Poser la ventilation pendant la rénovation, jamais après
Un cottage de brique de Ville Mont-Royal, construit en 1948, agrandi une première fois dans les années 1980. Les propriétaires refaisaient le sous-sol au complet : décapage jusqu'à la fondation, uréthane giclé aux solives de rive et sur le mur de béton, nouvelle charpente intérieure, salle de bain ajoutée.
Ils nous ont appelés pour une raison inhabituelle, et c'est ce qui rend ce chantier intéressant : ils appelaient avant, pas après. L'entrepreneur général leur avait dit une phrase que nous entendons trop rarement — « faites venir quelqu'un pour la ventilation avant que je ferme les murs ».
C'est la seule bonne séquence. Elle change à peu près tout.
Ce qu'une rénovation ouverte permet, et qu'une maison finie interdit
Sur les chantiers où nous arrivons après le gypse, nous passons la moitié de notre temps à contourner des obstacles. Sur celui-ci, nous avons pu :
- Choisir les trajets de conduits en ligne droite, sans coude parasite, donc sans perte de charge inutile.
- Utiliser du conduit rigide là où une maison finie nous aurait forcés au flexible.
- Placer les grilles d'alimentation et d'extraction là où elles doivent être — pas là où il restait un accès.
- Passer le câblage basse tension du contrôle mural dans les colombages, sans moulure ni goulotte apparente.
- Isoler correctement les conduits extérieurs sur toute leur longueur, avec accès complet aux traversées.
Le coût de main-d'œuvre d'une installation CVAC de ventilation dans un sous-sol ouvert est nettement inférieur à celui de la même installation dans une maison finie. Les propriétaires qui reportent la ventilation à « plus tard » paient deux fois : une fois en travaux supplémentaires, une fois en performance perdue.
Pourquoi le Greentek PREMIER 2.0H
Une série conçue pour la pression statique élevée
La gamme PREMIER de Greentek est destinée aux applications à pression statique élevée. Dans le vocabulaire du chantier, cela veut dire : réseaux longs, coudes nombreux, sections restreintes — exactement ce qu'on rencontre dans les maisons anciennes de Ville Mont-Royal, où les plafonds finis, les poutres d'origine et les agrandissements successifs imposent des trajets contraints.
Un appareil qui livre son débit nominal seulement dans des conditions idéales de laboratoire déçoit dès qu'on lui impose un réseau réel. C'est le critère qui a guidé le choix ici, davantage que le chiffre d'efficacité brut.
Les données de performance
- Type : VRC (récupérateur de chaleur), noyau à flux croisé.
- Plage de débit : 60 à 200 pi³/min à 0,4 po c.e.
- Raccordements : conduits ronds de 6 pouces, ports latéraux, avec collets de plastique et joints caoutchoutés.
- Efficacité de récupération sensible : 75 % à 0 °C.
- Consommation : 52 W en basse vitesse, 168 W en haute vitesse. Efficacité du ventilateur de 1,3 pi³/min par watt, courant maximal 1,4 A sur 120 V.
- Dimensions : 21 7/16 po de hauteur × 23 7/8 po de largeur × 11 11/16 po de profondeur, pour 46 lb (21 kg).
- Filtres : électrostatiques lavables.
- Certifications : cETL, HVI et ENERGY STAR.
Deux chiffres méritent d'être commentés honnêtement.
Le 75 % à 0 °C est inférieur à ce qu'affichent les appareils à noyau à contre-flux, qui montent à 80-84 %. Le noyau à flux croisé du PREMIER récupère moins, mais il oppose moins de résistance et le caisson reste léger et mince — 11 11/16 pouces de profondeur, ce qui permet de le loger dans une cloison de charpente standard sans empiéter sur la pièce.
Le second chiffre est la profondeur, justement. Dans un sous-sol de VMR où chaque pouce de hauteur libre compte, un appareil de moins de 12 pouces suspendu contre une cloison plutôt que sous les solives préserve le dégagement de tête.
Le dégivrage : ce que nous expliquons systématiquement
Le PREMIER utilise un dégivrage par arrêt du ventilateur d'alimentation, déclenché lorsque la température extérieure descend à -5 °C ou moins. Pendant le cycle, le ventilateur d'alimentation s'arrête et le ventilateur d'extraction passe en haute vitesse pour dégeler le noyau plus rapidement.
C'est un système simple, robuste et sans pièce mobile supplémentaire. Il faut cependant en connaître la conséquence : pendant ces cycles, la maison est temporairement en dépression, et cette dépression est plus marquée que sur un simple arrêt de ventilateur, puisque l'extraction accélère.
Sur ce chantier, ce n'était pas un obstacle — le sous-sol venait d'être étanchéifié à l'uréthane, il n'y a aucun appareil à combustion à tirage naturel dans la maison, et le chauffage est électrique. Dans une maison avec foyer au bois ouvert ou chaudière à tirage naturel, nous aurions recommandé un appareil à dégivrage par recirculation. C'est le genre de vérification que nous faisons avant de proposer un modèle, pas après l'avoir vendu.
La suspension contre une cloison de charpente
L'appareil est suspendu par chaînes — le kit est fourni de série avec la série PREMIER — ancrées dans le colombage doublé, avec ressorts antivibratoires et manchons souples aux raccordements.
Le point critique dans un sous-sol en rénovation : l'appareil est suspendu avant que la cloison ne soit fermée, mais le dégagement d'entretien doit être calculé en fonction du mur fini, pas du mur actuel. Nous ajoutons systématiquement l'épaisseur du gypse et du revêtement prévu au calcul, sinon la porte du caisson bute contre un mur qui n'existait pas le jour de l'installation.
Le drain de condensat descend vers le drain de plancher avec siphon amorcé et pente vérifiée.
Les prises extérieures et le règlement de Ville Mont-Royal
C'est la contrainte locale la plus sous-estimée de ce chantier.
Ville Mont-Royal encadre strictement l'apparence des façades, et l'ajout d'éléments visibles depuis la rue — capuchons, grilles, conduits — n'est pas anodin. Nous avons positionné les deux capuchons sur une façade latérale non visible de la voie publique, tout en respectant les contraintes techniques habituelles :
- Espacement d'au moins six pieds entre la prise d'air neuf et la sortie d'air vicié, pour éviter que l'appareil réaspire ce qu'il vient d'expulser.
- Éloignement de la sortie de sécheuse et de tout terminal d'appareil à combustion.
- Hauteur suffisante au-dessus du niveau de neige accumulée, en tenant compte du déneigement réel de l'entrée.
- Grillages anti-rongeurs sur les deux capuchons.
Avant de percer, nous vérifions le règlement municipal applicable. Sur l'île de Montréal, chaque arrondissement et chaque ville liée a ses propres règles, et elles diffèrent réellement d'un secteur à l'autre. Un capuchon posé au mauvais endroit dans une ville comme VMR peut devoir être repris aux frais de l'entrepreneur.
Les filtres électrostatiques lavables
Le PREMIER est livré avec des filtres électrostatiques lavables plutôt que des cartouches jetables. Sur la durée de vie de l'appareil, cela représente une économie réelle et un geste d'entretien simple : rinçage à l'eau, séchage complet avant réinstallation.
Le point d'attention : un filtre électrostatique doit être parfaitement sec avant d'être remis en place. Un filtre humide encrasse plus vite et peut favoriser une odeur dans le réseau. Nous le démontrons au client à la fin des travaux, une fois, avec le filtre en main.
Le contrôle mural EHC 2.5
Le contrôle recommandé pour la série est le EHC 2.5 multifonction, qui pilote l'appareil selon trois modes :
- Ventilation : extraction de l'air vicié et remplacement par de l'air extérieur.
- Recirculation : redistribution de l'air intérieur d'une zone vers une autre, sans apport extérieur — utile en période de smog ou de feux de forêt.
- Veille : appareil inactif tant que l'humidité relative intérieure reste sous le point de consigne.
Quatre vitesses sont sélectionnables : réduite, moyenne, normale, ou 20 minutes par heure. Nous réglons le point de consigne d'humidité avec le client, en lui expliquant la cible hivernale de 30 à 40 %, plutôt que de laisser le réglage d'usine.
Cinq décisions à prendre avant que l'entrepreneur ferme les murs
- L'emplacement de l'appareil, en tenant compte du mur fini et non du mur actuel.
- Le trajet des conduits, en privilégiant le rigide et les lignes droites tant que tout est ouvert.
- L'emplacement des grilles, choisi selon l'usage des pièces et non selon ce qui reste accessible.
- Le passage du câblage basse tension du contrôle mural dans les colombages.
- La position des capuchons extérieurs, validée contre le règlement municipal avant le premier percement.
Ces cinq décisions coûtent une visite technique. Les reprendre après coup coûte des heures de démolition.
Entretien
Filtres électrostatiques à rincer aux 3 à 6 mois et à sécher complètement, noyau à laver une fois par année, capuchons extérieurs à inspecter au printemps et à l'automne. Nous remettons le calendrier d'entretien CVAC par écrit avec les débits mesurés à la mise en service.
Codes et aide financière
En construction neuve et en agrandissement, la ventilation mécanique équilibrée relève du Code de construction du Québec, et le programme Novoclimat impose ses propres seuils. En rénovation majeure d'un sous-sol, l'ajout d'isolation et d'étanchéité modifie le comportement de la maison entière — c'est précisément le moment où l'absence d'échangeur devient un problème. Pour les aides financières, nous validons l'admissibilité dossier par dossier selon les programmes actifs au moment des travaux.
Nos secteurs
AirGreen installe, remplace et entretient des échangeurs d'air, des thermopompes, des climatiseurs muraux et des systèmes centraux à Ville Mont-Royal, Outremont, Saint-Laurent, Côte-des-Neiges, Ahuntsic, Westmount et partout sur l'île de Montréal, ainsi qu'à Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud.
Si vous rénovez un sous-sol ou une maison complète, appelez-nous pendant que les murs sont encore ouverts. C'est le moment où la ventilation coûte le moins cher et fonctionne le mieux.
