Installation d'une thermopompe 2-têtes GREE FreeMatch R32 (GWHD(36)ND6MO) dans Rosemont–La Petite-Patrie, à Montréal
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Installation d'une thermopompe 2-têtes GREE FreeMatch R32 (GWHD(36)ND6MO) dans Rosemont–La Petite-Patrie, à Montréal

Une thermopompe suspendue au-dessus d'une margelle de soupirail : quand c'est l'eau qui choisit l'emplacement

Sur ce chantier de Rosemont–La Petite-Patrie, la question la plus longue à régler n'a été ni la marque, ni la puissance, ni même le passage des conduits. Elle a été de savoir où l'eau irait.

L'unité extérieure devait prendre place sur le mur latéral d'une maison de l'est de l'arrondissement, dans un passage étroit dallé de béton. Le seul emplacement techniquement propre se trouvait juste au-dessus d'une margelle de soupirail, cette cuvette de tôle galvanisée qui protège la fenêtre du sous-sol et qui, par définition, est appuyée contre le mur de fondation.

Un appareil mural qui dégivre laisse tomber son eau. Une margelle, elle, est faite pour retenir. Les deux ne se contredisent pas par accident : c'est exactement le genre de détail qu'aucune fiche technique ne traite et qui décide pourtant, cinq hivers plus tard, si le sous-sol est resté sec.

Le chantier en bref

  • Arrondissement : Rosemont–La Petite-Patrie, secteur est, maison unifamiliale d'après-guerre avec sous-sol aménagé
  • Appareil : thermopompe murale multizone GREE FreeMatch R32, unité extérieure GWHD(36)ND6MO sur supports muraux
  • Zones : deux têtes murales — 24 000 BTU/h dans l'aire ouverte du rez-de-chaussée (salon, salle à manger, cuisine) et 9 000 BTU/h dans la chambre principale à l'étage
  • Capacité installée : 33 000 BTU/h, soit 92 % du nominal du compresseur
  • Longueurs développées : environ 8 m et 16 m, 24 m au total, largement sous la précharge de 40 m
  • Chauffage existant : plinthes électriques conservées, aucun réseau de conduits d'air
  • Codes AHRI : 214931589 (non gainé), 214931595 (gainé), 214931599 (mixte)

Le volet produit, réglé rapidement et honnêtement

Les arguments de sélection d'un bizone FreeMatch sont déjà publiés en profondeur dans cette série, et nous n'allons pas les rejouer : le troisième port et la réserve de chauffage se trouvent dans notre article de Beaconsfield, la lecture de la ligne « min. – max. » plutôt que de la ligne « nominal » dans celui de Dorval, la règle voulant qu'une seule tête ne doive jamais égaler tout le compresseur dans celui de Kirkland, la longueur de parcours comme critère de choix dans celui de Dollard-des-Ormeaux, la différence entre la précharge (un coût) et la longueur totale maximale (une limite ferme) dans celui de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, le passage de 15 m à 25 m de dénivelé dans celui de Pierrefonds-Roxboro, le dimensionnement sur la pointe de chauffage lorsqu'il n'y a aucun chauffage d'appoint dans celui de Pointe-Claire, et le calcul de charge opposé au ratio au pied carré dans celui de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Le comportement d'une grande tête murale comme objet physique — bande de mur libre, ancrage, portée, bruit d'air — appartient également à ce dernier article.

Ce qui appartient à ce chantier-ci tient en deux constats.

Premier constat : c'est la grande tête qui a choisi le compresseur. Avec une tête de 24 000 BTU/h au rez-de-chaussée et une seconde zone, il faut 33 000 BTU/h lorsque les deux appellent ensemble. Le GWHD(30)ND6MO plafonne à 34 100 BTU/h de climatisation modulée : la marge serait de 3 %, c'est-à-dire rien une fois qu'on tient compte des conditions réelles. Le GWHD(36)ND6MO offre 40 900 BTU/h en climatisation modulée et 51 180 BTU/h en chauffage modulé. Ce n'est pas la surface de la maison qui a fait monter le modèle d'un cran, c'est le calibre d'une seule pièce.

Deuxième constat, et c'est le défaut assumé de cette configuration : le plancher de modulation du GWHD(36) est de 2 600 W, soit environ 8 870 BTU/h. La tête de la chambre en fait 9 000. Le plancher du système et la petite tête sont pratiquement le même chiffre — la coïncidence la plus serrée que nous ayons publiée dans cette série. Concrètement, cette zone ne peut pas descendre plus bas que ce que le système entier sait produire au minimum : seule, par temps doux, elle fonctionnera par courts cycles. Nous le disons avant la signature, pas après. Le mécanisme est expliqué dans notre article de Saint-Chrysostome, le cas voisin d'une tête de 9 000 sur un plancher de 8 190 dans celui de Montréal-Est, et la conduite à tenir — faire fonctionner la petite zone en compagnie de la grande plutôt que seule — dans ceux de Saint-Urbain-Premier et de Côte Saint-Luc. La configuration de la grande tête pour qu'elle module bas et n'impose pas son régime est traitée dans celui de Kirkland.

Un client qui exige une chambre parfaitement modulée en toute saison a besoin d'une tête plus grande ou d'un appareil séparé. C'est une phrase de soumission, pas une phrase de service après-vente.

Fiche technique du GWHD(36)ND6MO

Donnée Valeur
Têtes raccordables 2 à 4
Alimentation 208/230 V, un seul circuit pour tout le système
Climatisation nominale 10 550 W — 36 000 BTU/h (modulée de 8 870 à 40 900)
Chauffage nominal 10 550 W — 36 000 BTU/h (modulée de 8 870 à 51 180)
Puissance absorbée 3 000 W en climatisation, 2 960 W en chauffage
SEER2 / HSPF2 / EER2 21 / 10 / 12
EER / COP 3,52 / 3,56 W/W
MCA / MOCP 30 A / 45 A
Débit d'air 3 413 pi³/min
Niveau sonore 63 dB(A)
Compresseur 3 514 W, RLA 19,6 A, technologie onduleur G10
Réfrigérant R32 (A2L), charge d'usine 2 700 g, appoint 20 g/m
Tuyauterie liquide 1/4 po, gaz 3/8 po, précharge 40 m, total maximal 80 m, dénivelé maximal 25 m
Dimensions et poids 1020 × 826 × 427 mm, 78,5 kg
Plage de chauffage -30 °C à 24 °C

L'appareil est homologué ENERGY STAR et intègre le dégivrage intelligent, l'adaptation automatique de tension, l'autodiagnostic et un capteur de détection de fuite A2L. Les unités intérieures sont alimentées par l'unité extérieure.

L'eau de dégivrage est une eau d'hiver, et c'est ce qui change tout

Il faut séparer deux circuits d'eau qui n'ont ni la même saison ni le même trajet.

Le bac de condensat des têtes intérieures produit de l'eau en été, lorsque la serpentine intérieure est froide et que l'air ambiant s'y condense. Ce drain-là se règle par une pente continue et se vérifie en versant de l'eau.

L'unité extérieure, elle, produit son eau en hiver. En mode chauffage, la serpentine extérieure descend sous le point de rosée puis sous zéro, du givre s'y forme, et l'appareil déclenche périodiquement un cycle de dégivrage qui libère cette eau d'un coup. Un cycle isolé, c'est peu. Un hiver entier de cycles, concentré au même endroit, sur un sol qui gèle et dégèle, ce n'est plus la même chose. Et comme l'appareil est ici suspendu sur des supports muraux, l'eau ne suinte pas le long d'une base : elle tombe de haut, en un point unique, toujours le même.

C'est précisément ce que les gouttières, les descentes pluviales et la pente du terrain existent pour empêcher autour d'une fondation.

Une margelle de soupirail est un bassin appuyé sur la fondation

Une margelle n'est pas un habillage décoratif. C'est une cuvette encastrée dans le sol, contre le mur de fondation, dont le fond constitue très souvent le point le plus bas de tout le passage latéral. Elle est conçue pour retenir la terre et laisser entrer la lumière, pas pour évacuer un débit régulier.

Trois conséquences, vérifiées avant de fixer le moindre support :

  1. Ce qui tombe dans une margelle y reste plus longtemps qu'ailleurs. En janvier, le sol est gelé : l'eau ne percole pas, elle s'accumule et se transforme en glace. Une margelle qui se remplit de glace exerce une pression sur le cadre de la fenêtre et maintient de l'eau en contact permanent avec le haut de la fondation.
  2. Le drainage d'une margelle, lorsqu'il existe, aboutit au drain de fondation. Y ajouter volontairement, six mois par année, l'eau de dégivrage d'une thermopompe, c'est charger un ouvrage enterré qu'on ne peut ni voir ni inspecter, pour un bénéfice nul.
  3. Une margelle est un piège à feuilles et à neige. Elle se remplit d'elle-même à l'automne, et la neige poussée sur le passage y termine sa course. Un appareil qui souffle juste au-dessus accélère le phénomène au lieu de le ralentir.

Le point important : aucune de ces situations ne déclenche de code d'erreur. L'appareil fonctionne parfaitement pendant que l'eau travaille. Le signal apparaît ailleurs, plus tard, et personne ne fait le lien avec la thermopompe.

Une fenêtre de sous-sol reste une fenêtre — et parfois une issue

C'est l'autre moitié du sujet, et elle échappe souvent aux entrepreneurs qui regardent le mur sans regarder ce qu'il y a dessous.

Une margelle existe parce qu'il y a une fenêtre. Cette fenêtre sert à éclairer, à ventiler et, lorsque le sous-sol comporte une chambre, à sortir. Au Québec, une chambre aménagée au sous-sol doit disposer d'une ouverture permettant l'évacuation en cas d'urgence ; les exigences exactes relèvent du Code de construction et de la réglementation municipale, et c'est un professionnel du bâtiment ou l'autorité compétente qui les interprète, pas l'entrepreneur en CVAC. Nous n'avançons donc ici aucune dimension chiffrée.

Ce que nous appliquons, en revanche, est une règle interne simple et non négociable : aucun appareil, aucun support et aucun conduit ne peut réduire l'ouverture d'une fenêtre qui doit rester utilisable. Cela vaut pour le battant, pour l'espace libre dans la margelle, pour l'échelle d'évacuation lorsqu'il y en a une, et pour l'accès des services d'urgence depuis le passage latéral. C'est aussi vrai pour un usage beaucoup plus banal : une fenêtre de sous-sol qu'on n'ouvre plus parce qu'un appareil est dans le chemin, c'est une pièce qu'on cesse de ventiler.

Sur ce chantier, la hauteur des supports et l'axe de soufflage ont été arrêtés à partir de la fenêtre, puis revérifiés l'unité en place, battant ouvert.

Ce que nous avons réglé avant de percer

  • Emplacement décalé. L'appareil surplombe partiellement la margelle, mais son point de chute d'eau a été reporté vers la dalle de béton plutôt que vers la cuvette. On déplace l'appareil de quelques dizaines de centimètres ; on ne déplace pas l'eau après coup.
  • Lit drainant sous le point de chute, hors de l'axe de circulation et éloigné de la fondation. La glace de dégivrage sur une surface où l'on marche est traitée dans nos articles de Vaudreuil-sur-le-Lac et de Les Cèdres ; nous n'y revenons pas.
  • Pente réelle du passage relevée, en tenant compte de ce que la neige masque tout l'hiver.
  • Ancrage dans une structure véritable, jamais dans le revêtement. Les substrats — béton coulé, bloc creux, crépi, revêtement de vinyle — et les coussinets antivibratoires visibles sous le châssis appartiennent à nos articles d'Ahuntsic-Cartierville et de Vaudreuil-sur-le-Lac.
  • Dégagements mesurés avant la pose, à l'avant comme à l'arrière. Un appareil coincé dans un passage étroit réaspire son propre air soufflé : la pression de condensation monte en climatisation, les cycles de dégivrage se multiplient en chauffage, et rien ne s'allume nulle part. Le mécanisme complet est publié dans notre article d'Ahuntsic-Cartierville.
  • Ce que nous ne promettons pas. Deux têtes desservent deux volumes, pas une maison. Le sous-sol aménagé n'est pas climatisé par cette installation, les portes fermées annulent tout, et les plinthes restent en service partout ailleurs — voir nos articles de Baie-D'Urfé et de Saint-Cyprien-de-Napierville.

La boîte grise sur le mur : le sectionneur extérieur, ce composant que personne ne regarde

Sur la photo de ce chantier, à droite de l'appareil, il y a un objet gris de la taille d'une boîte à lunch. C'est le sectionneur extérieur, relié à l'unité par un câble souple, et longé par le jeu de conduits frigorifiques isolés qui traverse le mur au même endroit.

Ce n'est pas un accessoire. C'est le composant qui décide de la qualité de tout l'entretien des quinze prochaines années, et il mérite sa section. La mise en place générale de l'appareillage électrique extérieur est publiée dans notre article de Côte Saint-Luc, et le cas particulier d'un sectionneur fixé sur un support d'appareil faute de mur disponible dans celui de Pointe-Claire ; ce qui suit est le composant lui-même.

Un disjoncteur protège un circuit, un sectionneur isole un appareil

Ce sont deux fonctions distinctes, et on les confond constamment.

Le disjoncteur au panneau protège le circuit contre les surintensités. Le sectionneur placé à proximité de l'unité extérieure sert à isoler l'appareil, à vue, pour que la personne qui travaille dessus sache — et voie — que rien ne peut le remettre sous tension pendant qu'elle a les mains dans la boîte électrique ou près du ventilateur.

Il existe une troisième fonction, celle dont nous parlons au client à la mise en service : c'est le seul dispositif qui permet au propriétaire de couper l'alimentation de sa thermopompe de façon sûre avant le rinçage annuel de la serpentine extérieure, sans descendre au panneau et sans espérer que personne ne remontera le disjoncteur entre-temps. La méthode de nettoyage elle-même — ce qui est permis et ce qui détruit une serpentine en dix minutes — est publiée dans notre article de Pierrefonds-Roxboro.

Détail trivial et pourtant décisif : une boîte non identifiée est une boîte que personne n'utilise. L'appareil desservi et le numéro de circuit sont inscrits au dossier de fin de chantier et remis au client avec le reste.

Avec ou sans fusibles : 30 A de MCA, 45 A de MOCP

La fiche du GWHD(36)ND6MO publie deux valeurs électriques qui ne servent pas à la même chose.

  • Le MCA de 30 A, courant minimal du circuit, fixe le calibre minimal des conducteurs.
  • Le MOCP de 45 A, protection maximale contre les surintensités, fixe la valeur à ne pas dépasser pour le dispositif de protection.

Ce ne sont pas des suggestions commerciales : ce sont des instructions du fabricant. Augmenter le calibre du disjoncteur « pour éviter les déclenchements » annule exactement la protection spécifiée. Selon le montage retenu, le sectionneur peut être fusible ou non fusible, et lorsqu'il est fusible, le type et le calibre des fusibles ne sont pas non plus un choix libre.

Tout ce volet appartient au maître électricien, qui exécute le raccordement et le calcul de charge selon le Code. Notre contribution est de fournir les bonnes valeurs de plaque avant que quiconque tire un fil — et de refuser les soumissions où l'électricité est « à confirmer ». La grille de comparaison de soumissions en dix points de notre article de Saint-Chrysostome couvre ce piège. L'incidence du calibre de protection sur un panneau ancien est traitée dans ceux de Saint-Édouard et de Napierville.

Cinq façons de tuer une boîte extérieure

Un sectionneur est un boîtier électrique installé dehors, à un mètre du sol, dans un climat qui alterne pluie battante, neige poussée et gel-dégel. Ce qui le détruit n'est jamais l'électricité : c'est l'eau.

  1. Les débouchures inutilisées laissées ouvertes. Chaque ouverture non obturée est une entrée d'eau et d'insectes, directement au-dessus des contacts.
  2. L'absence de boucle d'égouttement sur le câble souple. Si le conducteur entre dans le boîtier en descendant depuis un point plus haut, l'eau qui ruisselle le long de la gaine suit le câble et entre avec lui. Une simple boucle sous le point d'entrée règle la question pour de bon.
  3. Une hauteur calculée sur la neige du jour plutôt que sur celle de l'année. Un sectionneur enseveli en février est inaccessible exactement le mois où l'on en a besoin.
  4. Un couvercle qui ne ferme plus. Vis perdues après une visite de service, charnière forcée, porte laissée entrouverte : un boîtier qui ne ferme pas n'est plus un boîtier extérieur, c'est une prise d'eau.
  5. Un type d'enceinte non vérifié pour l'usage extérieur. Cela se vérifie, cela ne se suppose pas.

La suite est toujours la même, et elle est sournoise : des contacts qui s'oxydent chauffent, une borne qui chauffe se desserre, et la défaillance se présente comme un appareil capricieux — un démarrage manqué, une remise en marche aléatoire — et non comme une anomalie électrique. C'est pour cette raison que le resserrage des bornes fait partie de la visite d'entretien annuelle, comme nous l'expliquons dans notre article de Pierrefonds-Roxboro.

Ce à quoi un sectionneur ne doit pas servir

Point rarement expliqué et pourtant fréquent : un sectionneur n'est pas un interrupteur d'usage courant.

Couper l'appareil au sectionneur plutôt qu'à la télécommande ou à la commande murale prive le système de ses fonctions de repos — maintien en température du carter, temporisation de redémarrage, séquence d'arrêt propre — et un redémarrage répété à la boîte est plus dur pour l'électronique qu'une longue période d'arrêt normale. C'est également vrai après une panne de courant : on ne bascule pas le sectionneur ou le disjoncteur à répétition pour « voir si ça repart ». Nos articles de Havelock et de Saint-Anicet traitent le comportement après panne et pendant les absences prolongées.

Le sectionneur sert à une chose : mettre l'appareil hors tension avant qu'une main s'en approche. Et il ne remplace ni une protection contre les surtensions, ni un circuit correctement calibré, ni une mise à la terre exécutée dans les règles.

La traversée du mur, à trente centimètres de là

Sur la photo, deux passages traversent le même mur à quelques centimètres l'un de l'autre : l'alimentation électrique et le jeu de conduits frigorifiques isolés, accompagné du fil d'interconnexion et du drain.

Ce que nous appliquons :

  • Les traversées sont regroupées et alignées. Sur un revêtement horizontal, deux percements alignés se scellent et se réparent proprement ; trois percements dispersés ne se rattrapent jamais.
  • Chaque percement est scellé, avec larmier lorsque l'orientation l'exige. La technique appartient à notre article de Côte Saint-Luc.
  • Le cuivre et le drain ne prennent jamais appui sur le boîtier électrique ni sur le câble souple. Un boîtier n'est pas un support de tuyauterie, pas plus qu'un mât de branchement.
  • L'isolant des deux conduits reste continu, sans interruption à la traversée. Sur une portion extérieure exposée en plein soleil, une gaine rigide continue est spécifiée : la dégradation de l'isolant par les rayons ultraviolets est traitée dans notre article de Dollard-des-Ormeaux.
  • Le mou laissé sur les conduits — de quoi écarter l'appareil du mur sans rien couper — a sa propre logique, publiée dans notre article de Pointe-Claire.

Un seul circuit, un seul sectionneur, tout le système

Sur un système FreeMatch, les unités intérieures sont alimentées par l'unité extérieure. Il n'y a donc pas un circuit par tête : il y a un circuit, un panneau et un sectionneur pour l'ensemble.

Deux conséquences pratiques. La première est un avantage d'installation : une seule alimentation à tirer, un seul disjoncteur mobilisé au panneau, ce qui n'est pas rien dans une maison dont le panneau est déjà occupé par des plinthes, un chauffe-eau et une sécheuse. La seconde est une contrainte d'exploitation : ce sectionneur unique coupe toute l'installation, les deux têtes comprises. On ne met pas une zone hors tension pour en entretenir une autre, et cela se planifie. Dans un immeuble à plusieurs logements, cette même particularité décide aussi de qui paie l'électricité — le sujet est traité dans nos articles de LaSalle et de Lachine.

Erreurs à éviter sur ce type d'installation

  • Choisir l'emplacement extérieur pour la commodité de la pose plutôt que pour le trajet de l'eau. C'est la première cause de dommages attribués à tort à l'appareil.
  • Suspendre une unité au-dessus d'une margelle, d'une entrée de cave, d'un puits de lumière ou d'un escalier extérieur sans reporter le point de chute de l'eau.
  • Réduire, même partiellement, l'ouverture d'une fenêtre de sous-sol ou le dégagement de sa margelle.
  • Associer une petite tête à un gros compresseur sans le dire. Ici, 9 000 BTU/h contre un plancher de système de 8 870 : c'est vivable, c'est expliqué, ce n'est pas idéal, et le client doit l'apprendre avant la signature.
  • Surdimensionner le disjoncteur au-delà du MOCP de 45 A pour faire cesser des déclenchements dont la cause est ailleurs.
  • Traiter le sectionneur comme un accessoire. Mal placé, mal fermé ou enseveli, il transforme une visite d'entretien de trente minutes en demi-journée.
  • Utiliser le sectionneur comme interrupteur quotidien.
  • Retirer les plinthes électriques dès la première année.
  • Couvrir l'appareil pour l'hiver. Une thermopompe fonctionne l'hiver ; une housse pleine emprisonne l'humidité et empêche le séchage après dégivrage.

Entretien : ce qui revient au propriétaire, ce qui revient à nous

  • Toutes les 4 à 8 semaines en saison intensive : rinçage des filtres intérieurs des deux têtes.
  • Au printemps : dégagement du pourtour de l'unité extérieure, nettoyage de la margelle, rinçage de la serpentine au boyau à pression normale, alimentation coupée au sectionneur, et vérification que l'eau quitte bien la base de l'appareil.
  • À l'automne : vingt à trente minutes en ventilation seule après le dernier usage en climatisation, puis dégagement de la zone où la neige sera poussée.
  • Une fois par année : visite technique complète, idéalement en mai ou en septembre. Ce qu'une vraie visite mesure et consigne — tension, courant comparé au RLA de 19,6 A, resserrage des bornes, état des deux serpentines, essai d'écoulement des drains, historique des codes enregistrés — est détaillé dans notre article de Pierrefonds-Roxboro.

Subventions et admissibilité

Une thermopompe murale multizone installée dans une résidence de Montréal peut être admissible à des programmes d'aide financière, notamment LogisVert d'Hydro-Québec et Rénoclimat. Les conditions, les montants et les pièces exigées changent périodiquement : nous validons l'admissibilité à l'ouverture du dossier plutôt que de l'annoncer d'avance. Le programme Chauffez vert ne s'applique pas ici, puisqu'il vise le remplacement d'un chauffage au mazout ou au propane et que cette maison était chauffée à l'électricité.

Un point administratif que peu d'entrepreneurs expliquent : la performance déclarée appartient à une combinaison certifiée AHRI, pas à une unité isolée. C'est pourquoi chaque modèle FreeMatch porte trois codes selon la configuration. Le code inscrit au dossier doit correspondre à ce qui a réellement été installé, faute de quoi un dossier peut être refusé pour un motif purement administratif. Le raisonnement complet se trouve dans notre article de Saint-Anicet.

Rosemont–La Petite-Patrie : un arrondissement où l'espace latéral se compte en centimètres

L'arrondissement compte 141 813 résidents répartis sur 15,9 km². Cette densité n'est pas une statistique décorative : elle explique pourquoi, ici, l'emplacement extérieur se joue dans un passage de moins de deux mètres, entre une fondation et une clôture, et pourquoi la marge de manœuvre autour d'une margelle devient le véritable sujet technique de la journée.

Le territoire s'est construit autour d'un employeur unique. Les ateliers Angus du Canadien Pacifique ouvrent en 1904 avec 3 000 travailleurs, en comptent rapidement 5 000, et jusqu'à 12 000 pendant la Seconde Guerre mondiale ; le quartier a vécu au rythme de leurs sirènes pendant près d'un siècle, jusqu'à l'annonce de la fermeture en 1991 et à la reconversion du site amorcée en 1998 avec le Technopôle Angus. Au sud, les anciens villages de la Côte-de-la-Visitation (1870) et de la Côte-Saint-Louis (1878) sont annexés à Montréal en 1910 et forment le quartier Saint-Édouard — celui-là même que Claude Jasmin raconte dans son roman de 1972, dont le titre a fini par donner son nom officiel à La Petite-Patrie lors de la création de l'arrondissement en 1989.

Ce passé laisse un parc immobilier très typé : duplex et triplex à toit plat dans la partie ouest, maisons unifamiliales d'après-guerre plus à l'est, sous-sols aménagés presque partout, soupiraux et margelles sur à peu près chaque façade latérale, et des ruelles qui commandent souvent l'accès de chantier. Nous installons dans Rosemont, dans La Petite-Patrie et dans les arrondissements voisins, comme partout à Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud.

Pourquoi confier ce type de projet à AirGreen

Chez AirGreen, nous faisons ce métier avec une idée fixe : ce qui distingue deux installations identiques sur papier, ce sont les décisions prises avant le premier percement. Sur ce chantier de Rosemont, la marque et le modèle ont représenté une heure de discussion ; l'emplacement au-dessus de la margelle, la hauteur du sectionneur, le point de chute de l'eau et le dégagement de la fenêtre représentent quinze ans de tranquillité, ou quinze ans d'irritants.

Nous sommes une entreprise titulaire d'une licence RBQ, spécialisée en installation CVAC résidentielle et commerciale, et nous remettons à chaque client un dossier de fin de chantier complet : modèles et numéros de série pièce par pièce, code AHRI de la combinaison réellement installée, longueurs développées et appoint de réfrigérant pesé, relevés de mise en service, numéro de circuit et fiche d'utilisation d'une page par zone.

Vous envisagez une thermopompe murale à deux zones, un remplacement d'appareil ou une soumission comparative ? Écrivez-nous à sales@airgreen.ca ou appelez le (514) 316-2973. Nous nous déplaçons pour une visite technique, nous mesurons ce qu'il y a à mesurer, et nous remettons une soumission qui nomme les modèles, les capacités par pièce, les longueurs prévues et ce qui est inclus — y compris ce que nous ne ferons pas.

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