Installation d'un échangeur d'air FANTECH FLEX 100H ES à Senneville, Ouest-de-l'Île de Montréal
Un placard technique de 26 pouces partagé avec le chauffe-eau, un échangeur d'air FANTECH FLEX 100H ES suspendu sur chaînes, et un équilibrage mesuré au manomètre qui a corrigé un écart de 17 PCM entre alimentation et évacuation.
- Ville
- Région
- Appareil
- Marque
- Défis
- Publié
Le chantier en un écran

L’article, chapitre par chapitre
L'autocollant sur la porte de l'appareil : la seule preuve qu'un échangeur d'air a vraiment été équilibré
Sur la porte de cet appareil suspendu dans un placard technique de Senneville, il y a un tableau imprimé que presque personne ne regarde. Deux colonnes, A et B, une liste de débits en pieds cubes par minute, et en regard, des pressions en pouces de colonne d'eau.
Ce tableau est l'outil qui transforme un échangeur d'air installé en échangeur d'air équilibré. Un installateur qui ne s'en sert pas ne connaît pas les débits réels du système qu'il vient de livrer — il connaît seulement ceux inscrits dans le catalogue.
Chez AirGreen, nous avons installé un FANTECH FLEX 100H ES dans le logement intergénérationnel d'une propriété de Senneville, dans un placard technique de 26 pouces de large partagé avec le chauffe-eau. Voici le chantier, et surtout, la méthode.
Le mandat : 950 pi² aménagés au niveau inférieur
La propriété principale, boisée et retirée comme la plupart de celles du village, avait déjà sa ventilation. Le mandat portait sur l'aménagement récent du niveau inférieur en logement autonome : deux chambres, une salle de bain, une cuisinette, un salon-salle à manger, une entrée indépendante et son propre chauffe-eau électrique.
Un logement de ce type pose une contrainte que les grandes maisons ne posent pas : il n'y a nulle part où mettre l'appareil. Pas de salle mécanique, pas de vide sanitaire accessible, pas de placard de rangement à sacrifier. Le seul espace disponible était le renfoncement au-dessus du chauffe-eau, 26 pouces de large, avec un plafond fini juste au-dessus.
Le besoin calculé selon la logique de la norme CSA F326 :
- Chambre principale : 10 L/s
- Deuxième chambre : 5 L/s
- Salon et salle à manger : 10 L/s
- Cuisinette : 5 L/s
- Salle de bain : 5 L/s
Total : 35 L/s, soit environ 74 PCM.
Le FLEX 100H ES : un appareil choisi pour son gabarit, et assumé comme tel
- Débit net de 104 PCM à 0,4 po d'eau, 129 PCM à 0,1 po, 70 PCM à 0,8 po. La marge au-dessus des 74 PCM requis est correcte sans être excessive.
- Encombrement de 21 ½ po de haut, 15 ⅝ po de large, 14 ½ po de profondeur, pour 39 lb avec le noyau. C'est ce gabarit qui a rendu l'installation possible.
- Raccords ovales de 5 po sur le dessus, ce qui permet de sortir les conduits directement vers le plafond sans dégagement latéral.
- Noyau en aluminium, lavable, d'une durabilité supérieure aux noyaux polymères en usage locatif où l'entretien peut être négligé.
- Dégivrage par recirculation interne sous -5 °C.
- 168 W, 1,4 A, avec cordon d'alimentation de 3 pi et fiche à trois broches fourni d'usine.
- Filtres intérieurs électrostatiques lavables de 8,5 po × 12,5 po.
- Homologué HVI et qualifié ENERGY STAR au Canada.
- 14 po de dégagement frontal recommandé pour retirer le noyau.
Un point d'honnêteté technique : l'efficacité de récupération sensible du FLEX se situe autour de 60 à 65 % à 0 °C, contre plus de 80 % pour les appareils de la série HERO. Nous ne prétendons pas le contraire. Dans ce placard de 26 pouces, un appareil de la série HERO ne rentrait tout simplement pas, et la différence de récupération sur un logement de 950 pi² représente quelques dizaines de dollars par saison de chauffage. Le compromis était le bon. Nous l'aurions refusé sur une maison de 2 500 pi².
Comment un échangeur d'air s'équilibre réellement
C'est la partie du métier la moins visible et la plus déterminante.
Les prises de pression A et B
Les appareils FANTECH intègrent deux prises de pression, généralement identifiées A et B sur le tableau imprimé de la porte : A pour le flux d'alimentation (air neuf poussé dans le logement), B pour le flux d'évacuation (air vicié rejeté vers l'extérieur). Ce sont des points de mesure normalisés, situés de part et d'autre du noyau.
La lecture au manomètre
L'appareil est mis en marche à la vitesse à équilibrer. Nous raccordons un manomètre différentiel à la prise A et relevons la pression, puis à la prise B et relevons la seconde. Le tableau de la porte convertit ensuite chaque pression lue en débit réel en PCM pour cet appareil précis.
Sur ce chantier, en vitesse normale :
- Première lecture, prise A : équivalant à 71 PCM
- Première lecture, prise B : équivalant à 88 PCM
Un écart de 17 PCM. Le logement fonctionnait en dépression, ce qui aurait tiré l'air de la maison principale à travers la dalle et les cloisons — précisément l'inverse de ce qu'un logement intergénérationnel doit faire.
Nous avons repris les registres de branche jusqu'à obtenir 77 PCM à l'alimentation et 76 PCM à l'évacuation. Puis nous avons refait la mesure en vitesse réduite et en vitesse maximale, parce qu'un appareil n'est équilibré à une vitesse que si on l'a vérifié aux autres.
Le rapport, remis au client
Les trois séries de lectures, les débits convertis et la position finale des registres sont consignés et remis aux occupants. C'est le document qui permet, dans huit ans, à un technicien de savoir si le système a dérivé ou non. Sans lui, tout diagnostic ultérieur recommence à zéro.
Le conduit flexible : là où le rendement se perd sans que personne ne s'en aperçoive
Le conduit flexible isolé est parfaitement acceptable pour les raccordements courts vers l'extérieur, et il est souvent le seul choix réaliste dans un espace restreint. Encore faut-il le poser correctement.
Trois règles que nous appliquons sans exception :
- Tendre le flexible au maximum. Un flexible laissé lâche ou comprimé de 20 % de sa longueur perd une part considérable de son débit, parce que chaque spire devient un obstacle. Nous coupons à la longueur exacte, jamais « un peu plus long pour être sûr ».
- Limiter les coudes et respecter le rayon. Un coude serré à 90 degrés dans un flexible de 5 po équivaut à plusieurs pieds de conduit droit en perte de charge.
- Sceller les raccordements en trois couches : ruban aluminium sur la gaine intérieure, collier de serrage, puis reprise de l'isolant et du pare-vapeur extérieur avec ruban continu. Un pare-vapeur ouvert sur un conduit d'air extérieur produit de la condensation dans le placard, l'hiver.
Sur ce chantier, les deux branches extérieures traversent le plafond vers un vide technique, puis sortent en mur latéral. Nous avons privilégié le trajet le plus court, quitte à percer là où la finition était plus délicate à reprendre.
Suspendre au-dessus d'un chauffe-eau : ce qu'il faut préserver
L'appareil est suspendu par chaînes et amortisseurs antivibratiles ancrés dans les solives du plafond, jamais posé sur une tablette ni fixé à plat contre le mur. La suspension isole les vibrations et permet d'ajuster l'aplomb au montage.
Trois exigences sur ce type d'emplacement :
- Le dégagement frontal de 14 po doit rester libre en permanence, sinon le rinçage annuel du noyau devient un démontage.
- La prise de courant doit demeurer accessible. Le FLEX est livré avec un cordon d'alimentation et une fiche; la prise doit donc être atteignable sans outil, et de préférence réservée à l'appareil.
- Le chauffe-eau doit rester remplaçable. Un appareil suspendu trop bas ou trop avancé transforme un remplacement de chauffe-eau de deux heures en une demi-journée. Nous vérifions systématiquement le dégagement vertical au-dessus du réservoir avant de fixer les ancrages.
La pénétration du plafond, ce détail qui coûte cher plus tard
Chaque percement de plafond vers un espace non conditionné doit être scellé au pourtour, autant pour l'étanchéité à l'air que pour la continuité du pare-vapeur. Une pénétration laissée ouverte laisse migrer l'air humide du logement vers le vide technique, où il condense sur la face froide en janvier.
Le mastic acoustique ou la mousse à faible expansion, appliqués au pourtour du conduit, règlent la question en dix minutes. Reportés, ils deviennent une tache d'eau au plafond trois hivers plus tard.
Les manquements les plus fréquents sur ce type d'installation
- Livrer sans mesurer les pressions aux prises A et B. Sans lecture, il n'y a pas d'équilibrage, seulement une estimation.
- Poser un flexible trop long. C'est l'erreur la plus banale et la plus coûteuse en rendement.
- Obstruer le dégagement de retrait du noyau avec un rangement improvisé.
- Choisir un appareil trop performant pour l'espace disponible, puis l'installer de travers faute de place.
- Négliger le scellement de la pénétration.
- Équilibrer à une seule vitesse.
- Ne pas vérifier l'accessibilité du chauffe-eau.
Rénoclimat et l'admissibilité de ce type de projet
Le programme Rénoclimat verse 500 $ pour l'installation ou le remplacement d'un ventilateur récupérateur de chaleur (VRC) ou d'énergie (VRE), à deux conditions : l'appareil doit figurer à la section 3 du répertoire des produits certifiés du Home Ventilating Institute (HVI) — le FLEX 100H ES y est homologué — et la cote ÉnerGuide doit s'améliorer entre les évaluations initiale et finale.
Point important pour un logement intergénérationnel : lorsque les deux logements partagent des espaces permettant la circulation d'air, l'évaluation énergétique porte sur l'immeuble entier et non sur le seul logement ajouté. Il faut donc penser le projet à l'échelle du bâtiment complet, et faire réaliser l'évaluation initiale avant d'ouvrir le premier plafond.
L'entretien d'un noyau en aluminium
Le noyau se sort par l'avant et se rince à l'eau tiède une fois par année, sans détergent agressif qui attaquerait l'aluminium. Les filtres intérieurs lavables se rincent aux trois mois. Les capuchons extérieurs se vérifient au printemps. Et dans un logement locatif ou intergénérationnel, nous recommandons de confier ces trois gestes à la même personne pour l'ensemble du bâtiment — c'est la seule façon qu'ils soient réellement faits.
Notre façon de travailler dans l'Ouest-de-l'Île
Senneville, Baie-D'Urfé, Sainte-Anne-de-Bellevue et Beaconsfield combinent grandes propriétés, aménagements de sous-sol récents et placards techniques minuscules. Nous y installons régulièrement des systèmes de ventilation dans des espaces où le premier réflexe serait de dire que rien n'entre.
La méthode ne change pas selon le calibre du projet : calcul des débits avant la soumission, choix de l'appareil dicté par l'espace réel et non par le catalogue, équilibrage au manomètre aux trois vitesses, rapport remis. Nous appliquons la même discipline sur l'ensemble du Grand Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud, autant pour une installation CVAC complète que pour un entretien CVAC annuel.
Pour faire évaluer la ventilation d'un logement ajouté, d'un sous-sol aménagé ou d'une maison complète, joignez-nous au (514) 316-2973 ou à sales@airgreen.ca. RBQ 5645-9605-01.
Le déroulement du chantier
Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.
On repère le mur pour les deux bouches extérieures, l’endroit de l’appareil, l’accès pour l’entretien et le drain.
L’appareil, son emplacement et le prix, par écrit.
Suspendu ou posé, de niveau, avec un accès dégagé aux filtres et au noyau.
Prise d’air frais et sortie d’air vicié, éloignées l’une de l’autre et scellées.
Ceux qui sont reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
Raccordé avec sa boucle, lorsque l’appareil en a besoin.
Installée là où on la voit et l’utilise.
Les débits d’entrée et de sortie sont ajustés pour que la maison ne soit ni en pression ni en dépression.
Vitesses, filtres, noyau : comment s’en servir au fil des saisons.
- L’estimation sur placeOn repère le mur pour les deux bouches extérieures, l’endroit de l’appareil, l’accès pour l’entretien et le drain.
- La soumissionL’appareil, son emplacement et le prix, par écrit.
- L’appareilSuspendu ou posé, de niveau, avec un accès dégagé aux filtres et au noyau.
- Les bouches extérieuresPrise d’air frais et sortie d’air vicié, éloignées l’une de l’autre et scellées.
- Les conduitsCeux qui sont reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
- Le drainRaccordé avec sa boucle, lorsque l’appareil en a besoin.
- La commande muraleInstallée là où on la voit et l’utilise.
- L’équilibrageLes débits d’entrée et de sortie sont ajustés pour que la maison ne soit ni en pression ni en dépression.
- Les explicationsVitesses, filtres, noyau : comment s’en servir au fil des saisons.
Ce qu’on regarde sur un chantier comme celui-ci
Chaque numéro est un point qu’on vérifie sur place. Basculez entre l’été et l’hiver pour voir l’air et la chaleur circuler.
Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.
Il évacue l’air vicié et fait entrer de l’air frais. Les deux flux se croisent dans le noyau sans se mélanger.
Il récupère une partie de la chaleur de l’air qui sort pour tempérer l’air qui entre. Selon le modèle, il gère aussi l’humidité.
Une bouche extérieure, éloignée de la sortie d’air vicié pour ne pas réaspirer l’air qu’on vient d’évacuer.
L’air humide et chargé d’odeurs sort par sa propre bouche, munie d’un clapet.
Les conduits reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
L’air vicié est repris dans les pièces humides, l’air frais est envoyé dans les pièces de vie. Les débits sont équilibrés.
Elle règle le mode et la vitesse. On l’utilise davantage quand la maison est humide ou très occupée.
Selon le modèle et la saison, le noyau produit de la condensation, évacuée par un drain avec sa boucle.
Votre maison est-elle prête ?
Cochez ce qui s’applique chez vous. Un « non » n’est pas un refus : c’est ce qu’on règle lors de l’estimation.
Les bons réflexes, une fois l’appareil en place
Six gestes simples pour que l’appareil dure. Votre liste reste sur cet appareil.
Quoi faire, saison par saison
Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.
- Nettoyer les filtres et le noyau selon le fabricant.
- Vérifier les bouches extérieures : nids, débris, clapets.
- Baisser la vitesse si l’air devient humide dehors.
- Ajuster la vitesse selon l’humidité de la maison.
- Vérifier que le drain s’écoule.
- Garder les bouches extérieures dégagées.
- Nettoyer les filtres avant la saison fermée.
- Vérifier le clapet de la sortie d’air vicié.
- Planifier un nettoyage complet si l’appareil n’en a pas eu depuis longtemps.
- Déneiger les deux bouches extérieures.
- Monter la vitesse si de la condensation apparaît aux fenêtres.
- Laisser l’appareil fonctionner : maison fermée, l’humidité s’accumule.
Les bonnes pages, au bon moment
Quatre affirmations, vraies ou fausses ?
Tout se joue sur des détails que vous venez de voir.
1. Dans un échangeur d’air, l’air frais et l’air vicié se mélangent.
Les deux flux se croisent dans le noyau sans se mélanger.
2. Les deux bouches extérieures doivent être éloignées l’une de l’autre.
Sinon l’échangeur réaspire l’air qu’il vient d’évacuer.
3. Un échangeur d’air peut aider contre la condensation aux fenêtres.
Il renouvelle l’air et aide à garder l’humidité dans la bonne zone.
4. Un échangeur n’a jamais besoin d’entretien.
Filtres et noyau s’encrassent et se nettoient régulièrement.
0 / 4 bonnes réponses
Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux
À quoi sert un échangeur d’air ?
L’air frais refroidit-il la maison en hiver ?
À quelle vitesse le faire fonctionner ?
Faut-il nettoyer un échangeur ?
Quels signes montrent un manque de ventilation ?
VRC ou VRE : quelle différence ?
Faut-il le faire fonctionner l’hiver ?
AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
L’estimation est-elle gratuite ?
Aucune question ne correspond. Écrivez-nous : on répond.
D’autres chantiers à voir, près de chez vous
Par ville, par appareil ou par région : parcourez plus de 4 700 réalisations publiées.
Chaque point : une ville où AirGreen a des réalisations publiées. Le point lumineux : ce chantier.
Une estimation sur place, la bonne capacité, le bon appareil.
L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h.
Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).
