Installation d'un échangeur d'air LIFEBREATH RNC 95 dans l'arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil
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Installation d'un échangeur d'air LIFEBREATH RNC 95 dans l'arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil

Un appareil sans ports de balancement à la porte, suspendu à hauteur de plafond : comment nous le réglons quand même

La plupart des VRC résidentiels vendus au Québec offrent des ports de balancement percés directement dans la porte d'accès. On y insère la sonde d'un manomètre, on lit une pression, on convertit en débit, on ajuste les registres. Trois minutes par flux.

Le LIFEBREATH RNC 95 n'en a pas. C'est l'un des rares modèles de la gamme RNC dépourvu de ports de balancement à la porte, au même titre que les modèles METRO. Sur le chantier que nous avons mené dans l'arrondissement de Saint-Hubert, à Longueuil, cette particularité a dicté toute la méthode de mise en service — et elle explique pourquoi une bonne partie des appareils de ce type, installés sur la Rive-Sud comme ailleurs, n'ont jamais été équilibrés du tout.

Le contexte : une maison de plain-pied sans salle mécanique

Maison de plain-pied du début des années 1970, environ 1 150 pi², trois chambres, dalle sur sol avec vide sanitaire bas et inaccessible. Aucune salle mécanique : le chauffage est assuré par des plinthes électriques et une thermopompe murale au salon, et le chauffe-eau occupe un placard de la cuisine.

Ce type de maison est très répandu dans Saint-Hubert et dans une partie de Greenfield Park. L'espace mécanique n'existe simplement pas. Lorsqu'un propriétaire veut ajouter un échangeur d'air, la question n'est pas « quel appareil », mais « où ».

La réponse retenue : un placard de rangement de 30 po de largeur dans le corridor central, avec l'appareil suspendu en hauteur, à quelques pouces du plafond, et les quatre conduits traversant le plafond pour rejoindre l'entretoit. Le bas du placard reste utilisable comme rangement.

Le RNC 95 : pourquoi ce modèle pour cette configuration

Le format vertical, l'argument décisif

Le RNC 95 mesure 25 po de hauteur, 18 1/2 po de largeur et 16 po de profondeur. C'est le seul appareil de la série RNC dont le cabinet est plus haut que large. Dans un placard de 30 po, cette orientation laisse une marge de manœuvre de chaque côté pour les sangles et pour la main du technicien, ce qu'un cabinet horizontal de 33 po n'aurait jamais permis.

Poids : 52 lb (23,6 kg). Suspendu par les sangles réglables 99-80-102 fournies avec l'appareil — quatre sangles à boucle et quatre crochets en S — ancrées dans les solives du plafond. Les longueurs excédentaires ont été enroulées et retenues par élastique, ce qui évite qu'elles pendent dans le placard et qu'on tire dessus par mégarde.

Les performances

  • Débit net à l'alimentation : 68 PCM (32 L/s) à 0,1 po c.e., 66 PCM (31 L/s) à 0,2 po c.e., 64 PCM à 0,3 et 59 PCM à 0,4 po c.e.
  • Efficacité sensible apparente (ASE) : 88 % à 0 °C et 60 PCM — la valeur la plus élevée de sa catégorie dans la gamme Lifebreath
  • Efficacité de récupération sensible (SRE) : 75 % à 0 °C (60 PCM), 73 % à 0 °C (70 PCM), et 68 % à -25 °C (61 PCM)
  • Consommation : 120 V, 59 W en basse vitesse, 89 W en haute vitesse, 0,9 A
  • Trois vitesses hautes sélectionnables, dégivrage par registre de recirculation
  • Homologué ENERGY STAR, certifié HVI, CSA et UL, ISO 9001
  • Garantie à vie sur le noyau de récupération, 5 ans sur les pièces

Les 66 PCM disponibles à 0,2 po c.e. couvraient le besoin calculé pour cette maison. Un appareil de 200 PCM n'aurait rien apporté d'autre qu'un cabinet impossible à loger et un bruit inutile.

5 po rond, 6 po ovale : une nuance qui fait rater des commandes de matériel

Le RNC 95 accepte des raccords ronds de 5 po (127 mm), mais ses collets ovales sont en 6 po (152 mm). Cette double dimension figure en note au bas de la fiche technique et échappe régulièrement aux estimateurs, qui commandent un jeu complet de raccords en 5 po et se retrouvent bloqués le matin de l'installation.

Nous vérifions cette ligne sur chaque fiche avant de préparer un camion.

L'absence de ports de balancement, et la méthode que cela impose

C'est le cœur de ce chantier. Sans ports à la porte, il reste trois façons de mesurer réellement les débits d'un VRC.

La station de mesure de débit installée en ligne

Lifebreath offre des stations de mesure de débit dédiées, en 5, 6, 7 et 8 po, qui s'intercalent dans le conduit et fournissent un point de lecture permanent. C'est la solution que nous avons retenue ici, sur le conduit d'alimentation et sur celui d'extraction, en amont des premières dérivations.

L'avantage dépasse la mise en service : dans trois ans, lors d'un entretien, la mesure se refait en quelques minutes sans démonter quoi que ce soit. Sur un appareil suspendu à hauteur de plafond dans un placard, cet argument pèse lourd.

Le tube de Pitot en traversée de conduit

À défaut de station permanente, on perce le conduit et on effectue un relevé au tube de Pitot avec manomètre, en plusieurs points de la section, puis on moyenne. La méthode est fiable mais plus longue, et elle laisse des perforations à obturer proprement.

La lecture de pression aux collets

Sur certains montages, on peut estimer le débit à partir de la pression statique mesurée aux collets et de la courbe de l'appareil. C'est une approximation, pas une mesure. Nous ne l'utilisons jamais comme relevé final.

Débit brut et débit net : pourquoi les deux chiffres diffèrent

Une lecture attentive de la fiche du RNC 95 révèle un écart instructif. À 0,2 po c.e., l'appareil affiche un débit d'alimentation brut de 72 PCM, un débit d'alimentation net de 66 PCM et un débit d'extraction brut de 85 PCM.

Le débit net tient compte du cycle de dégivrage par recirculation, pendant lequel l'appareil cesse temporairement d'introduire de l'air extérieur. C'est le chiffre qui compte pour vérifier la conformité au Code, et c'est celui qu'un relevé instantané au manomètre ne donne pas directement. Un technicien qui mesure 72 PCM et déclare l'appareil conforme à 72 PCM se trompe de colonne.

Nous consignons les deux valeurs dans le rapport de mise en service, avec la mention du point de mesure.

Ce que ce chantier de Longueuil nous apprend sur les traversées de plafond

Quatre conduits qui percent l'enveloppe

Les quatre conduits flexibles isolés du RNC 95 montent verticalement depuis les collets, traversent le plafond du corridor et rejoignent l'entretoit avant de redescendre vers les prises et les rejets. Chacune de ces quatre traversées est une perforation du plan d'étanchéité à l'air et du pare-vapeur.

C'est le point que les articles de ventilation abordent le moins, et celui qui cause le plus de dommages différés.

La continuité du pare-air et du pare-vapeur

Une traversée mal scellée laisse échapper de l'air intérieur chaud et humide vers l'entretoit. En janvier, cette humidité condense et gèle sur le platelage du toit, puis fond au premier redoux. Les propriétaires appellent alors un couvreur pour une fuite de toiture qui n'en est pas une.

Sur ce chantier, chaque traversée a été traitée de la même façon : collet de plafond métallique fixé mécaniquement, scellant acoustique sur le pourtour côté intérieur, ruban de pare-vapeur raccordé à la membrane existante, puis reprise du gypse et du composé à joint. Aucune mousse en canette laissée nue comme seul scellement.

L'isolation du conduit en espace non conditionné

Dans l'entretoit, l'air extérieur qui circule dans le conduit d'admission est à la température ambiante — donc bien en dessous du point de rosée de l'air du comble en mi-saison. Un conduit non isolé, ou isolé avec une gaine dont la barrière de vapeur est déchirée, se couvre de condensation sur toute sa longueur.

Nous utilisons du conduit flexible isolé à gaine continue, avec raccords scellés au ruban d'aluminium et non au ruban de toile, et nous prolongeons l'isolant jusqu'au collet de plafond sans interruption. Les longueurs sont maintenues courtes et suspendues à intervalles réguliers : un conduit flexible qui s'affaisse en accordéon dans un comble perd une part considérable de son débit et accumule de l'eau dans ses creux.

Le rejet et l'admission à l'extérieur

Les deux capots extérieurs ont été posés sur le mur pignon, espacés selon la distance minimale requise pour éviter la reprise d'air vicié dans l'admission, avec grillage anti-rongeurs. Un rejet d'air humide dirigé vers un soffite ventilé est une erreur classique : l'humidité est aspirée directement dans le comble.

Le dégagement de service quand l'appareil est en hauteur

La fiche du RNC 95 recommande 25 po de dégagement frontal pour l'entretien. Sur un appareil suspendu à hauteur de plafond, cette exigence prend un sens très concret : il faut pouvoir ouvrir la porte, extraire le noyau et le sortir horizontalement, en équilibre sur un escabeau.

Nous avons donc placé l'appareil de manière que sa porte s'ouvre vers l'ouverture du placard, et non vers le mur latéral, et nous avons laissé les tablettes de rangement sous l'appareil seulement, jamais devant. Le rapport de mise en service précise l'emplacement du noyau et la manœuvre de retrait, avec photos.

La plaque signalétique : la seule preuve qui compte

Sur le flanc de l'appareil, une plaque regroupe le sceau HVI CERTIFIED, la marque ETL/cETL, les données électriques et le tableau des débits et efficacités certifiés.

C'est cette plaque, et non la brochure du fabricant, qui documente l'appareil réellement installé. Nous la photographions systématiquement à la fin du chantier et nous joignons l'image au dossier client. Lorsqu'une demande de subvention est examinée, ou lorsqu'un acheteur demande la fiche des équipements lors d'une vente, c'est le document qui règle la question en trente secondes.

Les erreurs que nous corrigeons le plus souvent

  • Sceller une traversée de plafond à la mousse seule. La mousse bouche l'air, mais ne rétablit pas la continuité du pare-vapeur.
  • Poser du ruban de toile sur un raccord de conduit. Il sèche, se décolle et laisse une fuite invisible dans un comble.
  • Laisser un flexible s'affaisser entre deux appuis. Chaque creux est un piège à condensat et une perte de charge.
  • Déclarer un appareil équilibré sans point de mesure. Sur un modèle sans ports à la porte, cela signifie presque toujours qu'aucune mesure n'a été prise.
  • Commander des raccords sans vérifier rond ou ovale. Cinq minutes de lecture de fiche évitent une demi-journée perdue.
  • Placer l'appareil de façon que sa porte s'ouvre contre un mur. Le noyau devient impossible à sortir, et l'entretien cesse d'être fait.

Subventions : ce que le programme exige réellement

Le programme Rénoclimat accorde 500 $ pour l'installation ou le remplacement d'un VRC ou d'un ventilateur récupérateur d'énergie. L'appareil doit figurer à la section 3 du répertoire des produits certifiés par le Home Ventilating Institute — d'où l'importance du sceau HVI sur la plaque signalétique. Le RNC 95 y figure.

Deux conditions accompagnent le montant :

  1. Une évaluation énergétique avant les travaux et une seconde après sont obligatoires. Un appareil installé avant la première évaluation n'ouvre droit à rien.
  2. Un VRC ne peut pas être la seule mesure. Le programme rappelle explicitement qu'un récupérateur installé isolément peut faire augmenter la consommation du bâtiment, ce qui dégrade la cote entre les deux évaluations et annule l'aide.

Le programme LogisVert d'Hydro-Québec ne couvre pas les échangeurs d'air; il vise notamment les thermopompes, les chauffe-eau et les travaux d'enveloppe.

L'entretien d'un appareil installé en hauteur

  • Filtres lavables dans les deux flux : eau tiède savonneuse, tous les 3 mois. Sur un appareil en hauteur, nous recommandons de fixer la date au changement d'heure pour éviter l'oubli.
  • Noyau : retrait et rinçage une fois l'an, à l'automne.
  • Capots extérieurs : inspection printanière, retrait des peluches et des nids.
  • Traversées de plafond : vérification visuelle du scellant tous les deux ou trois ans, en même temps qu'un coup d'œil au comble.
  • Débits : nouvelle lecture aux stations de mesure lors de chaque entretien professionnel.

Nos autres chantiers de ventilation sur la Rive-Sud et ailleurs

Ce projet s'ajoute à une série d'installations récentes : plusieurs VRC dans les Basses-Laurentides, un appareil encastré dans un soffite de tour à condos à Laval, un modèle latéral dans un logement supérieur sans sous-sol à Montréal-Nord, une intégration au réseau central d'une maison de l'Ouest-de-l'Île, et des chantiers de ventilation résidentielle et commerciale dans l'agglomération de Longueuil, à Brossard, à Boucherville et à Saint-Bruno-de-Montarville.

Parlons de votre projet

Chez AirGreen, nous concevons, installons, équilibrons et entretenons des systèmes de ventilation résidentiels et commerciaux à Longueuil — Vieux-Longueuil, Saint-Hubert et Greenfield Park —, partout sur la Rive-Sud, à Montréal, à Laval et sur la Rive-Nord. Nos équipes détiennent les licences RBQ requises et travaillent avec les gammes LIFEBREATH, Fantech, Broan-NuTone et Greentek.

Pour l'ajout d'un échangeur d'air dans une maison sans salle mécanique, une reprise de traversées de plafond ou un équilibrage documenté de votre appareil existant, écrivez-nous à sales@airgreen.ca ou appelez le (514) 316-2973.

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