Installation d'une thermopompe 4 têtes GREE FREE MATCH R32 à Saint-Jean-Baptiste, dans la Vallée-du-Richelieu (Montérégie)
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Installation d'une thermopompe 4 têtes GREE FREE MATCH R32 à Saint-Jean-Baptiste, dans la Vallée-du-Richelieu (Montérégie)

Quatre zones, un mur de brique centenaire et une seule unité extérieure : le calcul qui décide de tout

À Saint-Jean-Baptiste, au pied du mont Saint-Hilaire, une bonne partie des résidences n'a jamais eu de réseau de conduits. Chauffage aux plinthes électriques, poêle à bois d'appoint, murs de maçonnerie apparente, plafonds irréguliers et cloisons qui ne suivent pas les règles d'un plan moderne. Pour ces maisons, la thermopompe multizone est souvent la seule voie sérieuse vers un confort réparti et une facture de chauffage réduite. Encore faut-il la dimensionner et la router correctement — ce qui est exactement le sujet de ce chantier.

Nous avons installé un système GREE FREE MATCH R32 en configuration 4 têtes : une seule unité extérieure, quatre climatiseurs muraux répartis dans la maison, et pas un seul mètre de conduit à construire.

Ce que nous avons trouvé en visite technique

La maison présentait le profil classique du secteur :

  • Un mur de brique apparente conservé dans l'aire de vie, magnifique à regarder et impossible à percer sans précaution.
  • Aucune distribution d'air existante. Chauffage intégral aux plinthes, pièce par pièce.
  • Une aire ouverte salon–salle à manger, plus trois pièces fermées à l'étage et au rez-de-chaussée.
  • Des écarts de température importants entre les pièces l'hiver, et rien d'autre que deux climatiseurs de fenêtre l'été.
  • Un panneau électrique disposant d'espace, mais un propriétaire réticent à faire tirer quatre nouveaux circuits dans des murs anciens.

Ce dernier point a orienté une partie de la solution, et nous y reviendrons.

Le système retenu : GREE FREE MATCH R32, unité extérieure GWHD(36)ND6MO

L'unité extérieure
  • Modèle : GWHD(36)ND6MO, acceptant de 2 à 4 unités intérieures — la limite exacte pour une configuration à quatre têtes.
  • Capacité frigorifique nominale : 36 000 BTU/h, modulante de 8 870 à 40 900 BTU/h.
  • Capacité calorifique nominale : 36 000 BTU/h, modulante de 8 870 à 51 180 BTU/h.
  • SEER 2 de 21, HSPF 2 de 10, EER 2 de 12, COP de 3,56.
  • Plage de chauffage : −30 °C à 24 °C. Plage de climatisation : −30 °C à 48 °C.
  • Alimentation 208/230 V, MCA de 30 A, protection maximale de 45 A.
  • Réfrigérant R32, charge d'usine de 2 700 g.
  • Dimensions : 1 020 × 826 × 427 mm, 78,5 kg net.
  • Technologie G10 inverter, dégivrage intelligent, adaptation automatique de la tension, autodiagnostic.
  • Sonde de détection de fuite A2L incluse.
  • Certification ENERGY STAR.
La répartition des quatre têtes

Le dimensionnement zone par zone s'est établi ainsi, à partir d'un calcul de charge et non d'une règle du pouce au pied carré :

Zone Capacité nominale
Salon–salle à manger (aire ouverte, mur de brique) 12 000 BTU/h
Chambre principale 9 000 BTU/h
Deuxième chambre 9 000 BTU/h
Bureau 9 000 BTU/h

Total nominal raccordé : 39 000 BTU/h sur une unité extérieure de 36 000 BTU/h.

Le facteur de diversité : le calcul que la plupart des soumissions sautent

Ce ratio de 108 % n'est pas une erreur, c'est une décision. Sur un système multizone, la somme des capacités des têtes dépasse presque toujours la capacité de l'unité extérieure, parce que les quatre pièces n'atteignent jamais leur charge maximale au même instant. Une chambre inoccupée à 14 h et un bureau plein soleil à 15 h ne tirent pas en même temps.

Le risque, c'est l'excès dans un sens ou dans l'autre :

  • Un ratio trop élevé (au-delà d'environ 130 %) donne un système incapable de satisfaire toutes les zones lors d'une pointe simultanée — typiquement une soirée de canicule où tout le monde est à la maison.
  • Un ratio trop bas, avec des têtes surdimensionnées pour leurs pièces, crée des cycles courts, une déshumidification médiocre l'été et un inconfort permanent.

À 108 %, nous restons dans une zone où l'unité extérieure sert toutes les têtes simultanément lors des pointes tout en conservant sa capacité à moduler très bas — jusqu'à 8 870 BTU/h — pendant les longues périodes de charge partielle qui représentent la majorité de la saison en Montérégie.

Un seul circuit électrique pour tout le système

C'est l'argument qui a réglé la réticence du propriétaire. Sur le FREE MATCH R32, les unités intérieures sont alimentées par l'unité extérieure. Concrètement :

  • Un seul circuit dédié de 208/230 V vers l'unité extérieure, dimensionné selon la MCA de 30 A et une protection maximale de 45 A.
  • Aucun circuit d'alimentation à tirer vers chacune des quatre têtes.
  • Un simple câble de communication et d'alimentation entre l'extérieur et chaque unité intérieure, cheminant dans la même gaine que la ligne frigorifique et le drain.

Dans une maison ancienne, où chaque percement dans un mur de plâtre sur lattes ou dans de la maçonnerie est un chantier en soi, cette architecture électrique élimine des jours de travail et des réparations de finition.

Le passage des lignes frigorifiques : quatre trajets, un seul budget

Quatre têtes signifient quatre lignes frigorifiques distinctes qui convergent vers l'unité extérieure. Chaque ligne comporte un tube de liquide de 1/4 po et un tube de gaz de 3/8 po, isolés indépendamment.

Le budget de longueur totale

Le GWHD(36)ND6MO admet une longueur totale maximale de 80 m (262 pi), toutes branches confondues, et une dénivellation maximale de 25 m (82 pi). Ce n'est pas une limite par tête : c'est une enveloppe globale à répartir. Sur une maison à deux niveaux avec une tête au bureau à l'opposé de l'unité extérieure, le budget se consomme vite. Nous traçons les quatre trajets sur plan avant de percer quoi que ce soit, en tenant compte des contournements imposés par la structure ancienne.

L'appoint de réfrigérant

L'unité est préchargée pour 40 m (131 pi) de tuyauterie. Au-delà, il faut ajouter du R32 à raison de 0,2 oz par pied (20 g par mètre). Une installation qui dépasse la précharge sans ajustement de charge fonctionnera — mal, et de façon dégradante. Nous mesurons les longueurs réelles, nous calculons l'appoint, et nous consignons la valeur au dossier de service. C'est une des vérifications les plus faciles à faire et une des plus souvent omises.

Sur ce chantier, le passage a exigé un compromis sur la tête du bureau : plutôt que de traverser le mur de brique apparente, nous avons contourné par un mur de refend intérieur, ce qui a allongé le trajet de plusieurs mètres mais préservé intégralement la maçonnerie. Le budget total le permettait — ce que nous savions avant de commencer, pas après.

Le drainage du condensat, tête par tête

C'est la cause numéro un des rappels de service sur les systèmes multizones, et elle est presque toujours évitable.

Chaque climatiseur mural produit du condensat en climatisation. Le drain doit descendre en pente continue de la tête jusqu'au point d'évacuation, sans contre-pente, sans ventre, sans section horizontale. Un drain qui remonte de deux centimètres sur son parcours accumule de l'eau, développe un biofilm, se bouche, et l'eau ressort par la seule issue disponible : le mur, sous l'unité.

Notre approche sur ce projet :

  1. Trois têtes drainées par gravité, avec vérification de la pente au niveau sur toute la longueur du parcours, drain intégré dans la gaine avec la ligne frigorifique.
  2. Une tête équipée d'une pompe à condensat, parce que sa position ne permettait aucune pente utilisable vers l'extérieur. Une pompe correctement installée est une solution légitime ; une pente négative « qui devrait passer » ne l'est pas.
  3. Sortie de drain protégée à l'extérieur, positionnée pour éviter que l'eau ne gèle en un bloc contre le parement au premier redoux suivi d'un gel.

L'unité extérieure et l'hiver de la Vallée-du-Richelieu

Une thermopompe qui chauffe jusqu'à −30 °C produit de l'eau de dégivrage tout l'hiver. Cette eau doit pouvoir partir. Les points que nous appliquons systématiquement :

  • Support surélevé au-dessus du niveau maximal de neige attendu, avec dégagement libre sous l'unité pour l'écoulement et pour la circulation d'air.
  • Isolateurs antivibratoires entre l'unité et son support.
  • Positionnement hors de la ligne de chute d'un versant de toiture. Une plaque de glace tombant de deux étages sur un échangeur règle définitivement la question de la garantie.
  • Dégagements respectés à l'arrière et sur les côtés pour ne pas recirculer l'air froid rejeté.

Le dégivrage intelligent du FREE MATCH R32 ajuste les cycles selon les conditions réelles plutôt que selon une minuterie fixe, ce qui réduit le nombre de cycles inutiles — et donc la quantité d'eau produite et de chaleur reprise à la maison.

Le R32 et la détection de fuite

Le R32 est un réfrigérant à faible potentiel de réchauffement planétaire, classé A2L, donc légèrement inflammable. Trois conséquences pratiques :

  • La surface plancher minimale de chaque pièce doit être validée en fonction de la charge de réfrigérant du système. Sur un multizone avec 2 700 g de charge d'usine plus l'appoint, ce calcul se fait avant la sélection des emplacements de têtes, pas après l'installation.
  • La sonde de détection de fuite est incluse sur ces systèmes et doit être raccordée et vérifiée à la mise en service.
  • Les outils de service, la pompe à vide et la procédure de récupération doivent être compatibles A2L. Un technicien qui traite un système R32 comme un ancien R410A prend un risque qui n'est pas le sien à prendre.

La mise en service et l'équilibrage des quatre zones

Mise sous vide profonde de l'ensemble du réseau avec test de maintien avant ouverture des valves. Sur un multizone, cette étape est plus longue que sur un système simple, parce que le vide doit atteindre les quatre branches — et c'est précisément l'étape que les installations expédiées écourtent.

Vérification du fonctionnement simultané des quatre têtes en chauffage puis en climatisation, mesure des températures de soufflage à chaque unité, contrôle des courants, et enregistrement des paramètres de référence.

Puis l'étape que nous considérons comme faisant partie de l'installation et non du service : expliquer au propriétaire que chaque tête dessert la pièce où elle se trouve, portes ouvertes ou fermées. Une tête au salon ne chauffe pas une chambre dont la porte est close. Cette conversation, tenue à la mise en service, évite la moitié des insatisfactions rapportées sur les systèmes multizones.

Les erreurs qui gâchent une thermopompe multizone

Choisir les têtes par pièce plutôt que par charge

Une chambre de 100 pi² n'a pas besoin de 12 000 BTU/h. Une tête surdimensionnée dans une petite pièce fermée cycle court, ne déshumidifie pas et devient bruyante à chaque redémarrage. Le confort d'un multizone se joue tête par tête.

Ignorer le ratio de diversité

Additionner quatre têtes de 12 000 BTU/h sur une unité de 36 000 BTU/h donne un ratio de 133 %. Le système fonctionnera la plupart du temps et décevra exactement les jours où le client y tient le plus.

Sauter l'appoint de réfrigérant

Au-delà de la précharge d'usine, la charge doit être ajustée en fonction de la longueur réelle. Sans cet ajustement, la capacité chute et le compresseur travaille dans des conditions qu'il n'aime pas.

Traiter le drain comme un détail

Pente continue, ou pompe. Il n'y a pas de troisième option acceptable au-dessus d'un plancher fini.

Placer les têtes selon l'esthétique seule

L'emplacement d'un climatiseur mural doit tenir compte de la diffusion d'air, des obstacles, de la hauteur sous plafond, du trajet du drain et du trajet frigorifique. L'apparence compte, mais elle arrive après ces contraintes — et un bon installateur trouve presque toujours une position qui satisfait les deux.

Ce qu'il faut vérifier du côté des subventions

Le volet thermopompe du programme LogisVert d'Hydro-Québec couvre les systèmes air-air, incluant les configurations multizones, pour le remplacement d'un système de chauffage dans un bâtiment résidentiel existant desservi par le réseau. Trois vérifications avant l'achat plutôt qu'après : la présence du modèle exact sur la liste des appareils admissibles d'Hydro-Québec, la certification ENERGY STAR exigée pour les installations réalisées après le 26 novembre 2025 — le FREE MATCH R32 est certifié —, et l'inscription de l'entrepreneur au programme en plus de sa licence RBQ. Le programme Rénoclimat peut s'ajouter, avec évaluation énergétique avant et après travaux. Chauffez vert ne s'applique pas à une maison chauffée à l'électricité.

Les montants et les critères changent périodiquement. Nous validons l'admissibilité au dossier avant de finaliser une soumission, plutôt que d'avancer un chiffre qui ne se matérialise pas.

Le résultat

Le système a été mis en service au printemps et a passé l'été en climatisation. Les deux observations rapportées par les propriétaires correspondent à ce que nous constatons de façon constante sur ce type de conversion : la disparition des écarts de température entre les pièces, et la possibilité de tempérer le bureau sans chauffer ou climatiser toute la maison. Le mur de brique est intact. Une visite de suivi est prévue après la première période de froid soutenu, pour valider le comportement des quatre zones sous −20 °C et ajuster les consignes.

AirGreen dans la Vallée-du-Richelieu et partout autour

Nous installons des thermopompes multizones, des climatiseurs muraux, des systèmes centraux et des solutions de chauffage à Saint-Jean-Baptiste, Mont-Saint-Hilaire, Beloeil, McMasterville, Otterburn Park, Saint-Basile-le-Grand, Chambly et Longueuil, ainsi qu'à Montréal, Laval, sur la Rive-Nord et sur l'ensemble de la Rive-Sud. Chaque projet d'installation CVAC débute par un calcul de charge zone par zone et un tracé complet des trajets frigorifiques et de drainage — avant le premier percement.

Pour une évaluation sur place à Saint-Jean-Baptiste ou ailleurs en Montérégie, contactez-nous.

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