Une installation extérieure sur support mural conçue pour libérer le sol et protéger la thermopompe
À Calixa-Lavallée, en Montérégie, nous avons réalisé l’installation d’une thermopompe murale Fujitsu AIRSTAGE Altair 500 sur une résidence en brique où l’environnement extérieur imposait une contrainte très concrète : le terrain disponible le long de la maison était étroit, non pavé et directement exposé à l’humidité, à la végétation et aux accumulations saisonnières.
Plutôt que d’installer l’unité extérieure directement au sol, nous avons choisi une configuration sur support mural métallique, solidement fixé à la fondation. La photographie du chantier montre clairement l’intérêt de cette approche : le compresseur se trouve complètement dégagé du terrain, avec un espace libre sous l’appareil, tandis que les connexions frigorifiques rejoignent directement le bâtiment derrière l’unité.
Nous avons également installé le sectionneur électrique extérieur à proximité de la thermopompe, sur la fondation. Le raccordement est accessible sans empiéter sur le passage autour de la maison. Le résultat est particulièrement compact : l’unité extérieure, ses conduites et son alimentation ont été regroupées dans une zone technique précise plutôt que dispersées le long de la façade.
La machine installée appartient à la famille Fujitsu AIRSTAGE Altair 500, une série de thermopompes murales simple zone utilisant le réfrigérant R-32 et la technologie Inverter. La gamme comprend les modèles 09KPAS1, 12KPAS1, 18KPAS1, 24KPAS1, 30KPAS1 et 36KPAS1. La capacité exacte de l’équipement visible sur cette photo n’est pas suffisamment lisible sur la plaque signalétique pour être affirmée sans réserve; nous nous appuyons donc sur les caractéristiques techniques vérifiées de la série plutôt que d’attribuer arbitrairement un nombre de BTU au projet.
Pourquoi nous avons choisi une installation murale plutôt qu’une installation au sol
L’une des particularités les plus intéressantes de ce chantier à Calixa-Lavallée est la position de l’unité extérieure.
Sur la photo, le sol est naturel et irrégulier. On remarque également de la végétation à proximité immédiate de la fondation. Une installation directement au niveau du terrain aurait nécessité une préparation différente et aurait placé l’appareil beaucoup plus près :
- de la terre;
- des feuilles;
- des herbes;
- de l’eau de surface;
- de la neige accumulée;
- des débris entraînés par le vent.
Le support mural nous permet au contraire de créer un dégagement permanent sous la thermopompe.
Cette décision devient particulièrement pertinente en hiver. Une thermopompe produit de l’eau pendant ses cycles de dégivrage. Cette eau doit pouvoir tomber et s’évacuer sans rester emprisonnée sous le châssis.
Le dégagement supplémentaire facilite aussi les interventions futures. Pour nos techniciens, avoir accès au dessous et aux côtés de l’appareil rend certaines opérations d’entretien CVAC et de diagnostic plus simples.
Un support qui doit résister au poids, aux vibrations et aux saisons québécoises
Installer un compresseur sur un mur ne consiste pas simplement à visser deux supports métalliques.
Nous devons tenir compte :
- du poids de l’unité;
- de la nature de la structure;
- de la qualité des ancrages;
- de l’horizontalité;
- des vibrations du compresseur;
- des forces exercées durant les cycles de fonctionnement;
- de l’exposition prolongée aux conditions extérieures.
La gamme Altair 500 comprend différentes dimensions d’unités extérieures selon la capacité. Selon la fiche technique Fujitsu, les appareils extérieurs pèsent approximativement 23 kg à 53 kg, soit environ 51 à 117 lb, selon le modèle.
Ce poids doit rester parfaitement soutenu année après année.
Sur cette installation, la thermopompe repose sur deux traverses horizontales du support, elles-mêmes maintenues par des bras triangulés. Cette géométrie permet de transférer la charge vers la structure du bâtiment.
Un passage frigorifique très court et compact
La photographie montre également un élément que nous apprécions dans ce genre d’installation de thermopompe : les conduites frigorifiques rejoignent la maison juste derrière l’unité extérieure.
Le faisceau isolé sort du côté de l’appareil puis entre dans le bâtiment à travers une finition inclinée qui protège le passage extérieur.
Cette configuration réduit la quantité de conduites exposées.
Lorsque nous pouvons rapprocher intelligemment l’unité extérieure de la zone correspondant à l’unité intérieure, nous obtenons plusieurs avantages :
- moins de tuyauterie visible;
- moins de portions exposées aux intempéries;
- une finition extérieure plus discrète;
- moins de changements de direction;
- un trajet simplifié lorsque la configuration intérieure le permet.
Cela ne signifie toutefois pas qu’une installation courte peut être improvisée. La documentation Fujitsu prévoit des longueurs minimales de tuyauterie : environ 3 m pour les modèles de 9 000 à 24 000 BTU et 5 m pour les versions 30 000 et 36 000 BTU.
Même lorsque l’unité intérieure se trouve directement de l’autre côté du mur, nous devons donc respecter les exigences techniques du fabricant.
Des dimensions de cuivre différentes selon la capacité
Les conduites que l’on aperçoit sur la photo sont protégées par une gaine isolante. Les diamètres réels dépendent de la capacité de l’Altair 500 installée.
La fiche technique Fujitsu indique :
- 9 000 et 12 000 BTU : 1/4 po liquide et 3/8 po gaz;
- 18 000 et 24 000 BTU : 1/4 po liquide et 1/2 po gaz;
- 30 000 et 36 000 BTU : 3/8 po liquide et 5/8 po gaz.
C’est une donnée essentielle lors d’un remplacement de système.
Nous rencontrons parfois des propriétés où une ancienne thermopompe a déjà été retirée et où le propriétaire souhaite conserver la tuyauterie existante. Avant de faire cela, nous devons vérifier le diamètre, la longueur, l’état du cuivre et sa compatibilité avec le nouvel appareil.
Une tuyauterie incorrecte peut compromettre les performances du système même si la thermopompe elle-même est parfaitement dimensionnée.
Un sectionneur électrique installé à proximité de l’appareil
À droite de la thermopompe, on voit le sectionneur électrique extérieur fixé au mur.
Cet élément fait partie intégrante de l’installation.
La Fujitsu Altair 500 fonctionne en 208 à 230 V, 60 Hz, monophasé. Le disjoncteur requis varie cependant selon la capacité :
- 15 A pour les modèles 9 000 BTU;
- 15 A pour les 12 000 BTU;
- 15 A pour les 18 000 BTU;
- 20 A pour le 24KPAS1;
- 30 A pour les modèles 30 000 et 36 000 BTU.
Cela explique pourquoi nous vérifions toujours l’alimentation électrique avant l’installation.
Un ancien climatiseur mural peut avoir utilisé un circuit différent. La présence d’un circuit existant ne signifie donc pas automatiquement qu’il convient à la nouvelle thermopompe Fujitsu.
Fujitsu Altair 500 : performances, chauffage, rendement et points à vérifier avant l’achat
Une gamme de 9 000 à 33 000 BTU en climatisation nominale
La Fujitsu Altair 500 n’est pas un seul appareil offert dans une seule capacité.
La gamme comprend :
- 09KPAS1 : 9 000 BTU/h en climatisation nominale;
- 12KPAS1 : 12 000 BTU/h;
- 18KPAS1 : 18 000 BTU/h;
- 24KPAS1 : 22 000 BTU/h;
- 30KPAS1 : 30 000 BTU/h;
- 36KPAS1 : 33 000 BTU/h.
En chauffage nominal, les capacités publiées sont respectivement de 10 000, 14 000, 18 000, 24 000, 30 000 et 34 000 BTU/h.
Cette distinction est importante pour les propriétaires qui assimilent parfois le nom du modèle à la capacité commerciale.
Chez AirGreen, nous dimensionnons une thermopompe murale à Calixa-Lavallée en fonction du bâtiment, et non simplement en fonction d’un chiffre rond de superficie.
La technologie Inverter permet une modulation réelle
La série Altair 500 utilise un compresseur Inverter qui ajuste sa puissance selon la demande.
Cette modulation se voit directement dans les spécifications du fabricant.
La version 12 000 BTU, par exemple, peut moduler sa climatisation approximativement entre 3 100 et 13 600 BTU/h. En chauffage, elle fonctionne approximativement entre 2 700 et 17 000 BTU/h.
Le modèle 18 000 BTU peut quant à lui atteindre jusqu’à 24 000 BTU/h en chauffage selon les conditions.
Cette capacité d’adaptation est intéressante lorsqu’une résidence n’a pas besoin de la pleine puissance de la machine pendant toute la journée.
Au printemps ou à l’automne, une thermopompe peut fonctionner à régime réduit plutôt que d’effectuer continuellement des arrêts et redémarrages complets.
Un TRÈS2 pouvant atteindre 26
Les performances énergétiques diffèrent selon la capacité. La fiche Fujitsu indique les valeurs TRÈS2 suivantes :
- 26,0 pour le 09KPAS1;
- 24,0 pour le 12KPAS1;
- 22,0 pour le 18KPAS1;
- 21,5 pour le 24KPAS1;
- 22,0 pour le 30KPAS1;
- 21,0 pour le 36KPAS1.
Plusieurs versions de la gamme possèdent également des classifications ENERGY STAR, et certains modèles sont indiqués ENERGY STAR Cold Climate ou ENERGY STAR Most Efficient dans la documentation de Fujitsu.
Pour un client qui compare plusieurs thermopompes, il est donc plus pertinent d’analyser la combinaison exacte d’unités que de comparer seulement les logos des marques.
Les subventions : le numéro exact du système doit être vérifié
Lorsqu’un propriétaire recherche une subvention pour thermopompe au Québec, il faut toujours vérifier l’admissibilité selon la combinaison précise installée.
Une gamme peut comprendre plusieurs capacités ayant des classifications différentes. Un modèle portant le nom Altair 500 n’est donc pas nécessairement interchangeable avec toutes les autres versions Altair 500 dans un programme d’aide financière.
Nous recommandons de vérifier :
- le modèle de l’unité intérieure;
- le modèle de l’unité extérieure;
- la combinaison certifiée;
- les critères du programme applicable;
- les règles en vigueur à la date du projet.
C’est une précaution importante pour éviter de planifier un budget à partir d’une aide financière qui ne correspondrait pas à la combinaison réellement installée.
Du chauffage jusqu’à -15 °C dans la plage publiée
La fiche technique de la série Altair 500 indique une plage de fonctionnement de chauffage de -15 °C à 24 °C.
Pour les résidences de Calixa-Lavallée et de la Montérégie, cela permet d’utiliser la thermopompe comme source de chauffage durant une portion importante de la saison.
Il faut toutefois être précis : une température minimale de fonctionnement ne signifie pas que l’appareil fournit sa capacité nominale complète à cette température, ni qu’il peut nécessairement remplacer seul la totalité du chauffage d’une maison lors des périodes les plus froides.
Nous considérons toujours les pertes thermiques du bâtiment et le système de chauffage complémentaire existant.
Le R-32 : une caractéristique importante de cette génération Altair 500
Tous les modèles Altair 500 présentés dans la documentation utilisent le R-32. Fujitsu indique un potentiel de réchauffement global de 675 pour ce réfrigérant, contre 2 088 pour le R-410A dans sa comparaison, soit une réduction annoncée de 68 % du PRG.
L’utilisation du R-32 influence aussi les procédures techniques.
Les équipements, méthodes de manipulation et pratiques de service doivent être adaptés au réfrigérant utilisé. Pour cette raison, le remplacement d’une ancienne machine ne consiste pas simplement à connecter la nouvelle unité aux installations existantes.
Une thermopompe compacte, adaptée aux passages latéraux de maison
La configuration de Calixa-Lavallée montre bien l’un des avantages d’une unité extérieure relativement compacte.
Le bâtiment possède un passage latéral étroit. Le compresseur ne devait pas bloquer inutilement l’accès à la cour arrière.
Selon la capacité, les unités extérieures Altair 500 mesurent environ :
- 663 mm de largeur pour les versions 9 000 et 12 000 BTU;
- 799 mm pour les modèles 18 000 et 24 000 BTU;
- 940 mm pour les unités 30 000 et 36 000 BTU.
Le choix de l’emplacement doit toutefois tenir compte des dégagements, et pas uniquement de la dimension physique du cabinet.
Nous évitons d’installer une machine dans un endroit où son échangeur serait bloqué ou où le technicien ne pourrait plus accéder correctement aux composants.
Un fonctionnement extérieur relativement discret
Selon la capacité, Fujitsu publie pour l’unité extérieure des niveaux sonores approximatifs allant de 46 à 56 dB(A) suivant le modèle et le mode de fonctionnement.
Dans un passage latéral entre deux propriétés, cette donnée mérite une attention particulière.
La distance avec les fenêtres, les espaces de vie extérieurs et les propriétés voisines influence notre choix d’emplacement.
Le support mural doit également être rigide et correctement fixé afin de ne pas transformer la structure du bâtiment en caisse de résonance.
Ce que l’image ne montre pas : les étapes importantes avant la mise en service
Une fois l’appareil installé sur son support, plusieurs étapes techniques restent nécessaires.
Nous devons notamment nous assurer :
De l’intégrité des raccords frigorifiques
Une fuite minime peut finir par affecter les performances du système.
De la qualité du vide
L’humidité et l’air présents dans les conduites doivent être retirés selon les procédures appropriées avant la mise en service.
Du câblage
Les connexions doivent correspondre aux exigences du fabricant.
Du drainage
L’unité intérieure produit des condensats en climatisation. Ceux-ci doivent s’évacuer de façon constante sans revenir vers l’appareil.
Du fonctionnement complet
Nous vérifions le démarrage, le soufflage, le contrôle, les températures et la réponse générale du système.
Ces étapes ne sont pas visibles sur une photo finale, mais elles représentent une part essentielle d’une installation CVAC professionnelle.
Pourquoi cette installation est différente d’un projet sur dalle au sol
Sur plusieurs installations réalisées à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud, nous pouvons utiliser une dalle ou une base au sol lorsque l’environnement le permet.
À Calixa-Lavallée, la configuration visible du terrain rendait le support mural particulièrement intéressant.
Nous obtenons ainsi :
- plus de dégagement sous l’équipement;
- une utilisation minimale de l’espace au sol;
- une zone technique bien organisée;
- un raccordement frigorifique très compact;
- un accès dégagé au passage latéral;
- une installation adaptée au terrain naturel.
Ce sont précisément les décisions qui changent d’une propriété à l’autre.
Une installation standardisée ne donne pas toujours un bon résultat. Nous préférons adapter le support, le trajet des conduites et le positionnement de l’unité au bâtiment réel.
Les erreurs à éviter dans une installation semblable
Dans une configuration extérieure étroite comme celle-ci, plusieurs erreurs peuvent avoir des conséquences à long terme.
Nous cherchons notamment à éviter :
- une thermopompe placée trop près du sol;
- un support mural insuffisamment rigide;
- un manque de dégagement derrière l’échangeur;
- une unité qui bloque le passage;
- des tuyaux frigorifiques pliés trop serrés;
- une isolation endommagée à l’extérieur;
- un sectionneur difficilement accessible;
- des conduites incompatibles avec le modèle;
- une mauvaise gestion de l’eau de dégivrage;
- un emplacement qui rend l’entretien de la thermopompe difficile.
Le bon emplacement ne dépend donc pas uniquement de l’endroit où il est le plus rapide de percer le mur.
AirGreen à Calixa-Lavallée : concevoir l’installation autour de la maison
Ce projet de thermopompe murale Fujitsu AIRSTAGE Altair 500 à Calixa-Lavallée illustre une partie importante de notre travail chez AirGreen : adapter la machine aux contraintes physiques du bâtiment.
Ici, nous avions une façade en brique, une fondation accessible, un passage latéral relativement étroit et un terrain qui ne se prêtait pas aussi naturellement à une installation très basse au sol.
Le support mural métallique, le raccordement compact à travers la fondation et le sectionneur électrique positionné à proximité permettent de conserver une installation organisée et accessible.
C’est cette même logique que nous utilisons sur nos projets de thermopompe à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord, sur la Rive-Sud et partout dans le Grand Montréal : nous ne considérons pas uniquement les performances de la machine. Nous considérons aussi son environnement réel.
Une Fujitsu Altair 500 peut offrir une excellente modulation, un rendement énergétique intéressant, le réfrigérant R-32 et plusieurs capacités adaptées à différents besoins. Mais son rendement à long terme dépend aussi de la qualité de son installation : support, alimentation électrique, conduites, drainage, emplacement et mise en service.
À Calixa-Lavallée, cette installation surélevée permet précisément de réunir ces éléments dans une configuration compacte, pratique et adaptée aux conditions extérieures de la propriété.
