Installation d'une thermopompe 2-têtes GREE FreeMatch R32 à Saint-Mathieu-de-Beloeil
Thermopompe 2-têtes GREE FreeMatch R32 installée à Saint-Mathieu-de-Beloeil, montée en coin dans une pièce décorée. En prime : les six réglages qui déterminent le confort réel et la consommation d'un système inverter, expliqués par nos techniciens. 24 000 BTU/h, SEER2 21.

En été, l’unité extérieure rejette dehors la chaleur de la maison.
Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.
Fixée de niveau sur une plaque murale, assez haut pour que l’air couvre la pièce, avec assez d’espace autour pour sortir les filtres facilement.
Les lignes frigorifiques, le câble de communication et le drain traversent le mur par un seul percement, scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
Deux tuyaux de cuivre isolés relient les deux unités. À l’extérieur, une goulotte peut les protéger du soleil, des chocs et des intempéries.
Un interrupteur de coupure près de l’unité extérieure permet de l’isoler en sécurité pour l’entretien. Il doit rester accessible en tout temps.
Le compresseur et le ventilateur. En chauffage, elle capte la chaleur de l’air extérieur, même en hiver, et la transfère à l’intérieur.
Au sol ou au mur, il garde l’unité au-dessus de la neige accumulée. Elle reste dégagée et l’eau de dégivrage peut s’écouler.
Le ventilateur doit souffler sans obstacle. Un rangement, une clôture ou un mur trop près, et le rendement baisse pendant que le bruit monte.
Ce qui se passe après l'installation : la partie dont personne ne parle
À Saint-Mathieu-de-Beloeil, au pied du mont Saint-Hilaire, le parc résidentiel se compose largement de constructions récentes chauffées à l'électricité, sans réseau de conduits. Ce sont des maisons bien isolées, confortables l'hiver, et souvent invivables en juillet à l'étage.
Nous y avons installé un système GREE FreeMatch R32 en configuration 2-têtes. L'installation elle-même s'est déroulée sans obstacle particulier. Ce qui rend ce chantier intéressant, c'est ce que nous avons passé quarante-cinq minutes à expliquer au client à la fin de la journée — parce que la moitié des insatisfactions envers les thermopompes viennent d'une mauvaise utilisation, pas d'un mauvais appareil.
D'abord, la contrainte du chantier : monter une tête en coin
La pièce imposait un emplacement en angle. Le mur adjacent est recouvert d'un papier peint décoratif que le client ne souhaitait ni percer ni risquer d'abîmer.
Deux décisions en découlent.
Le choix du mur
Nous avons placé l'appareil sur le mur peint plutôt que sur le mur tapissé. Ce n'est pas seulement esthétique : un papier peint de qualité se répare mal, et le moindre percement, la moindre trace de poussière de gypse laisse une marque permanente.
Notre règle en pièce décorée : quand deux murs sont techniquement équivalents, on travaille sur le plus réparable. La peinture se retouche. Un panoramique, non.
Pendant les travaux, nous protégeons systématiquement les surfaces sensibles et nous aspirons à la source lors du perçage plutôt que de nettoyer après coup.
Le dégagement latéral, qui n'est pas décoratif
C'est le point technique du montage en coin, et il est presque toujours négligé.
Une tête murale a besoin d'espace libre sur ses côtés, pas seulement au-dessus. L'air est aspiré par le dessus du boîtier et rejeté par le bas, en éventail. Un mur perpendiculaire trop rapproché produit deux effets :
- Il ampute le jet d'air d'un côté, ce qui déséquilibre la diffusion dans la pièce. La moitié de la pièce est traitée, l'autre stagne.
- Il favorise le court-circuit d'air : une partie de l'air soufflé remonte immédiatement le long du mur vers l'aspiration, sans avoir traversé la pièce. L'appareil mesure alors sa propre sortie d'air plutôt que la température réelle de la pièce, et se coupe prématurément.
Chaque manufacturier publie un dégagement latéral minimal. Ce chiffre n'est pas une suggestion. Nous le respectons même quand cela signifie décaler l'appareil de quelques centimètres par rapport à ce qui paraîtrait le plus symétrique à l'œil.
L'erreur à éviter : demander à l'installateur de « coller l'appareil dans le coin pour qu'il se voie moins ». Il se verra moins et il fonctionnera moins bien.
L'équipement installé
L'unité extérieure est le GREE FreeMatch R32, modèle GWHD(24)ND6MO, alimentant deux têtes intérieures.
- Capacité nominale de 7 030 W (24 000 BTU/h), chauffage comme climatisation.
- Modulation de 7 500 à 31 400 BTU/h, compresseur inverter G10.
- Chauffage certifié jusqu'à -30 °C, climatisation jusqu'à 48 °C.
- SEER2 21 / HSPF2 10 / EER2 12, certification ENERGY STAR.
- Réfrigérant R32 (A2L) avec capteur de détection de fuite intégré.
- Autodiagnostic, dégivrage intelligent, adaptation automatique de tension.
- Têtes alimentées par l'unité extérieure : un seul circuit électrique dédié pour tout le système.
- Garantie 10 ans standard.
Bien utiliser sa thermopompe : les six réglages qui changent tout
Cette section est celle que nous détaillons à chaque mise en service, à Saint-Mathieu-de-Beloeil comme à Beloeil, Longueuil, Montréal, Laval, sur la Rive-Nord ou la Rive-Sud. Elle vaut plus que n'importe quelle brochure.
1. Ne réglez pas une thermopompe comme un climatiseur de fenêtre
C'est l'erreur numéro un.
Sur un vieux climatiseur, baisser la consigne à 16 °C faisait tourner l'appareil à fond, ce qui refroidissait plus vite. Le réflexe s'est ancré.
Sur un système inverter, ça ne fonctionne pas ainsi. L'appareil module en continu pour atteindre et maintenir la consigne. Régler 16 °C alors qu'on souhaite 22 °C ne refroidit pas plus vite dans les faits utiles : cela fait simplement tourner la machine à haut régime pendant beaucoup plus longtemps, consomme davantage, et refroidit la pièce bien au-delà du confortable.
La bonne méthode : réglez la température que vous voulez réellement, et laissez l'appareil travailler. Un système inverter est conçu pour fonctionner en continu à basse vitesse. C'est son régime le plus efficace.
2. Évitez d'éteindre et rallumer constamment
Deuxième réflexe hérité des anciens appareils : couper la climatisation en partant le matin, la remettre en rentrant.
Avec un système à modulation, cette pratique est généralement contre-productive. Laisser la maison monter de six degrés en journée oblige ensuite l'appareil à travailler à pleine puissance pendant des heures pour rattraper — et l'humidité accumulée dans les matériaux ne s'évacue pas instantanément.
Une consigne stable, éventuellement relevée de un ou deux degrés en absence, donne un meilleur confort pour une consommation comparable ou moindre.
3. Comprenez ce que l'afficheur montre
L'afficheur d'une tête murale indique généralement la consigne, pas la température réelle de la pièce. C'est une source de confusion constante.
Deux précisions utiles :
- La plupart des appareils permettent de basculer entre °C et °F. Beaucoup sont livrés en Fahrenheit par défaut, ce qui déroute quand on lit 61 ou 72 en s'attendant à des chiffres en Celsius. La bascule se fait par la télécommande.
- La sonde de température de l'appareil est située dans le boîtier, en haut du mur. Elle mesure l'air à cet endroit précis, pas au niveau des occupants. En chauffage, l'air y est plus chaud qu'au sol. C'est pourquoi une consigne de 21 °C peut donner une sensation de 19 °C au niveau des pieds.
Ce décalage est normal. On l'ajuste en trouvant, par essais sur quelques jours, la consigne qui correspond au confort réel de la pièce — et non en concluant que l'appareil « ment ».
4. Utilisez le balayage plutôt que de figer les volets
Le réflexe naturel consiste à orienter les volets vers soi. C'est presque toujours la mauvaise idée.
Un volet figé crée un courant d'air localisé et laisse le reste de la pièce non traité. Le balayage automatique répartit l'air dans tout le volume, ce qui homogénéise la température et permet à la sonde de mesurer quelque chose de représentatif.
Deux exceptions raisonnables :
- En chauffage, orienter le flux vers le bas aide à combattre la stratification.
- En climatisation, orienter le flux vers le haut évite de souffler directement sur les occupants.
5. Méfiez-vous du mode automatique
Le mode « auto » laisse l'appareil décider entre chauffage et climatisation selon l'écart avec la consigne.
En mi-saison québécoise — nuits fraîches, après-midis chauds — cela peut produire des allers-retours entre les deux modes dans la même journée, avec une consommation inutile.
Nous recommandons généralement de choisir explicitement le mode selon la saison, et de ne recourir à l'automatique que dans les périodes de transition franches, si le comportement observé vous convient.
6. Le mode déshumidification a un usage précis
Le mode « dry » ou déshumidification fait fonctionner l'appareil avec un débit d'air réduit sur un serpentin froid, ce qui extrait davantage d'eau par unité de refroidissement.
Il est utile lors des journées humides mais peu chaudes — typiquement en juin ou en septembre — quand la maison est moite sans être surchauffée.
Il ne remplace pas le mode climatisation en canicule : sa capacité de refroidissement est délibérément limitée.
Le filtre : le seul entretien que vous ferez vous-même
Un filtre encrassé réduit le débit d'air. Un débit réduit fait chuter la température du serpentin. Un serpentin trop froid givre. Un serpentin givré ne transfère plus de chaleur, et le compresseur travaille dans le vide.
Cette chaîne de causes explique la majorité des appels de service « ma thermopompe ne refroidit plus » que nous recevons en juillet.
Nettoyez les filtres toutes les 4 à 6 semaines en période d'utilisation soutenue. L'opération prend cinq minutes : ouvrir la façade, retirer les deux filtres, les rincer à l'eau tiède, les laisser sécher complètement avant de les remettre.
Ce que vous ne pouvez pas faire vous-même, en revanche, c'est le nettoyage en profondeur de l'échangeur et de la roue de ventilation. La poussière qui s'y colle est invisible depuis le filtre et s'accumule sur plusieurs années. Nous recommandons cette intervention tous les deux à trois ans, dans le cadre d'un entretien CVAC professionnel.
Ce qui relève de l'installation, et que vous ne pouvez pas corriger après
Il est utile de savoir ce que le réglage ne rattrapera jamais :
- Un dimensionnement erroné. Un système surdimensionné déshumidifie mal et cycle trop. Aucun réglage ne le corrige.
- Un emplacement de tête inadéquat. Un appareil placé dans un coin mort ou face à un obstacle ne traitera jamais toute la pièce.
- Des dégagements insuffisants, à l'intérieur comme à l'extérieur.
- Une charge de réfrigérant incorrecte. Le GWHD(24) est préchargé pour 30 mètres de tuyauterie totale; au-delà, il faut ajouter 20 g de R32 par mètre, pesés et consignés.
- Un tirage sous vide bâclé. L'humidité résiduelle dans le circuit attaque le compresseur de l'intérieur, sur plusieurs années.
C'est pourquoi la visite technique et l'exécution comptent davantage que la marque inscrite sur le boîtier.
La contrainte A2L
Le R32 est classé légèrement inflammable. Il impose un volume minimal de pièce par tête intérieure, calculé en fonction de la charge du système. Dans une chambre fermée de dimension modeste, cette vérification peut orienter le choix de capacité. Nous l'effectuons à la conception, jamais après coup.
Aides financières
La documentation GREE indique que ces systèmes sont admissibles aux rabais locaux, et la certification ENERGY STAR figure parmi les critères courants des programmes québécois. L'admissibilité dépend de votre situation précise et des programmes en vigueur au moment des travaux. Nous validons le dossier avant l'installation et remettons la documentation requise.
Vous venez de faire installer une thermopompe murale et vous n'êtes pas certain de bien l'utiliser ? Ou vous envisagez un système multi-zone à Saint-Mathieu-de-Beloeil ou ailleurs dans la Vallée-du-Richelieu ? Contactez-nous. La mise en service et l'explication font partie du travail, pas des extras.
Comment ça se passe, du premier appel à la fin
Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.
On regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.
Le modèle, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie aussi si le modèle est admissible aux programmes d’aide.
Planchers et meubles protégés, emplacement de la plaque murale tracé de niveau, passage mural repéré.
Un seul percement, avec la pente nécessaire pour que le drain s’écoule vers l’extérieur.
Posée sur un support surélevé au-dessus de la neige, avec les dégagements que demande le fabricant.
Raccordés, isolés et protégés. Le passage est ensuite scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
Un circuit dédié et un sectionneur accessible près de l’unité extérieure.
Essai d’étanchéité, mise sous vide, puis démarrage et vérification du fonctionnement en chauffage et en climatisation.
Télécommande, modes, filtres : on vous montre l’essentiel avant de partir.
- L’estimation sur placeOn regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.
- La soumissionLe modèle, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie aussi si le modèle est admissible aux programmes d’aide.
- La préparationPlanchers et meubles protégés, emplacement de la plaque murale tracé de niveau, passage mural repéré.
- Le passage muralUn seul percement, avec la pente nécessaire pour que le drain s’écoule vers l’extérieur.
- L’unité extérieurePosée sur un support surélevé au-dessus de la neige, avec les dégagements que demande le fabricant.
- Lignes, câble et drainRaccordés, isolés et protégés. Le passage est ensuite scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
- L’électricitéUn circuit dédié et un sectionneur accessible près de l’unité extérieure.
- Essais et mise en serviceEssai d’étanchéité, mise sous vide, puis démarrage et vérification du fonctionnement en chauffage et en climatisation.
- Les explicationsTélécommande, modes, filtres : on vous montre l’essentiel avant de partir.
Et chez vous ?
Deux repères rapides avec de vrais chiffres : ce que coûte la chaleur, et ce que vos appareils actuels représentent en BTU/h.
Conversion : 1 W = 3,412 BTU/h. Une indication, pas un calcul de charge : les plinthes et les fournaises sont souvent plus fortes que le besoin réel, et elles peuvent rester en appoint. AirGreen valide la capacité sur place.
Quoi faire, saison par saison
Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.
- Nettoyer les filtres de l’unité intérieure.
- Dégager l’unité extérieure des feuilles et des débris laissés par l’hiver.
- Essayer la climatisation avant les premières chaleurs.
- Nettoyer les filtres plus souvent quand l’appareil roule beaucoup.
- Garder la végétation loin de l’unité extérieure.
- Vérifier qu’aucune eau ne coule de l’unité intérieure.
- Ramasser les feuilles autour de l’unité extérieure.
- Essayer le chauffage avant les premiers froids.
- Planifier l’entretien périodique avant l’hiver.
- Garder la neige loin du support et du devant de l’unité.
- Laisser l’appareil dégivrer : c’est normal.
- Ne jamais frapper la glace sur les ailettes ; appelez-nous si l’unité reste prise.
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Quatre erreurs qu’on ne fait pas
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Une thermopompe murale chauffe-t-elle en hiver ?
Murale ou multizone : comment choisir ?
Où va l’unité extérieure ?
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Faut-il un permis ?
Jusqu’à quelle température chauffe-t-elle ?
Combien peut-on économiser ?
Comment se calcule l’aide LogisVert ?
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L’unité extérieure se couvre de glace : est-ce normal ?
AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
L’estimation est-elle gratuite ?
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Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).
