Quand il ne reste qu'un seul mur disponible : placer une tête au-dessus d'une porte-fenêtre
Les maisons et les appartements construits depuis vingt ans ont un point commun qui complique notre travail : de très grandes surfaces vitrées et très peu de murs pleins. Le salon a une porte-fenêtre sur toute une façade, une baie sur l'autre, un mur occupé par un foyer ou une bibliothèque. Il reste souvent une seule surface capable de recevoir une tête murale : la bande de mur au-dessus de la porte-fenêtre.
À Saint-Marc-sur-Richelieu, c'est exactement la configuration que nous avons rencontrée pour cette thermopompe murale 2 têtes GREE FreeMatch R32. La tête a été posée dans l'espace compris entre le linteau de la porte-fenêtre et le plafond — une zone étroite qui impose des vérifications précises avant même de percer le premier trou.
Les contraintes réelles d'un montage au-dessus d'une ouverture
La hauteur libre disponible
Le fabricant impose un dégagement minimal entre le dessus de l'appareil et le plafond, sans lequel la reprise d'air est étranglée. L'appareil perd de la capacité, monte en régime de ventilation pour compenser, et devient bruyant. Nous mesurons cette hauteur libre avant de promettre un emplacement au client. Quand elle est insuffisante, nous proposons un autre mur ou un autre type de tête — jamais un compromis sur le dégagement.
La structure du linteau
Un mur au-dessus d'une porte-fenêtre n'a pas la même charpente que le reste de la pièce. Le linteau et les poteaux nains qui le surmontent ne se trouvent pas où l'on s'y attend. La plaque de montage doit être ancrée dans du bois, pas dans du gypse seul. Une plaque tenue par des ancrages à gypse finit par jouer, ce qui met en contrainte les raccords de tuyauterie et la ligne de drainage — c'est une cause classique de fuite d'eau intérieure apparaissant deux ans après la pose.
Le store et sa toile
C'est le détail que presque personne n'anticipe. Un store enroulable, un cantonnière ou une tringle de rideau installés juste sous l'appareil se retrouvent directement dans le jet d'air soufflé. Deux conséquences :
- L'air est dévié vers le vitrage au lieu d'être projeté dans la pièce, ce qui gaspille une partie de la capacité contre la surface la plus froide de la maison en hiver;
- Le store vibre ou claque en régime de ventilation élevé.
Nous vérifions la position des habillages de fenêtre existants et l'angle réel du jet avant de fixer la hauteur de la tête. Quand le conflit est inévitable, il vaut mieux le dire au client et convenir d'un ajustement du store que de le laisser le découvrir à la première canicule.
Pourquoi cet emplacement fonctionne quand même très bien
Une porte-fenêtre est, thermiquement, le point faible de la pièce : c'est par là qu'entre la chaleur solaire en été et que se perd la chaleur en hiver. Traiter l'air directement à cet endroit présente un avantage réel.
En climatisation, la tête intercepte l'apport solaire à sa source et empêche la formation d'une zone chaude près du vitrage. En chauffage, le jet dirigé vers le bas crée un rideau d'air tempéré le long de la surface froide, ce qui supprime la sensation de paroi froide et la descente d'air froid au sol — le fameux courant d'air que ressentent les gens assis près d'une grande fenêtre.
C'est le même principe que celui des plinthes électriques placées sous les fenêtres, appliqué par le haut.
L'afficheur, et ce que le chiffre veut dire
Sur la façade de la tête, un afficheur indique un nombre. Selon le réglage, il montre la température de consigne ou la température ambiante lue par la sonde interne. C'est une distinction qui cause beaucoup de confusion.
Deux points que nous expliquons systématiquement à la mise en service :
- La sonde de la tête lit l'air au niveau du plafond, pas au niveau où vivent les occupants. En chauffage, l'écart peut être important si les volets ne poussent pas l'air vers le bas. Un système qui semble « ne pas chauffer » est très souvent un système dont les volets sont mal orientés.
- L'afficheur peut être éteint. Dans une chambre, la lumière permanente dérange. La fonction se désactive à la télécommande, et personne ne devrait vivre avec un voyant lumineux au-dessus de son lit faute d'avoir su qu'on pouvait l'éteindre.
Le drain de condensat : la question à régler avant tout
Une tête murale produit du condensat en climatisation. L'eau doit être évacuée par gravité, avec une pente descendante continue jusqu'à l'extérieur.
Lorsque la tête est posée haut sur un mur extérieur, la gravité fait le travail. Lorsque le seul mur disponible ne permet pas une pente franche — mur intérieur, cheminement long, obstacle structural —, il faut une pompe à condensat. C'est un choix que nous assumons ouvertement plutôt que de forcer une pente insuffisante :
- Une pente approximative crée un point plat où l'eau stagne, où se forment des dépôts biologiques, et où le drain finit par se boucher. L'eau ressort alors par le bac de la tête, sur le mur.
- Une pompe bien installée règle le problème définitivement, avec un contact de sécurité qui arrête l'appareil si le bac se remplit.
Nous testons chaque drain en versant de l'eau dans le bac et en confirmant l'écoulement complet à l'extérieur. C'est une étape de cinq minutes que beaucoup d'entrepreneurs sautent.
Le système installé
Le GREE FreeMatch R32 en configuration bi-zone alimente deux têtes intérieures à partir d'une seule unité extérieure, d'un seul circuit électrique 208/230 V et d'une seule pénétration murale.
Ce qui compte pour un client au Québec :
- SEER2 21 / HSPF2 10 / EER2 12, certifié AHRI et ENERGY STAR Cold Climate;
- Chauffage maintenu jusqu'à -30 °C, avec dégivrage intelligent et autodiagnostic;
- Réfrigérant R32, groupe de sécurité A2L, à faible potentiel de réchauffement planétaire;
- Onduleur G10 permettant un fonctionnement à charge partielle la majorité de la saison, plutôt qu'une succession de démarrages et d'arrêts;
- Garantie 10 ans pièces et compresseur, avec 2 ans additionnels sur enregistrement.
Le passage au R32 ajoute une vérification à la conception : ce réfrigérant étant classé A2L, il existe une superficie minimale de pièce en fonction de la charge desservie et de la hauteur de montage. Une tête de forte capacité dans une petite pièce fermée n'est pas toujours admissible. Ce calcul se fait avant la pose, jamais après.
Les erreurs que nous corrigeons le plus souvent
- Surdimensionner. Un système trop gros coupe trop vite, ne déshumidifie plus l'été et perd le bénéfice de sa modulation l'hiver. Nous dimensionnons à partir des surfaces, de l'isolation, de l'orientation et surtout des surfaces vitrées — une pièce avec une grande porte-fenêtre plein sud n'a pas la même charge qu'une pièce identique orientée nord.
- Traiter le R32 comme du R410A. Brasage sous azote, tirage au vide profond, essai d'étanchéité documenté : les protocoles A2L ne sont pas optionnels.
- Escamoter la mise en service. Sans relevé initial documenté des pressions et températures, aucun technicien ne pourra juger dans quatre ans si le système a dérivé.
- Négliger les filtres. Un nettoyage aux quatre à six semaines maintient le débit d'air, donc la capacité. C'est la première cause d'appels de service que nous recevons.
Subventions
Le FreeMatch R32 est certifié ENERGY STAR, Cold Climate et AHRI, ce qui l'inscrit dans les catégories visées par les programmes québécois d'aide aux systèmes de chauffage efficaces. Le numéro AHRI vise la combinaison unité extérieure plus têtes intérieures, jamais l'unité extérieure seule. Nous validons cette combinaison avant la signature — une aide financière ne se récupère pas rétroactivement.
Notre territoire
Chez AirGreen, nous prenons en charge l'installation CVAC complète : calcul de charge, sélection de la combinaison certifiée, pose intérieure et extérieure, mise en service documentée et entretien CVAC annuel. Nous desservons Montréal, Laval, Longueuil, la Rive Nord, la Rive Sud et la Montérégie, incluant Saint-Marc-sur-Richelieu et la Vallée-du-Richelieu. Quand il ne reste qu'un mur disponible, le travail consiste à en tirer le maximum sans rien sacrifier aux règles de pose.
