Installation d'un échangeur d'air Lifebreath 99-EAG5 avec commande 99-DXPL02 dans une maison de ville de Sainte-Thérèse, Basses-Laurentides
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Installation d'un échangeur d'air Lifebreath 99-EAG5 avec commande 99-DXPL02 dans une maison de ville de Sainte-Thérèse, Basses-Laurentides

Pourquoi ventiler davantage rendait cette maison de Sainte-Thérèse plus humide

Fin juillet, appel d'un propriétaire de maison de ville à Sainte-Thérèse, à quelques minutes de la gare de train de banlieue. Le rez-de-jardin collait, une odeur de renfermé s'installait dans le rangement sous l'escalier, et des gouttelettes perlaient sur la conduite d'eau froide du placard mécanique.

Sa réaction avait été logique en apparence : monter l'échangeur d'air à la vitesse maximale et abaisser la consigne d'humidité. Trois semaines plus tard, l'humidité avait augmenté.

Ce résultat n'a rien d'un défaut d'équipement. C'est de la physique de l'air humide, et elle prend la plupart des propriétaires à contre-pied.

La lecture de l'écran à notre arrivée

La commande numérique Lifebreath 99-DXPL02 affichait, rétroéclairage allumé :

  • Vitesse de ventilateur : 3 sur 5
  • Humidité relative mesurée : 48 %
  • Consigne du déshumidistat : 45 %
  • Mode : 20 minutes de ventilation / 40 minutes de recirculation par heure

L'humidité dépassait la consigne de trois points. Le déshumidistat intégré faisait donc exactement ce pour quoi il est conçu : réclamer plus de ventilation. Et cette ventilation supplémentaire allait chercher, dehors, de l'air nettement plus humide que celui de la maison.

Le calcul que nous faisons devant chaque client en été

L'humidité relative trompe, parce qu'elle dépend de la température. Ce qui compte pour savoir si l'air extérieur assèche ou mouille une maison, c'est la quantité d'eau réellement contenue dans cet air, mesurée par le point de rosée.

Air Humidité relative Point de rosée approximatif Eau contenue
Extérieur, 24 °C 75 % ≈ 19 °C ≈ 14 g/kg
Extérieur, 27 °C 70 % ≈ 21 °C ≈ 16 g/kg
Intérieur, 22 °C 48 % ≈ 11 °C ≈ 8 g/kg

Une journée typique de juillet dans les Basses-Laurentides amène donc de l'air qui contient près du double de l'eau présente dans la maison. Chaque pied cube introduit ajoute de l'humidité, quelle que soit la vitesse du ventilateur.

Un VRC (ventilateur récupérateur de chaleur) transfère la chaleur entre les deux flux d'air. Il ne retire pas l'eau. Ce n'est pas un déshumidificateur, et aucun réglage ne le transformera en déshumidificateur.

Ce que nous avons réglé sur place
  1. Consigne du déshumidistat remontée pour la saison chaude. Une consigne basse en juillet condamne l'appareil à ventiler en continu contre un air extérieur plus humide. Nous la relevons, ou nous neutralisons la fonction pendant l'été, puis nous la redescendons à l'automne.
  2. Vitesse ramenée de 3 à 1. Le débit de base suffit largement pour le renouvellement d'air réglementaire d'une maison de ville de cette superficie.
  3. Mode 20/40 conservé. Les 40 minutes de recirculation horaires brassent l'air conditionné du rez-de-chaussée vers le rez-de-jardin, ce qui homogénéise les températures sans introduire d'air extérieur.
  4. Déshumidificateur portatif installé au rez-de-jardin, réglé à 50 %, avec évacuation par boyau vers le drain de plancher. C'est l'appareil qui retire réellement l'eau.
  5. Bouton de dérogation 20/40/60 expliqué aux occupants pour les douches et la cuisson, plutôt qu'une ventilation forte permanente.

Résultat mesuré dix jours plus tard : 44 à 46 % au rez-de-jardin, condensation disparue sur la conduite d'eau froide, odeur résorbée.

Le VRE, la vraie réponse au problème d'humidité estivale

Ce client nous a posé la question qui suit logiquement : existe-t-il un appareil qui gère mieux l'été.

Oui, dans une certaine mesure. Un VRE (ventilateur récupérateur d'énergie) transfère non seulement la chaleur mais aussi l'humidité entre les deux flux. En été, il freine une partie de l'humidité entrante et réduit la charge latente imposée à la climatisation. En hiver, il conserve une partie de l'humidité intérieure.

La nuance importante pour le sud du Québec : nous sommes en zone climatique 2, hiver froid et été chaud et humide. Un VRC y fonctionne parfaitement. Un VRE y est admissible, mais exige impérativement un système de dégivrage pour les températures négatives prolongées. Un VRE sans dégivrage installé à Sainte-Thérèse, Blainville ou Rosemère est une erreur de spécification, pas une préférence.

Notre position, après des centaines d'installations sur la Rive Nord : le VRE est un choix pertinent lors d'un remplacement planifié, jamais une solution d'urgence à un problème d'humidité estivale. Un déshumidificateur bien dimensionné coûte une fraction du prix et agit immédiatement.

Les particularités d'une maison de ville : l'appareil compact

Dans ce type de bâtiment, le placard mécanique est étroit et le plafond souvent abaissé. C'est le terrain de jeu du METRO 120D, l'unité la plus mince de la gamme résidentielle Lifebreath.

Les chiffres du METRO 120D
  • Épaisseur du caisson : 9,75 pouces seulement, ce qui permet l'installation dans un plafond suspendu
  • Débit : 135 pi³/min à 0,2 po c.e., 126 pi³/min à 0,4 po c.e.
  • Efficacité de récupération sensible (SRE) : 68 % à 0 °C
  • Efficacité apparente (ASE) : 81 % à 48 pi³/min
  • Consommation : 62 W en basse vitesse, 158 W en haute vitesse, 1,4 A
  • Poids : 37 lb, noyau à contre-courant, collets de 5 pouces
  • Dégivrage par recirculation
Trois contraintes d'installation propres au METRO que nous voyons mal exécutées

Les supports. Les modèles METRO ne se suspendent pas avec les sangles 99-80-102 livrées avec les unités MAX et RNC. Ils exigent des supports de fixation. Nous retrouvons régulièrement des Metro pendus dans des sangles, avec les vibrations et le bruit structurel qui en résultent.

Le drain. Le METRO 120D possède un seul raccord de drain de 1/2 po de diamètre extérieur, alors que la plupart des unités en ont deux. Ce drain unique doit être piégé et incliné correctement vers le drain de plancher. Un siphon absent laisse remonter les odeurs; une pente inversée fait déborder le bac lors du dégivrage.

L'équilibrage. Le METRO 120D, le METRO 120F et le RNC 95 sont les trois modèles dépourvus de ports de balancement dans la porte. L'équilibrage ne peut donc pas se faire par la méthode habituelle. Il exige une station de mesure de débit — les modèles 99-150 (5 po) à 99-155 (8 po) — ou un tube de Pitot avec la trousse 99-168. Sans cet équipement, un technicien ne peut pas prétendre avoir équilibré un Metro. Il l'a réglé au jugé.

Une seule ouverture murale grâce au capuchon double 99-190

Les maisons de ville en rangée offrent peu de surface de mur extérieur, et la façade est souvent régie par des règles esthétiques de copropriété.

Le capuchon double 99-190 répond à cette contrainte : il regroupe l'admission d'air frais et le rejet d'air vicié dans une seule ouverture de 6 pouces, avec construction métallique résistante aux dommages et connexions en plastique rigide côté conduits. Le 99-194 est la version pour raccords de 4 po.

Deux réserves à connaître avant de le spécifier :

  • Il est limité à 100 pi³/min. Au-delà, il faut deux capuchons météo distincts — 99-185 (5 po), 99-184 (4 po) ou 99-186 (6 po).
  • Lifebreath recommande de confirmer son acceptation auprès de l'autorité municipale compétente. Certaines municipalités exigent une séparation physique entre l'admission et le rejet. Nous validons systématiquement avant la commande.

La distribution : Techgrilles 99-EAG5 sur conduits de 5 pouces

Les collets de 5 po du METRO imposent des conduits de 5 po, donc des Techgrilles Lifebreath 99-EAG5. La gamme couvre les 99-EAG4 (4 po), 99-EAG6 (6 po) et 99-EAG8 (8 po).

Dans cette maison de ville, nous avons profité de l'intervention pour :

  • Remplacer une grille fixe du rez-de-jardin par une 99-EAG5, dont le cône central ajustable permet de moduler le débit pièce par pièce
  • Poser un raccord Terminator 99-TM5 au plafond du corridor, là où la structure ne permettait pas d'insérer la grille directement dans le conduit
  • Raccourcir deux tronçons de conduit flexible excédentaires, qui absorbaient une part significative de la pression disponible

Les pattes à ressort de compression des Techgrilles évitent la quincaillerie apparente et permettent un retrait à la main pour l'entretien — précieux dans un plafond suspendu de copropriété.

Les erreurs que nous corrigeons le plus souvent en période chaude

  1. Abaisser la consigne d'humidité en juillet. L'appareil ventile davantage et importe de l'air plus humide. C'est l'inverse de l'effet recherché.
  2. Utiliser l'échangeur d'air comme déshumidificateur. Le VRC transfère la chaleur, pas l'eau. La déshumidification revient à la climatisation ou à un appareil dédié.
  3. Ventiler fort un sous-sol ou un rez-de-jardin humide en été. L'air extérieur chaud rencontre des surfaces fraîches et condense sur les murs de fondation.
  4. Négliger le siphon du drain de condensat. Odeurs remontantes, débordement au dégivrage, dégâts d'eau dans un plafond fini.
  5. Ne jamais nettoyer les filtres. Les filtres d'alimentation et d'évacuation sont lavables. Des filtres plissés MERV 8 existent en remplacement : 99-MERV8-6 pour les noyaux carrés, 99-65-186 pour les noyaux HEX.
  6. Ignorer l'indicateur de service de la 99-DXPL02. Le rappel d'entretien et le bouton RESET dédié existent précisément pour éviter le point précédent.

Fiabilité, conformité et aide financière

Les unités Lifebreath sont certifiées HVI, conformes aux normes CSA et UL, fabriquées sous ISO 9001, et couvertes par une garantie à vie sur le noyau de récupération ainsi que 5 ans sur les pièces de remplacement. Le caisson est en acier galvanisé prépeint de calibre 20, isolé pour éviter la condensation extérieure.

Côté subventions, l'installation ou le remplacement d'un VRC peut s'inscrire au programme Rénoclimat, à la condition que l'évaluation énergétique initiale soit réalisée avant les travaux. En copropriété, la démarche implique parfois le syndicat, et nous vérifions l'admissibilité au dossier avant de fixer une date.

Ce que ce chantier de Sainte-Thérèse met en évidence

Le propriétaire nous a demandé, en fin de visite, pourquoi personne ne lui avait expliqué cela à l'achat de la maison. C'est la question la plus fréquente de notre métier, et elle porte rarement sur l'équipement lui-même.

Un échangeur d'air se pilote différemment selon la saison. En janvier, il évacue l'humidité excédentaire produite par les occupants. En juillet, il ne peut rien contre l'humidité extérieure et doit être laissé à son débit de base pendant que la climatisation et, au besoin, un déshumidificateur font le travail. Le même appareil, deux logiques opposées, une seule commande murale.

Chez AirGreen, nous réalisons ces interventions en installation CVAC et en entretien CVAC à Sainte-Thérèse, Blainville, Rosemère, Boisbriand, Lorraine et Bois-des-Filion, partout sur la Rive Nord, ainsi qu'à Montréal, Laval, Longueuil et sur l'ensemble de la Rive Sud. Nous mesurons, nous ajustons selon la saison, et nous laissons le client capable de piloter son système sans nous rappeler.

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