Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE Freematch R32 à Saint-Pie, MRC des Maskoutains
Pourquoi le poids d'une unité extérieure peut décider du modèle installé, comment positionner un appareil sans bloquer la trappe ni le chemin de l'eau, et l'erreur de charge qui coûte 20 % de rendement : une installation GREE Freematch R32 à Saint-Pie.
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Le chantier en un écran

L’article, chapitre par chapitre
Quand l'accès au toit détermine le modèle qu'on installe
Avant de parler de SEER2 ou de plage de modulation, il y a une question qu'un entrepreneur sérieux se pose en montant sur le toit pour la première fois : comment l'équipement va-t-il arriver jusqu'ici, et comment en redescendra-t-il dans douze ans?
À Saint-Pie, dans la MRC des Maskoutains, la réponse à cette question a directement changé le modèle que nous avons proposé. L'accès au toit se faisait par une trappe intérieure de dimensions modestes, sans échelle extérieure, sans possibilité de stationner une nacelle du côté de la ruelle. Cette contrainte, purement logistique en apparence, a des conséquences techniques bien réelles.
Le contexte du bâtiment
Un immeuble à toit plat du noyau villageois, recouvert de gravier, avec les caractéristiques typiques du parc bâti de ce secteur de la Montérégie :
- membrane vieillissante mais en bon état, dernier réfection il y a une dizaine d'années;
- évents de plomberie et sorties de ventilation répartis sans logique apparente sur la surface;
- trappe d'accès en bois au centre du toit;
- chauffage par plinthes électriques, aucune ventilation forcée;
- aucun espace au sol disponible pour une unité extérieure — cour arrière minuscule, façade sur rue.
Le propriétaire souhaitait climatiser deux zones et réduire sa consommation de chauffage en demi-saison, sans entreprendre de travaux majeurs à l'intérieur.
Le choix : GREE Freematch R32 GWHD(18)ND6MO
Nous avons retenu le GWHD(18)ND6MO, l'unité extérieure du système Freematch R32 conçue pour deux unités intérieures.
Le poids comme critère de sélection
C'est un critère que les fiches techniques présentent en dernier et que les comparateurs en ligne ignorent complètement. Il aurait pourtant dû figurer en haut de la liste dans ce dossier.
| Modèle | Poids net | Dimensions |
|---|---|---|
| GWHD(18)ND6MO | 35,5 kg | 822 × 550 × 352 mm |
| GWHD(24)ND6MO | 51 kg | 964 × 660 × 402 mm |
Quinze kilos et quatorze centimètres de largeur en plus, cela ne change rien sur un patio de plain-pied. Cela change tout lorsqu'il faut faire passer l'appareil par une trappe et le porter à deux sur une échelle de meunier. Le modèle de 24 000 BTU serait passé au prix d'un démontage partiel du cadre de trappe. Le modèle de 18 000 est passé sans intervention.
Comme le calcul de charge donnait une demande de pointe compatible avec 18 000 BTU/h pour les deux zones, il n'y avait aucune raison de compliquer le chantier.
Les données de rendement
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Unités intérieures raccordables | 2 |
| Refroidissement nominal | 18 000 BTU/h — plage 7 300 à 19 800 BTU/h |
| Chauffage nominal | 18 000 BTU/h — plage 7 300 à 18 100 BTU/h |
| SEER2 | 21 |
| HSPF2 | 10 |
| EER2 / COP | 12,5 / 3,9 |
| Chauffage assuré jusqu'à | -30 °C |
| Réfrigérant | R32 (A2L), 900 g d'usine |
| Pression sonore | 54 dB(A) |
| Débit d'air | 1 354 pi³/min |
| Électricité | 208/230 V — MCA 14,5 A — protection max. 20 A |
| Tuyauterie | précharge 10 m — maximum 40 m |
| Certifications | ENERGY STAR, AHRI, homologation climat froid |
| Garantie | 10 ans + 2 ans compresseur et pièces |
Un SEER2 de 21 et un HSPF2 de 10 placent cet appareil dans la tranche haute du marché résidentiel, et son homologation climat froid garantit une production de chaleur utile jusqu'à -30 °C — condition non négociable pour une installation en Montérégie, où les nuits de janvier descendent régulièrement sous -25 °C en secteur agricole dégagé.
La logistique du chantier : ce qui se passe avant le premier raccord
Monter l'équipement
Nous avons procédé en trois voyages : le support d'aluminium et les madriers d'abord, l'unité extérieure ensuite, l'outillage et les lignes en dernier. L'appareil a été sanglé et remonté à deux techniciens, avec un troisième au sol pour la stabilisation de l'échelle.
Ce qu'un propriétaire devrait exiger de son entrepreneur avant les travaux :
- Une visite de toit préalable, pas seulement une visite du logement. Un entrepreneur qui soumissionne une installation en toiture sans être monté sur le toit soumissionne à l'aveugle.
- Une confirmation écrite du mode d'accès — trappe, échelle extérieure, nacelle. Si une nacelle est requise, c'est une ligne budgétaire, pas une surprise le matin des travaux.
- Une vérification de l'état de la membrane avant intervention, documentée par photos. Cela protège les deux parties.
Positionner sans bloquer ce qui existe
Le toit comportait déjà plusieurs contraintes. Notre positionnement respecte trois règles simples que nous appliquons partout, à Montréal comme sur la Rive-Sud :
- Ne jamais bloquer la trappe d'accès. Un appareil posé devant la trappe transforme chaque entretien futur — le sien comme celui de la toiture — en manœuvre acrobatique.
- Ne jamais poser sur le chemin de l'eau. Sur un toit plat, l'eau se dirige vers un ou deux drains. Un support qui coupe cette trajectoire crée une flaque permanente, et une flaque permanente use la membrane.
- Respecter les dégagements d'aspiration et de soufflage par rapport aux évents, aux parapets et aux autres équipements.
L'appareil repose sur un support d'aluminium boulonné à des madriers de bois traité, eux-mêmes posés à plat sur le gravier. Aucune vis ne traverse la membrane. C'est la seule méthode que nous acceptons sur une toiture existante.
Le raccordement électrique visible sur la photo
Le boîtier gris fixé au montant du support est le sectionneur, exigé à portée de vue de l'appareil. Il est relié par un conduit flexible étanche aux liquides, seul type acceptable en extérieur : un conduit rigide standard travaillerait en fatigue sous les vibrations du compresseur et finirait par se fissurer à la jonction.
Le circuit est dédié, protégé à 20 A, dimensionné selon le MCA de 14,5 A de l'appareil.
Erreur fréquente : alimenter une thermopompe depuis un circuit existant partagé avec un autre appareil. Le disjoncteur sautera au premier démarrage sous charge, en pleine canicule, un dimanche.
Le point critique : la longueur de tuyauterie
Le GWHD(18)ND6MO est préchargé pour 10 mètres de tuyauterie seulement. C'est la valeur la plus basse de la gamme Freematch, et c'est aussi celle que l'on oublie le plus souvent.
Sur une installation en toiture, on atteint facilement 15 à 20 mètres cumulés pour deux têtes, simplement à cause de la descente verticale. Chaque mètre au-delà de 10 exige 20 g de R32 supplémentaires, pesés à la balance électronique et consignés.
Un système sous-chargé se comporte ainsi :
- rendement en chauffage réduit de 10 à 20 % par grand froid, précisément quand on en a besoin;
- surchauffe excessive au compresseur, donc usure accélérée;
- aucun code d'erreur affiché — l'appareil fonctionne, simplement mal.
C'est la défaillance silencieuse la plus répandue que nous rencontrons lors de nos interventions d'entretien CVAC sur des installations réalisées par d'autres.
Mise en service et résultats
Protocole appliqué :
- Pressurisation à l'azote sec, maintien contrôlé.
- Tirage au vide à 500 microns, isolement vérifié au vacuomètre.
- Pesée et ajout du complément de R32 selon la longueur réelle mesurée.
- Contrôle de surchauffe et de sous-refroidissement sur chaque branche.
- Relevé d'ampérage du compresseur en charge.
- Remise au client de la fiche de mise en service et enregistrement de la garantie.
Durée du chantier : une journée et demie, incluant le transport de l'équipement sur le toit.
Notre pratique en Montérégie et dans le Grand Montréal
Chez AirGreen, nous installons des thermopompes murales et des systèmes multizones dans des configurations où l'accès conditionne autant le résultat que le calcul thermique : toitures de plex à Montréal, immeubles sans ascenseur à Longueuil, résidences de la Rive-Nord avec unité en cour arrière étroite, bâtiments de villages agricoles comme Saint-Pie où le camion doit reculer dans une ruelle de terre.
La constante : nous montons sur le toit avant de rédiger la soumission, et nous choisissons le modèle en fonction de ce que nous y avons vu — pas l'inverse.
Pour une évaluation de votre projet de thermopompe, de climatiseur mural ou d'installation CVAC en toiture, notre équipe se déplace dans l'ensemble de la Montérégie, du Grand Montréal, de la Rive-Nord et de la Rive-Sud.
Les outils du chantier
Deux repères rapides avec de vrais chiffres : ce que coûte la chaleur, et ce que vos appareils actuels représentent en BTU/h.
Conversion : 1 W = 3,412 BTU/h. Une indication, pas un calcul de charge : les plinthes et les fournaises sont souvent plus fortes que le besoin réel, et elles peuvent rester en appoint. AirGreen valide la capacité sur place.
Le déroulement du chantier
Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.
On regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.
Le modèle, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie aussi si le modèle est admissible aux programmes d’aide.
Planchers et meubles protégés, emplacement de la plaque murale tracé de niveau, passage mural repéré.
Un seul percement, avec la pente nécessaire pour que le drain s’écoule vers l’extérieur.
Posée sur un support surélevé au-dessus de la neige, avec les dégagements que demande le fabricant.
Raccordés, isolés et protégés. Le passage est ensuite scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
Un circuit dédié et un sectionneur accessible près de l’unité extérieure.
Essai d’étanchéité, mise sous vide, puis démarrage et vérification du fonctionnement en chauffage et en climatisation.
Télécommande, modes, filtres : on vous montre l’essentiel avant de partir.
- L’estimation sur placeOn regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.
- La soumissionLe modèle, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie aussi si le modèle est admissible aux programmes d’aide.
- La préparationPlanchers et meubles protégés, emplacement de la plaque murale tracé de niveau, passage mural repéré.
- Le passage muralUn seul percement, avec la pente nécessaire pour que le drain s’écoule vers l’extérieur.
- L’unité extérieurePosée sur un support surélevé au-dessus de la neige, avec les dégagements que demande le fabricant.
- Lignes, câble et drainRaccordés, isolés et protégés. Le passage est ensuite scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
- L’électricitéUn circuit dédié et un sectionneur accessible près de l’unité extérieure.
- Essais et mise en serviceEssai d’étanchéité, mise sous vide, puis démarrage et vérification du fonctionnement en chauffage et en climatisation.
- Les explicationsTélécommande, modes, filtres : on vous montre l’essentiel avant de partir.
Ce qu’on regarde sur un chantier comme celui-ci
Chaque numéro est un point qu’on vérifie sur place. Basculez entre l’été et l’hiver pour voir l’air et la chaleur circuler.
En été, l’unité extérieure rejette dehors la chaleur de la maison.
Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.
Fixée de niveau sur une plaque murale, assez haut pour que l’air couvre la pièce, avec assez d’espace autour pour sortir les filtres facilement.
Les lignes frigorifiques, le câble de communication et le drain traversent le mur par un seul percement, scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
Deux tuyaux de cuivre isolés relient les deux unités. À l’extérieur, une goulotte peut les protéger du soleil, des chocs et des intempéries.
Un interrupteur de coupure près de l’unité extérieure permet de l’isoler en sécurité pour l’entretien. Il doit rester accessible en tout temps.
Le compresseur et le ventilateur. En chauffage, elle capte la chaleur de l’air extérieur, même en hiver, et la transfère à l’intérieur.
Au sol ou au mur, il garde l’unité au-dessus de la neige accumulée. Elle reste dégagée et l’eau de dégivrage peut s’écouler.
Le ventilateur doit souffler sans obstacle. Un rangement, une clôture ou un mur trop près, et le rendement baisse pendant que le bruit monte.
Votre maison est-elle prête ?
Cochez ce qui s’applique chez vous. Un « non » n’est pas un refus : c’est ce qu’on règle lors de l’estimation.
Les bons réflexes, une fois l’appareil en place
Six gestes simples pour que l’appareil dure. Votre liste reste sur cet appareil.
Quoi faire, saison par saison
Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.
- Nettoyer les filtres de l’unité intérieure.
- Dégager l’unité extérieure des feuilles et des débris laissés par l’hiver.
- Essayer la climatisation avant les premières chaleurs.
- Nettoyer les filtres plus souvent quand l’appareil roule beaucoup.
- Garder la végétation loin de l’unité extérieure.
- Vérifier qu’aucune eau ne coule de l’unité intérieure.
- Ramasser les feuilles autour de l’unité extérieure.
- Essayer le chauffage avant les premiers froids.
- Planifier l’entretien périodique avant l’hiver.
- Garder la neige loin du support et du devant de l’unité.
- Laisser l’appareil dégivrer : c’est normal.
- Ne jamais frapper la glace sur les ailettes ; appelez-nous si l’unité reste prise.
Les bonnes pages, au bon moment
Quatre affirmations, vraies ou fausses ?
Tout se joue sur des détails que vous venez de voir.
1. En chauffage, l’unité extérieure peut produire de l’eau.
Pendant les cycles de dégivrage. Cette eau doit pouvoir s’écouler sans former de glace.
2. On choisit la capacité avec une simple règle de pieds carrés.
Fenêtres, isolation, orientation et usage de la pièce comptent. La capacité se choisit sur place.
3. Une multizone relie plusieurs têtes intérieures à un seul condenseur.
Une tête par pièce, toutes branchées sur le même condenseur. Chaque pièce garde sa température.
4. Le sectionneur peut être caché derrière les meubles de terrasse.
Il doit rester accessible : c’est lui qui coupe l’appareil pour l’entretien.
0 / 4 bonnes réponses
Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux
Une thermopompe murale chauffe-t-elle en hiver ?
Murale ou multizone : comment choisir ?
Où va l’unité extérieure ?
Y a-t-il des subventions ?
Faut-il un permis ?
Jusqu’à quelle température chauffe-t-elle ?
Combien peut-on économiser ?
Comment se calcule l’aide LogisVert ?
Est-ce bruyant ?
L’unité extérieure se couvre de glace : est-ce normal ?
AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
L’estimation est-elle gratuite ?
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Chaque point : une ville où AirGreen a des réalisations publiées. Le point lumineux : ce chantier.
Une estimation sur place, la bonne capacité, le bon appareil.
L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h.
Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).
