Hiver 2026 : performance réelle des thermopompes centrales lors des vagues de froid polaire à -35 °C
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Hiver 2026 : performance réelle des thermopompes centrales lors des vagues de froid polaire à -35 °C

Ce que nous avons observé sur le terrain lors des pires froids à Montréal, Laval, Longueuil et en périphérie

Chez AirGreen, nous connaissons très bien les conditions climatiques extrêmes du Québec. L’hiver 2026 a été l’un des plus rigoureux de la dernière décennie, avec plusieurs vagues de froid atteignant -35 °C sur de vastes zones, notamment à Laval, Longueuil, Terrebonne et Saint-Jérôme. Cet épisode nous a permis de tester la performance réelle des thermopompes centrales en conditions critiques et de mieux comprendre ce qu’attendent réellement les clients durant les froids extrêmes.

Dans cet article, nous partageons des constats basés sur nos interventions réelles, avec un accent sur les limites, les bons choix technologiques, les erreurs à éviter, et les solutions que nous avons mises en œuvre.

Les défis techniques d’un froid à -35 °C

Même les meilleures thermopompes centrales à haut rendement énergétique voient leur efficacité baisser à de telles températures. Le compresseur doit travailler au maximum, les cycles s’allongent, et l’appoint électrique embarqué devient parfois inévitable.

Constat dans l’Est de Montréal : un client équipé d’une thermopompe Bosch BOVA 36 000 BTU a constaté que le système maintenait une température intérieure de 20 °C jusqu’à -30 °C. Mais lors du creux à -35 °C, le système a sollicité l’élément d’appoint de 10 kW, augmentant temporairement sa consommation électrique.

Importance de la puissance nominale à basse température

Certaines unités affichent des BTU impressionnants en laboratoire, mais chutent de 30 à 40 % en performance lorsque le mercure descend sous les -25 °C. Il faut donc analyser la fiche technique au-delà des apparences.

Données critiques à vérifier :

  • Capacité de chauffage à -25 °C (BTU réels) ;

  • COP (coefficient de performance) à -20 °C et -30 °C ;

  • Puissance électrique de l’appoint intégré ;

  • Technologie Inverter (nécessaire pour modulation efficace).

Étude de cas AirGreen : performance d’une Lennox ML16XC1 à Blainville

En janvier, nous avons reçu un appel d’urgence d’un client à Blainville, dont la thermopompe centrale Lennox ML16XC1 – 48 000 BTU fonctionnait sans arrêt sans réussir à chauffer l’air ambiant au-dessus de 18 °C. L’analyse de charge thermique a révélé que la maison nécessitait 56 000 BTU à -30 °C. L’appareil installé était donc sous-dimensionné pour des froids extrêmes.

Notre solution :

  • Installation d’un module électrique d’appoint de 15 kW, contrôlé par thermostat intelligent ;

  • Modification des conduits pour optimiser la distribution de la chaleur ;

  • Résultat : confort rétabli même à -35 °C, sans variation de température.

L’impact des conduits et de l’isolation dans les performances hivernales

Plusieurs clients croient qu’une thermopompe centrale seule suffit, mais l’isolation et la conception des conduits jouent un rôle déterminant dans les performances à -35 °C. Même une machine de qualité peut échouer si l’air chaud se perd dans les faux plafonds ou si les murs laissent filtrer le froid.

Exemple vécu à Longueuil :

  • Maison de 1982, isolation minimale dans les murs extérieurs ;

  • Thermopompe centrale Gree de 36 000 BTU ne parvenait pas à chauffer la pièce principale ;

  • Après vérification : 30 % de perte thermique par les conduits dans le sous-sol non chauffé.

Marques testées avec succès par AirGreen lors de l’hiver 2026

Sur le terrain, certaines marques se sont démarquées par leur robustesse et leur stabilité durant les grands froids :

  • Bosch BOVA et BOVA2 : excellent maintien des BTU jusqu’à -30 °C ;

  • Lennox SL25XPV : très bon rendement saisonnier, activation intelligente de l’appoint ;

  • Gree Flexx et Gree Versati IV : bonnes performances même à -32 °C avec COP acceptable ;

  • Fujitsu Airstage : fiable pour les habitations bien isolées.

Nous avons noté que les appareils avec compresseur Inverter multistade gèrent mieux les fluctuations de température et limitent l’usage de l’appoint.

Subventions et rendement hivernal : attention aux conditions

Certains clients pensent que la subvention garantit une performance optimale en tout temps. Ce n’est pas toujours le cas. Les programmes comme LogisVert d’Hydro-Québec se basent sur des rendements saisonniers (SEER2 / HSPF2), et non sur la performance extrême à -35 °C.

Nous conseillons donc de :

  • Valider les performances à basse température avant l’achat ;

  • Demander une analyse énergétique personnalisée ;

  • Compléter l’installation avec un système d’appoint intégré bien dimensionné.


Préparer sa maison aux vagues de froid futures grâce à une stratégie CVAC complète

L’hiver 2026 nous a rappelé que choisir une thermopompe centrale ne suffit pas. Il faut aussi considérer l’isolation, la répartition de la chaleur, l’appoint électrique, et les habitudes d’utilisation.

Chez AirGreen, nous mettons à profit chaque installation pour bâtir des solutions durables :

  • Analyse thermique précise pour éviter le sous-dimensionnement ;

  • Choix d’équipements adaptés au climat québécois rigoureux ;

  • Support technique disponible 7/7 en période de froid intense.

Nous n’installons jamais une thermopompe centrale sans valider sa capacité à affronter des pointes à -35 °C. Nos clients, eux, peuvent dormir sur leurs deux oreilles — même quand l’hiver frappe fort.

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