Installation d'une thermopompe murale 2-têtes GREE FreeMatch R32 à Saint-Ours (MRC de Pierre-De Saurel, Montérégie)
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Installation d'une thermopompe murale 2-têtes GREE FreeMatch R32 à Saint-Ours (MRC de Pierre-De Saurel, Montérégie)

Le givre n'est pas une affaire de froid, c'est une affaire d'humidité — et Saint-Ours est un village d'eau

Presque tous les clients qui nous appellent en novembre pour signaler que leur thermopompe « dégivre tout le temps » ont la même hypothèse en tête : il fait froid, donc l'appareil gèle. C'est l'inverse. Un serpentin extérieur ne se couvre pas de givre parce que l'air est froid, mais parce que l'air est humide et que la surface de l'échangeur est passée sous le point de rosée et sous zéro en même temps. Or l'air froid contient peu de vapeur d'eau. À −25 °C, il n'y a presque rien à déposer sur le serpentin. À +2 °C sous une pluie fine, il y en a énormément.

C'est pourquoi la fenêtre la plus exigeante pour une thermopompe murale au Québec ne se situe pas dans les nuits les plus froides de janvier, mais dans la bande approximative de −5 °C à +5 °C par temps saturé : brouillard d'automne, bruine verglaçante, redoux de février, matins de novembre au bord de l'eau. Cette bande, à Saint-Ours, ce n'est pas une abstraction météorologique : c'est le climat local d'un village construit sur la rive est de la rivière Richelieu, à environ 23 kilomètres en amont de Sorel, en face de l'île Darvard et du barrage qui régularise la rivière sur 45 kilomètres jusqu'à Chambly.

Cette installation, réalisée dans une maison de village de Saint-Ours, a donc été pensée d'abord sur cette réalité-là.

Ce que nous avons installé

Élément Détail
Unité extérieure GREE FreeMatch R32, modèle GWHD(30)ND6MO
Capacité nominale 28 400 BTU/h en climatisation, 30 000 BTU/h en chauffage
Modulation réelle 8 190 à 34 100 BTU/h (froid) / 8 190 à 40 900 BTU/h (chaud)
Têtes murales 18 000 BTU/h (volume ouvert cuisine–salle à manger–salon, rez-de-chaussée) + 18 000 BTU/h (grande pièce de l'étage)
Total installé 36 000 BTU/h, soit environ 120 % du nominal en chauffage
Rendement SEER2 21 / HSPF2 10 / EER2 12,5 / COP 4,19
Certifications ENERGY STAR, AHRI certifié (214931588 / 214931594 / 214931598), homologué climat froid
Plage d'opération −30 °C à 48 °C en froid, −30 °C à 24 °C en chaud
Réfrigérant R32 (A2L), charge d'usine 2 200 g, détecteur de fuite A2L intégré
Électricité 208/230 V, MCA 23 A / MOCP 35 A
Longueurs développées 12 m + 21 m = 33 m, sous la précharge de 40 m → aucun ajout de R32 pesé
Dénivelé environ 4 m sur 25 m permis
Garantie 10 ans + 2 ans (compresseur et pièces, sur enregistrement)

Les plinthes électriques ont été conservées dans les chambres, la salle de bain et le sous-sol. Nous n'en retirons jamais lors d'une première saison : c'est la réserve de pointe du bâtiment et la protection antigel en cas d'absence.

Pourquoi le GWHD(30) et pourquoi deux têtes de 18 000

Le volume ouvert du rez-de-chaussée d'une maison de village ancienne n'est pas une pièce, c'est trois pièces dont on a enlevé les cloisons à une époque quelconque. Il communique par un escalier ouvert avec l'étage, qui se comporte lui aussi comme un seul volume. Deux zones réelles, deux têtes, et aucun avantage à multiplier les têtes dans un bâtiment qui n'a que deux volumes à traiter.

Le choix de 18 000 + 18 000 sur un compresseur de 30 000 repose sur le pari de non-simultanéité : les deux étages n'appellent jamais leur pleine puissance au même instant. Le compresseur module de 8 190 à 40 900 BTU/h en chauffage, ce qui laisse à la fois la capacité de tenir un matin de −22 °C et celle de descendre très bas en mi-saison sans cycler. C'est cette plage basse qui compte le plus dans une maison de village : la majorité des heures de chauffage d'une année se déroulent entre −5 °C et +8 °C, pas dans les extrêmes.

Le MOCP de 35 A a également pesé. Dans un bâtiment ancien à entrée de 100 A, la différence entre 35 A et 45 A décide souvent si le projet demande ou non une révision de l'entrée électrique. Le calcul de charge selon le Code appartient au maître électricien; notre contribution est la fiche du fabricant, et nous ne l'estimons jamais à sa place.

Ce que le givre coûte réellement, et à quel moment

Un cycle de dégivrage inverse brièvement le fonctionnement : le serpentin extérieur devient chaud, la glace fond, l'eau tombe dans le bac de base et sort par le bas de l'appareil. Pendant ce temps, l'appareil ne chauffe pas la maison. Trois conséquences pratiques, que nous expliquons systématiquement avant les travaux :

  • La fréquence n'est pas constante. Un appareil peut enchaîner plusieurs dégivrages à l'heure lors d'une journée de brouillard à +1 °C, et n'en faire presque aucun lors d'une semaine sèche à −18 °C. Un client qui juge son appareil sur la semaine de novembre le juge sur son pire moment.
  • L'eau produite s'accumule toujours au même endroit. Chaque cycle libère de l'ordre de quelques centaines de millilitres à quelques litres selon l'épaisseur du givre. Nous ne publions pas de valeur de conception là-dessus, parce qu'elle dépend du site; ce que nous retenons, c'est que sur une journée humide, plusieurs litres se déposent à un point unique, gèlent, et recommencent le lendemain.
  • Le panache de vapeur est normal. Un appareil qui « fume » en dégivrage inquiète toujours la première fois. Nous montrons un cycle complet au client avant de quitter le chantier plutôt que de le décrire.

Ce que nous faisons différemment sur un site humide

C'est ici que le site de Saint-Ours change la mise en œuvre, et non seulement le discours :

  1. La hauteur de la base est choisie sur le comportement de la glace, pas sur une valeur standard. Sur un terrain humide, ce n'est pas la neige qui fixe la hauteur, c'est le plateau de glace que le dégivrage reconstruit chaque nuit. Nous laissons volontairement plus de dégagement sous le châssis que sur un site sec. (À ne pas confondre avec la question de la cote de crue, qui est un tout autre sujet et qui obéit à d'autres règles — nous l'avons traitée dans nos pages riveraines d'Ormstown et de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.)
  2. Un lit de pierre nette sous l'appareil, pour que l'eau de dégivrage s'infiltre au lieu de s'étaler et de reformer une plaque.
  3. L'axe de soufflage ne vise jamais un passage piéton. Un panache humide en février se dépose et gèle sur ce qu'il touche.
  4. Le rinçage annuel du serpentin devient une condition d'installation, pas une suggestion. Un serpentin qui traverse cinquante à cent cycles de gel-dégel par saison retient des débris que l'eau redistribue dans les ailettes.
  5. Aucun coffret, aucun écran, aucun abri décoratif. Un appareil enfermé multiplie ses dégivrages sans jamais produire de code d'erreur qui dirait « je suis dans une boîte ».

Les erreurs que nous voyons le plus souvent sur ce type de site

  • Poser l'unité extérieure directement sur une dalle de béton au niveau du sol, ce qui la met dans son propre plateau de glace dès le premier redoux.
  • Diriger la sortie d'eau vers une fondation ou une porte de garage.
  • Conclure qu'un appareil dégivre « trop » et faire venir un technicien en novembre, alors que le comportement est conforme et que le même appareil sera silencieux en janvier.
  • Ajouter du réfrigérant « par précaution » alors que la longueur développée est sous la précharge. Ici, 33 m sur 40 m : rien n'a été ajouté, et la vérification de superficie minimale de pièce exigée par le caractère A2L du R32 a été refaite sur la charge d'usine de 2 200 g.

Ce que l'air soufflé fait au mobilier qui se trouve devant lui

Nous avons déjà écrit, pour une installation voisine de Saint-David, ce qui arrive quand un meuble finit par se planter devant une tête murale et lui bloquer le passage. Cette page-ci traite l'inverse, et à notre connaissance personne ne l'écrit : ce que la tête fait au meuble.

Dans cette maison, la tête du rez-de-chaussée est posée haut, en angle, et l'objet qui se trouve immédiatement sous son jet est un vaisselier de pin massif à porte vitrée, avec une corniche saillante, qui sert de garde-manger sec. Ce n'est pas un détail décoratif : c'est la surface qui reçoit le plus d'air en mouvement de toute la pièce, plusieurs milliers d'heures par année.

Le bois massif bouge, et un jet permanent le fait bouger d'un seul côté

Un appareil mural n'assèche pas l'air de la maison en chauffage : le serpentin intérieur est chaud, rien ne s'y condense, et la masse de vapeur d'eau du bâtiment ne change pas d'un gramme. Ce n'est donc pas de l'humidité relative qu'il est question ici, mais de vitesse d'air. L'évaporation à la surface d'un matériau dépend directement du mouvement de l'air qui la balaie.

Conséquence sur un panneau de bois massif : la face exposée au jet perd son humidité plus vite que la face arrière. Il s'installe un gradient d'humidité dans l'épaisseur du panneau, et un panneau qui sèche d'un seul côté se cintre. Sur un meuble ancien, dont les assemblages ont été collés à un taux d'humidité relative que la maison n'a plus depuis longtemps, cela se traduit par des joints qui s'ouvrent, une porte qui ne ferme plus en février et referme en juillet, et parfois une fente dans un panneau de fond. Rien de spectaculaire, rien de soudain, et rien que le client relie à sa thermopompe.

Les autres objets qui n'aiment pas un jet permanent

  • Un piano ou un instrument à table d'harmonie. La table d'harmonie est un panneau de bois mince sous contrainte. Aucun instrument ne se place dans l'axe de soufflage d'une tête murale, ni en froid, ni en chaud.
  • Le papier : livres, partitions, photographies, documents. Le mouvement d'air continu transporte et dépose de la poussière, et une reliure exposée sèche comme un panneau de meuble.
  • Les denrées sèches rangées à découvert. Nous avons publié la règle stricte pour les espaces alimentaires commerciaux dans notre page de Pointe-des-Cascades : on ne souffle jamais sur une denrée à découvert. En résidentiel, la version raisonnable est simplement le contenant fermé.
  • Le verre et le métal, en climatisation. Un jet à environ 12 °C dirigé sur une porte vitrée peut faire descendre localement la surface sous le point de rosée de la pièce, et la vitre s'embue au milieu de l'été sans que rien ne soit défectueux.
  • Les plantes, dont nous avons traité ailleurs (Saint-Polycarpe) : des pointes de feuilles jaunes dans un jet permanent signalent le mouvement d'air, pas un appareil défectueux. On déplace la plante, on ne baisse pas la consigne.

La règle : on balaie une pièce, on ne vise pas un objet

Un appareil bien réglé brasse le volume; il ne pointe rien. Concrètement, sur ce chantier :

  1. La position de la tête a été arrêtée en tenant compte du mobilier existant, pas seulement des dégagements du manufacturier et de la fenestration.
  2. Les volets ont été réglés vers l'avant plutôt que vers le bas en climatisation, et l'oscillation laissée active plutôt que figée sur une direction.
  3. La fiche de pièce remise au client nomme désormais les objets, et non plus seulement la pièce, la tête, la hauteur de pose et le volume libre en centimètres. C'est un ajout que nous faisons à partir de ce chantier.
  4. La question est reposée à chaque visite d'entretien annuelle : « qu'est-ce qui a changé de place devant l'appareil depuis l'an dernier ? »

Trois choses que nous refusons

  • Encastrer une tête murale dans une niche ou un caisson décoratif, quel que soit l'argument esthétique.
  • Corriger un problème de mobilier en modifiant la consigne. Une consigne baissée pour compenser une sensation ne règle rien et fait monter la facture.
  • Fixer une tête au-dessus d'un meuble qu'il faudrait déplacer pour ouvrir le panneau frontal ou rincer le filtre.

Un village de 1 723 personnes, et un parc bâti qui décide de tout

Saint-Ours compte 1 723 habitants au recensement de 2021, en hausse de 3,2 % sur cinq ans, répartis sur 59,23 km² et 858 logements privés. La seigneurie a été concédée à Pierre de Saint-Ours, officier du régiment de Carignan-Salières, dans les années 1667-1672; la paroisse est érigée canoniquement en 1831, le village devient ville en 1866. Le manoir de 1792, agrandi en 1845 et 1870, a été classé bien culturel en 1982 comme seul ensemble intact des assises d'une seigneurie québécoise, et l'église néo-romane de 1878-1882 porte un clocher de 185 pieds.

Ce n'est pas de la couleur locale. Un parc de 858 logements dans un village fondé au XVIIᵉ siècle, c'est une majorité de bâtiments dont les murs, les cloisons, les plafonds et les entrées électriques ne ressemblent en rien à ceux d'un développement de 2005. Chaque installation de thermopompe à Saint-Ours se décide au centimètre, sur place, et une soumission faite au téléphone sur la seule superficie du bâtiment n'a aucune valeur.

Subventions et admissibilité

L'appareil installé est certifié ENERGY STAR et AHRI, ce qui constitue la condition d'entrée de la plupart des programmes en vigueur au Québec, notamment LogisVert d'Hydro-Québec et Rénoclimat. L'admissibilité réelle dépend toutefois du type de chauffage remplacé, du dossier du bâtiment et des modalités en vigueur au moment des travaux : nous la vérifions dossier par dossier avant de la promettre, jamais à partir d'une brochure.

AirGreen à Saint-Ours et dans la MRC de Pierre-De Saurel

Nous desservons Montréal, Laval, Longueuil, la Rive-Nord et la Rive-Sud, et la MRC de Pierre-De Saurel — Sorel-Tracy, Saint-Ours, Saint-David, Yamaska, Massueville, Saint-Robert, Sainte-Victoire-de-Sorel, Saint-Aimé, Saint-Gérard-Majella — fait partie de notre territoire de vente, d'installation et d'entretien CVAC. Nos équipes sont titulaires des licences RBQ requises, et chaque installation de thermopompe murale se termine par une mise en service documentée, un dossier remis au client et l'enregistrement de garantie.

Pour une évaluation à Saint-Ours ou ailleurs en Montérégie, écrivez-nous à sales@airgreen.ca.

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