Un petit bouton blanc dans un corridor : la seule pièce du système que le client touchera jamais
Sur le mur d'un corridor de Très-Saint-Sacrement, entre la salle de bain et les chambres, il y a un bouton-poussoir blanc marqué 20, 40, 60. Juste en dessous, un thermostat électronique Stelpro qui commande les plinthes de la pièce. Deux commandes voisines, deux logiques opposées : l'une gère la température, l'autre gère l'air. La plupart des propriétaires savent parfaitement se servir de la première. Presque personne ne sait quoi faire de la seconde.
C'est pourtant ce bouton qui décide si l'échangeur d'air installé dans le sous-sol travaille pour la maison ou dort. Le chantier décrit ici concerne l'installation complète d'un vänEE Novo+ 100H dans une résidence de la paroisse de Très-Saint-Sacrement, entre Ormstown et Howick, chauffée entièrement aux plinthes électriques. Aucune fournaise, aucun conduit d'air pulsé, pas un pouce de tôle dans la maison avant notre arrivée.
Le cas particulier des maisons chauffées aux plinthes
Une bonne partie du parc résidentiel québécois n'a aucun réseau de distribution d'air. Chauffage par convecteurs ou plinthes, thermostats électroniques pièce par pièce, et c'est tout. Ce mode de chauffage a des qualités réelles : coût d'installation faible, zonage parfait, aucune pièce mobile. Il a aussi une conséquence directe sur la qualité de l'air : rien ne brasse l'air de la maison. Chaque pièce vit en vase clos derrière sa porte.
Dans une maison des années 1960 avec des fenêtres qui sifflent, cette absence de brassage passe inaperçue. Dans une maison rénovée, réisolée, avec fenêtres remplacées et solives de rive scellées, elle devient visible en quelques semaines :
- L'air de la chambre principale devient lourd au petit matin.
- La salle de bain met une heure à sécher après une douche.
- Les fenêtres du côté nord se couvrent de buée dès la première vague de froid.
- Les odeurs de cuisson restent accrochées au rez-de-chaussée jusqu'au lendemain.
C'est exactement la liste que les propriétaires nous ont dressée au téléphone. Et comme aucun réseau de conduits n'existait, la solution ne pouvait pas être un branchement rapide sur un système existant. Il fallait construire le réseau au complet.
Le vänEE Novo+ 100H : pourquoi cet appareil pour cette maison
Le Novo+ 100H est un appareil offert uniquement au Québec, conçu pour répondre aux exigences du programme Novoclimat. Ce n'est pas une distinction commerciale : c'est ce qui explique ses caractéristiques.
Les données de l'appareil installé, modèle 1601717 :
- Débit de 66 à 150 pi³/min, mesuré à 0,4 po d'eau (100 Pa). La plage correspond exactement au besoin d'une maison unifamiliale de taille moyenne à grande.
- Efficacité sensible apparente de 79 % à 0 °C en basse vitesse.
- Consommation de 67 W en basse vitesse, soit le régime dans lequel l'appareil passe l'essentiel de l'année.
- Bouches latérales de 6 po (15 cm), quatre au total.
- Mode recirculation, qui permet de maintenir un débit d'air continu dans la maison sans introduire en permanence de l'air extérieur. Sur une maison sans air pulsé, cette fonction remplace le brassage qu'un ventilateur de fournaise assurerait ailleurs.
- Homologué ENERGY STAR selon les critères de Ressources naturelles Canada.
- Dimensions de 16 1/2 po de hauteur, 35 po de largeur, 17 1/8 po de profondeur, pour 65 lb.
- Prises de pression intégrées et registres d'équilibrage montés d'usine, plus un système de drain à emboîtement.
Ce dernier point mérite qu'on s'y arrête, parce qu'il distingue un appareil pensé pour être bien installé d'un appareil pensé pour être vendu. Les prises de pression permettent de brancher un manomètre directement sur l'appareil et de lire les débits réels sans percer quoi que ce soit. Les registres intégrés permettent de corriger l'écart entre apport et extraction sans ajouter de volets dans les conduits. Autrement dit, l'appareil est construit pour qu'un technicien puisse prouver ce qu'il livre.
Construire un réseau de ventilation à partir de rien : deux jours de chantier
Jour 1 — Tracé et percements
Nous commençons toujours par le tracé au sous-sol, à la craie sur les solives. Le réseau retenu :
- Extraction : une reprise dans la salle de bain principale, une dans la salle d'eau, une dans la salle de lavage, une au sous-sol.
- Apport d'air neuf : trois chambres, le salon et la salle à manger.
- Tronc principal de 6 po, dérivations de 5 po vers chaque grille.
Les grilles murales sont des registres Whisper, réglables un à un, ce qui permet d'ajuster le débit pièce par pièce à la mise en service plutôt que de subir la répartition que le hasard des longueurs de conduits impose.
Les percements extérieurs ont demandé la journée la plus longue. Deux capots : un capot plastique 6 po × 12 po pour le rejet d'air vicié, et une prise d'air anti-rafales de 6 po pour l'apport. Le modèle anti-rafales n'est pas un luxe dans le rang : les vents d'hiver traversent les champs sans obstacle et poussent la neige poudreuse directement dans un capot ordinaire, qui finit obstrué à la première tempête.
Les deux capots ont été installés sur des murs différents, largement séparés, à distance de la sortie de sécheuse et de tout évent de plomberie.
Jour 2 — Appareil, drain, réchauffeur, commandes
L'appareil a été suspendu sous les solives, de niveau, avec dégagement frontal pour sortir le noyau. Le drain a été monté avec le tube de 1/2 po et l'adaptateur en « T » prévus, siphon rempli, pente continue vers le renvoi de plancher.
Puis vient l'élément que beaucoup d'installations aux plinthes électriques omettent : le réchauffeur de conduit électrique. Dans une maison sans air pulsé, l'air neuf sort du noyau autour de 15 °C par une journée à -20 °C. Cet air est parfaitement sain, mais il arrive directement dans la chambre par une grille murale, sans passer par un échangeur de chaleur intermédiaire. Le résultat, si on ne fait rien, est prévisible : le client sent un courant frais, décide que l'appareil est mal conçu, et l'éteint.
Nous avons donc installé un réchauffeur de conduit de 6 po sur la branche d'apport, avec thermostat intégré réglable. Il ne chauffe pas la maison : il tempère l'air neuf d'une dizaine de degrés au moment où il entre dans les pièces de vie. La différence en confort perçu est décisive, et c'est souvent ce détail qui fait qu'un échangeur d'air reste allumé toute l'année plutôt que d'être condamné en janvier.
La mise en service et l'équilibrage
L'équilibrage a été fait au manomètre Magnehelic branché sur les prises de pression de l'appareil, avec débitmètre de 6 po sur chaque bouche. Nous ajustons les registres intégrés jusqu'à ce que l'apport et l'extraction soient égaux, puis nous réglons le débit continu visé. Les valeurs mesurées sont notées et remises au propriétaire.
Un VRC livré sans cette étape est un appareil dont personne, ni l'installateur ni le client, ne connaît la performance réelle. C'est la principale raison pour laquelle deux installations du même appareil, dans deux maisons voisines, donnent des résultats sans commune mesure.
L'interrupteur au mur : le mode d'emploi que personne ne reçoit
Revenons au corridor. La commande installée à cet endroit est un bouton-poussoir lumineux 20/40/60 minutes, une commande auxiliaire câblée en basse tension jusqu'à l'appareil, à l'aide d'un fil de type téléphonique. Elle vient s'ajouter à la commande principale, qui gère l'état de fonctionnement et le taux d'humidité.
Ce que signifient réellement 20, 40 et 60
Les trois voyants ne sont pas des vitesses. Ce sont des durées de fonctionnement en haute vitesse, en minutes :
- 20 minutes : une douche courte, une salle de bain à assécher, une odeur de cuisson à évacuer.
- 40 minutes : deux douches consécutives, un repas mijoté, une soirée à plusieurs invités.
- 60 minutes : lessive et séchage, grand ménage, travaux de peinture, réception.
Chaque pression supplémentaire fait avancer le voyant. Une pression de plus après 60 annule et revient au régime normal. À la fin du délai, l'appareil retourne de lui-même à sa vitesse continue, sans que personne n'ait à y penser. C'est la seule fonction que les occupants ont besoin de manipuler au quotidien.
La commande principale et le réglage saisonnier
La commande principale, elle, se règle quelques fois par année. Sur une commande munie d'un déshumidistat, le point de consigne doit suivre la température extérieure, parce que le taux d'humidité que la maison peut supporter sans condenser dans ses fenêtres et ses murs baisse quand il fait froid. Les repères que nous laissons à nos clients :
| Température extérieure | Consigne d'humidité intérieure |
|---|---|
| -30 °C | environ 15 % |
| -20 °C | environ 20 % |
| -10 °C | environ 25 % |
| 0 °C | environ 35 % |
| +10 °C | environ 40 % |
Une consigne laissée à 40 % au mois de janvier revient à demander à l'appareil de ne jamais démarrer en haute vitesse, pendant que la vapeur d'eau s'accumule contre les vitres.
Les erreurs de commande que nous corrigeons chaque hiver
- Mettre l'appareil à OFF pour économiser. Un VRC en basse vitesse consomme environ 67 W, soit l'équivalent d'une vieille ampoule. Ce qu'on économise en l'éteignant, on le repaie en humidité, en buée et en odeurs.
- Confondre le bouton 20/40/60 avec un interrupteur marche-arrêt. L'appareil tourne déjà. Le bouton ne fait que demander une pointe temporaire.
- Laisser la consigne d'humidité au maximum toute l'année.
- Installer la commande principale dans une salle de bain. Un déshumidistat placé là lit la vapeur de la douche et non l'humidité de la maison. Il doit être sur un mur intérieur, dans une pièce de vie, loin d'une source de chaleur.
- Faire passer le fil de commande basse tension dans la même boîte ou le même passage que les conducteurs 240 V des plinthes. La commande doit avoir son propre cheminement.
- Ne jamais utiliser le mode recirculation dans une maison sans air pulsé, alors que c'est précisément la fonction qui remplace le brassage absent.
L'entretien, en trois gestes
- Aux 3 mois : retirer et laver les filtres intérieurs à l'eau tiède savonneuse, sécher complètement avant de les remettre en place.
- Aux 6 mois : sortir le noyau, l'aspirer délicatement, le rincer si nécessaire, vérifier le bac et le siphon du drain.
- Une fois l'an : inspecter les deux capots extérieurs, dégager la neige et les insectes du grillage, vérifier que les conduits flexibles sont toujours tendus, revalider les débits.
Une maison de rang, entourée de champs, encrasse ses filtres plus vite qu'une maison de banlieue. À Très-Saint-Sacrement comme à Godmanchester ou Saint-Chrysostome, nous recommandons de vérifier les filtres intérieurs après les périodes de récolte, même hors calendrier.
L'aide financière applicable au Québec
Le programme Rénoclimat accorde 500 $ pour l'installation ou le remplacement d'un VRC ou d'un VRE, à condition que l'appareil figure à la section 3 du répertoire des produits certifiés du Home Ventilating Institute (HVI). Deux conditions encadrent la demande : une évaluation énergétique avant et après les travaux, et une amélioration de la cote ÉnerGuide entre les deux visites. Un échangeur d'air installé seul y parvient rarement ; combiné à l'isolation d'un sous-sol, à de l'étanchéisation ou au remplacement d'un système de chauffage, il devient une pièce rentable du dossier. Pour une construction neuve, le programme Novoclimat impose de son côté des exigences de ventilation précises, auxquelles le Novo+ 100H a été conçu pour répondre.
Nos installations d'échangeurs d'air, du Haut-Saint-Laurent au Grand Montréal
Les maisons chauffées aux plinthes sans réseau de conduits représentent une part importante de notre carnet. À Huntingdon et Sainte-Barbe, ce sont des maisons de rang rénovées où tout le réseau reste à construire. À Châteauguay et Saint-Constant, des bungalows dont le sous-sol vient d'être fini et dont l'humidité a doublé. Sur la Rive-Nord, à Repentigny et Saint-Eustache, nous reprenons souvent des installations existantes dont les débits n'ont jamais été mesurés. À Longueuil et Boucherville, les copropriétés et les jumelés imposent des parcours de conduits contraints. À Montréal, dans Rosemont et Verdun, les plex chauffés aux plinthes posent exactement la même équation que Très-Saint-Sacrement, à l'échelle d'un logement. À Laval, les maisons des années 1970 rénovées finissent presque toutes par nécessiter une ventilation mécanique équilibrée.
Pourquoi confier votre installation d'échangeur d'air à AirGreen
Nous sommes une entreprise de CVAC établie à Montréal, licence RBQ 5645-9605-01, avec plus de quinze équipes sur la route. Nous calculons les débits avant de recommander un appareil, nous équilibrons au manomètre à la mise en service, nous remettons les valeurs mesurées par écrit et nous prenons le temps d'expliquer les commandes aux occupants avant de quitter les lieux. Cette dernière étape n'apparaît sur aucune facture, et c'est pourtant celle qui détermine si l'appareil sera utilisé correctement pendant vingt ans.
Pour une installation d'échangeur d'air, la construction d'un réseau de ventilation dans une maison chauffée aux plinthes, un remplacement de VRC, un équilibrage ou un entretien CVAC complet à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord, la Rive-Sud ou dans le Haut-Saint-Laurent, écrivez-nous à sales@airgreen.ca ou téléphonez au (514) 316-2973. Nous évaluons votre maison sur place et nous vous remettons une soumission détaillée.
