Réalisation

Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE FreeMatch R32 à Vaudreuil-sur-le-Lac (MRC de Vaudreuil-Soulanges)

Ancien chalet du lac des Deux Montagnes, deux zones, un GREE FreeMatch GWHD(18)ND6MO de 18 000 BTU. Pourquoi ce petit compresseur module plus bas qu'un 5 zones, pourquoi ses 10 m de précharge changent tout, et comment nous l'avons posé sur supports muraux contre la fondation.

Par AirGreen Climatisation & Chauffage Admin23 min de lecture
Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE FreeMatch R32 à Vaudreuil-sur-le-Lac (MRC de Vaudreuil-Soulanges)
Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE FreeMatch R32 à Vaudreuil-sur-le-Lac (MRC de Vaudreuil-Soulanges)
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23 minde lecture
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2026année du chantier publié
La visite

Faites le tour de l’installation

Chaque numéro est un point qu’on vérifie sur place. Basculez entre l’été et l’hiver pour voir l’air et la chaleur circuler.

Schéma générique : thermopompe murale, unité intérieure et unité extérieure

En été, l’unité extérieure rejette dehors la chaleur de la maison.

Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.

  1. Fixée de niveau sur une plaque murale, assez haut pour que l’air couvre la pièce, avec assez d’espace autour pour sortir les filtres facilement.

  2. Les lignes frigorifiques, le câble de communication et le drain traversent le mur par un seul percement, scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.

  3. Deux tuyaux de cuivre isolés relient les deux unités. À l’extérieur, une goulotte peut les protéger du soleil, des chocs et des intempéries.

  4. Un interrupteur de coupure près de l’unité extérieure permet de l’isoler en sécurité pour l’entretien. Il doit rester accessible en tout temps.

  5. Le compresseur et le ventilateur. En chauffage, elle capte la chaleur de l’air extérieur, même en hiver, et la transfère à l’intérieur.

  6. Au sol ou au mur, il garde l’unité au-dessus de la neige accumulée. Elle reste dégagée et l’eau de dégivrage peut s’écouler.

  7. Le ventilateur doit souffler sans obstacle. Un rangement, une clôture ou un mur trop près, et le rendement baisse pendant que le bruit monte.

Le chantier

Le plus petit appareil de la gamme FreeMatch, et de loin le plus exigeant sur la tuyauterie

Vaudreuil-sur-le-Lac tient sur 1,38 km². Le village a été constitué en 1920 sous le nom de Belle-Plage, sur la pointe ouest de la péninsule de Vaudreuil qui s'avance dans le lac des Deux Montagnes, et il n'a repris son nom actuel qu'en 1960 — au moment précis où la colonie de chalets d'été commençait à se transformer en banlieue habitée à l'année. Cette histoire-là se lit encore dans le bâti : de petites maisons de villégiature, isolées après coup, agrandies par tranches, chauffées aux plinthes électriques, sans réseau de conduits, plantées sous un couvert d'arbres matures à quelques centaines de mètres de l'eau et de l'autoroute 40.

C'est exactement le type de bâtiment pour lequel une thermopompe murale multizone à deux têtes est le bon outil — et c'est aussi le premier projet de cette série où nous installons le plus petit compresseur de la gamme GREE FreeMatch R32. Après une longue succession de systèmes à quatre et cinq zones, ce chantier de Vaudreuil-sur-le-Lac remet en lumière un appareil que presque personne ne documente sérieusement, le GWHD(18)ND6MO, et surtout une contrainte que ce modèle impose et que les gros modèles font oublier : dix mètres de précharge, point final.

Un ancien chalet du lac des Deux Montagnes devenu maison quatre saisons

Le bâtiment est compact, sur un seul niveau principal, avec une aire ouverte cuisine-salon orientée vers le lac et une chambre principale fermée à l'arrière. Les plinthes électriques d'origine sont en place et le resteront. Aucun conduit, aucun plénum, aucun endroit où faire passer un système central sans démolir un plafond.

Le besoin exprimé par les propriétaires était simple et honnête : climatiser sérieusement l'aire de vie et la chambre l'été, et récupérer une bonne partie de la facture de chauffage à l'automne, au printemps et pendant les journées d'hiver douces. Personne ne nous a demandé de retirer les plinthes, et nous n'avons pas proposé de le faire.

Configuration retenue : une tête de 12 000 BTU/h dans l'aire ouverte cuisine-salon, une tête de 9 000 BTU/h dans la chambre principale, soit 21 000 BTU/h de capacité intérieure installée sur un compresseur nominal de 18 000 BTU/h, un ratio de 117 %. Ce dépassement est normal et volontaire : nous avons expliqué en détail le facteur de diversité dans notre dossier de Saint-Denis-sur-Richelieu, et il ne sert à rien de le réécrire ici. Deux pièces ne réclament pas leur maximum à la même seconde.

Fiche technique de l'unité extérieure installée

Donnée GWHD(18)ND6MO
Unités intérieures raccordables 2 (maximum)
Alimentation 208/230 V
Capacité en climatisation (nominale) 5 275 W — 18 000 BTU/h
Plage de climatisation (min. – max.) 2 140 – 5 800 W (7 300 – 19 800 BTU/h)
Capacité en chauffage (nominale) 5 275 W — 18 000 BTU/h
Plage de chauffage (min. – max.) 2 140 – 5 305 W (7 300 – 18 100 BTU/h)
SEER2 / HSPF2 / EER2 21 / 10 / 12,5
EER / COP 3,52 W/W / 3,9 W/W
MCA / protection maximale (MOCP) 14,5 A / 20 A
Débit d'air 1 354 pi³/min
Pression sonore (vitesse haute) 54 dB(A)
Charge de R32 31,8 oz (900 g)
Dimensions (L × H × P) 822 × 550 × 352 mm
Poids net 35,5 kg (78,3 lb)
Plage de fonctionnement -30 à 48 °C (froid) / -30 à 24 °C (chaud)
Longueur de précharge 10 m (33 pi)
Longueur totale maximale 40 m (131 pi)
Dénivelé maximal 15 m (49 pi)
Charge additionnelle 20 g/m (0,2 oz/pi)
Diamètres liquide 1/4 po — gaz 3/8 po
Numéro AHRI (non gainé) 214931586

Deux chiffres de ce tableau ont décidé du projet, et ce ne sont pas ceux que les clients regardent en premier.

Deux têtes sur un multizone, ou deux monosplits indépendants ?

C'est la vraie question d'un projet à deux zones, et nous la posons systématiquement avant de proposer quoi que ce soit — même quand la réponse ne joue pas en notre faveur. À quatre ou cinq têtes, le multizone s'impose presque toujours. À deux têtes, l'écart se referme et l'arbitrage devient réel.

Ce que deux systèmes monosplits indépendants offrent que le FreeMatch ne peut pas offrir :

  • Deux circuits frigorifiques séparés, donc la disparition complète de la limitation de mode unique : le salon peut climatiser pendant que la chambre chauffe. Sur un multizone, un seul détendeur inverseur commande tout le système, et le mode est commun.
  • Une panne n'arrête qu'une pièce. Sur un FreeMatch, une carte de contrôle extérieure ou un moteur de ventilateur extérieur immobilise les deux zones simultanément.
  • Deux budgets de tuyauterie séparés, chacun avec sa propre précharge — un avantage énorme quand les deux têtes sont éloignées l'une de l'autre.

Ce que le multizone à deux têtes offre en retour, et qui a emporté la décision ici :

  • Une seule unité extérieure, donc un seul emplacement à trouver sur un terrain de village étroit, un seul appareil à déneiger, un seul à entretenir, un seul à regarder.
  • Un seul circuit électrique. Les unités intérieures sont alimentées par l'unité extérieure, ce qui évite deux circuits dédiés au panneau.
  • Un seul ensemble de percements dans une enveloppe de chalet reconstruite en plusieurs époques, où chaque trou supplémentaire est un risque de pont thermique et d'infiltration.
  • Une seule combinaison certifiée AHRI à déclarer dans un dossier de subvention, au lieu de deux dossiers distincts.

Nous avons chiffré les deux scénarios et les avons remis par écrit. Les propriétaires ont choisi le multizone parce que les deux têtes sont proches l'une de l'autre et parce que l'encombrement extérieur comptait plus que la redondance. Un client dont les deux zones sont aux extrémités opposées de la maison, ou dont une pièce est critique, aurait eu raison de choisir l'inverse. Nous l'écrivons dans le devis plutôt que de laisser le client le découvrir trois ans plus tard.

Les dix mètres de précharge : la contrainte que personne ne regarde

Voici le chiffre décisif. Le GWHD(18)ND6MO sort de l'usine avec 10 mètres de tuyauterie préchargés. Le 24 000 en a 30, le 30 000 et le 36 000 en ont 40, le 42 000 en a 50.

Dix mètres, ce n'est pas dix mètres par tête. C'est dix mètres pour l'ensemble du système, réparti entre les deux branches. Une tête à 6 m et une tête à 7 m — deux distances parfaitement banales dans une maison de plain-pied — donnent déjà 13 m, soit 3 m au-delà de la précharge. À 20 g/m, il faut alors ajouter 60 g de R32 pesés à la balance, pas estimés, pas « ajustés à la pression ».

C'est l'exact inverse de tous nos chantiers à quatre et cinq têtes, où la précharge généreuse couvrait les parcours réels et où aucun réfrigérant n'était ajouté. Sur le plus petit modèle de la gamme, l'ajout de charge est la règle, pas l'exception. Les conséquences pratiques sont concrètes :

  1. L'emplacement de l'unité extérieure se choisit avant les têtes, pas après. Nous avons mesuré les deux parcours au ruban, sur place, avant de fixer quoi que ce soit — coudes compris, car un parcours ne se mesure pas à vol d'oiseau.
  2. La longueur réellement installée s'inscrit au dossier, branche par branche, avec la quantité exacte ajoutée. Sans cette note, personne ne pourra plus jamais faire une récupération et une recharge correctes dans dix ans.
  3. Le plafond de 40 m au total et de 15 m de dénivelé reste très loin devant sur une maison de plain-pied, mais il est deux fois plus serré que sur le 42 000. Sur un terrain en pente vers le lac, ce n'est pas théorique.

Ce que la charge ajoutée change du côté A2L

Le R32 est un réfrigérant A2L, légèrement inflammable, et la surface minimale de pièce inscrite sur la plaque signalétique est dérivée de la charge du système, pas du modèle. Nous avons développé ce mécanisme dans nos dossiers de Dundee et de Sainte-Martine, et le principe reste le même : la vérification de la plus petite pièce se refait après le calcul final des longueurs, pas au moment du devis.

Ce qui est particulier ici tient à l'arithmétique. Le GWHD(18)ND6MO contient 900 g de R32 d'usine, contre 2 700 g sur le 42 000. Ajouter 60 g à un système de 2 700 g, c'est 2 % de plus. Ajouter 60 g à un système de 900 g, c'est près de 7 %. Proportionnellement, c'est sur le plus petit appareil que la charge ajoutée pèse le plus lourd dans le calcul A2L — et c'est précisément l'appareil qu'on installe dans les plus petites maisons, donc dans les plus petites pièces. Le raccourci « c'est un petit système, il n'y a pas d'enjeu » est faux dans les deux sens.

Vingt ampères : le seul FreeMatch qui entre dans un panneau déjà chargé

Le second chiffre décisif est électrique. MCA 14,5 A, protection maximale 20 A. Le 30 000 demande 35 A, le 36 000 et le 42 000 demandent 45 A.

Dans un ancien chalet converti, le panneau est souvent d'une capacité modeste et déjà largement occupé par des plinthes électriques, un chauffe-eau et une cuisinière. L'écart entre un disjoncteur de 20 A et un disjoncteur de 45 A décide fréquemment s'il faut ou non remonter l'entrée électrique — une dépense qui n'a rien à voir avec le CVAC et qui peut dépasser le coût de la thermopompe elle-même. Ici, le circuit a été ajouté sans toucher à l'entrée.

Nous répétons ce que nous écrivons dans chaque dossier : le calcul de charge relève d'un maître électricien, et nous ne « libérons » jamais de capacité sur papier en retirant des plinthes que le client compte garder.

Le plancher de modulation à 7 300 BTU/h : l'avantage inattendu du petit compresseur

Sur nos systèmes à cinq zones, le plancher de modulation de 8 870 BTU/h est un problème récurrent : il s'agit d'une propriété du système, pas d'une valeur qui se divise par le nombre de têtes, et une seule petite chambre qui appelle la nuit se retrouve sous ce plancher et fait cycler le compresseur. Nous l'avons documenté à Saint-Chrysostome et à Très-Saint-Rédempteur.

Le GWHD(18)ND6MO module jusqu'à 7 300 BTU/h. C'est le plancher le plus bas de toute la gamme FreeMatch en valeur absolue. Résultat contre-intuitif mais bien réel : la tête de 9 000 BTU/h de la chambre, seule en appel une nuit de septembre, reste au-dessus du plancher du système. Le compresseur peut la suivre en régime continu au lieu de démarrer et de s'arrêter.

Le revers existe et nous le disons aussi : le rapport entre la capacité maximale et le plancher n'est que d'environ 2,5 pour 1, et le plafond de chauffage est bas — 18 100 BTU/h. Ce système ne prétend pas remplacer les plinthes en janvier, et personne ne lui a demandé de le faire. Il travaille en confort et en économie sur les saisons intermédiaires, et les plinthes reprennent la main dans le froid extrême. Une thermopompe qui « fonctionne jusqu'à -30 °C » indique une plage d'opération, pas une capacité — nous avons consacré une section entière à cette distinction dans notre dossier de Franklin.

L'unité extérieure sur supports muraux, sous les solives, à côté de la porte de garage

C'est la première fois dans cette série que la photo du chantier montre l'unité extérieure plutôt qu'une tête murale, et l'emplacement mérite qu'on s'y arrête, parce qu'il concentre quatre décisions que beaucoup d'installateurs prennent sans y penser.

L'appareil est fixé sur une paire de supports muraux ancrés dans le mur de fondation en béton coulé, dans un renfoncement couvert par les solives de plancher de la structure au-dessus, immédiatement à côté de la porte de garage. La boîte de jonction et le sectionneur sont fixés en hauteur sur la charpente, bien au-dessus de la ligne de neige. L'ensemble est propre, mais chacun de ces choix a une raison — et une limite.

Pourquoi des supports muraux plutôt qu'une base au sol

Nous avons comparé les trois options de base dans notre dossier de Rigaud — lit de pierre surélevé, pieux vissés, supports muraux — et nous y avions écrit qu'aucune ne gagne partout. Ici, deux facteurs ont tranché.

Le premier est le poids. Le GWHD(18)ND6MO pèse 35,5 kg. Ce n'est pas un détail : le 42 000 pèse 79 kg, plus du double. Une paire de supports muraux correctement ancrée dans du béton coulé encaisse 35 kg avec une marge confortable, alors que le même montage sous un 79 kg exige une analyse beaucoup plus sérieuse du support. Le petit modèle rend le montage mural raisonnable ; il ne le rend pas automatique.

Le second est la neige. Contre un mur de fondation, l'appareil est sorti de la zone où la neige s'accumule, où le déneigement de l'entrée la repousse et où la souffleuse projette gravier et glace. Une unité extérieure qui passe l'hiver ensevelie ne peut plus faire son cycle de dégivrage correctement, et l'eau qui ne s'évacue pas forme une colonne de glace sous l'échangeur.

Ancrer dans du béton coulé n'est pas ancrer dans un mur à ossature

La différence est réelle et rarement expliquée.

  • Dans un mur à ossature de bois, le montage mural transmet les vibrations du compresseur dans une structure légère, et cette énergie voyage jusqu'aux pièces habitées. C'est la raison pour laquelle nous l'avions écarté à Rigaud.
  • Dans un mur de fondation en béton coulé, la masse absorbe l'essentiel des vibrations. Mais si un sous-sol fini se trouve directement de l'autre côté, le béton devient un excellent conducteur de bruit solidien de basse fréquence : le compresseur ne s'entend pas dans la cour, il s'entend dans la salle familiale. Nous vérifions donc toujours ce qu'il y a derrière le mur avant de percer, et les plots antivibratoires entre l'appareil et les supports ne sont pas optionnels.
  • Le béton coulé, le bloc de béton et un mur simplement crépi ne se comportent pas du tout de la même façon à l'ancrage. Sur du bloc, un ancrage placé dans un alvéole vide ne tient rien. Sur un mur crépi, l'ancrage doit traverser le crépi et trouver le matériau structural derrière — le crépi n'est pas un substrat.

Un plafond de solives n'est pas un abri conçu pour ça

L'appareil rejette l'air par la face avant, aspire par les faces arrière et latérales, et se trouve ici sous un plancher de solives. Cette configuration a un vrai avantage — l'appareil est protégé de la pluie verglaçante et de la neige qui glisse d'une toiture — et un vrai risque : le court-circuit d'air.

Nous avons détaillé les trois façons de rater un abri de condenseur dans notre dossier des Cèdres, et les règles ne changent pas ici : le dégagement au-dessus du caisson doit respecter le manuel d'installation, les faces d'aspiration ne doivent pas être bouchées, et rien ne doit reposer sur l'appareil. Ce qui est propre à ce chantier, c'est que la structure au-dessus n'a pas été conçue comme un abri : elle était déjà là. Nous avons donc mesuré le dégagement réel avant de fixer les supports, et nous avons choisi la hauteur de montage en fonction de ce dégagement plutôt qu'en fonction de l'esthétique.

Deux vérifications supplémentaires sur ce type d'emplacement, et elles sont souvent oubliées :

  • Le débattement de la porte de garage. Le rail, le ressort et le panneau relevé occupent un volume que les plans ne montrent pas. La vérification se fait porte ouverte et porte fermée, sur place.
  • Le renfoncement ne doit pas devenir un entrepôt. Pneus, bacs, échelles et bois de corde finissent toujours par migrer contre le mur le plus abrité de la propriété. Rien ne se range à moins d'un mètre de l'appareil, et l'accès aux vannes de service doit rester praticable en février.

L'eau de dégivrage tombe là où l'on marche et où l'on stationne

En hiver, ce ne sont pas les drains intérieurs qui produisent de l'eau — ils ne travaillent qu'en climatisation. L'eau vient de l'échangeur extérieur pendant les cycles de dégivrage, et un appareil monté en hauteur la laisse tomber d'un mètre et demi, exactement à l'endroit où l'on circule et où l'on stationne, contre la dalle du garage.

L'eau de septembre est la glace d'octobre. Nous avons donc prévu un lit de pierre drainant sous l'aplomb de l'appareil, en dehors du passage des pieds et des pneus, et vérifié que l'écoulement s'éloigne de la fondation plutôt que de s'y accumuler. Aucun drain de condensat intérieur ne se termine près de l'unité extérieure : l'eau des bacs intérieurs viendrait s'ajouter à l'eau de dégivrage et alimenter la colonne de glace.

54 dB(A) contre un mur de béton

Le GWHD(18)ND6MO est annoncé à 54 dB(A) en vitesse haute, le niveau le plus bas de la gamme — le 42 000 est à 63 dB(A). C'est une bonne nouvelle sur un terrain de village de 1,38 km² où les voisins sont proches, mais la fiche ne précise aucune distance de mesure, ce qui est une lacune du document et non une information.

Deux effets locaux corrigent ce chiffre dans le mauvais sens : un renfoncement bordé de surfaces dures réfléchit le son au lieu de le laisser se disperser, et un angle de mur amplifie la perception. Nous avons donc orienté la face de soufflage vers l'espace ouvert plutôt que vers la limite de propriété, activé le mode silencieux à la mise en service, et rappelé aux propriétaires que les règlements municipaux sur le bruit et les marges d'implantation se vérifient auprès de la municipalité, jamais d'après une règle générale entendue ailleurs.

Erreurs à éviter sur un projet à deux têtes

  • Choisir le compresseur avant d'avoir mesuré les deux parcours de tuyauterie. Sur le 18 000, la précharge de 10 m se dépasse presque toujours.
  • Estimer la charge ajoutée au lieu de la peser. Sur un système de 900 g, une erreur de 50 g n'est pas une approximation, c'est un défaut.
  • Prendre le 24 000 « pour avoir de la marge » sans besoin réel. Il accepte trois têtes et offre une précharge de 30 m, ce qui est un vrai argument quand une troisième zone est planifiée — mais il consomme plus, pèse 51 kg et exige davantage du support mural.
  • Fixer les supports muraux dans le crépi, dans un alvéole de bloc creux ou dans un revêtement. L'ancrage doit trouver le matériau structural.
  • Omettre les plots antivibratoires parce que « le béton ne vibre pas ». Le béton transmet, et le sous-sol fini est de l'autre côté.
  • Retirer les plinthes électriques sur la foi d'un plafond de chauffage de 18 100 BTU/h. Elles restent, et le point d'équilibre se calcule et se remet par écrit avant la commande.
  • Ranger quoi que ce soit dans le renfoncement après le départ des installateurs.

Mise en service, subventions et garantie

La mise en service suit notre protocole habituel : tirage au vide profond avec essai de remontée sous 500 microns, charge additionnelle pesée à 20 g/m et inscrite au dossier, essai fonctionnel une tête à la fois dans les deux modes, relevés par port, essai d'écoulement de chaque bac avant de refermer quoi que ce soit, et note écrite du point d'équilibre estimé. Les longueurs réelles, les numéros de série de chaque tête associés à leur pièce, le numéro de circuit au panneau et le numéro AHRI 214931586 de la combinaison installée sont remis aux propriétaires.

Côté aide financière, la maison étant déjà chauffée à l'électricité, Chauffez vert ne s'applique pas — ce programme vise la conversion des combustibles fossiles. LogisVert d'Hydro-Québec et Rénoclimat sont les avenues à examiner, et le numéro AHRI déclaré doit correspondre exactement à la combinaison réellement installée, faute de quoi un dossier peut être refusé pour un motif purement administratif. Les critères changent : nous les validons à l'ouverture du dossier plutôt que de publier des montants qui seront périmés.

La garantie est de 10 ans, portée à 12 ans avec l'enregistrement chez le distributeur et une preuve d'installation. Nous procédons à l'enregistrement avec le client à la fin du chantier. L'encrassement de l'échangeur relève de l'entretien et non de la garantie — sur un appareil abrité près d'une porte de garage, un nettoyage annuel de l'échangeur extérieur n'est pas un extra, c'est une condition de performance.

Nous installons dans tout le Grand Montréal

Chez AirGreen, nous concevons, installons et entretenons des systèmes CVAC à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord comme sur la Rive-Sud, jusqu'aux municipalités de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. Entrepreneur licencié RBQ et assuré, nous travaillons sur la méthode documentée : valeurs mesurées et consignées, longueurs de tuyauterie inscrites au dossier, croquis d'affectation des ports, et une explication franche de ce que l'appareil choisi fera — et de ce qu'il ne fera pas.

Un projet à deux têtes n'est pas un petit projet mal fait : c'est un projet où chaque chiffre compte davantage, parce qu'il n'y a nulle part où cacher une approximation. Demandez-nous une évaluation sur place pour votre thermopompe murale, votre climatiseur mural ou votre entretien CVAC — nous mesurons avant de proposer.

Les étapes

Le jour J, étape par étape

Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.

Étape 1 sur 9L’estimation sur place

On regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.

  1. L’estimation sur placeOn regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.
  2. La soumissionLe modèle, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie aussi si le modèle est admissible aux programmes d’aide.
  3. La préparationPlanchers et meubles protégés, emplacement de la plaque murale tracé de niveau, passage mural repéré.
  4. Le passage muralUn seul percement, avec la pente nécessaire pour que le drain s’écoule vers l’extérieur.
  5. L’unité extérieurePosée sur un support surélevé au-dessus de la neige, avec les dégagements que demande le fabricant.
  6. Lignes, câble et drainRaccordés, isolés et protégés. Le passage est ensuite scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
  7. L’électricitéUn circuit dédié et un sectionneur accessible près de l’unité extérieure.
  8. Essais et mise en serviceEssai d’étanchéité, mise sous vide, puis démarrage et vérification du fonctionnement en chauffage et en climatisation.
  9. Les explicationsTélécommande, modes, filtres : on vous montre l’essentiel avant de partir.
Vos chiffres

Et chez vous, ça donnerait quoi ?

Deux repères rapides avec de vrais chiffres : ce que coûte la chaleur, et ce que vos appareils actuels représentent en BTU/h.

Repère de tailleVos plinthes, en BTU/h
–BTU/h de chauffage électrique installé

    Conversion : 1 W = 3,412 BTU/h. Une indication, pas un calcul de charge : les plinthes et les fournaises sont souvent plus fortes que le besoin réel, et elles peuvent rester en appoint. AirGreen valide la capacité sur place.

    Les erreurs évitées

    Quatre erreurs qu’on ne fait pas

    Retournez chaque carte pour voir ce qu’on fait à la place.

    Pour aller plus loin

    Votre propre projet, étape par étape

    Au fil des saisons

    Quoi faire, saison par saison

    Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.

    • Nettoyer les filtres de l’unité intérieure.
    • Dégager l’unité extérieure des feuilles et des débris laissés par l’hiver.
    • Essayer la climatisation avant les premières chaleurs.
    Chez vous

    Votre maison est-elle prête ?

    Cochez ce qui s’applique chez vous. Un « non » n’est pas un refus : c’est ce qu’on règle lors de l’estimation.

    0 / 6 cochés
    Vrai ou faux

    Quatre affirmations, vraies ou fausses ?

    Tout se joue sur des détails que vous venez de voir.

    1. En chauffage, l’unité extérieure peut produire de l’eau.

    2. On choisit la capacité avec une simple règle de pieds carrés.

    3. Une multizone relie plusieurs têtes intérieures à un seul condenseur.

    4. Le sectionneur peut être caché derrière les meubles de terrasse.

    Questions fréquentes

    Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux

    12 questions
    Une thermopompe murale chauffe-t-elle en hiver ?
    Oui, elle chauffe et climatise. Sa capacité baisse quand il fait très froid ; la plage de fonctionnement dépend du modèle et figure dans sa fiche.
    Murale ou multizone : comment choisir ?
    Une tête murale et un condenseur à l’extérieur : la solution directe pour une pièce ou une aire ouverte. Pour deux à cinq pièces, une multizone branche une tête par pièce sur un même condenseur.
    Où va l’unité extérieure ?
    Là où elle reste au-dessus de la neige, dégagée et accessible, à l’écart des passages. On le décide avec vous lors de l’estimation.
    Y a-t-il des subventions ?
    Selon le modèle et votre situation, des programmes d’aide peuvent s’appliquer, dont LogisVert d’Hydro-Québec. AirGreen vérifie le numéro de modèle avant d’annoncer un montant. Voir les subventions.
    Faut-il un permis ?
    Les règles varient d’une ville à l’autre : emplacement, distances, bruit. Voir les permis et règlements, et on vérifie pour votre adresse.
    Jusqu’à quelle température chauffe-t-elle ?
    Ça dépend du modèle. Selon Hydro-Québec, les modèles récents fonctionnent jusqu’à une température située entre −15 °C et −25 °C, et certains modèles pour climat froid sont certifiés plus bas. La température minimale figure sur la fiche de chaque appareil.
    Combien peut-on économiser ?
    Hydro-Québec indique qu’une thermopompe peut être jusqu’à trois fois plus efficace que les plinthes électriques pour le chauffage durant la saison froide. Le résultat dépend de la maison, du climat et de l’utilisation.
    Comment se calcule l’aide LogisVert ?
    Pour les thermopompes homologuées ENERGY STAR pour climat froid, Hydro-Québec indique une aide de 120 $ par tranche de 1 000 BTU/h de capacité de chauffage à −8 °C. AirGreen vérifie le modèle exact avant d’annoncer un montant ; seul Hydro-Québec confirme l’aide accordée. Voir les subventions.
    Est-ce bruyant ?
    Le niveau sonore dépend du modèle et figure en décibels sur la fiche de chaque appareil. L’emplacement compte aussi : on évite de placer l’unité extérieure sous une fenêtre de chambre quand c’est possible.
    L’unité extérieure se couvre de glace : est-ce normal ?
    Un peu de givre l’est : l’appareil fait des cycles de dégivrage. Ne frappez jamais la glace. Si l’unité reste prise dans la glace ou ne chauffe plus, appelez-nous.
    AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
    Oui. AirGreen détient la licence RBQ 5645-9605-01, sous-catégories 15.8 Ventilation, 15.10 Réfrigération et 16 Électricité.
    L’estimation est-elle gratuite ?
    Oui. L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h. Réserver mon estimation gratuite.

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    Chaque maison a ses contraintes. On les voit avant d’installer.

    L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h.

    • Licence RBQ5645-9605-01 · 15.8, 15.10, 16
    • EstimationSur place, gratuite
    • SoumissionEn 24 h

    Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).

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