Une implantation en hauteur pour protéger l’unité extérieure sans encombrer le terrain
Cette installation de thermopompe murale Hitachi airHome 800 à Îles-Laval se distingue immédiatement par la position de son unité extérieure. Plutôt que de déposer l’appareil sur une dalle au niveau du sol, nous l’avons fixé en hauteur sur une structure murale robuste, directement sous l’avant-toit du bâtiment.
Cette configuration répondait à plusieurs besoins propres à l’emplacement. La façade en brique comportait une fenêtre à proximité, l’espace au sol devait demeurer libre et l’unité extérieure devait être protégée contre les accumulations de neige typiques des hivers à Laval. Il fallait donc réaliser une installation compacte, stable et accessible, sans compromettre la circulation d’air autour de la thermopompe.
Le résultat repose sur deux supports triangulaires en aluminium, solidement ancrés dans la maçonnerie. Des éléments antivibratoires sont placés entre les rails de soutien et l’unité extérieure afin de limiter la transmission des vibrations au bâtiment. Les conduits électriques sont regroupés proprement sur le côté droit de l’appareil, tandis que le devant du ventilateur demeure complètement dégagé.
Cette installation démontre qu’un emplacement restreint ne constitue pas nécessairement un obstacle. Une analyse attentive de la structure, des dégagements et des besoins d’entretien permet souvent d’obtenir une solution plus durable qu’une installation improvisée au sol.
Pourquoi installer une thermopompe sur des supports muraux?
Une unité extérieure de thermopompe murale doit pouvoir fonctionner pendant les quatre saisons. À Îles-Laval, elle doit composer avec la pluie, la neige, le gel, les redoux, l’humidité et les cycles de dégivrage.
Lorsque l’unité est placée trop près du sol, plusieurs difficultés peuvent apparaître :
- la neige peut obstruer partiellement l’échangeur;
- la glace produite pendant les dégivrages peut s’accumuler sous le châssis;
- les feuilles et les débris peuvent bloquer l’arrière de l’appareil;
- l’entretien devient plus difficile;
- la base peut se déplacer sous l’effet du gel et du dégel;
- l’unité risque d’être heurtée par une pelle, une tondeuse ou d’autres équipements.
La fixation murale permet de conserver l’appareil bien au-dessus de ces obstacles. Dans le projet présenté, l’unité se trouve sous le débord du toit, sans être enfermée dans un espace clos. Elle profite ainsi d’une certaine protection contre les précipitations directes tout en conservant l’espace requis pour aspirer et rejeter l’air.
La hauteur ne doit toutefois jamais être choisie au hasard. Nous devons tenir compte de l’accès futur au panneau électrique, aux valves de service, aux raccords frigorifiques et au serpentin extérieur. Une unité installée trop haut peut nécessiter des équipements supplémentaires chaque fois qu’un technicien doit effectuer un entretien CVAC ou une réparation.
Des ancrages adaptés à une façade en brique
La photographie du chantier montre clairement que l’appareil ne repose pas sur de simples équerres décoratives. Les supports triangulaires comportent plusieurs points de fixation répartis verticalement sur la façade.
La brique demande une méthode de fixation appropriée. Avant l’installation, nous devons notamment examiner :
- l’état général de la maçonnerie;
- l’emplacement des joints de mortier;
- la nature du mur derrière le parement;
- le poids de l’unité extérieure;
- les vibrations générées par le compresseur;
- les charges additionnelles liées au vent, au verglas et à la neige.
Une thermopompe ne doit pas être suspendue à un parement fragile sans validation. La résistance de l’assemblage dépend autant des ancrages utilisés que du matériau dans lequel ils sont fixés.
Dans cette installation à Îles-Laval, les deux supports verticaux sont espacés pour répartir la charge de l’appareil. Les renforts diagonaux transfèrent le poids vers le mur et limitent la flexion des rails horizontaux.
Le rôle des coussinets antivibratoires
On distingue également des éléments antivibratoires installés entre l’appareil et les supports. Ces pièces peuvent paraître secondaires, mais elles jouent un rôle important lorsqu’une unité extérieure est fixée à proximité d’une fenêtre ou d’un espace habité.
Sans isolation mécanique adéquate, les vibrations du compresseur peuvent se transmettre à la maçonnerie et devenir audibles à l’intérieur. Le bruit ne provient alors pas nécessairement de l’appareil lui-même, mais de la structure du bâtiment qui amplifie une fréquence particulière.
Les coussinets contribuent à :
- réduire le contact rigide entre le châssis et les rails;
- limiter la propagation des vibrations;
- diminuer les bruits structurels;
- protéger les points de fixation;
- maintenir une assise plus uniforme sous l’unité.
Ils doivent être positionnés correctement et serrés de façon à stabiliser l’appareil sans annuler leur capacité d’absorption.
Une position soigneusement choisie près de la fenêtre
La présence d’une fenêtre à gauche de la thermopompe exigeait une attention particulière. Le ventilateur extérieur rejette un volume important d’air vers l’avant. Il fallait donc éviter qu’un élément architectural bloque cette circulation ou provoque une recirculation de l’air rejeté vers l’arrière de l’unité.
Les dégagements autour de l’appareil ont plusieurs fonctions :
- permettre au serpentin de capter efficacement la chaleur de l’air extérieur;
- éviter que l’air rejeté soit immédiatement réaspiré;
- conserver l’accès aux panneaux de service;
- limiter l’accumulation de chaleur en climatisation;
- faciliter l’évacuation de l’eau pendant le dégivrage.
Le débord du toit offre une protection intéressante, mais il ne doit pas être trop près du dessus de l’appareil. Le soffite ne doit pas empêcher le dégagement de la chaleur ni compliquer l’entretien du condenseur.
Nous avons également tenu compte de l’ouverture de la fenêtre. Une unité mal positionnée pourrait empêcher son utilisation normale, transmettre davantage de bruit à l’intérieur ou diriger un débit d’air inconfortable vers une zone de passage.
Une finition électrique discrète et protégée
Sur le côté droit de l’unité extérieure, les câbles et conduits sont regroupés de manière compacte. Ils suivent un trajet court avant d’entrer dans le bâtiment.
Une installation CVAC professionnelle ne consiste pas uniquement à faire fonctionner l’appareil. Le cheminement électrique doit aussi être protégé contre les intempéries, les mouvements et les dommages mécaniques.
Nous vérifions notamment :
- la tension exigée par le modèle;
- l’ampacité minimale du circuit;
- la protection maximale contre les surintensités;
- la dimension des conducteurs;
- la présence d’un sectionneur approprié;
- l’étanchéité des entrées électriques;
- la protection du câble de communication.
Pour la gamme Hitachi airHome 800, les exigences dépendent de la capacité installée. Les modèles de 9 000 et 12 000 BTU affichent une ampacité minimale de circuit de 14 A et une protection maximale de 25 A. Les versions de 18 000 et 24 000 BTU affichent une ampacité minimale de 20 A et une protection maximale de 35 A.
Nous utilisons toujours la plaque signalétique de l’appareil comme référence finale. Il serait incorrect de choisir automatiquement un disjoncteur uniquement à partir du nombre de BTU.
Les avantages techniques de la Hitachi airHome 800 pour une résidence à Laval
La Hitachi airHome 800 est offerte dans des capacités allant de 9 000 à 24 000 BTU/h. La capacité exacte doit être déterminée selon la superficie réellement desservie, la configuration des pièces, l’isolation, la fenestration, l’exposition solaire et les pertes de chaleur du bâtiment.
La photographie extérieure ne permet pas de lire avec certitude la plaque signalétique du modèle installé. Nous évitons donc d’attribuer une capacité précise uniquement à partir des dimensions apparentes du boîtier. Le dimensionnement réalisé avant l’installation demeure la donnée pertinente.
Une thermopompe conçue pour chauffer jusqu’à -30 °C
L’airHome 800 est une thermopompe pour climat froid pouvant fonctionner en chauffage lorsque la température extérieure atteint -30 °C. Hitachi indique également une capacité de chauffage maintenue à 100 % à -20 °C, selon le modèle.
Cette performance répond bien aux besoins d’une résidence à Îles-Laval, où les températures hivernales peuvent varier rapidement. Pendant une même semaine, l’appareil peut devoir fonctionner par temps humide près du point de congélation, puis continuer à produire de la chaleur pendant une période de froid intense.
La technologie HeatForce et le dégivrage adaptatif permettent au système de moduler son fonctionnement selon les conditions observées. Un dégivrage est déclenché lorsque le serpentin extérieur accumule suffisamment de givre pour nuire à l’échange thermique.
Pendant ce cycle, l’apparition de vapeur autour de l’unité est normale. De l’eau peut également s’écouler sous le châssis. La position surélevée utilisée dans ce projet laisse justement un espace suffisant pour cette évacuation.
Des rendements pouvant atteindre 26,5 de TRÈS2
Selon la capacité choisie, la gamme affiche un rendement pouvant atteindre 26,5 de TRÈS2 ainsi qu’un CPSC2 de 9,7 pour la région climatique 5.
Le tableau technique de la série précise les performances de chaque combinaison intérieure et extérieure. Il indique notamment les capacités nominales, les capacités maximales à différentes températures, les niveaux sonores, les débits d’air, les exigences électriques et les dimensions de tuyauterie.
Les modèles de la gamme peuvent fournir, selon leur capacité :
- entre 5 500 et 15 000 BTU/h de chauffage maximal à -30 °C;
- entre 8 500 et 20 000 BTU/h à -25 °C;
- entre 12 000 et 25 500 BTU/h à -20 °C;
- entre 14 000 et 27 000 BTU/h à -15 °C.
Ces variations expliquent pourquoi deux thermopompes portant le même nom de série ne conviennent pas nécessairement au même bâtiment. La brochure Hitachi présente également une plage de climatisation de -20 à environ 46 °C, une plage de chauffage jusqu’à -30 °C et l’utilisation du réfrigérant R32 pour les quatre capacités de la gamme.
Le réfrigérant R32 et la qualité de la mise en service
La Hitachi airHome 800 utilise le réfrigérant R32. Celui-ci possède un potentiel de réchauffement planétaire inférieur à celui du R410A utilisé dans de nombreux systèmes plus anciens.
Le type de réfrigérant ne change toutefois pas l’importance des bonnes pratiques d’installation. Les conduites doivent être coupées proprement, évasées avec précision et serrées au couple recommandé.
Avant la mise en service, nous effectuons notamment :
- une inspection des raccords;
- une épreuve d’étanchéité;
- un tirage au vide du circuit;
- une vérification de la tenue du vide;
- l’ouverture des valves de service;
- un essai en climatisation;
- un essai en chauffage;
- une validation du drainage intérieur;
- une vérification du fonctionnement des commandes.
La présence d’air ou d’humidité dans les conduites frigorifiques peut nuire au rendement et réduire la durée de vie du compresseur. Une installation rapide qui omet le tirage au vide n’offre pas les mêmes conditions de fonctionnement qu’une mise en service complète.
FrostWash 3.0 et Mold Guard 2.0
La qualité de l’air intérieur constitue l’un des éléments distinctifs de l’airHome 800.
La fonction FrostWash 3.0 utilise un processus en plusieurs étapes. Le serpentin intérieur est d’abord chauffé, puis refroidi jusqu’à former une couche de glace. Celle-ci retient une partie des poussières et contaminants présents sur l’échangeur. Lorsqu’elle fond, l’eau entraîne les impuretés vers le drain de condensat.
Le système Mold Guard 2.0 surveille les conditions à l’intérieur de l’unité lorsque celle-ci est arrêtée. Si la température et l’humidité deviennent favorables à la formation de moisissures, le système peut chauffer le serpentin pour le sécher.
Ces technologies contribuent à limiter l’encrassement, mais elles ne remplacent pas :
- le nettoyage régulier des filtres;
- l’inspection du drain;
- la vérification de la turbine;
- le lavage professionnel de l’échangeur lorsque nécessaire;
- l’entretien périodique de l’unité extérieure.
La poussière, les poils d’animaux et les résidus de cuisson peuvent continuer à s’accumuler dans une thermopompe, particulièrement lorsqu’elle fonctionne presque toute l’année.
Filtre au charbon actif PM2.5
L’unité intérieure comprend un filtre au charbon actif PM2.5 et un préfiltre en acier inoxydable. Le fabricant indique que le filtre peut réduire jusqu’à 99 % des particules de 2,5 microns dans des conditions d’essai précises.
Le charbon actif contribue également à réduire certaines odeurs et certains composés organiques volatils. Cette filtration peut être appréciée dans une maison où vivent des animaux ou dans un espace ouvert où les odeurs de cuisine se propagent facilement.
Une thermopompe murale ne constitue toutefois pas un système d’apport d’air frais. Elle recircule principalement l’air intérieur. Pour contrôler le renouvellement d’air et l’humidité de l’ensemble du bâtiment, un échangeur d’air bien dimensionné peut demeurer nécessaire.
airCloud Go, Smart Eco et SleepSense
L’interface Wi-Fi de l’application airCloud Go permet de contrôler la thermopompe à distance. Les occupants peuvent ajuster la température avant leur retour à la maison, planifier des périodes de fonctionnement et consulter certains renseignements liés à la consommation.
Parmi les fonctions offertes, on retrouve :
- la minuterie hebdomadaire;
- la commande vocale;
- l’affichage de certains codes d’erreur;
- l’activation de FrostWash;
- l’estimation des coûts d’énergie;
- la fonction de géolocalisation Smart-Fence.
Le mode Smart Eco utilise un capteur de présence. Après environ vingt minutes sans mouvement détecté, l’appareil peut réduire sa consommation. Lorsqu’une personne revient dans la pièce, le système reprend son réglage initial.
La fonction SleepSense adapte la température pendant la nuit afin de limiter les fluctuations inconfortables et les corrections excessives.
Un niveau sonore adapté à une installation près d’une fenêtre
Les versions de 9 000 et 12 000 BTU peuvent descendre jusqu’à 30 dB(A) à l’intérieur en mode silencieux. Les unités extérieures de la gamme présentent un niveau sonore maximal annoncé d’environ 52 à 55 dB(A), selon la capacité.
Dans le projet d’Îles-Laval, la proximité d’une fenêtre rendait le contrôle des vibrations particulièrement important. L’appareil a donc été installé sur des supports rigides avec des éléments d’isolation mécanique.
Pour réduire les nuisances sonores, nous devons considérer simultanément :
- le niveau sonore de l’appareil;
- la rigidité de la façade;
- la distance par rapport aux chambres;
- la présence de fenêtres;
- la qualité des coussinets antivibratoires;
- le serrage et l’alignement des supports;
- la circulation d’air autour de l’unité.
Une thermopompe silencieuse peut devenir dérangeante si elle est installée sur une structure qui amplifie ses vibrations. À l’inverse, une implantation bien préparée aide l’appareil à conserver un fonctionnement discret.
Garantie et enregistrement de la Hitachi airHome 800
La documentation Hitachi présente une garantie standard de sept ans sur le compresseur et cinq ans sur les pièces.
Pour certaines installations résidentielles, l’enregistrement en ligne permet d’obtenir une garantie prolongée de dix ans sur le compresseur et dix ans sur les pièces, selon les conditions applicables. Une option améliorée peut également offrir une couverture allant jusqu’à douze ans sur le compresseur, dix ans sur les pièces et dix ans sur la main-d’œuvre lorsqu’une mise à niveau admissible est achetée.
Nous recommandons de conserver soigneusement :
- la facture finale;
- les numéros de modèle et de série;
- la preuve d’enregistrement;
- le certificat AHRI;
- les modalités de la garantie;
- les documents liés aux incitatifs financiers.
Admissibilité aux subventions pour thermopompes
La série Hitachi airHome 800 peut être admissible à différents programmes d’aide financière. Le montant ne doit toutefois jamais être déterminé uniquement à partir du nom commercial de la thermopompe.
La validation doit être effectuée à partir de la combinaison exacte des modèles intérieur et extérieur, de son numéro AHRI et de sa capacité de chauffage reconnue par le programme.
Avant de confirmer une aide financière, nous vérifions :
- l’adresse de l’installation;
- le type de bâtiment;
- la source de chauffage principale;
- la combinaison d’équipements;
- la capacité à la température de référence;
- les règles en vigueur à la date de l’installation;
- les documents exigés par le programme.
Les programmes et leurs critères peuvent être modifiés. La documentation technique, les photographies de l’équipement et la facture détaillée doivent donc être conservées.
Les erreurs à éviter pour une installation murale en hauteur
Fixer les supports uniquement dans un parement fragile
Le support doit transférer la charge vers une structure suffisamment résistante. La brique, le mortier et le mur arrière doivent être évalués avant le perçage.
Négliger les vibrations
Une unité fixée près d’une fenêtre peut transmettre des bruits à l’intérieur si elle repose directement sur les rails sans isolation mécanique appropriée.
Placer l’appareil trop près du soffite
L’avant-toit offre une protection, mais un dégagement insuffisant peut nuire à l’entretien et à la circulation d’air.
Rendre les valves de service inaccessibles
Les raccords frigorifiques et les panneaux doivent demeurer accessibles. Un appareil bien installé doit également pouvoir être entretenu.
Oublier l’eau de dégivrage
L’eau produite en hiver doit pouvoir tomber et s’éloigner du mur sans créer une accumulation problématique de glace.
Choisir la capacité uniquement selon la superficie
La superficie constitue un point de départ, pas un calcul de charge. L’isolation, le nombre d’étages, l’exposition et la disposition des pièces influencent directement le choix de la capacité.
Une installation représentative de notre approche à Laval
Ce projet à Îles-Laval réunit plusieurs éléments importants de notre travail : analyse de la maçonnerie, positionnement sous un avant-toit, protection contre la neige, supports renforcés, réduction des vibrations et finition électrique compacte.
Nous appliquons la même attention aux installations réalisées à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud. Le choix d’une thermopompe performante demeure important, mais sa durabilité dépend aussi de la qualité de son emplacement et de sa mise en service.
Dans cette installation, la Hitachi airHome 800 est solidement surélevée, son ventilateur demeure dégagé et les composantes techniques restent accessibles. La thermopompe peut ainsi assurer la climatisation estivale et contribuer au chauffage hivernal sans occuper l’espace au sol près du bâtiment.
