Installation d'une thermopompe murale Fujitsu Orion XLTH+ à Saint-Cyprien-de-Napierville
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Installation d'une thermopompe murale Fujitsu Orion XLTH+ à Saint-Cyprien-de-Napierville

Une dalle de balcon, un mur de béton et -30 °C à anticiper : anatomie d'une installation qui ne pardonne aucune approximation

Il y a des chantiers où l'unité extérieure se pose sur une base de plastique dans la cour arrière, à trois pieds du panneau électrique, et où tout est terminé avant le dîner. Ce n'était pas celui-là.

Chez AirGreen, nous avons installé une thermopompe murale Fujitsu Orion XLTH+ de 12 000 BTU dans un logement à l'étage, avec une unité extérieure devant reposer sur une dalle de balcon en béton, adossée à un mur porteur, à quelques pieds d'une fenêtre et d'un barbecue. Chacune de ces contraintes change la façon de monter, de drainer, d'isoler et de mettre en service la machine. Voici comment nous l'avons abordée, et ce que cela devrait vous apprendre si vous envisagez une installation CVAC semblable à Saint-Cyprien-de-Napierville, en Montérégie, ou ailleurs sur la Rive-Sud.

Le contexte du chantier

Le client chauffait aux plinthes électriques et souffrait surtout de l'été : orientation plein sud, grande fenestration, aucune climatisation. La demande de départ était simple — « je veux de l'air climatisé » — mais notre relevé a rapidement montré que le vrai gain se trouvait ailleurs. Avec un coefficient de performance de 4,88, la même machine allait aussi couper de façon substantielle la facture de chauffage d'octobre à avril, tant que le modèle choisi tenait réellement le coup en climat froid.

Trois contraintes structurantes ont orienté le choix :

  1. Aucun mur disponible pour un support mural. Le parement et la maçonnerie ne permettaient pas d'ancrer une console en porte-à-faux sans risquer de transmettre les vibrations dans la structure — et donc chez le voisin du dessous.
  2. Un espace de circulation à préserver. Le balcon sert aussi de terrasse : impossible d'occuper toute la profondeur.
  3. Le condensat de dégivrage. En chauffage l'hiver, une unité extérieure rejette de l'eau. Sur une dalle en hauteur, cette eau devient une plaque de glace, un dégât d'eau chez le voisin, ou les deux.

Pourquoi la série Orion XLTH+ de Fujitsu

La gamme AIRSTAGE série H de Fujitsu est déclinée en trois capacités simple zone : 09KTAP1, 12KTAP1 et 15KTAP1. Nous avons retenu le 12KTAP1 après calcul de charge, et non par réflexe de surdimensionnement.

Un chauffage certifié jusqu'à -30 °C, sans dispositif d'arrêt

C'est le critère le plus mal compris du marché québécois. Beaucoup de thermopompes murales annoncent un fonctionnement « en climat froid » mais coupent à -15 °C ou -20 °C. L'Orion XLTH+ possède une plage de fonctionnement en chauffage de -30 °C à 24 °C, sans point d'arrêt imposé.

Plus important encore que la plage : la capacité résiduelle à ces températures. Sur le 12KTAP1, elle atteint :

  • 156 % de la capacité nominale à -21 °C
  • 103 % de la capacité nominale à -30 °C

Autrement dit, la machine délivre encore plus de 15 000 BTU/h de chauffage au plus creux d'une nuit de janvier. C'est ce chiffre-là, et non le nombre inscrit sur la boîte, qui détermine si vos plinthes vont se réveiller ou rester éteintes.

Le réfrigérant R-32 et ce que cela implique à l'installation

L'Orion XLTH+ fonctionne au R-32, dont le potentiel de réchauffement global est de 675 contre 2 088 pour le R-410A — une réduction de 68 %. La charge nécessaire est aussi plus faible à performance égale.

En contrepartie, le R-32 est classé A2L, ce qui impose des vérifications que trop d'installateurs escamotent : surface minimale de la pièce où se trouve l'unité intérieure en fonction de la charge totale du circuit, et respect intégral de la norme CSA B52. Sur ce chantier, le salon dépassait largement le seuil requis, mais nous faisons ce calcul systématiquement avant même de commander l'équipement. Un climatiseur mural posé dans un cabinet de 60 pi² peut devenir non conforme.

Silence, durabilité et pilotage
  • 23 dB(A) à l'intérieur en mode Calme, sur 6 vitesses de ventilateur + Auto
  • 48 dB(A) à l'extérieur en climatisation, 49 dB(A) en chauffage, avec un mode de fonctionnement extérieur à faible niveau de bruit — un argument concret en copropriété
  • Serpentins intérieurs ProCore™ en cuivre à haute résistance à la corrosion
  • Chauffe-plateau de base intégré, conçu pour les climats extrêmement froids
  • Wi-Fi intégré avec l'application AIRSTAGE, et compatibilité BACnet / Modbus pour l'intégration à un système de gestion de bâtiment

Fiche technique du modèle installé (12KTAP1)

Donnée Valeur
Climatisation nominale 12 000 BTU/h (modulation 3 100 à 17 300)
Chauffage nominal 15 300 BTU/h (modulation 4 500 à 27 300)
SEER2 31,5
HSPF2 (région V) 11,3
EER2 16,7
COP 4,88
Certification ENERGY STAR (ES, ESCC, ESME)
Alimentation 208-230 V / 60 Hz / monophasé, disjoncteur 20 A
Unité intérieure 295 × 894 × 280 mm, 14 kg
Unité extérieure 716 × 820 × 315 mm, 42 kg
Tuyauterie Gaz 3/8 po, liquide 1/4 po
Longueur de tuyauterie 3 m min., 20 m max. (précharge jusqu'à 14,9 m)
Dénivelé maximal 14,9 m
Déshumidification 1,8 L/h
Filtre Lavable

Le déroulement de l'installation, étape par étape

Le montage au sol plutôt que le support mural

Nous avons opté pour un support au sol en aluminium extrudé, avec pattes réglables, plutôt qu'une console murale. Trois raisons :

  • Découplage des vibrations. Les pattes reposent sur des plots antivibratiles, pas sur la dalle nue. Le compresseur Inverter ne transmet donc pas de basse fréquence dans la structure de béton, qui se comporte autrement comme une caisse de résonance pour l'étage inférieur.
  • Surélévation. L'unité est dégagée d'environ 6 po de la dalle. En hiver, elle ne se retrouve pas emprisonnée dans un socle de glace formé par son propre dégivrage.
  • Réversibilité. Aucun ancrage traversant dans le parement ni dans la membrane du balcon. Un point qui règle bien des discussions avec un syndicat de copropriété.

L'unité a été positionnée le côté long contre le mur, grille de soufflage vers l'extérieur, avec un dégagement frontal complet. Une thermopompe qui souffle contre un garde-corps plein ou un mur trop proche recycle son propre air : le rendement chute et la machine dégivre plus souvent.

Le passage mural

Le percement traverse un mur de béton. Nous avons utilisé un carottage au diamètre juste, avec manchon isolé, légère pente vers l'extérieur, et scellement souple aux deux extrémités. Le raccord est ensuite protégé par un capot noir isolé, visible sur la photo au bas de l'unité.

Une pente inversée, même de quelques millimètres, ramène l'eau dans le mur. C'est l'un des défauts les plus fréquents que nous corrigeons sur des installations faites par d'autres à Montréal, Laval et Longueuil.

Le drainage du condensat extérieur

Un coude de vidange a été monté sous le plateau de base, relié à un boyau souple dirigé vers le drain du balcon plutôt que laissé en chute libre. Cette pièce coûte quelques dollars. Son absence coûte une réclamation d'assurance.

Lignes frigorifiques, tirage sous vide et mise en service
  • Cintrage à froid des lignes 3/8 po et 1/4 po, sans écrasement, avec isolant continu sur les deux conduites — y compris la ligne liquide, souvent négligée
  • Évasements refaits à l'outil excentrique, couples de serrage à la clé dynamométrique
  • Tirage sous vide jusqu'à un vide profond avec maintien et vérification de la remontée : c'est l'étape qui détermine la durée de vie du compresseur, et celle que l'on écourte quand on veut finir tôt
  • Circuit dédié, sectionneur extérieur, mise à la terre vérifiée
  • Relevé des pressions, du delta T, du courant absorbé, puis configuration du Wi-Fi AIRSTAGE et démonstration au client

Durée totale sur place : une journée.

Cinq erreurs que nous voyons constamment

  1. Surdimensionner. Une machine trop grosse court-circuite, déshumidifie mal et vieillit vite. Le calcul de charge n'est pas une formalité.
  2. Coller l'unité extérieure au mur ou au garde-corps. Le rendement annoncé suppose un dégagement respecté.
  3. Poser l'unité extérieure directement sur la dalle. Glace, corrosion et bruit transmis.
  4. Ignorer le condensat hivernal. En chauffage, l'unité extérieure produit de l'eau — pas l'inverse.
  5. Installer trop près d'un barbecue. Les graisses en suspension encrassent le serpentin extérieur et la chaleur radiante fausse la lecture de la sonde. Nous conservons une séparation franche.

Entretien : ce que le propriétaire doit faire, et ce qui relève de nous

  • Aux 2 à 4 semaines en saison : rincer les filtres lavables de l'unité intérieure
  • Au printemps : dégager la grille extérieure des peluches de peuplier et de la poussière
  • Une fois par année : nettoyage en profondeur du serpentin et du bac de l'unité intérieure, vérification des pressions, du drainage et des serrages électriques

Un serpentin intérieur encrassé fait chuter le débit d'air, augmente la consommation et finit par générer des odeurs. C'est le premier point que nous inspectons lors d'un appel de service pour « perte de performance ».

Admissibilité aux subventions

L'Orion XLTH+ est certifié ENERGY STAR (ES, ESCC, ESME), ce qui est la condition d'entrée de la plupart des programmes en vigueur au Québec, notamment LogisVert d'Hydro-Québec et Rénoclimat. Le montant réel dépend du système de chauffage remplacé, du type de bâtiment et du statut d'occupation — les barèmes évoluent d'une année à l'autre. Nous validons l'admissibilité avant la signature, et nous fournissons la documentation technique requise pour la demande. Nous ne promettons jamais un montant que nous n'avons pas vérifié au dossier.

Ce que ce chantier dit de notre façon de travailler

Une installation de thermopompe murale réussie ne se juge pas le jour de la pose. Elle se juge à -25 °C en février, et six étés plus tard. Les décisions qui font la différence — le support au sol plutôt que mural, la pente du carottage, le coude de drainage, la profondeur du vide — coûtent quelques centaines de dollars et quelques heures de plus. Elles séparent une machine qui tient quinze ans d'une machine qui devient un dossier de garantie.

AirGreen conçoit, installe et entretient des systèmes CVAC à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud, incluant Saint-Cyprien-de-Napierville et l'ensemble de la MRC des Jardins-de-Napierville. Nous connaissons les règlements municipaux de bruit et d'implantation propres à chaque secteur, et nous les vérifions avant de vous proposer un emplacement.

Pour une évaluation de votre logement et une soumission détaillée sur un Fujitsu Orion XLTH+, écrivez-nous à sales@airgreen.ca ou appelez au (514) 316-2973. RBQ 5645-9605-01.

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