Réalisation

Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE Freematch R32 à Sainte-Marie-Madeleine

Répartir 51 kg sur une charpente d'annexe, ne pas barrer l'écoulement des bardeaux, éviter la chute de neige du toit principal et découpler l'appareil du mur : les cinq contraintes d'une pose sur toit en pente, avec un GREE Freematch R32 à Sainte-Marie-Madeleine.

Par AirGreen Climatisation & Chauffage Admin9 min de lecture
Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE Freematch R32 à Sainte-Marie-Madeleine
Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE Freematch R32 à Sainte-Marie-Madeleine
Schéma générique : thermopompe murale, unité intérieure et unité extérieure

En été, l’unité extérieure rejette dehors la chaleur de la maison.

Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.

  1. Fixée de niveau sur une plaque murale, assez haut pour que l’air couvre la pièce, avec assez d’espace autour pour sortir les filtres facilement.

  2. Les lignes frigorifiques, le câble de communication et le drain traversent le mur par un seul percement, scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.

  3. Deux tuyaux de cuivre isolés relient les deux unités. À l’extérieur, une goulotte peut les protéger du soleil, des chocs et des intempéries.

  4. Un interrupteur de coupure près de l’unité extérieure permet de l’isoler en sécurité pour l’entretien. Il doit rester accessible en tout temps.

  5. Le compresseur et le ventilateur. En chauffage, elle capte la chaleur de l’air extérieur, même en hiver, et la transfère à l’intérieur.

  6. Au sol ou au mur, il garde l’unité au-dessus de la neige accumulée. Elle reste dégagée et l’eau de dégivrage peut s’écouler.

  7. Le ventilateur doit souffler sans obstacle. Un rangement, une clôture ou un mur trop près, et le rendement baisse pendant que le bruit monte.

Poser une unité extérieure sur un toit en bardeaux : les cinq contraintes que le bardeau impose

Une toiture en pente couverte de bardeaux d'asphalte n'est pas un plancher. Elle n'a ni la planéité d'une membrane élastomère, ni la capacité portante d'une dalle de patio, ni la tolérance d'un sol de gravier. Elle draine dans une seule direction, elle se dilate, et le moindre obstacle placé en travers de son écoulement finit par se signaler par une infiltration au plafond.

À Sainte-Marie-Madeleine, le seul emplacement viable pour l'unité extérieure du système Freematch R32 était précisément là : sur le toit en pente faible d'une annexe, adossé au mur du deuxième niveau, sous le débord de toit. Voici comment nous avons traité chacune des contraintes que cette configuration impose.

Pourquoi ce toit et pas la cour

Le propriétaire avait d'abord envisagé une installation au sol, contre le mur arrière. Trois éléments l'ont écartée :

  • La terrasse de bois occupait toute la largeur de la façade arrière, et démonter une section aurait coûté plus cher que le support de toit.
  • L'accumulation de neige au sol dans ce secteur agricole dégagé de la Montérégie atteint régulièrement un mètre en fin d'hiver. Une unité au sol y aurait exigé un support de plus de 60 cm et serait restée exposée aux congères formées par le vent.
  • La longueur de tuyauterie vers les deux zones à traiter aurait doublé en passant par le sous-sol.

Le toit de l'annexe, lui, se trouvait à quelques mètres seulement des deux têtes intérieures, à l'abri partiel du débord de toit, hors de portée des congères.

L'équipement : GREE Freematch R32 GWHD(24)ND6MO

Caractéristique Valeur
Unités intérieures raccordables 2 à 3 (2 installées)
Refroidissement nominal 24 000 BTU/h — modulation de 7 500 à 31 400 BTU/h
Chauffage nominal 24 000 BTU/h — modulation de 7 500 à 31 400 BTU/h
SEER2 / HSPF2 21 / 10
EER2 / COP 12 / 3,9
Chauffage assuré jusqu'à -30 °C
Réfrigérant R32 (A2L), 1 700 g d'usine
Pression sonore 58 dB(A)
Poids net 51 kg
Dimensions 964 × 660 × 402 mm
Électricité 208/230 V — MCA 19,5 A — protection max. 25 A
Tuyauterie précharge 30 m — maximum 60 m
Certifications ENERGY STAR, AHRI, homologation climat froid
Garantie 10 ans + 2 ans compresseur et pièces

Le choix du 24 000 BTU s'explique par la superficie du rez-de-chaussée à aire ouverte, qui à elle seule justifiait une tête de 15 000 BTU, et par la volonté du propriétaire de conserver une marge pour les périodes de canicule prolongée. Le compresseur inverter module de 7 500 à 31 400 BTU/h, ce qui évite le surdimensionnement chronique en mi-saison malgré cette capacité nominale.

Contrainte 1 : répartir 51 kg sur une charpente d'annexe

Une annexe ou un garage attenant est charpenté pour supporter la neige, pas nécessairement une charge ponctuelle concentrée. Cinquante et un kilos appliqués sur quatre points d'appui de quelques centimètres carrés, c'est une pression locale considérable sur du contreplaqué de 1/2 pouce.

Notre montage :

  1. Un madrier de bois traité posé perpendiculairement aux chevrons, de manière à répartir la charge sur au moins trois d'entre eux plutôt que sur une seule portée de contreplaqué.
  2. Une bande de membrane autocollante sous le madrier, protégeant les bardeaux du frottement et de la rétention d'humidité.
  3. Un support d'aluminium boulonné sur le madrier, mettant l'appareil de niveau malgré la pente.
  4. Des plots antivibratoires entre le support et l'appareil.

La vérification préalable, non négociable : relever le sens et l'espacement des chevrons depuis l'intérieur avant de choisir l'emplacement. Un support posé parallèlement aux chevrons, entre deux d'entre eux, concentre toute la charge sur le panneau de toit.

Contrainte 2 : ne jamais barrer l'écoulement de l'eau

Un madrier posé en travers de la pente forme un barrage. L'eau s'accumule à l'amont, s'infiltre sous les bardeaux par capillarité, et le problème apparaît deux ou trois ans plus tard sous forme d'auréole au plafond.

Le madrier a donc été positionné le plus haut possible sur la pente, contre le mur, dans la zone où le volume d'eau ruisselante est minimal, et surélevé de façon à laisser un passage libre pour l'eau qui descend du mur et du débord de toit.

L'appareil lui-même est à environ 35 cm au-dessus des bardeaux : l'air circule sous l'unité, la neige ne s'accumule pas contre le serpentin, et l'eau de dégivrage tombe librement puis s'écoule avec le reste de la toiture.

Contrainte 3 : la neige et la glace qui tombent du toit principal

C'est le risque le plus sous-estimé sur ce type d'installation, et celui qui détruit le plus d'appareils au Québec.

Une plaque de neige durcie qui glisse d'un toit en pente et tombe de trois mètres sur un serpentin d'aluminium le détruit instantanément. Le remplacement n'est pas couvert par la garantie — c'est un dommage, pas une défaillance.

À Sainte-Marie-Madeleine, l'appareil est placé directement sous le débord de toit, dans le cône d'ombre du surplomb, ce qui le protège de la chute verticale. Nous avons également vérifié :

  • l'axe de la descente pluviale — aucun rejet d'eau au-dessus ni devant l'appareil, ce qui produirait une colonne de glace en hiver;
  • l'absence de noue dirigeant l'eau vers cette portion de toit;
  • le sens du vent dominant, pour anticiper l'accumulation en congère contre le mur.

Lorsque le débord ne protège pas suffisamment, nous installons un auvent de protection au-dessus de l'unité. Ici, la géométrie du bâtiment rendait cet ajout superflu.

Contrainte 4 : la transmission du bruit dans la structure

L'appareil est adossé à un mur derrière lequel se trouve une pièce habitée, et une fenêtre se situe à moins de deux mètres. Les 58 dB(A) de l'unité en régime maximal ne posent pas de problème en soi — c'est la transmission solidienne qui en pose un.

Deux principes appliqués :

  • Le support ne touche pas le mur. Il repose entièrement sur le madrier, sans aucune fixation au revêtement ni à la charpente murale. Un support fixé au mur transforme la structure entière en caisse de résonance.
  • Les lignes frigorifiques passent avec un mou, jamais tendues entre l'appareil et la traversée de mur.

Contrainte 5 : la traversée de mur et le raccordement électrique

Le boîtier blanc visible sur le mur est le sectionneur, obligatoire à portée de vue de l'appareil, alimenté par un circuit dédié protégé à 25 A conformément au MCA de 19,5 A du modèle.

La traversée de mur pour les lignes frigorifiques et le câble de commande suit trois règles :

  1. Perçage en pente descendante vers l'extérieur, pour que l'eau ne puisse jamais migrer vers l'intérieur.
  2. Boucle d'égouttement — les lignes descendent sous le niveau du perçage avant de remonter, de sorte que l'eau qui longe la gaine tombe au sol plutôt que d'entrer.
  3. Scellement à double niveau : mousse expansive à cellules fermées à l'intérieur du perçage, scellant élastomère compatible avec le vinyle à l'extérieur.

Sur un revêtement de vinyle, il faut de plus laisser le matériau libre de se dilater. Un scellant appliqué sur toute la largeur d'une lame de vinyle la bloque, et la lame gondole au premier été.

Mise en service

  1. Pressurisation à l'azote sec et contrôle de maintien.
  2. Tirage au vide à 500 microns avec test d'isolement au vacuomètre.
  3. Longueur de tuyauterie mesurée puis comparée aux 30 m préchargés — aucun complément de R32 requis dans ce cas.
  4. Contrôle de surchauffe, de sous-refroidissement et d'ampérage.
  5. Relevés de température au soufflage sur les deux têtes.
  6. Enregistrement de la garantie et remise de la fiche technique au propriétaire.

Durée du chantier : une journée, deux techniciens.

Ce que nous appliquons partout

Nous réalisons ce type de pose sur toit en pente à Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord, la Rive-Sud et dans l'ensemble de la Montérégie. Les règles ne changent pas d'un chantier à l'autre :

  • Relever la charpente avant de choisir l'emplacement, jamais après.
  • Positionner en fonction de l'eau — celle qui ruisselle, celle qui tombe du toit supérieur, celle qui sort de la descente pluviale.
  • Découpler mécaniquement l'appareil de la structure habitée.
  • Documenter la mise en service, pour que la garantie 10+2 ans reste défendable dix ans plus tard.

Pour l'installation d'une thermopompe murale, d'un climatiseur mural ou pour un entretien CVAC, notre équipe évalue le bâtiment sur place avant de proposer un modèle et un emplacement.

Les étapes

Comment ça se passe, du premier appel à la fin

Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.

Étape 1 sur 9L’estimation sur place

On regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.

  1. L’estimation sur placeOn regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.
  2. La soumissionLe modèle, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie aussi si le modèle est admissible aux programmes d’aide.
  3. La préparationPlanchers et meubles protégés, emplacement de la plaque murale tracé de niveau, passage mural repéré.
  4. Le passage muralUn seul percement, avec la pente nécessaire pour que le drain s’écoule vers l’extérieur.
  5. L’unité extérieurePosée sur un support surélevé au-dessus de la neige, avec les dégagements que demande le fabricant.
  6. Lignes, câble et drainRaccordés, isolés et protégés. Le passage est ensuite scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
  7. L’électricitéUn circuit dédié et un sectionneur accessible près de l’unité extérieure.
  8. Essais et mise en serviceEssai d’étanchéité, mise sous vide, puis démarrage et vérification du fonctionnement en chauffage et en climatisation.
  9. Les explicationsTélécommande, modes, filtres : on vous montre l’essentiel avant de partir.
Vos chiffres

Et chez vous ?

Deux repères rapides avec de vrais chiffres : ce que coûte la chaleur, et ce que vos appareils actuels représentent en BTU/h.

Repère de tailleVos plinthes, en BTU/h
–BTU/h de chauffage électrique installé

    Conversion : 1 W = 3,412 BTU/h. Une indication, pas un calcul de charge : les plinthes et les fournaises sont souvent plus fortes que le besoin réel, et elles peuvent rester en appoint. AirGreen valide la capacité sur place.

    Au fil des saisons

    Quoi faire, saison par saison

    Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.

    • Nettoyer les filtres de l’unité intérieure.
    • Dégager l’unité extérieure des feuilles et des débris laissés par l’hiver.
    • Essayer la climatisation avant les premières chaleurs.
    Et chez vous ?

    Quel type d’appareil pour votre projet ?

    Choisissez ce qui ressemble à votre besoin.

    Les erreurs évitées

    Quatre erreurs qu’on ne fait pas

    Retournez chaque carte pour voir ce qu’on fait à la place.

    Questions fréquentes

    Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux

    12 questions
    Une thermopompe murale chauffe-t-elle en hiver ?
    Oui, elle chauffe et climatise. Sa capacité baisse quand il fait très froid ; la plage de fonctionnement dépend du modèle et figure dans sa fiche.
    Murale ou multizone : comment choisir ?
    Une tête murale et un condenseur à l’extérieur : la solution directe pour une pièce ou une aire ouverte. Pour deux à cinq pièces, une multizone branche une tête par pièce sur un même condenseur.
    Où va l’unité extérieure ?
    Là où elle reste au-dessus de la neige, dégagée et accessible, à l’écart des passages. On le décide avec vous lors de l’estimation.
    Y a-t-il des subventions ?
    Selon le modèle et votre situation, des programmes d’aide peuvent s’appliquer, dont LogisVert d’Hydro-Québec. AirGreen vérifie le numéro de modèle avant d’annoncer un montant. Voir les subventions.
    Faut-il un permis ?
    Les règles varient d’une ville à l’autre : emplacement, distances, bruit. Voir les permis et règlements, et on vérifie pour votre adresse.
    Jusqu’à quelle température chauffe-t-elle ?
    Ça dépend du modèle. Selon Hydro-Québec, les modèles récents fonctionnent jusqu’à une température située entre −15 °C et −25 °C, et certains modèles pour climat froid sont certifiés plus bas. La température minimale figure sur la fiche de chaque appareil.
    Combien peut-on économiser ?
    Hydro-Québec indique qu’une thermopompe peut être jusqu’à trois fois plus efficace que les plinthes électriques pour le chauffage durant la saison froide. Le résultat dépend de la maison, du climat et de l’utilisation.
    Comment se calcule l’aide LogisVert ?
    Pour les thermopompes homologuées ENERGY STAR pour climat froid, Hydro-Québec indique une aide de 120 $ par tranche de 1 000 BTU/h de capacité de chauffage à −8 °C. AirGreen vérifie le modèle exact avant d’annoncer un montant ; seul Hydro-Québec confirme l’aide accordée. Voir les subventions.
    Est-ce bruyant ?
    Le niveau sonore dépend du modèle et figure en décibels sur la fiche de chaque appareil. L’emplacement compte aussi : on évite de placer l’unité extérieure sous une fenêtre de chambre quand c’est possible.
    L’unité extérieure se couvre de glace : est-ce normal ?
    Un peu de givre l’est : l’appareil fait des cycles de dégivrage. Ne frappez jamais la glace. Si l’unité reste prise dans la glace ou ne chauffe plus, appelez-nous.
    AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
    Oui. AirGreen détient la licence RBQ 5645-9605-01, sous-catégories 15.8 Ventilation, 15.10 Réfrigération et 16 Électricité.
    L’estimation est-elle gratuite ?
    Oui. L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h. Réserver mon estimation gratuite.
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    • Licence RBQ5645-9605-01 · 15.8, 15.10, 16
    • EstimationSur place, gratuite
    • SoumissionEn 24 h

    Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).

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