Réalisation

Installation d'un échangeur d'air vänEE Série AI V160H75RT (VRC avec Technologie Virtuo Air) à Huntingdon

Un placard de 30 pouces, quatre bouches sur le dessus et un VRC vänEE Série AI V160H75RT à moteurs ECM : voici comment nous avons ventilé une maison rénovée de Huntingdon, débits mesurés et documentés.

Par AirGreen Climatisation & Chauffage Admin10 min de lecture
Installation d'un échangeur d'air vänEE Série AI V160H75RT (VRC avec Technologie Virtuo Air) à Huntingdon
Installation d'un échangeur d'air vänEE Série AI V160H75RT (VRC avec Technologie Virtuo Air) à Huntingdon
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2026année du chantier publié
La visite

Faites le tour de l’installation

Chaque numéro est un point qu’on vérifie sur place. Basculez entre l’été et l’hiver pour voir l’air et la chaleur circuler.

Schéma générique : échangeur d’air, conduits et bouches extérieures

Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.

  1. Il évacue l’air vicié et fait entrer de l’air frais. Les deux flux se croisent dans le noyau sans se mélanger.

  2. Il récupère une partie de la chaleur de l’air qui sort pour tempérer l’air qui entre. Selon le modèle, il gère aussi l’humidité.

  3. Une bouche extérieure, éloignée de la sortie d’air vicié pour ne pas réaspirer l’air qu’on vient d’évacuer.

  4. L’air humide et chargé d’odeurs sort par sa propre bouche, munie d’un clapet.

  5. Les conduits reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.

  6. L’air vicié est repris dans les pièces humides, l’air frais est envoyé dans les pièces de vie. Les débits sont équilibrés.

  7. Elle règle le mode et la vitesse. On l’utilise davantage quand la maison est humide ou très occupée.

  8. Selon le modèle et la saison, le noyau produit de la condensation, évacuée par un drain avec sa boucle.

Le chantier

Un placard de rangement de 30 pouces, quatre bouches sur le dessus, et un VRC qui calibre lui-même ses débits

À Huntingdon, la contrainte n'était pas technique. Elle était géographique, au sens le plus étroit du terme : l'espace disponible mesurait environ 30 pouces de largeur entre deux murs, dans un placard de service qui sert aussi de garde-manger secondaire. Pas de sous-sol dégagé, pas de solives accessibles, pas de mécanique centralisée. Un mur, une prise de courant, et l'obligation de faire entrer un échangeur d'air complet là-dedans.

C'est exactement le type de configuration pour lequel la Série AI de vänEE a été conçue, et c'est ce qui a orienté notre recommandation.

Le mandat : ventiler une maison rénovée sans espace mécanique

Le propriétaire avait complété une rénovation majeure : isolation reprise, nouvelles fenêtres, pare-air continu. Résultat prévisible et bien documenté — une maison étanche sans ventilation mécanique adéquate accumule l'humidité, le CO₂ et les composés organiques volatils dégagés par les matériaux neufs.

Les symptômes rapportés étaient cohérents : buée persistante sur le vitrage des chambres, air lourd au réveil, et une odeur de neuf qui ne partait pas six mois après les travaux. Le déshumidificateur portatif au sous-sol traitait le symptôme, jamais la cause.

Pourquoi la Série AI plutôt qu'un VRC d'entrée de gamme

Trois raisons ont pesé dans la décision, et aucune n'était le prix.

Des moteurs PMSM à commutation électronique

Le V160H75RT est équipé de deux moteurs synchrones à aimants permanents (PMSM) à commutation électronique. Concrètement, la consommation varie de 36 à 100 watts selon le débit demandé, au lieu d'une consommation fixe élevée comme sur les moteurs traditionnels.

Sur un appareil qui tourne presque en continu de novembre à avril, l'écart se mesure sur la facture d'Hydro-Québec, pas seulement sur une fiche technique.

Un calibrage automatique des débits

L'appareil intègre un écran ACL et un système de contrôle qui effectue 120 lectures par minute pour maintenir le débit programmé, même lorsque les filtres intérieurs commencent à se charger ou que la pression du réseau change.

Voici la nuance que nous tenons à préciser, parce qu'elle est souvent mal présentée : cette fonction maintient les débits mesurés aux bouches de l'appareil. Elle ne remplace pas le réglage des grilles et registres dans la maison. Un appareil parfaitement calibré peut encore envoyer 80 % de l'air neuf dans une seule chambre si la distribution n'a pas été ajustée. Nous faisons les deux.

Un format qui entre là où les autres n'entrent pas

Dimensions réelles : 21,5 po de hauteur × 21 po de largeur × 16,3 po de profondeur, pour environ 35 lb. Suspendu au mur sur son support, l'appareil libère complètement le plancher du placard.

Les chiffres du V160H75RT

  • Plage de débit : 35 à 159 pi³/min à 0,2 po c.e. — 35 à 150 pi³/min à 0,4 po c.e.
  • Efficacité de récupération sensible (ERS) : 75 % à 0 °C (à 64 pi³/min) et 65 % à -25 °C
  • ERS à haut débit : 66 % à 0 °C (à 131 pi³/min)
  • Consommation : 36 à 100 W
  • Bouches : 6 po rondes, sur le dessus
  • Noyau : polystyrène expansé, certifié UL 94 HF-1
  • Filtres intérieurs : MERV 8 (pièce SV66133)
  • Dégivrage : système HomeShield à cycles variables selon la température extérieure et le débit programmé
  • Certifications : HVI, UL et cUL, ENERGY STAR (au Canada)

Le point le plus significatif pour une maison du Haut-Saint-Laurent est le 65 % d'ERS à -25 °C. C'est la valeur qui compte réellement en janvier à Huntingdon, pas celle mesurée à 0 °C que la plupart des fiches mettent de l'avant.

Le déroulement de l'installation

Support mural et dégagement de service

Le support est fixé dans deux montants, jamais dans le gypse seul. Nous avons ensuite imposé une règle non négociable au propriétaire : la porte d'accès doit pouvoir s'ouvrir complètement. Sur la Série AI, le noyau et les filtres intérieurs se retirent par l'avant. Un appareil bloqué par des tablettes ou des boîtes, c'est un appareil qui ne sera jamais entretenu.

Bouches sur le dessus : l'avantage et le piège

La configuration à bouches sur le dessus permet de sortir les quatre conduits vers le plafond sans dégagement latéral. C'est ce qui rendait ce placard viable.

Le piège est immédiat : la tentation de plier le conduit à 90 degrés dès la sortie du collet. Un coude trop serré à cet endroit précis étrangle le débit et fait grimper la pression statique, ce que l'appareil compense ensuite en augmentant sa vitesse et sa consommation. Nous conservons un segment droit avant chaque changement de direction et nous soutenons le souple isolé pour l'empêcher de s'affaisser en accordéon.

Le drain

Un VRC produit du condensat dès que l'air vicié chaud croise l'air extérieur froid dans le noyau. Le boyau de drain fourni a été raccordé avec une pente continue et un siphon. Sans siphon, l'appareil aspire l'air du renvoi.

Les traversées extérieures

Les deux hottes ont été installées avec 1,8 m (6 pi) minimum de séparation entre l'admission d'air neuf et l'évacuation, à une hauteur qui dégage l'accumulation de neige typique du secteur, et avec grillage anti-rongeurs. En milieu agricole, ce dernier point n'est pas décoratif.

Programmation et mise en service

Débits programmés à l'écran ACL, puis vérification aux grilles avec instrument. Mode intermittent configuré pour les périodes d'inoccupation, surcommande d'humidité activée. Les valeurs finales sont notées sur une étiquette apposée à l'intérieur de la porte, avec la date.

Les compromis que nous assumons sur ce chantier

Nous préférons le conduit rigide galvanisé partout où c'est possible : moins de perte de charge, plus facile à nettoyer, plus durable. Dans ce placard, la géométrie ne le permettait pas sur les premiers pieds. Nous avons utilisé du souple isolé de qualité, tendu et soutenu, en limitant les longueurs et en évitant les plis.

Un installateur qui prétend n'utiliser que du rigide partout n'a jamais travaillé dans un placard de 30 pouces. Ce qui compte, c'est que le souple soit tendu, isolé, court et jamais écrasé.

Cinq erreurs à éviter avec un VRC moderne à moteurs ECM

  1. Se fier uniquement à l'écran de l'appareil. Il affiche ce que l'appareil produit, pas ce qui arrive dans les chambres.
  2. Remplacer le filtre MERV 8 par un filtre plus dense acheté ailleurs. La pression statique augmente, les moteurs compensent, la consommation monte.
  3. Brancher l'appareil sur une prise commandée par un interrupteur. Un échangeur d'air débranché la moitié de l'année ne ventile rien.
  4. Entreposer contre l'appareil. Le dégagement avant conditionne tout l'entretien futur.
  5. Raccorder l'évacuation à la hotte de cuisinière ou à la sécheuse. Les graisses et les charpies détruisent le noyau.

Entretien : ce qu'il faut retenir

  • Filtres intérieurs MERV 8 : inspection aux 3 mois, remplacement selon l'état. En milieu rural, plus souvent en période de récolte.
  • Noyau : retrait et lavage annuel, à l'automne de préférence.
  • Hottes extérieures : deux inspections par année, printemps et automne.
  • Drain : vérification visuelle du boyau et du siphon à chaque entretien.

Conformité et programmes d'aide : les faits

Le Code de construction du Québec exige une ventilation mécanique dans les habitations neuves, avec des débits calculés selon le nombre et le type de pièces. En construction neuve certifiée Novoclimat, un système de ventilation à récupération de chaleur répondant aux critères du programme est obligatoire.

Pour les maisons existantes, soyons directs : il n'existe pas de subvention québécoise visant spécifiquement l'échangeur d'air. L'homologation ENERGY STAR de l'appareil ne donne pas droit à un chèque. Ce que la ventilation influence, c'est le résultat global d'une évaluation Rénoclimat : plus vous étanchéifiez une maison, plus la ventilation mécanique devient nécessaire pour maintenir la qualité de l'air intérieur. Les deux se planifient ensemble, jamais séparément.

Huntingdon, Ormstown, Valleyfield : la ventilation rurale ne suit pas les mêmes règles que le centre-ville

Une maison du Haut-Saint-Laurent impose des contraintes qu'on ne rencontre pas dans un condo du Plateau : appareils à combustion en fonction, pannes de courant plus fréquentes, poussières agricoles saisonnières, longs parcours de conduits dans des espaces non chauffés, et une faune qui trouve les hottes extérieures très accueillantes.

Chacun de ces éléments modifie le tracé, le choix des matériaux, le calibre des filtres et le réglage final. Un appareil identique installé à Laval et à Huntingdon ne se configure pas de la même façon.

Notre méthode, partout où nous installons

Relevé complet sur place, calcul des débits pièce par pièce, sélection de l'appareil selon la superficie et le mode de chauffage, installation soignée, réglage documenté et remise du dossier au client. Nous appliquons la même démarche à Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord, sur la Rive-Sud et dans l'ensemble de la Montérégie.

Si l'air de votre maison est lourd le matin, si vos fenêtres coulent en janvier, ou si votre échangeur d'air n'a jamais été réglé depuis sa mise en service, nous nous déplaçons, nous mesurons, et nous vous remettons un portrait chiffré avant toute proposition.

AirGreen — Chauffage, ventilation et climatisation. RBQ 5645-9605-01. (514) 316-2973 | sales@airgreen.ca

Les étapes

Le jour J, étape par étape

Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.

Étape 1 sur 9L’estimation sur place

On repère le mur pour les deux bouches extérieures, l’endroit de l’appareil, l’accès pour l’entretien et le drain.

  1. L’estimation sur placeOn repère le mur pour les deux bouches extérieures, l’endroit de l’appareil, l’accès pour l’entretien et le drain.
  2. La soumissionL’appareil, son emplacement et le prix, par écrit.
  3. L’appareilSuspendu ou posé, de niveau, avec un accès dégagé aux filtres et au noyau.
  4. Les bouches extérieuresPrise d’air frais et sortie d’air vicié, éloignées l’une de l’autre et scellées.
  5. Les conduitsCeux qui sont reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
  6. Le drainRaccordé avec sa boucle, lorsque l’appareil en a besoin.
  7. La commande muraleInstallée là où on la voit et l’utilise.
  8. L’équilibrageLes débits d’entrée et de sortie sont ajustés pour que la maison ne soit ni en pression ni en dépression.
  9. Les explicationsVitesses, filtres, noyau : comment s’en servir au fil des saisons.
Les erreurs évitées

Quatre erreurs qu’on ne fait pas

Retournez chaque carte pour voir ce qu’on fait à la place.

Pour aller plus loin

Votre propre projet, étape par étape

Au fil des saisons

Quoi faire, saison par saison

Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.

  • Nettoyer les filtres et le noyau selon le fabricant.
  • Vérifier les bouches extérieures : nids, débris, clapets.
  • Baisser la vitesse si l’air devient humide dehors.
Chez vous

Votre maison est-elle prête ?

Cochez ce qui s’applique chez vous. Un « non » n’est pas un refus : c’est ce qu’on règle lors de l’estimation.

0 / 6 cochés
Vrai ou faux

Quatre affirmations, vraies ou fausses ?

Tout se joue sur des détails que vous venez de voir.

1. Dans un échangeur d’air, l’air frais et l’air vicié se mélangent.

2. Les deux bouches extérieures doivent être éloignées l’une de l’autre.

3. Un échangeur d’air peut aider contre la condensation aux fenêtres.

4. Un échangeur n’a jamais besoin d’entretien.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux

9 questions
À quoi sert un échangeur d’air ?
Il renouvelle l’air de la maison et aide à garder l’humidité dans la bonne zone : condensation, air sec, odeurs.
L’air frais refroidit-il la maison en hiver ?
Le noyau récupère une partie de la chaleur de l’air qui sort pour tempérer l’air qui entre.
À quelle vitesse le faire fonctionner ?
Plus haut quand la maison est humide ou très occupée, plus bas le reste du temps. La commande murale permet d’ajuster.
Faut-il nettoyer un échangeur ?
Oui. Filtres et noyau s’encrassent. Voir notre service de nettoyage.
Quels signes montrent un manque de ventilation ?
Condensation aux fenêtres, odeurs qui persistent, air lourd dans les pièces fermées, moisissure dans les coins froids.
VRC ou VRE : quelle différence ?
Le VRC (ventilateur récupérateur de chaleur) récupère la chaleur de l’air qui sort. Le VRE (récupérateur d’énergie) récupère aussi une partie de l’humidité. Le bon choix dépend de la maison.
Faut-il le faire fonctionner l’hiver ?
Oui : c’est souvent en hiver, maison fermée, que l’humidité et les odeurs s’accumulent. On ajuste la vitesse selon la condensation aux fenêtres.
AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
Oui. AirGreen détient la licence RBQ 5645-9605-01, sous-catégories 15.8 Ventilation, 15.10 Réfrigération et 16 Électricité.
L’estimation est-elle gratuite ?
Oui. L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h. Réserver mon estimation gratuite.

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  • Licence RBQ5645-9605-01 · 15.8, 15.10, 16
  • EstimationSur place, gratuite
  • SoumissionEn 24 h

Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).

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