Installation d'un échangeur d'air Fantech HERO 200H sur socle au sol à Pointe-Claire
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Installation d'un échangeur d'air Fantech HERO 200H sur socle au sol à Pointe-Claire

Quatre conduits, quatre fonctions : l'étape où la moitié des installations dérapent

Sur la photo de ce chantier de Pointe-Claire, deux détails sautent aux yeux d'un technicien et passent inaperçus pour tout le monde d'autre : le mot ASPIRATION écrit au marqueur sur un conduit galvanisé, et une flèche tracée à la main indiquant le sens de l'air. Ce n'est pas de la décoration. C'est la trace d'une méthode.

Un échangeur d'air possède quatre raccordements, et les quatre se ressemblent. Air neuf venant de l'extérieur, air neuf distribué dans la maison, air vicié repris dans la maison, air vicié rejeté dehors. Intervertir deux d'entre eux ne déclenche aucune alarme, ne fait aucun bruit et ne coupe rien. L'appareil tourne, le client entend le ventilateur, tout semble normal — sauf que la maison reçoit de l'air rejeté ou expulse dehors l'air qu'elle vient de tempérer.

Nous identifions les quatre conduits au marqueur, sur place, au moment du raccordement. Le prochain technicien qui ouvrira ce local dans huit ans saura ce qu'il regarde.

Le contexte : un split-level de l'Ouest-de-l'Île sans espace mécanique dégagé

La maison est un split-level typique du secteur, construit dans les années 1970, agrandi une fois, avec un sous-sol partiellement enfoui du côté du lac Saint-Louis. Le local technique disponible était une remise attenante à la buanderie : plafond fini, aucune solive accessible, un mur de rangement d'un côté et une porte de l'autre.

Le propriétaire nous a appelés pour un problème formulé simplement : le sous-sol sentait le renfermé toute l'année, et l'hiver, la fenêtre de la chambre du bas coulait suffisamment pour tacher le cadre.

Pourquoi cet appareil repose au sol plutôt que suspendu au plafond

La suspension par chaînes est la méthode par défaut dans un sous-sol non fini où les solives sont accessibles. Ici, elle était impossible : plafond fini, hauteur libre insuffisante, et un appareil de 59 lb à ancrer dans du gypse.

Nous avons monté le HERO 200H sur un socle métallique posé au sol, avec les raccordements orientés vers le haut. Cette configuration offre trois avantages concrets dans ce type d'espace :

  • Accès de service à hauteur de travail. Retirer le noyau et les filtres se fait debout, sans escabeau ni contorsion. Un appareil difficile d'accès est un appareil qu'on n'entretient pas.
  • Découplage du bruit structurel. Un boîtier ancré dans une charpente transmet ses vibrations dans le bois; le socle au sol, sur un plancher de béton, ne transmet rien à l'étage.
  • Écoulement gravitaire du condensat vers le drain de plancher, sans pompe à condensat, donc sans pièce mobile supplémentaire susceptible de tomber en panne.

Le compromis : l'appareil occupe de l'espace au sol. Nous vérifions donc, avant de proposer cette approche, qu'un dégagement suffisant demeure devant la porte d'accès pour sortir le noyau complet.

Le choix du Fantech HERO 200H

La maison totalise neuf pièces principales après agrandissement, avec trois salles de bain. Le calcul de débit plaçait le besoin continu bien au-dessus de ce qu'un appareil de 100 pi³/min peut soutenir sans travailler en permanence à pleine vitesse.

  • Plage de débit : 76 à 203 pi³/min à 0,4 po colonne d'eau
  • Raccordements : 6 po, ronds, sur le dessus
  • Dimensions : 24 7/8 po (h) x 27 7/8 po (l) x 15 3/8 po (p)
  • Poids : 59 lb
  • Alimentation : 120 V, 2,0 A max
  • Puissance consommée : 98 W en basse vitesse, 210 W en haute vitesse
  • Efficacité de récupération sensible ajustée : 88 %
  • Récupération sensible : 80 % à 0 °C, 67 % à -25 °C
  • Dégivrage : par recirculation, avec registre antirefoulement mécanique
  • Filtration : MERV 8 ou MERV 13 en option

Le chiffre qui compte le plus dans cette liste est le 67 % à -25 °C. La plupart des fiches techniques mettent en avant le rendement à 0 °C, une condition qui correspond à un mois de novembre à Pointe-Claire. C'est en janvier, à -25 °C, que la récupération de chaleur a le plus de valeur — et c'est précisément la colonne que les comparatifs escamotent.

Le dégivrage par recirculation, et pourquoi nous le privilégions

Sous environ -5 °C, l'humidité de l'air vicié commence à givrer dans le noyau. Deux mécanismes existent chez Fantech.

L'arrêt du ventilateur d'alimentation est simple et robuste : l'apport d'air neuf cesse le temps que le noyau dégèle. Pendant une semaine de froid soutenu, les minutes s'additionnent.

Le dégivrage par recirculation ferme l'admission extérieure au moyen d'un registre mécanique et fait circuler l'air intérieur à travers le noyau. Le brassage ne s'interrompt jamais, et l'air stagnant qui contribue à la condensation hivernale ne s'installe pas dans les pièces fermées. Dans une maison où la condensation aux fenêtres était le symptôme initial, c'était le critère décisif.

Rigide ou flexible : où nous mettons quoi, et pourquoi

Les deux types de conduits visibles sur ce chantier ne sont pas un choix esthétique.

Conduit rigide galvanisé sur les tronçons intérieurs

Le rigide présente une paroi lisse : à diamètre égal, sa perte de charge est nettement inférieure à celle d'un flexible dont les spirales créent une turbulence continue. Il se nettoie, il ne s'affaisse pas, il ne se perce pas au contact d'une boîte de rangement. Sur les tronçons principaux, c'est ce qui permet d'atteindre le débit calculé sans faire tourner l'appareil à haute vitesse en permanence.

Conduit flexible isolé sur les tronçons extérieurs

Les deux conduits noirs de la photo relient l'appareil aux capots extérieurs. Ils sont isolés avec pare-vapeur continu, et cette isolation n'est pas négociable. Un conduit d'air neuf non isolé traversant un espace chauffé se couvre de condensation sur toute sa longueur; l'eau s'accumule, tache le plafond, puis pourrit le gypse. C'est la réparation la plus courante que nous effectuons sur des installations reprises dans l'Ouest-de-l'Île.

Le flexible se justifie ici parce qu'il absorbe les désalignements et amortit une partie du bruit de ventilateur avant que l'air n'atteigne le mur extérieur.

Raccordement électrique et câblage de commande

L'appareil se branche sur une prise 120 V — visible derrière, sur le mur. Une prise dédiée demeure la bonne pratique : partager le circuit avec un congélateur, une laveuse ou une pompe de puisard produit des déclenchements sporadiques difficiles à diagnostiquer six mois plus tard.

Le faisceau basse tension raccordé au bornier situé sur le dessus du boîtier relie l'appareil à sa commande murale et, selon la configuration, aux minuteries de salle de bain. Ce câblage détermine ce que le client pourra réellement faire de son système : passer en haute vitesse pendant une douche, basculer en mode recirculation, ou laisser une commande à détection de composés organiques volatils comme l'ECO-Touch IAQ ajuster le débit automatiquement.

La mise en service : mesurer, pas estimer

L'étiquette apposée sur l'appareil établit la correspondance entre le débit en pi³/min et la pression mesurée aux prises prévues à cet effet. Nous mesurons à vitesse Normale, au manomètre différentiel, puis nous ajustons les registres jusqu'à ce que l'alimentation et l'extraction s'équilibrent à l'intérieur d'une tolérance de 10 %.

Ce que produit un appareil déséquilibré est concret. En extraction excédentaire, la maison se met en dépression et compense en tirant de l'air par la fondation, le vide sanitaire et le drain de plancher — dans un sous-sol partiellement enfoui près du lac, c'est exactement l'air qu'on ne veut pas faire entrer. En alimentation excédentaire, l'air intérieur humide est poussé dans les cavités murales, où il condense contre le revêtement extérieur.

Les valeurs sont consignées et remises au client. Sans relevé, personne ne peut savoir trois ans plus tard si l'appareil a dérivé.

Sur la question des subventions

Les programmes québécois actuels — LogisVert, Rénoclimat, Chauffez vert — ciblent les thermopompes, l'isolation, l'étanchéité et le remplacement des systèmes au mazout. À notre connaissance, aucun ne subventionne directement l'ajout d'un VRC en rénovation. La ventilation mécanique équilibrée est en revanche une exigence dans le cadre de la certification Novoclimat en construction neuve. Nous préférons le dire clairement plutôt que de laisser un client espérer un remboursement qui ne viendra pas. Les programmes évoluent : nous vérifions l'admissibilité au moment de la soumission plutôt que de nous fier à une page web datée.

Les erreurs propres à ce type d'installation

  1. Inverser deux des quatre conduits. Rien ne le signale, et le système fonctionne à l'envers pendant des années. L'identification au marqueur au moment du raccordement coûte trente secondes.
  2. Tout faire en flexible pour aller plus vite. Le débit mesuré à la mise en service se retrouve 20 à 30 % sous la cible, et l'appareil doit tourner à haute vitesse en permanence pour compenser.
  3. Poser l'appareil au sol sans dégagement d'accès. Le noyau doit pouvoir sortir en entier.
  4. Omettre l'isolation des tronçons extérieurs.
  5. Placer les capots extérieurs trop près l'un de l'autre. Une séparation d'au moins 6 pieds évite que l'air rejeté soit immédiatement réaspiré.
  6. Ne jamais nettoyer. Filtres vérifiés aux trois mois, noyau lavé une fois par année, capots dégagés de neige et de charpie. À Pointe-Claire, le pollen printanier venant des terrains boisés et des berges encrasse les filtres plus vite que la moyenne montréalaise.

Notre pratique en ventilation dans l'Ouest-de-l'Île et le Grand Montréal

Chez AirGreen, nous concevons et installons des systèmes de ventilation résidentielle à Pointe-Claire, Beaconsfield, Kirkland, Dollard-des-Ormeaux et Dorval, ainsi qu'à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud. Les maisons de l'Ouest-de-l'Île posent des contraintes particulières : split-levels aux cheminements de conduits acrobatiques, sous-sols partiellement enfouis, proximité du lac et humidité de sol élevée.

Notre méthode reste la même d'un chantier à l'autre. Nous calculons le débit avant de choisir l'appareil. Nous vérifions que le modèle retenu entre physiquement dans l'espace disponible, dégagements de service compris. Nous privilégions le conduit rigide là où le débit se joue. Nous identifions les raccordements. Nous équilibrons au manomètre et nous remettons les relevés.

Pour une évaluation d'installation CVAC ou l'ajout d'un échangeur d'air à Pointe-Claire, dans l'Ouest-de-l'Île ou ailleurs dans le Grand Montréal, notre équipe se déplace, mesure et propose un système dimensionné pour la maison réelle.

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