Réalisation

Installation d’une thermopompe 3 têtes GREE FreeMatch R32 à Boucherville sur la Rive-Sud

Installation réelle à Boucherville d’une thermopompe 3 têtes GREE FreeMatch R32 : une tête intégrée près d’un escalier et d’un ventilateur de plafond, avec zonage précis, conduites planifiées et vérification LogisVert.

Par AirGreen Climatisation & Chauffage Admin25 min de lecture
Installation d’une thermopompe 3 têtes GREE FreeMatch R32 à Boucherville sur la Rive-Sud
Installation d’une thermopompe 3 têtes GREE FreeMatch R32 à Boucherville sur la Rive-Sud
–chapitres dans ce récit
25 minde lecture
–type d’installation
2026année du chantier publié
La visite

Faites le tour de l’installation

Chaque numéro est un point qu’on vérifie sur place. Basculez entre l’été et l’hiver pour voir l’air et la chaleur circuler.

Schéma générique : thermopompe murale, unité intérieure et unité extérieure

En été, l’unité extérieure rejette dehors la chaleur de la maison.

Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.

  1. Fixée de niveau sur une plaque murale, assez haut pour que l’air couvre la pièce, avec assez d’espace autour pour sortir les filtres facilement.

  2. Les lignes frigorifiques, le câble de communication et le drain traversent le mur par un seul percement, scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.

  3. Deux tuyaux de cuivre isolés relient les deux unités. À l’extérieur, une goulotte peut les protéger du soleil, des chocs et des intempéries.

  4. Un interrupteur de coupure près de l’unité extérieure permet de l’isoler en sécurité pour l’entretien. Il doit rester accessible en tout temps.

  5. Le compresseur et le ventilateur. En chauffage, elle capte la chaleur de l’air extérieur, même en hiver, et la transfère à l’intérieur.

  6. Au sol ou au mur, il garde l’unité au-dessus de la neige accumulée. Elle reste dégagée et l’eau de dégivrage peut s’écouler.

  7. Le ventilateur doit souffler sans obstacle. Un rangement, une clôture ou un mur trop près, et le rendement baisse pendant que le bruit monte.

Le chantier

Une tête murale installée au sommet de l’escalier dans un espace où chaque dégagement comptait

Sur ce chantier à Boucherville, le principal défi intérieur ne concernait pas seulement la capacité de la thermopompe. Il fallait trouver un emplacement réellement fonctionnel pour l’une des trois unités murales dans une zone de circulation verticale, près d’un escalier, d’un ventilateur de plafond et de plusieurs éléments déjà intégrés au bâtiment.

La photo du projet montre une tête de thermopompe GREE FreeMatch R32 installée en hauteur, sur une portion de mur relativement étroite située au palier supérieur. Le mur perpendiculaire, à droite, réduit la marge latérale disponible. À gauche, l’ouverture vers l’escalier et la présence du garde-corps imposent de préserver complètement le passage.

Au plafond, un ventilateur à cinq pales occupe une grande partie de l’espace. Un avertisseur et d’autres dispositifs sont également visibles. L’installation devait donc être planifiée de manière à ne pas perturber ces équipements, à éviter une interaction défavorable entre le soufflage de la thermopompe et le mouvement d’air du ventilateur, puis à maintenir l’accès nécessaire pour le nettoyage des filtres.

L’unité intérieure est en fonction au moment de la prise de vue, comme le montre son afficheur lumineux. Sa position permet aux volets de soufflage de s’ouvrir librement et de projeter l’air dans le volume situé devant l’appareil, sans empiéter sur la circulation dans l’escalier.

Un emplacement stratégique, mais techniquement exigeant

Installer un climatiseur mural près d’un escalier exige davantage de réflexion qu’une pose sur un grand mur dégagé. L’air chauffé et l’air refroidi ne se déplacent pas de la même façon dans un espace vertical.

En hiver, l’air chaud tend naturellement à monter vers le plafond et le palier supérieur. En été, l’air refroidi peut descendre vers le niveau inférieur. Une tête placée à proximité d’un escalier peut donc influencer plusieurs volumes, mais elle ne doit pas être utilisée pour compenser l’absence d’un appareil dans une pièce fermée.

C’est précisément l’intérêt d’une thermopompe 3 têtes : chaque zone importante reçoit sa propre unité intérieure, tandis que le palier et l’escalier peuvent participer à une circulation plus générale de l’air dans la résidence.

Pour cette tête visible sur la photo, nous devions notamment tenir compte des éléments suivants :

  • le dégagement au-dessus de l’appareil pour l’admission d’air;
  • l’espace latéral limité par le mur de droite;
  • l’ouverture du panneau frontal pour retirer les filtres;
  • la trajectoire du soufflage vers la zone occupée;
  • la proximité du ventilateur de plafond;
  • le passage des conduites frigorifiques et du câblage;
  • l’évacuation de l’eau de condensation;
  • la solidité de la structure derrière la finition murale;
  • l’accès futur pour l’entretien CVAC.

Une unité installée trop près du plafond peut manquer d’air à l’aspiration. Une unité déplacée excessivement vers la gauche aurait pu se retrouver au-dessus de l’ouverture et compliquer le parcours des conduites. Une pose trop près du mur perpendiculaire aurait réduit l’accès au côté de l’appareil et aurait pu affecter la diffusion latérale.

Le résultat visible repose donc sur un positionnement calculé, et non sur le simple choix de l’espace où le boîtier pouvait entrer.

Une finition discrète malgré la complexité du parcours

Aucune goulotte décorative n’apparaît autour de la tête sur la face visible du mur. Le chemin complet des conduites n’est pas montré par la photo, mais l’intégration intérieure demeure sobre : le boîtier blanc suit la ligne du plafond et ne surcharge pas visuellement le palier.

Une petite ouverture ou retouche murale demeure visible sous l’appareil. La photographie semble avoir été prise à une étape où certaines finitions restaient à compléter. Ce détail représente une réalité normale sur plusieurs chantiers de thermopompe murale : l’installation mécanique doit parfois être coordonnée avec des travaux de rebouchage, de peinture ou de finition qui suivent le passage des conduites et du câblage.

Notre responsabilité consiste alors à limiter les ouvertures, à choisir un parcours logique et à éviter les dommages inutiles aux surfaces existantes. Une finition propre commence bien avant la pose de la tête, au moment où nous déterminons l’emplacement du percement et la direction du drain.

La présence du ventilateur de plafond dans la planification du soufflage

Le ventilateur visible sur la photo peut contribuer à uniformiser la température, mais il ne remplace ni un bon dimensionnement ni un positionnement adéquat de la thermopompe.

À basse vitesse, il peut aider à réduire la stratification de l’air, particulièrement pendant le chauffage. Il faut cependant éviter qu’un mouvement d’air trop rapide ou orienté dans la mauvaise direction ne dévie directement le jet provenant de la tête murale.

Dans cette configuration, nous recherchons un fonctionnement complémentaire :

  • la thermopompe produit et module le chauffage ou la climatisation;
  • ses volets dirigent l’air vers l’espace à traiter;
  • le ventilateur de plafond peut favoriser un mélange doux de l’air;
  • les portes et les ouvertures influencent ensuite la circulation entre les volumes.

Nous expliquons au client qu’un ventilateur réglé à vitesse maximale n’améliore pas nécessairement le confort. Il peut au contraire créer un courant d’air, déplacer l’air refroidi vers un endroit non souhaité ou rendre la température moins uniforme dans la zone occupée.

Un climatiseur de fenêtre encore visible dans la pièce voisine

Dans l’ouverture située au bas de la photo, un climatiseur de fenêtre est visible dans une pièce adjacente. L’image ne permet pas de déterminer s’il devait être retiré, conservé temporairement ou utilisé pour un autre besoin.

Sa présence illustre toutefois une limite fréquente des appareils installés dans une seule fenêtre : ils traitent efficacement la pièce où ils se trouvent, mais leur air circule difficilement vers les chambres fermées, les étages ou les zones séparées par un corridor.

Une thermopompe multizone à trois têtes permet plutôt de traiter les espaces à leur source. Chaque unité intérieure répond aux conditions de sa propre zone sans dépendre uniquement du passage de l’air sous une porte ou à travers l’escalier.

Trois têtes reliées à un seul groupe extérieur

La plateforme GREE FreeMatch R32 permet de raccorder plusieurs unités intérieures à un seul appareil extérieur. La documentation présente également différentes options d’unités intérieures, l’autodiagnostic, le dégivrage intelligent, l’adaptation automatique de la tension, la technologie d’onduleur G10, un fonctionnement silencieux et un détecteur de fuite associé au réfrigérant A2L.

Cette architecture répondait bien au besoin du projet à Boucherville. Au lieu d’installer trois condenseurs indépendants autour de la propriété, les trois zones peuvent être raccordées à un seul groupe extérieur compatible.

Cela réduit notamment :

  • l’espace occupé à l’extérieur;
  • le nombre de circuits frigorifiques entièrement indépendants;
  • l’impact visuel autour du bâtiment;
  • le nombre d’appareils à dégager après une chute de neige;
  • la quantité de supports ou de bases extérieures nécessaires.

Les trois têtes disposent de commandes de température propres à leurs zones, mais elles partagent la capacité disponible du groupe extérieur. Elles doivent également être utilisées dans des modes compatibles. Il ne faut donc pas planifier une configuration dans laquelle une pièce demanderait continuellement du chauffage pendant qu’une autre exigerait simultanément de la climatisation.

La capacité exacte ne peut pas être déterminée à partir de la photo

La photographie montre l’une des têtes, mais elle ne montre pas la plaque signalétique du groupe extérieur ni les numéros de modèle des deux autres unités intérieures. Nous évitons donc d’attribuer arbitrairement une capacité totale au système installé.

Le tableau technique de la page 2 de la brochure GREE précise que :

  • le groupe extérieur de 24 000 BTU/h peut recevoir de deux à trois unités intérieures;
  • le modèle de 28 400 BTU/h peut en recevoir de deux à quatre;
  • le modèle de 36 000 BTU/h peut en recevoir de deux à quatre;
  • le modèle de 42 000 BTU/h peut en recevoir de deux à cinq.

Une installation à trois têtes peut donc utiliser plusieurs capacités extérieures différentes. Le choix dépend des besoins thermiques réels et des combinaisons approuvées par le fabricant.

Trois petites chambres bien isolées n’imposent pas la même charge qu’un grand espace ouvert, une chambre principale très fenestrée et un palier exposé au soleil. Nous évaluons chaque zone séparément avant de sélectionner l’appareil extérieur.

Le calcul des besoins avant la sélection des BTU

Pour dimensionner une thermopompe 3 têtes à Boucherville, nous tenons compte de plusieurs données concrètes :

  1. la superficie de chaque zone;
  2. la hauteur des plafonds;
  3. le niveau d’isolation;
  4. le nombre et la dimension des fenêtres;
  5. l’orientation des façades;
  6. l’exposition solaire;
  7. les infiltrations d’air;
  8. le nombre d’occupants;
  9. les appareils générant de la chaleur;
  10. l’utilisation simultanée prévue des trois têtes.

Nous analysons aussi la charge du palier et de l’escalier. Dans un espace vertical, une partie de la chaleur produite à un niveau peut migrer vers l’autre. Cette circulation doit être prise en considération, mais elle ne doit pas servir de justification pour sous-dimensionner une zone fermée.

Le total des capacités inscrites sur les unités intérieures ne doit pas non plus être interprété comme une capacité automatiquement disponible en permanence. Dans un système multizone, le groupe extérieur module et répartit sa production selon les appels des différentes têtes.

Le rendement du GREE FreeMatch R32 et les détails qui protègent l’installation à long terme

Des performances adaptées aux variations climatiques de la Rive-Sud

La fiche technique du GREE FreeMatch R32 annonce un rendement pouvant atteindre 21 SEER2, 12,5 EER2 et 10 HSPF2. Elle présente une plage de fonctionnement de -30 °C à 48 °C en climatisation, de -30 °C à 24 °C en chauffage et une longueur totale de conduites pouvant atteindre 100 mètres avec certaines capacités extérieures.

Ces plages conviennent aux écarts de température observés dans le Grand Montréal, où une même installation doit gérer la chaleur humide de l’été et les périodes froides de l’hiver.

La température minimale de fonctionnement doit toutefois être interprétée correctement. Une thermopompe capable de fonctionner à -30 °C ne produit pas nécessairement sa capacité nominale complète à cette température. La capacité disponible varie selon :

  • le modèle extérieur;
  • la combinaison des trois unités intérieures;
  • la température extérieure;
  • le nombre de zones en demande;
  • les cycles de dégivrage;
  • la vitesse du compresseur;
  • la charge réelle du bâtiment.

Nous comparons donc les besoins de chauffage de la propriété à la capacité disponible à basse température. Selon la résidence, un système de chauffage complémentaire peut rester nécessaire pendant les périodes les plus exigeantes.

La modulation G10 dans un système à trois zones

La technologie à onduleur permet au compresseur d’adapter son régime à la demande plutôt que de fonctionner uniquement à pleine capacité suivie d’un arrêt complet.

Cette modulation prend tout son sens dans un système à trois têtes. En milieu de journée, une seule zone peut demander de la climatisation. En soirée, deux chambres peuvent fonctionner pendant que l’espace commun exige très peu de capacité. Lors d’une période de froid, les trois têtes peuvent au contraire appeler du chauffage simultanément.

Le groupe extérieur doit alors répartir sa production tout en maintenant un fonctionnement aussi stable que possible. Une bonne sélection évite de choisir un appareil incapable de répondre à la demande simultanée, mais elle limite également le risque de surdimensionnement lorsque seule une petite zone fonctionne.

Le réfrigérant R32 et les procédures adaptées aux systèmes A2L

Le FreeMatch de cette installation utilise du réfrigérant R32, classé dans la catégorie A2L. La brochure indique qu’un détecteur de fuite A2L est inclus dans la conception du système.

Pour le propriétaire, l’utilisation quotidienne demeure semblable à celle d’une thermopompe multizone conventionnelle. Pour les techniciens, le R32 impose des pratiques compatibles avec les caractéristiques de ce réfrigérant.

Nous devons notamment porter une attention rigoureuse :

  • à la préparation des raccords;
  • à l’étanchéité du réseau;
  • à l’outillage utilisé;
  • aux procédures de mise sous vide;
  • aux sources d’allumage présentes dans l’environnement de travail;
  • aux volumes et dégagements exigés;
  • à la quantité de réfrigérant correspondant à la longueur réelle des conduites.

La précision du travail frigorifique influence directement le rendement, la stabilité des pressions et la durée de vie du compresseur.

Des conduites individuelles pour chacune des trois têtes

Chaque unité intérieure possède son propre raccordement vers le groupe extérieur. Le réseau comprend les conduites frigorifiques, le câble d’alimentation ou de communication approprié et le drain de condensation.

Le tableau de la page 2 indique des diamètres de 1/4 po pour la conduite de liquide et de 3/8 po pour la conduite de gaz pour les groupes extérieurs de la série. Selon la capacité, la longueur totale maximale varie de 40 à 100 mètres, tandis que la différence de hauteur permise varie de 15 à 25 mètres.

Ces possibilités sont utiles dans une résidence à étages comme celle montrée sur la photo. Une tête peut se trouver au palier supérieur, une deuxième dans une chambre éloignée et une troisième dans une aire commune, sans que les parcours soient identiques.

Nous devons toutefois mesurer chaque branche. Une installation n’est pas validée uniquement parce que la longueur totale demeure sous la limite maximale. Il faut également respecter :

  • la longueur permise pour chaque circuit;
  • la dénivellation entre les appareils;
  • la précharge du groupe extérieur;
  • la quantité additionnelle de réfrigérant;
  • le rayon de courbure des conduites;
  • l’épaisseur et la continuité de l’isolation.

Une conduite écrasée, mal isolée ou courbée trop brusquement peut réduire le rendement et compliquer le retour d’huile vers le compresseur.

Le drainage d’une tête installée près d’un escalier

En climatisation et en déshumidification, l’échangeur intérieur retire de l’humidité de l’air. Cette eau s’accumule dans un bac, puis doit être évacuée par un drain.

Dans l’emplacement visible sur la photo, une fuite aurait pu atteindre le mur, l’ouverture voisine ou la zone de circulation de l’escalier. Le drainage devait donc être prévu avec la même attention que les raccordements frigorifiques.

Nous privilégions une pente gravitaire continue lorsque la configuration le permet. Le tuyau ne doit pas comporter :

  • de remontée;
  • de section affaissée;
  • de contre-pente;
  • de raccord mal fixé;
  • de portion susceptible d’être pincée;
  • de sortie pouvant refouler vers l’intérieur.

Lorsque la gravité ne permet pas une évacuation fiable, une pompe à condensat peut être nécessaire. Elle doit être accessible pour l’entretien et installée de façon à limiter les vibrations et les bruits transmis au mur.

Pendant la mise en service, nous testons séparément le drain de chacune des trois têtes. Le bon fonctionnement d’une unité ne confirme pas automatiquement celui des deux autres.

L’étiquetage des circuits dans une installation multizone

Une erreur d’association entre les conduites et les câbles peut créer un problème difficile à diagnostiquer. Par exemple, si les conduites de la tête A sont raccordées au port A, mais que son câble de communication rejoint le port B, le système peut produire un code d’erreur ou réagir de manière incohérente.

Nous identifions donc chaque circuit avant de fermer les passages ou d’installer les couvercles de finition. Cette pratique facilite :

  • le raccordement initial;
  • la vérification de la communication;
  • la mise en service;
  • le dépannage futur;
  • le remplacement éventuel d’un composant;
  • l’entretien de la thermopompe.

Dans une installation à trois têtes, cette étape simple peut éviter plusieurs heures de recherche.

Une alimentation électrique déterminée par le modèle extérieur

Les groupes extérieurs de la série fonctionnent sous une alimentation de 208 ou 230 volts. Pour les modèles compatibles avec trois unités intérieures, le tableau présente des valeurs MCA de 19,5 A, 23 A ou 30 A et des protections maximales contre les surintensités de 25 A, 35 A ou 45 A, selon la capacité sélectionnée.

Il ne faut donc pas choisir le disjoncteur en additionnant simplement la capacité nominale des trois têtes. Le modèle exact du groupe extérieur, sa plaque signalétique, le calibre du conducteur et les exigences du fabricant doivent être vérifiés ensemble.

Avant les travaux, nous confirmons notamment :

  1. la capacité disponible dans le panneau;
  2. la tension du circuit;
  3. le calibre du câblage;
  4. l’emplacement du disjoncteur;
  5. la protection exigée;
  6. la présence et l’emplacement du sectionneur extérieur;
  7. la conformité du raccordement final.

Cette vérification évite de commander une capacité incompatible avec l’infrastructure électrique existante.

Le bruit ne dépend pas seulement de la valeur inscrite dans la brochure

Le tableau technique présente un niveau de pression sonore extérieure maximal allant de 54 à 63 dB(A) selon le modèle. Pour les groupes pouvant recevoir trois têtes, les valeurs publiées se situent entre 58 et 63 dB(A).

Le résultat réel dépend aussi de l’emplacement du groupe extérieur. Un appareil installé dans un passage étroit entre deux murs peut sembler plus bruyant en raison des réflexions sonores. Une base instable peut transmettre des vibrations à la structure. Une unité trop près d’une fenêtre de chambre peut devenir dérangeante même si son fonctionnement demeure normal.

À Boucherville, nous considérons donc la distance avec les fenêtres, la terrasse, les voisins, les limites du terrain et les zones d’accumulation de neige. Le groupe extérieur doit également rester accessible pour le service.

La mise en service des trois zones

Une fois les unités intérieures et le groupe extérieur raccordés, nous ne nous limitons pas à appuyer sur le bouton de mise en marche.

Notre vérification comprend notamment :

  • l’inspection des raccords frigorifiques;
  • l’épreuve d’étanchéité;
  • la mise sous vide du réseau;
  • l’ouverture des valves;
  • la vérification des branchements électriques;
  • la confirmation de la communication entre chaque tête et son port extérieur;
  • l’essai du chauffage et de la climatisation selon les conditions;
  • l’observation du soufflage;
  • le test des trois drains;
  • la vérification des volets et des ventilateurs;
  • le contrôle des codes d’erreur;
  • l’explication des commandes au client.

Dans le cas de la tête près de l’escalier, nous observons aussi la manière dont l’air se déplace lorsque le ventilateur de plafond fonctionne. Les volets peuvent ensuite être ajustés afin de réduire les courants d’air et d’améliorer la distribution vers la zone occupée.

Les erreurs les plus coûteuses sur une installation à trois têtes

Choisir la capacité uniquement selon le nombre d’unités intérieures

Trois têtes peuvent être raccordées à plusieurs capacités de groupes extérieurs. Le choix doit reposer sur le calcul des besoins, les combinaisons approuvées et la demande simultanée.

Compter sur le palier pour traiter toutes les chambres

L’air traverse difficilement une porte fermée. Une tête installée près d’un escalier peut soutenir le confort du volume ouvert, mais elle ne remplace pas une unité dédiée dans une chambre isolée.

Installer la tête trop près du plafond

Une apparence compacte ne doit pas compromettre l’admission d’air ni l’ouverture du panneau avant. Le dégagement doit aussi permettre de retirer les filtres sans démonter l’appareil.

Ignorer l’effet du ventilateur de plafond

Un ventilateur peut améliorer le mélange de l’air à basse vitesse, mais il peut également dévier le soufflage et créer un inconfort s’il est utilisé sans tenir compte de la thermopompe.

Improviser le drain après la pose

L’emplacement du point d’évacuation doit être connu avant de fixer la tête. Une mauvaise pente peut provoquer une fuite plusieurs semaines après la mise en service.

Inverser les circuits entre les têtes

Les conduites et les câbles de communication doivent correspondre au même port extérieur. L’étiquetage doit être réalisé au fur et à mesure du chantier.

Présumer qu’une marque est automatiquement admissible à une subvention

L’admissibilité dépend de la combinaison complète, du numéro AHRI, de la date d’installation et des règles du programme, et non uniquement de la mention GREE FreeMatch R32.

Numéros AHRI, ENERGY STAR et programme LogisVert

Le tableau de la page 2 associe des numéros AHRI distincts aux configurations non gainées, gainées et mixtes. Pour les configurations non gainées de la série, les numéros présentés vont de 214931586 à 214931590 selon le groupe extérieur. La fiche comporte également une indication ENERGY STAR et mentionne une admissibilité possible à des rabais locaux.
Ces renseignements ne suffisent pas à confirmer un montant pour le projet photographié. Il faut connaître les numéros exacts des trois unités intérieures et du groupe extérieur afin d’identifier la combinaison AHRI correspondante.

L’outil officiel d’Hydro-Québec permet de rechercher une thermopompe par numéro de modèle ENERGY STAR ou par numéro AHRI. Il précise que l’aide dépend notamment de la date d’installation et de la situation du demandeur, et que la liste officielle des thermopompes admissibles prévaut en cas de différence. Hydro-Québec indique également un délai de neuf mois suivant l’installation pour déposer la demande.
Pour éviter un dossier incomplet, nous recommandons de conserver :

  • la facture détaillée;
  • les numéros de modèle;
  • les numéros de série;
  • le numéro AHRI;
  • la date d’installation;
  • une photo lisible de la plaque signalétique extérieure;
  • les documents de garantie;
  • la preuve de paiement;
  • les renseignements exigés par le programme au moment de la demande.

Le fait que l’installation soit située à Boucherville ne garantit pas à lui seul son admissibilité. La combinaison exacte et les conditions applicables à la propriété demeurent déterminantes.

Garantie et enregistrement du système

La fiche GREE indique une garantie standard de dix ans ainsi qu’une prolongation supplémentaire de deux ans avec Wolseley lorsque les conditions d’enregistrement ou de preuve d’installation sont respectées.

Les modalités doivent être confirmées pour les appareils réellement installés. Nous recommandons d’effectuer l’enregistrement rapidement et de conserver tous les documents liés à la mise en service.

Il est également important de distinguer la garantie du fabricant sur les pièces et le compresseur de la garantie applicable à la main-d’œuvre. Ces protections peuvent avoir des durées et des conditions différentes.

L’entretien des trois têtes après les travaux

Une thermopompe multizone demande une attention régulière dans chacune de ses zones. Nettoyer seulement le filtre de la tête la plus utilisée ne suffit pas.

Pour préserver le débit d’air et limiter l’accumulation de poussière, nous recommandons :

  • d’inspecter les filtres régulièrement;
  • de nettoyer les filtres selon l’intensité d’utilisation;
  • de maintenir le dessus et l’avant des unités dégagés;
  • de surveiller les drains;
  • de vérifier l’apparition de bruits inhabituels;
  • de ne pas obstruer le soufflage avec des meubles;
  • de garder le groupe extérieur libre de neige et de débris;
  • de prévoir un nettoyage approfondi lorsque l’échangeur ou la roue de ventilation s’encrasse.

Dans la zone photographiée, l’accès par l’escalier doit rester sécuritaire pendant l’entretien. Le panneau frontal et les filtres doivent pouvoir être atteints avec l’équipement approprié, sans s’appuyer sur le garde-corps ou utiliser une installation improvisée.

Un résultat adapté à la configuration réelle de la résidence

Cette installation de thermopompe GREE FreeMatch R32 à Boucherville montre qu’un bon résultat ne dépend pas uniquement des valeurs de rendement inscrites sur une fiche technique.

La tête visible devait s’intégrer :

  • à une portion de mur étroite;
  • à un palier d’escalier;
  • à un plafond déjà occupé par un ventilateur et des dispositifs de sécurité;
  • à un parcours de conduites peu visible;
  • à une stratégie de confort répartie entre trois zones.

L’appareil demeure en hauteur sans obstruer le passage. Les volets peuvent s’ouvrir librement. L’unité est positionnée de manière à traiter le volume devant elle tout en participant à la circulation de l’air autour du palier.

Derrière cette intégration se trouvent le calcul des charges, la sélection d’une combinaison multizone compatible, la coordination des trois circuits frigorifiques, la planification des drains, la vérification électrique et la mise en service individuelle de chaque tête.

Nous appliquons cette même méthode pour nos projets de thermopompe, de climatiseur mural et d’installation CVAC à Boucherville, Longueuil, sur la Rive Sud, ainsi qu’à Montréal, Laval et sur la Rive Nord.

Les étapes

Le jour J, étape par étape

Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.

Étape 1 sur 9L’estimation sur place

On regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.

  1. L’estimation sur placeOn regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.
  2. La soumissionLe modèle, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie aussi si le modèle est admissible aux programmes d’aide.
  3. La préparationPlanchers et meubles protégés, emplacement de la plaque murale tracé de niveau, passage mural repéré.
  4. Le passage muralUn seul percement, avec la pente nécessaire pour que le drain s’écoule vers l’extérieur.
  5. L’unité extérieurePosée sur un support surélevé au-dessus de la neige, avec les dégagements que demande le fabricant.
  6. Lignes, câble et drainRaccordés, isolés et protégés. Le passage est ensuite scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
  7. L’électricitéUn circuit dédié et un sectionneur accessible près de l’unité extérieure.
  8. Essais et mise en serviceEssai d’étanchéité, mise sous vide, puis démarrage et vérification du fonctionnement en chauffage et en climatisation.
  9. Les explicationsTélécommande, modes, filtres : on vous montre l’essentiel avant de partir.
Vos chiffres

Et chez vous, ça donnerait quoi ?

Deux repères rapides avec de vrais chiffres : ce que coûte la chaleur, et ce que vos appareils actuels représentent en BTU/h.

Repère de tailleVos plinthes, en BTU/h
–BTU/h de chauffage électrique installé

    Conversion : 1 W = 3,412 BTU/h. Une indication, pas un calcul de charge : les plinthes et les fournaises sont souvent plus fortes que le besoin réel, et elles peuvent rester en appoint. AirGreen valide la capacité sur place.

    Les erreurs évitées

    Quatre erreurs qu’on ne fait pas

    Retournez chaque carte pour voir ce qu’on fait à la place.

    Pour aller plus loin

    Votre propre projet, étape par étape

    Au fil des saisons

    Quoi faire, saison par saison

    Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.

    • Nettoyer les filtres de l’unité intérieure.
    • Dégager l’unité extérieure des feuilles et des débris laissés par l’hiver.
    • Essayer la climatisation avant les premières chaleurs.
    Chez vous

    Votre maison est-elle prête ?

    Cochez ce qui s’applique chez vous. Un « non » n’est pas un refus : c’est ce qu’on règle lors de l’estimation.

    0 / 6 cochés
    Vrai ou faux

    Quatre affirmations, vraies ou fausses ?

    Tout se joue sur des détails que vous venez de voir.

    1. En chauffage, l’unité extérieure peut produire de l’eau.

    2. On choisit la capacité avec une simple règle de pieds carrés.

    3. Une multizone relie plusieurs têtes intérieures à un seul condenseur.

    4. Le sectionneur peut être caché derrière les meubles de terrasse.

    Questions fréquentes

    Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux

    12 questions
    Une thermopompe murale chauffe-t-elle en hiver ?
    Oui, elle chauffe et climatise. Sa capacité baisse quand il fait très froid ; la plage de fonctionnement dépend du modèle et figure dans sa fiche.
    Murale ou multizone : comment choisir ?
    Une tête murale et un condenseur à l’extérieur : la solution directe pour une pièce ou une aire ouverte. Pour deux à cinq pièces, une multizone branche une tête par pièce sur un même condenseur.
    Où va l’unité extérieure ?
    Là où elle reste au-dessus de la neige, dégagée et accessible, à l’écart des passages. On le décide avec vous lors de l’estimation.
    Y a-t-il des subventions ?
    Selon le modèle et votre situation, des programmes d’aide peuvent s’appliquer, dont LogisVert d’Hydro-Québec. AirGreen vérifie le numéro de modèle avant d’annoncer un montant. Voir les subventions.
    Faut-il un permis ?
    Les règles varient d’une ville à l’autre : emplacement, distances, bruit. Voir les permis et règlements, et on vérifie pour votre adresse.
    Jusqu’à quelle température chauffe-t-elle ?
    Ça dépend du modèle. Selon Hydro-Québec, les modèles récents fonctionnent jusqu’à une température située entre −15 °C et −25 °C, et certains modèles pour climat froid sont certifiés plus bas. La température minimale figure sur la fiche de chaque appareil.
    Combien peut-on économiser ?
    Hydro-Québec indique qu’une thermopompe peut être jusqu’à trois fois plus efficace que les plinthes électriques pour le chauffage durant la saison froide. Le résultat dépend de la maison, du climat et de l’utilisation.
    Comment se calcule l’aide LogisVert ?
    Pour les thermopompes homologuées ENERGY STAR pour climat froid, Hydro-Québec indique une aide de 120 $ par tranche de 1 000 BTU/h de capacité de chauffage à −8 °C. AirGreen vérifie le modèle exact avant d’annoncer un montant ; seul Hydro-Québec confirme l’aide accordée. Voir les subventions.
    Est-ce bruyant ?
    Le niveau sonore dépend du modèle et figure en décibels sur la fiche de chaque appareil. L’emplacement compte aussi : on évite de placer l’unité extérieure sous une fenêtre de chambre quand c’est possible.
    L’unité extérieure se couvre de glace : est-ce normal ?
    Un peu de givre l’est : l’appareil fait des cycles de dégivrage. Ne frappez jamais la glace. Si l’unité reste prise dans la glace ou ne chauffe plus, appelez-nous.
    AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
    Oui. AirGreen détient la licence RBQ 5645-9605-01, sous-catégories 15.8 Ventilation, 15.10 Réfrigération et 16 Électricité.
    L’estimation est-elle gratuite ?
    Oui. L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h. Réserver mon estimation gratuite.

    Ce chantier peut aider un voisin ?

    Partager
    Projets semblables

    D’autres chantiers à voir, près de chez vous

    Par ville, par appareil ou par région : parcourez plus de 4 700 réalisations publiées.

    Chaque point : une ville où AirGreen a des réalisations publiées. Le point lumineux : ce chantier.

    Toutes nos réalisations

    Votre projet

    Chaque maison a ses contraintes. On les voit avant d’installer.

    L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h.

    • Licence RBQ5645-9605-01 · 15.8, 15.10, 16
    • EstimationSur place, gratuite
    • SoumissionEn 24 h

    Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).

    Laissez un commentaire