Installation d'une thermopompe 2 têtes GREE FreeMatch R32 à Noyan (MRC du Haut-Richelieu)
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Installation d'une thermopompe 2 têtes GREE FreeMatch R32 à Noyan (MRC du Haut-Richelieu)

À Noyan, la frontière passe au bout du rang : ce qui la traverse, et ce qui ne la traverse pas

La municipalité de Noyan a une particularité que peu de villages québécois partagent : sa limite sud est la frontière internationale. Le Vermont commence là où finissent les terres. Sa fromagerie la plus connue, la Fromagerie Fritz Kaiser, chemin de la 4e Concession, a d'ailleurs baptisé son fromage le plus primé — grand champion du Canadian Cheese Grand Prix en 2004 — « Le Douanier », et en produit un autre qui porte simplement le nom de Noyan.

Cette proximité produit une question que nous entendons ici plus souvent qu'ailleurs, et presque jamais à Montréal ou à Laval : « La même thermopompe coûte moins cher de l'autre côté. Est-ce que je peux l'acheter là-bas et vous demander de l'installer ? »

La réponse mérite mieux qu'un « non » sec. Nous avons vérifié les cinq obstacles réels, un par un, aux sources gouvernementales. Le résultat est contre-intuitif : le plus facile des cinq est la douane.

Cinq obstacles, et celui auquel tout le monde pense est le moins sérieux

1. La subvention meurt sur la facture, pas sur la machine

C'est le point le plus net, et il tranche la question avant toute considération technique. Le guide de participation résidentiel du programme LogisVert d'Hydro-Québec impose, parmi les conditions d'admissibilité d'une thermopompe efficace, que l'équipement doive :

« avoir été acheté dans un magasin au Québec ou en ligne auprès d'une entreprise ayant une adresse au Québec »

Autrement dit : un appareil acheté au Vermont est disqualifié sur la clause d'achat, même si le modèle identique figure sur la liste des thermopompes efficaces. Ce n'est pas une question d'efficacité, de code AHRI ni de performance. C'est la provenance de la facture.

Deux autres mécaniques d'admissibilité du même guide valent d'être connues :

  • l'entreprise qui installe doit être inscrite au Registraire des entreprises du Québec et détenir les licences appropriées de la RBQ, « compte tenu du travail à accomplir » ;
  • la facture doit porter le numéro et la date de facture, la date d'installation, le nom du client, l'adresse d'installation et le nom de l'entreprise ayant réalisé les travaux.

À cela s'ajoute une condition récente : les thermopompes installées à compter du 26 novembre 2025 doivent être certifiées ENERGY STAR pour être admissibles. Le guide daté du 25 août 2025 ne la contenait pas — c'est un exemple typique d'un programme qui bouge plus vite que les articles de blogue qui le décrivent.

2. Le réfrigérant n'est pas une marchandise, c'est un objet de qualification

Même si l'appareil traverse, il faut le mettre en service. Or, au Québec, le Règlement sur les halocarbures est explicite :

  • son article 43 réserve aux personnes détenant l'attestation requise le fait de « traiter, charger, transférer ou vidanger la charge d'halocarbure » d'un appareil ;
  • son article 51 oblige quiconque vend ou fournit des halocarbures à s'assurer que l'acheteur détient cette attestation ou emploie quelqu'un qui la détient.

Le gouvernement du Québec résume la conséquence en une phrase : « Seules les personnes détenant cette qualification peuvent acheter ou autrement se procurer des halocarbures. » Le certificat H est délivré dans le cadre de la qualification environnementale en halocarbures.

Ce que cela signifie concrètement : un propriétaire ne peut pas acheter légalement du R-32 au Québec, et personne ne peut légalement lui en vendre. Ces articles s'attachent au geste posé au Québec, pas à l'origine de l'appareil. La provenance du boîtier ne change rien à la qualification exigée pour le charger.

3. « Ça fonctionne sur 240 volts » n'est pas le bon test

C'est le piège le plus élégant du dossier. Le réseau nord-américain est le même de part et d'autre : 208/230 V, 60 Hz. La machine achetée au Vermont démarrera. Elle chauffera. Elle refroidira.

Et ce n'est pas la question.

L'article 2-024 du Code de construction du Québec, chapitre V – Électricité exige que tout appareillage électrique utilisé dans une installation soit approuvé, et interdit d'utiliser un appareillage non approuvé ou de le raccorder de façon permanente. La RBQ précise ce qu'approuvé veut dire : l'appareillage porte « une étiquette ou une marque prouvant qu'il a été testé et reconnu conforme à la norme canadienne correspondante », par un organisme reconnu. Les sceaux reconnus se présentent dans leur forme canadienne : CSA, ULC, cUL, cETL, et autres marques accréditées.

Conséquence — et nous l'écrivons comme une conséquence de la règle, pas comme une citation de la RBQ : deux machines physiquement identiques, l'une portant le sceau cUL et l'autre le seul sceau UL, ne sont pas le même objet au regard du Code québécois. Il existe des procédures d'approbation à l'unité par un organisme accrédité ; nous n'en avons pas vérifié la démarche ni le coût pour un appareil résidentiel, et nous ne les décrirons donc pas.

4. La licence RBQ : ce n'est pas une, c'est plusieurs

L'article 46 de la Loi sur le bâtiment est sans ambiguïté :

« Nul ne peut exercer les fonctions d'entrepreneur de construction, en prendre le titre, ni donner lieu de croire qu'il est entrepreneur de construction, s'il n'est titulaire d'une licence en vigueur à cette fin. »

Le même article interdit à un entrepreneur d'utiliser les services d'un autre entrepreneur non licencié.

Ce que la plupart des propriétaires ignorent, c'est que le travail n'est pas couvert par une seule sous-catégorie. La sous-catégorie 15.10 – Entrepreneur en réfrigération vise « tout système de réfrigération, notamment ceux relatifs à la climatisation » ; la sous-catégorie 15.8 – Entrepreneur en ventilation vise les systèmes de circulation et de distribution d'air, en excluant les raccordements électriques et les raccordements aux systèmes de réfrigération. Le profil de compétences de la 15.10 précise même que l'entrepreneur en réfrigération ne peut intervenir sur les appareils de chauffage d'un système à air pulsé ou hydronique que s'il détient aussi les sous-catégories pertinentes.

D'où la formule exacte que reprennent les programmes de subvention : « les licences appropriées, compte tenu du travail à accomplir ». Un lecteur qui vérifie une licence ne doit donc pas se contenter de constater qu'un numéro existe : il doit regarder les sous-catégories.

La protection concrète que l'on perd en s'en passant porte un nom : le cautionnement de licence, que la RBQ décrit comme « un montant qui vise à indemniser ses clients en cas de préjudices ». Nous nous en tenons là. On lit souvent qu'un entrepreneur sans licence fait perdre l'assurance habitation ou un plan de garantie ; nous n'avons trouvé aucune source gouvernementale qui l'affirme, et nous ne l'écrirons donc pas.

5. La garantie suit un réseau, pas une machine

Ici, l'honnêteté impose une nuance qui joue contre l'argument facile.

L'énoncé de garantie limitée publié par GREE pour le marché américain exclut les produits « installés à l'extérieur des États-Unis ou du Canada » — ce qui n'exclut donc pas une installation au Québec — et exige une installation par un entrepreneur licencié conformément aux codes applicables. Ce même document précise que la condition d'enregistrement dans les quatre-vingt-dix jours ne s'applique pas au Québec, ni dans les juridictions qui interdisent de conditionner une garantie à un enregistrement.

Nous ne dirons donc pas aux lecteurs québécois qu'ils perdent leur garantie faute d'enregistrement. Ce qui reste vrai, et ce que nous constatons en atelier, est plus prosaïque : le service de garantie transite par le réseau de distribution autorisé du pays d'installation. Un appareil acquis hors de ce réseau n'a pas de dossier local, pas de canal de pièces local, et pas d'interlocuteur local le jour où une carte électronique lâche en janvier. La brochure FreeMatch elle-même rattache l'extension de deux ans à l'enregistrement chez le distributeur.

Deux corrections que presque tous les articles répètent de travers

Puisque nous avons ouvert les documents, autant corriger deux erreurs très répandues :

  1. Rénoclimat ne finance plus les thermopompes. Le guide du participant l'écrit : « Depuis le 1er mai 2024, l'aide financière pour les systèmes de chauffage géothermique ou les thermopompes à air n'est plus versée par le programme Rénoclimat. » Les comparateurs qui la listent encore recopient une page périmée.
  2. Les contre-tarifs canadiens ne visent pas les équipements de CVAC. La liste publiée par Finances Canada ne contient aucune entrée pour ces appareils, et le Canada a retiré au 1er septembre 2025 ses contre-tarifs sur la plupart des importations américaines, l'acier, l'aluminium et l'automobile faisant exception. C'est un dossier volatil : à revalider à toute date de lecture.

Et la douane, justement

Le règlement fédéral sur les substances appauvrissant la couche d'ozone et les halocarbures de remplacement ne fonctionne pas comme on l'imagine. Pour les HFC en vrac, c'est un régime de permis et d'allocations. Pour les produits contenant des HFC, c'est une interdiction fondée sur le potentiel de réchauffement planétaire pour les produits inscrits — assortie d'une exemption explicite pour un produit destiné à un usage résidentiel s'il constitue un effet personnel de la personne qui l'importe.

Nous n'avons pas pu consulter la version consolidée à jour de l'annexe qui énumère les produits visés, et nous ne publierons donc pas si une thermopompe murale résidentielle y figure ou non. Reste la mécanique douanière ordinaire, celle-là bien documentée par l'Agence des services frontaliers : tout bien acquis à l'étranger doit être déclaré, les exemptions personnelles publiées sont de 200 $ CA après 24 heures et de 800 $ CA après 48 heures ou 7 jours, et une thermopompe dépasse ces seuils dans tous les cas réalistes — la TPS et la TVQ deviennent donc payables à la frontière, par-dessus le prix américain.

Le paradoxe tient en une phrase : la frontière est l'obstacle le plus franchissable des cinq. Ce sont la facture, le réfrigérant, le sceau de certification et la licence qui arrêtent le projet.

Le plancher fait partie de l'installation

Le second volet de ce chantier est physique, et il tient à une configuration que nous rencontrons souvent en villégiature : l'unité extérieure ne repose ni sur le sol, ni sur une dalle, ni sur une console murale, mais sur une galerie de bois, elle-même refermée par un treillis qui la transforme en petit enclos.

Nous avons déjà publié l'essentiel de ce qui entoure cette situation, et nous n'allons pas le réécrire :

  • la galerie comme plan qui égoutte, l'arbitrage boyau contre égouttement libre, la solive sous la ligne de goutte, et la question « quel âge a cette terrasse ? » posée au moment de la soumission — Brossard ;
  • la charge d'une galerie de bois vérifiée et non supposée, appuis rapprochés du mur, aucun ancrage dans le platelage, quincaillerie compatible — Lachine et Kahnawà:ke ;
  • la physique de l'écran : aire libre, caisson qui se réinspire, panache de dégivrage qui gèle sur l'écran, classement des matériaux, et les cinq règles AirGreen — Westmount ;
  • le microclimat d'un enclos, « une jupe de galerie compte comme une clôture », et le remède d'un seul panneau ajouré posé avant plutôt qu'après — Oka.

Ce qu'aucune de ces pages n'a traité, parce qu'aucune n'en avait l'occasion, c'est le plancher. Dans toute la série, l'appareil s'est trouvé au-dessus de la terre, au-dessus d'une membrane, au-dessus d'une dalle, suspendu à un mur, ou sous une galerie. Ici, il est posé sur un plancher que des humains utilisent à autre chose. Cela change trois choses.

La cinquième face

Un enclos se juge d'ordinaire sur quatre côtés : le mur de la maison, les panneaux, et l'ouverture. Nous avons publié à Ange-Gardien que mur + jupe de galerie + treillis forment un caisson que personne n'a décidé de construire.

Une galerie ajoute la face que ce raisonnement ne comptait pas : le dessous est fermé. Sur un lit de pierre, sur du gravier, sur une pelouse, une partie de l'air balaie encore le pourtour du cadre au ras du sol. Sur un platelage plein, cette circulation basse disparaît, et l'air chargé qui redescend le long des panneaux n'a nulle part où filer.

La règle que nous appliquons est simple à énoncer et sévère à respecter : on compte les faces libres avant de choisir la position, et le plancher compte comme une face fermée. Rappelons au passage que ce cabinet souffle vers l'avant et aspire par l'arrière et les côtés — le dégagement qui décide est l'aire libre d'aspiration latérale et arrière, pas le plan au-dessus. Un treillis qui ferme une troisième face verticale, sur un plancher qui en ferme déjà une, ne laisse plus qu'une direction à l'air.

Le dégagement que l'on traverse chaque semaine

Voici le deuxième écart, et il est humain plutôt que thermodynamique.

Un dégagement autour d'une unité extérieure est, dans la quasi-totalité des cas, un espace que personne ne traverse : un lit de pierre, une bande de gazon, une bande de gravier. Sur une galerie, c'est l'inverse : c'est un plancher de service, et il sert déjà. Dans le cas qui nous occupe, y vivent en permanence un bac roulant et, l'hiver, deux pelles.

Nous avons déjà écrit que rien ne se range sous un appareil (Ahuntsic-Cartierville), qu'un dégagement disparaît rarement par décision et presque toujours par abandon (Sainte-Hélène-de-Bagot), et que personne n'élague volontairement un arbuste appuyé sur un appareil en marche (Ville-Marie). L'ajout propre à une galerie fermée est celui-ci : les objets ne s'y accumulent pas, ils y tournent.

  • Le bac roulant n'est pas déposé une fois : il est sorti et rentré chaque semaine, en travers de la zone de dégagement, par quelqu'un qui ne pense pas à l'appareil. Un bac contient aussi des matières organiques, à moins d'un mètre d'une face qui aspire.
  • Les pelles apparaissent en novembre et disparaissent en avril. Un dégagement mesuré au ruban en juillet n'existe plus en janvier — et ce n'est pas une négligence, c'est la vie normale d'une galerie.

Le remède n'est pas technique, il est administratif, et nous l'empruntons à Sainte-Hélène-de-Bagot en le durcissant : l'enclos est nommé « espace de service » au dossier de réception, avec ses dégagements par face, et la question posée chaque année à l'entretien est « qu'est-ce qui a été déposé ici depuis l'an dernier, et qu'est-ce qui y passe chaque semaine ? » La seconde moitié de la question est nouvelle, et c'est celle qui compte sur une galerie.

Le plancher est une surface d'accumulation que personne ne déneige

Troisième écart, et c'est celui qui boucle la boucle avec les pelles.

Une cour se déneige. Une entrée se souffle. Un toit se surveille. Une galerie fermée par un treillis ne se fait ni déneiger ni souffler : la neige entre par les claires-voies, s'accumule contre le cadre, et personne n'a de raison d'aller la chercher jusqu'à ce que l'appareil chauffe moins bien. À cela s'ajoute l'eau de dégivrage, qui tombe toute la saison au même endroit sur un plancher de bois.

Et le seul outil disponible est là, rangé à cinquante centimètres : la pelle. Or c'est précisément l'outil qu'il ne faut jamais approcher d'une serpentine — une seule passe couche les ailettes, et la perte de capacité est permanente, sans code d'erreur pour la signaler.

Ce que nous inscrivons donc au dossier client, en toutes lettres : la neige d'un enclos se retire à la main ou avec un balai souple, jamais avec la pelle qui dort à côté. Et la hauteur du cadre se choisit sur l'accumulation observée dans l'enclos, pas sur celle de la cour.

L'appareil retenu : GREE FreeMatch R32, unité extérieure GWHD(30)ND6MO

Fiche technique de l'unité installée

Donnée Valeur
Modèle extérieur GWHD(30)ND6MO
Codes AHRI 214931588 (non gainé) / 214931594 (gainé) / 214931598 (mixte)
Unités intérieures raccordables 2 à 4
Capacité nominale en climatisation 8 300 W — 28 400 BTU/h (plage 8 190 à 34 100 BTU/h)
Capacité nominale en chauffage 8 800 W — 30 000 BTU/h (plage 8 190 à 40 900 BTU/h)
SEER2 / HSPF2 / EER2 21 / 10 / 12,5
Plage de fonctionnement −30 °C à 48 °C en climatisation, −30 °C à 24 °C en chauffage
Alimentation 208/230 V — MCA 23 A / MOCP 35 A
Réfrigérant R32, 2 200 g (77,6 oz) en charge d'usine
Longueur préchargée 40 m — ajout de 20 g/m au-delà
Longueur totale maximale / dénivelé maximal 80 m / 25 m
Débit d'air 3 413 pi³/min
Dimensions (L × H × P) 1 020 × 826 × 427 mm
Masse nette 66 kg
ENERGY STAR Oui

Deux unités murales sur ce chantier : 24 000 BTU/h pour l'aire ouverte du rez-de-chaussée, 12 000 BTU/h pour la chambre principale. Total installé : 36 000 BTU/h, soit 120 % de la capacité nominale en chauffage.

Pourquoi 24 000 + 12 000, et pas 24 000 + 9 000

La deuxième tête aurait pu être plus petite. Elle ne l'est pas, et la raison est arithmétique.

Le plancher de modulation du GWHD(30) est de 2 400 W, soit 8 190 BTU/h, et c'est une propriété du système : elle ne se divise pas par le nombre de têtes. Quand la chambre appelle seule la nuit, c'est ce plancher qui décide si l'appareil module ou s'il cycle.

  • Une tête de 12 000 appelant seule se situe 46 % au-dessus du plancher. Elle module confortablement.
  • Une tête de 9 000 se situe 10 % au-dessus. Techniquement acceptable, sans marge.
  • Une tête de 6 000 serait sous le plancher. Aucun réglage ne corrige cela.

La marge au-dessus du plancher, et non la charge de la pièce, est ce qui a fixé le calibre de la seconde tête. C'est aussi la raison pour laquelle la question « pourquoi pas plus petit dans une chambre » a une réponse différente sur chaque compresseur de la gamme.

Notons aussi une particularité que porte ce seul modèle : ses capacités nominales diffèrent selon le mode — 28 400 BTU/h en climatisation, 30 000 en chauffage. Le ratio de 120 % se lit donc sur le chauffage, et grimpe à 127 % en climatisation. Les deux zones n'appellent jamais leur maximum ensemble, l'aire ouverte travaillant le jour et la chambre la nuit, et cela est écrit au dossier plutôt que sous-entendu.

21 mètres développés, et aucun gramme de R32 ajouté

Les parcours mesurent 7 m et 14 m, soit 21 m développés — très en deçà des 40 m de précharge du GWHD(30), la plus généreuse de la gamme après celle du 42 000. Aucun réfrigérant n'a donc été ajouté, et la vérification A2L de surface minimale de pièce s'est faite sur la charge d'usine de 2 200 g.

Cela mérite d'être dit parce que c'est l'exception plutôt que la règle : sur les petits compresseurs de la même famille, préchargés pour dix mètres, un parcours ordinaire impose presque toujours un appoint pesé. Ici, le choix du compresseur a rendu la question sans objet.

Enfin, ce modèle accepte deux à quatre unités intérieures. En n'en raccordant que deux, deux ports restent disponibles pour une extension future — un sujet que nous avons déjà traité et que nous ne rouvrons pas ici, sinon pour dire que ces ports ont été laissés libres délibérément et non par hasard.

Noyan : ce qu'il faut savoir avant de poser un appareil

Le nom vient de Pierre-Jacques Payen de Noyan et de Chavoy (1695-1771), officier des troupes de la Marine, à qui la seigneurie fut concédée en 1733 et ratifiée en 1745 — et qui, selon la Commission de toponymie, n'en prit jamais possession et n'y habita jamais. Le territoire actuel recouvre en réalité deux seigneuries, Noyan et Foucault, cette dernière connue plus tard sous le nom de Caldwell Manor. C'est Henry Caldwell, officier britannique, qui prit à bail la seigneurie de Foucault en 1774 et y attira des loyalistes à partir de 1783.

Cette origine explique un trait que la Commission de toponymie relève encore aujourd'hui : une population partagée à peu près également entre francophones et anglophones, et une économie répartie entre production laitière et tourisme. La lignée municipale suit le même fil : érigée en 1845 sous le nom de Foucault, rétablie en 1855 sous celui de Saint-Thomas-de-Foucault, puis rebaptisée Noyan en 1976.

Trois repères actuels, publiés avec leur date parce qu'ils changent :

  • 1 576 habitants, estimation de l'Institut de la statistique du Québec au 1er juillet 2025, telle que décrétée par le décret de population publié à la Gazette officielle du Québec en décembre 2025 ;
  • un territoire bordé à l'ouest par la rivière Richelieu et au sud par la frontière Québec–Vermont, desservi par la route 202 et par des chemins de concession ;
  • une population estivale nettement plus élevée que la population permanente, selon la municipalité elle-même — ce qui, pour un installateur, veut dire des bâtiments occupés de façon très inégale sur l'année.

Une précision utile, parce qu'elle induit régulièrement en erreur : Noyan ne borde pas la baie Missisquoi. Sa façade sur l'eau est celle de la rivière Richelieu, à l'ouest. La baie appartient à Clarenceville — municipalité voisine, distincte, et rebaptisée en 2022, l'ancien nom de Saint-Georges-de-Clarenceville circulant encore largement — et à Venise-en-Québec.

Les règlements que nous n'avons pas pu lire

Nous appliquons ici la méthode que nous avons déjà publiée à Saint-Mathias-sur-Richelieu et à Mont-Saint-Grégoire, et nous la nommons plutôt que de la présenter comme neuve : publier ce qui est vérifié, nommer ce qui ne l'est pas, et convertir l'écart en questions à poser.

Le site officiel de la municipalité publie une page de règlements municipaux et dispositions particulières, une page inspecteur municipal et permis, une page de comité consultatif d'urbanisme, ainsi qu'une page consacrée à la carte de la zone inondable et à la description de la zone touchée par la ZIS et une page de surveillance de la crue des eaux. Nos tentatives de lecture automatisée de ces pages ont toutes échoué pour des raisons techniques, du côté de l'outil et non du site.

En conséquence, et sans détour : nous ne publierons aucune marge, aucun écran obligatoire, aucune hauteur maximale, aucun seuil de décibels et aucun délai de délivrance pour Noyan. Nous ne dirons pas non plus qu'aucun permis n'est exigé — nous n'en savons rien. Un entrepreneur qui vous récite ces valeurs de mémoire vous récite celles d'une autre municipalité.

Les quatre questions à poser à l'inspecteur municipal avant de commander l'équipement :

  1. Un permis ou un certificat d'autorisation est-il exigé pour une thermopompe permanente, et sous quel règlement ?
  2. Mon lot est-il visé, en tout ou en partie, par la zone inondable ou par la ZIS, et cela change-t-il les travaux permis ou la procédure ?
  3. Quelles marges s'appliquent à un appareil mécanique en cour latérale et en cour arrière, et un écran est-il exigé ? C'est la question qui déplace physiquement l'appareil, donc la tuyauterie, donc le prix.
  4. Quel est le délai de délivrance, et à partir de quel moment le dossier est-il considéré complet ?

Et la règle commerciale qui en découle, invariable : la date de pose se fixe après la délivrance, jamais avant.

La zone inondable

Nous savons que la municipalité publie une page vivante sur le sujet. Cela suffit à imposer la question 2 ci-dessus, et cela ne nous autorise à rien d'autre.

Les décisions techniques associées à une implantation en secteur inondable — hauteur de base établie sur une cote connue plutôt que sur une valeur standard, sectionneur et filage au-dessus de cette ligne, et ce qu'il ne faut surtout pas faire d'un appareil qui a été submergé — ont déjà été publiées en détail dans nos pages d'Ormstown, de Sainte-Marthe-sur-le-Lac et de Sainte-Anne-de-Sorel. Nous y renvoyons plutôt que de les réécrire, et nous rappelons la seule chose qui vaut pour tous les cas : une cote d'implantation appartient au bâtiment et au lot, jamais à la municipalité prise dans son ensemble.

Notons simplement, sans en faire un argument, qu'une pose sur galerie place déjà l'appareil au-dessus du niveau du sol.

Les erreurs que nous corrigeons le plus souvent

  • Acheter d'abord, se renseigner ensuite. Sur cinq obstacles, quatre se règlent avant l'achat et un seul après.
  • Vérifier qu'une licence existe sans regarder les sous-catégories.
  • Compter les faces libres d'un enclos en oubliant le plancher.
  • Mesurer les dégagements en juillet, sur une galerie qui abrite des pelles de novembre à avril.
  • Ranger le bac roulant du côté resté libre, c'est-à-dire devant la face qui aspire.
  • Déneiger l'enclos avec la pelle qui s'y trouve.
  • Traiter la question du permis après la commande de l'équipement.

Subventions, garantie et documentation

L'unité installée est homologuée ENERGY STAR. Trois règles administratives valent plus que n'importe quel montant : le code AHRI déclaré doit correspondre à la combinaison réellement installée — un même modèle extérieur en porte trois selon qu'il est jumelé à des unités non gainées, gainées ou mixtes ; le modèle doit figurer sur la liste applicable au programme visé, ces listes étant révisées périodiquement ; et la facture doit porter les mentions exigées par le programme, faute de quoi un dossier techniquement irréprochable échoue administrativement. Les listes canadienne et américaine de produits certifiés ENERGY STAR sont presque identiques, mais distinctes — un modèle inscrit d'un côté ne l'est pas automatiquement de l'autre.

Nos autres réalisations dans le secteur

Nous publions des chantiers GREE FreeMatch R32 dans la MRC du Haut-Richelieu depuis Saint-Bernard-de-Lacolle, et tout récemment à Mont-Saint-Grégoire. Nous tenons aussi des pages GREE FLEXX R32 — thermopompe centrale sur conduits — à Venise-en-Québec, à Saint-Sébastien et à Noyan même.

C'est ce dernier point qui rend la comparaison utile, parce que les deux pages parlent de la même municipalité. L'inversion n'est cependant pas celle qu'on attend : la page FLEXX répond à ce que le bâtiment demande — un réseau de conduits, une pression statique, un volume à traverser. Celle-ci répond à d'où vient l'appareil et à qui a le droit d'y toucher. Le mur, la charpente et la tuyauterie ne sont pas les objets du problème ; le dossier l'est.

Nos équipes desservent l'ensemble de la Rive-Sud, de Montréal, de Laval, de Longueuil, de la Rive-Nord et de la Montérégie, incluant Clarenceville, Henryville, Lacolle et Saint-Jean-sur-Richelieu.

Ce que nous retenons de ce chantier

Une installation CVAC en village frontalier ajoute une couche que les autres n'ont pas : avant de parler de calibres, de dégagements et de plancher, il faut savoir d'où vient la machine et qui a le droit d'y toucher. Les cinq points vérifiés plus haut ne sont pas du protectionnisme, ce sont des conditions d'admissibilité, de qualification et de certification, toutes publiques et toutes vérifiables.

Pour un projet de thermopompe murale, de climatiseur mural ou d'entretien CVAC à Noyan, dans la MRC du Haut-Richelieu ou ailleurs en Montérégie, nos équipes se déplacent, mesurent les faces libres de l'enclos avant de choisir la position, et remettent un dossier de réception qui nomme l'espace de service et ses dégagements. Le reste — le modèle, les calibres, la longueur développée — se décide après.

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