, d'une interface qu'ils n'ont jamais utilisée au-delà du réglage initial. Quand nous avons remplacé l'ensemble, la question de la commande murale a été traitée comme une décision technique à part entière, au même titre que le calibre de l'appareil. Chez AirGreen, nous avons installé un FANTECH HERO 200H avec une commande murale numérique multifonction EDF8, et le résultat est un système que ses occupants pilotent réellement.

Voici le raisonnement complet, dans une maison de 1928 chauffée à l'eau chaude où aucun conduit n'existait.

La maison : 2 800 pi², des radiateurs en fonte, et aucun réseau d'air

Située sur une des terrasses d'Outremont, la maison compte quatre chambres, trois salles de bain, un bureau, un salon double, une salle à manger, une cuisine arrière et un sous-sol aménagé. Le chauffage est assuré par des radiateurs en fonte alimentés par une chaudière au gaz naturel. Un chauffe-eau au gaz complète l'installation mécanique.

Trois éléments définissaient le mandat :

  1. Aucun réseau d'air existant. Comme dans la plupart des grandes maisons montréalaises d'avant-guerre chauffées à l'eau chaude, il n'y a ni plénum, ni retour, ni gaine sur laquelle se greffer. Tout le réseau devait être conçu et construit.
  2. Deux appareils à combustion à évacuation naturelle. C'est le point qui change tout dans ce type de bâtiment, et nous y revenons plus bas.
  3. Un extérieur encadré. L'arrondissement d'Outremont applique des critères d'intégration architecturale sévères. La façade principale et les élévations visibles depuis la rue étaient hors jeu pour tout percement.

Les occupants signalaient une salle de bain du deuxième qui séchait mal, une odeur de cave persistante en été, et un air lourd dans les chambres arrière au réveil. Rien de dramatique, mais rien de normal non plus.

Le calcul de débit avant le choix de l'appareil

Le besoin a été établi pièce par pièce, selon la logique de la norme CSA F326 :

Pièce Débit
Chambre principale 10 L/s
3 autres chambres 15 L/s
Bureau 5 L/s
Salon 5 L/s
Salle à manger 5 L/s
Cuisine 5 L/s
3 salles de bain 15 L/s
Sous-sol aménagé 10 L/s
Salle de lavage 5 L/s
Total 75 L/s ≈ 159 PCM

Un besoin de cet ordre place la maison hors de portée des appareils compacts de 100 à 120 PCM qui suffisent en condo ou en plex.

Le FANTECH HERO 200H, en chiffres

  • Débit net de 218 PCM à 0,4 po d'eau, 233 PCM à 0,2 po et 182 PCM à 0,8 po. La marge au-dessus des 159 PCM requis permet au réseau de fonctionner sans jamais saturer, même avec un filtre MERV 8 installé côté alimentation.
  • Efficacité de récupération sensible ajustée de 81 % à 0 °C et 66 % à -25 °C.
  • Dégivrage Winterguard par recirculation interne, sous -5 °C.
  • Noyau à contre-courant en plaques polymères thermoformées, 14,4 po × 14,4 po × 14 po de profondeur, lavable.
  • Raccords ronds de 6 po sur le dessus, joints caoutchoutés.
  • 210 W, 2,0 A, 120 V, sur circuit dédié.
  • 56,9 lb avec noyau; 27 7/8 po × 15 3/8 po × 24 7/8 po, avec 16 po de dégagement frontal requis pour extraire le noyau.
  • Filtres intérieurs électrostatiques lavables de série.
  • Homologué HVI, qualifié ENERGY STAR, conforme UL 1812 et CSA C22.2 no 113.

Le choix de la commande murale : un arbitrage rarement expliqué

FANTECH offre une gamme complète d'interfaces, et le prix n'est pas le bon critère de sélection. Le bon critère est : qui va s'en servir, et à quelle fréquence.

Les minuteries à bouton-poussoir (RTS 4, RTS-W)

Elles activent l'appareil à vitesse maximale pour 20, 40 ou 60 minutes, puis retournent au réglage préétabli. La version RTS-W fonctionne sans fil, sur pile — précieuse dans une maison de 1928 où tirer un fil basse tension jusqu'à la salle de bain du deuxième signifie ouvrir un mur de plâtre sur lattes. Ce sont des accessoires, pas des commandes principales.

Les commandes numériques (EDF3, EDF8)

L'EDF3 offre trois modes : économique, 20 minutes par heure, et continu. L'EDF8, celle installée ici, pilote l'appareil selon quatre vitesses et trois modes :

  • Mode Ventilation : apport d'air extérieur, le fonctionnement normal.
  • Mode Recirculation : l'appareil brasse l'air intérieur sans introduire d'air extérieur. Utile lors des épisodes de fumée ou de smog qui touchent régulièrement l'île de Montréal en été, ou pendant les pointes de pollen au printemps.
  • Mode Veille : arrêt contrôlé, pour une absence prolongée.
Les commandes à détection (ECO-Feel, ECO-Touch IAQ)

L'ECO-Feel est préprogrammée pour fonctionner en continu en mode ECO, avec détection des COVT — pensée pour les immeubles multilogements où personne ne touche jamais à la commande. L'ECO-Touch IAQ, tactile, module automatiquement selon plusieurs paramètres mesurés, dont l'humidité relative. C'est la commande que nous installons le plus souvent dans les maisons unifamiliales récentes.

Pourquoi l'EDF8 dans cette maison

Trois raisons, dans l'ordre :

  1. Les propriétaires voulaient un contrôle direct, pas une automatisation qu'ils devraient interpréter. Une commande à détection qui ralentit l'appareil un soir de réception produit exactement l'effet inverse de celui recherché par ses occupants.
  2. Le mode Recirculation était un critère. Deux étés consécutifs de fumée ont changé la façon dont bien des ménages montréalais pensent leur ventilation. Un mode qui ferme les registres extérieurs tout en maintenant le brassage intérieur a une valeur concrète.
  3. La régulation de l'humidité relative se fait ici par le débit et par la saison, pas par un capteur. Dans une maison chauffée à l'eau chaude, sans appareil de traitement d'air central, l'air ne subit pas l'assèchement d'une fournaise à air pulsé. Le comportement hivernal est différent, et les consignes automatiques calibrées pour une maison à air pulsé y sont mal adaptées.

Nous avons réglé l'appareil sur la deuxième des quatre vitesses en régime continu, avec passage manuel en vitesse maximale pendant les douches et la cuisson, appuyé par deux minuteries RTS-W sans fil au deuxième étage.

Le tracé du réseau dans une maison patrimoniale

Trois jours de chantier, à deux techniciens, plus le plâtrier.

L'appareil a été suspendu dans la salle mécanique du sous-sol, sur chaînes et amortisseurs, à l'écart de la chaudière, avec les 16 po de dégagement frontal préservés et documentés au dossier.

L'alimentation : cinq branches isolées de 6 po vers les quatre chambres et le bureau, passées dans le vide de l'ancienne cage d'escalier de service, un espace vertical que ces maisons possèdent presque toujours et que nous cherchons systématiquement avant d'envisager la moindre retombée de plafond. Les plafonds ornementés du rez-de-chaussée n'ont pas été touchés.

L'extraction : trois branches dédiées vers les salles de bain, une vers la salle de lavage, une vers le sous-sol aménagé. Aucune extraction en cuisine à proximité de la cuisinière — la hotte assume ce rôle, et un noyau exposé aux vapeurs de cuisson perd son efficacité en une saison.

Les capuchons extérieurs ont été reportés sur l'élévation latérale, du côté de la cour, avec 1,8 m de séparation entre la prise d'air neuf et le rejet, une hauteur de 45 cm au-dessus du niveau de neige accumulée, et un éloignement volontaire des sorties de sécheuse et du terminal d'évacuation du chauffe-eau.

Le drain de condensat rejoint le drain de plancher de la salle mécanique, avec siphon en boucle.

L'étape que trop d'installateurs sautent : l'essai de refoulement

C'est le cœur technique de ce chantier. Avec une chaudière au gaz et un chauffe-eau au gaz à évacuation naturelle, un échangeur d'air mal équilibré devient un risque réel. Si l'extraction dépasse l'alimentation, la maison se met en dépression et l'air peut redescendre par la cheminée plutôt que d'en sortir, entraînant les gaz de combustion à l'intérieur.

Notre séquence de mise en service :

  1. Équilibrage au balomètre, prise par prise. Résultats finaux : 162 PCM à l'alimentation, 160 PCM à l'évacuation en vitesse maximale; 78 PCM en régime continu, deuxième vitesse.
  2. Essai de dépressurisation avec tous les appareils d'extraction en marche simultanément — échangeur d'air au maximum, hotte de cuisine, sécheuse, ventilateurs de salle de bain.
  3. Vérification de tirage aux deux appareils au gaz, avec détection de refoulement au niveau des coupe-tirage.
  4. Rapport écrit remis aux propriétaires avec les débits mesurés.

Un système livré sans ces mesures n'est pas un système livré.

Les écueils que nous voyons le plus souvent

  • Installer sans vérifier les appareils à combustion. Dans le bâti ancien de Montréal, c'est le manquement le plus grave.
  • Percer une façade encadrée par la réglementation d'arrondissement avant d'avoir vérifié ce qui est permis.
  • Choisir la commande la plus sophistiquée par défaut. Une interface que personne ne comprend finit sur une vitesse fixe, ce qui annule l'intérêt de l'avoir payée.
  • Extraire l'air de la cuisine près de la cuisinière.
  • Oublier de compter le filtre MERV dans le calcul de perte de charge.
  • Laisser un appareil de 57 lb sur une suspension improvisée.
  • Ne remettre aucun rapport de débits au client.

Ce qui est admissible du côté des subventions

Le programme Rénoclimat verse 500 $ pour l'installation ou le remplacement d'un ventilateur récupérateur de chaleur (VRC) ou d'énergie (VRE). L'appareil doit apparaître à la section 3 du répertoire des produits certifiés du Home Ventilating Institute (HVI) — le HERO 200H y figure — et l'aide dépend de l'amélioration de la cote ÉnerGuide entre l'évaluation initiale et l'évaluation finale.

Dans une maison comme celle-ci, la stratégie gagnante consiste à inscrire la ventilation dans un ensemble : isolation de l'entretoit, étanchéité des pénétrations, remplacement de la chaudière. Réalisée seule, l'installation d'un échangeur d'air augmente la consommation et peut compromettre la condition d'amélioration. L'évaluation initiale doit précéder le premier percement.

Garder l'appareil à son rendement d'origine

Les filtres intérieurs lavables se rincent aux trois mois et se remettent en place parfaitement secs. Le noyau se sort et se rince une fois l'an — les 16 po de dégagement prévus au montage transforment cette opération de dix minutes en une opération de dix minutes plutôt qu'en démontage complet. Les grillages extérieurs se vérifient au printemps et à l'automne. Et tous les trois à cinq ans, une reprise des débits à l'instrument confirme que le réseau n'a pas dérivé.

Notre approche dans les quartiers patrimoniaux de Montréal

Outremont, Westmount, le Mile End, Ahuntsic-Cartierville et le Vieux-Longueuil imposent tous la même discipline : concevoir le réseau sur papier avant d'ouvrir quoi que ce soit, respecter les élévations protégées, et traiter les appareils à combustion existants comme une contrainte de conception, pas comme un détail.

Nous réalisons ce type de ventilation et d'installation CVAC partout dans le Grand Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud : calcul de débits avant la soumission, tracé dessiné, essai de refoulement à la mise en service, rapport d'équilibrage remis en main propre.

Pour faire évaluer la ventilation de votre maison, joignez notre équipe au (514) 316-2973 ou à sales@airgreen.ca. RBQ 5645-9605-01.

Laissez un commentaire