L'air de la pointe est de l'île n'agit pas sur un appareil comme celui d'une banlieue
Une unité extérieure de thermopompe est un échangeur de chaleur à ciel ouvert : de l'aluminium mince et du cuivre, exposés en permanence, traversés par des milliers de mètres cubes d'air par heure. Ce que contient cet air compte autant que sa température, et c'est le seul paramètre qui ne figure sur aucune fiche technique.
À Montréal-Est, le résidentiel voisine un vaste secteur industriel et pétrochimique en activité depuis 1913. Ailleurs sur l'île, le sel de déglaçage, la poussière de chantier et les rejets de circulation produisent des effets comparables à plus petite échelle. Chez AirGreen, nous installons des systèmes CVAC à Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud, et l'atmosphère du secteur est une donnée que nous inscrivons au dossier avant de choisir un emplacement.
Ce que nous avons installé à Montréal-Est
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Unité extérieure | GREE FreeMatch R32 GWHD(30)ND6MO |
| Codes AHRI | 214931588 (non gainé), 214931594 (gainé), 214931598 (mixte) |
| Unités intérieures raccordables | 2 à 4 |
| Têtes installées | 9 000 BTU/h + 9 000 BTU/h = 18 000 BTU/h, soit 63 % du nominal en climatisation |
| Capacité | 28 400 BTU/h nominal en climatisation (plage 8 190 – 34 100), 30 000 BTU/h en chauffage (plage 8 190 – 40 900) |
| Efficacité | SEER2 21 · HSPF2 10 · EER2 12,5 · COP 4,19 · EER 4,0 W/W |
| Électricité | 208/230 V, MCA 23 A, MOCP 35 A, un seul circuit pour tout le système |
| Réfrigérant | R32 (A2L), 2 200 g en charge d'usine, appoint pesé à 20 g/m |
| Tuyauterie | Précharge 40 m, longueur totale max 80 m, dénivelé max 25 m |
| Sonore / poids | 62 dB(A) · 66 kg · 1 020 × 826 × 427 mm |
| Homologations | ENERGY STAR, AHRI Certified, capteur de détection de fuite A2L inclus |
| Garantie | 10 ans, 12 ans sur enregistrement avec preuve d'installation |
Deux têtes sur le troisième modèle de la gamme, et pourquoi
Un projet à deux zones se conclut presque toujours sur le plus petit appareil disponible. Le GWHD(30)ND6MO accepte de deux à quatre unités intérieures, il est donc parfaitement légitime sur deux têtes, et nous l'avons retenu ici pour une raison qui tient au milieu plutôt qu'à la maison.
On achète de la marge là où l'environnement va en consommer. Dans un secteur où l'air dépose et attaque, un appareil vieillit par grignotage : quelques ailettes ternies, un serpentin un peu moins efficace chaque année, une charge qui peut se réduire lentement. Sur un système dimensionné au plus juste, cette dégradation se paie immédiatement en confort, un après-midi de canicule. Sur un système installé à 63 % de sa capacité nominale, elle se paie d'abord en marge — et la marge est faite pour ça. C'est un raisonnement d'exposition, pas de puissance.
Les deux têtes sont par ailleurs identiques, ce qui n'est pas un hasard non plus : une seule référence de filtre pour toute la maison, un comportement identique d'une pièce à l'autre que les occupants apprennent une fois, et aucune zone surdimensionnée par rapport à l'autre.
Deux caractéristiques du modèle appuient cette logique :
- La charge de réfrigérant. 2 200 g de R32 plutôt que 900 g sur le plus petit modèle : une même perte représente une proportion bien plus faible du système, ce qui compte précisément là où une fuite lente par corrosion est le risque à surveiller. La démonstration inverse, sur le plus petit appareil de la gamme, figure dans notre article de Côte Saint-Luc.
- La latitude de tuyauterie. 40 m de précharge, 80 m de longueur totale et 25 m de dénivelé, contre 15 m sur les deux plus petits modèles. Quand l'emplacement extérieur se choisit en fonction des vents dominants plutôt que de la commodité, cette latitude a une valeur concrète. Le raisonnement complet sur le passage de 15 à 25 m comme motif de changer de modèle, ainsi que la lecture des rendements de la gamme, sont développés dans notre article de Pierrefonds-Roxboro.
Les contreparties, énoncées au client avant la commande : l'appareil est plus lourd (66 kg), plus encombrant, plus bruyant (62 dB(A) contre 54 et 58), il demande un MOCP de 35 A au lieu de 25 A, ce qui n'est pas neutre sur un panneau ancien, et son plancher de modulation de 8 190 BTU/h laisse très peu de latitude à une tête de 9 000 BTU/h fonctionnant seule. Concrètement, une zone seule par temps doux travaille tout près du plancher du système et cycle davantage; les deux zones ensemble, à consigne modérée, sont le régime dans lequel cet appareil est le plus confortable. Le mécanisme est expliqué dans notre article de Saint-Chrysostome et la parade dans celui de Saint-Urbain-Premier.
Ce qui attaque réellement une unité extérieure
Le serpentin extérieur est fait d'ailettes d'aluminium serties sur des tubes de cuivre. Deux métaux différents, en contact, dans l'air libre : c'est une configuration qui vieillit bien dans un air neutre et beaucoup moins bien ailleurs. Trois agressions dominent au Québec :
- Le sel. Sel de déglaçage projeté par la circulation et par le déneigement, embruns près des grands plans d'eau. Le chlorure attaque l'aluminium par piqûration et accélère la corrosion galvanique entre les deux métaux.
- Les composés acides. Les atmosphères industrielles, les rejets de combustion et certaines vapeurs organiques rendent l'humidité déposée sur les surfaces légèrement acide. Le cuivre y est vulnérable à une forme de corrosion qui creuse des galeries microscopiques dans la paroi du tube.
- Les dépôts. Suie, poussière fine, résidus gras : ils ne rongent pas le métal directement, mais ils retiennent l'humidité contre lui en permanence, ce qui revient au même en trois ou quatre ans.
La corrosion ne déclenche aucun code d'erreur
C'est ce qui la rend coûteuse. La séquence est toujours la même, et elle est lente :
- Les ailettes se ternissent, puis blanchissent et se piquent. La surface d'échange diminue.
- L'appareil compense en tournant plus longtemps. Personne ne remarque rien : il n'y a ni bruit, ni alarme, ni message.
- Une perforation microscopique apparaît dans un tube. Le réfrigérant s'échappe sur des mois.
- Le système finit par s'arrêter sur un défaut de basse pression, plusieurs saisons après le début du problème.
Sur un système à R32, cette fuite lente a une conséquence supplémentaire : la charge d'un multizone est calculée et pesée, et une perte progressive dérègle le comportement des détendeurs de chaque branche bien avant l'arrêt. Le diagnostic est plus long et plus cher sur un multizone que sur un monozone, et c'est une raison de plus de traiter la corrosion comme un sujet d'installation plutôt que comme un sujet de réparation.
Où l'on place l'appareil quand l'air est agressif
L'emplacement fait autant que le matériel. Nos règles de dégagement, que nous appliquons partout et pas seulement en secteur industriel :
- Trois mètres d'une sortie de sécheuse. C'est le dégagement le plus souvent ignoré et l'un des plus dommageables : l'air d'une sécheuse est chaud, humide et chargé de charpie, et la charpie se colle sur des ailettes humides comme sur un filtre.
- À l'écart des sorties de ventilation de cuisine, de salle de bain et des évents d'appareils à combustion. Un serpentin placé dans un panache d'air vicié le respire toute l'année.
- Trois pieds de la boîte électrique, vingt-quatre pouces du compteur d'Hydro-Québec, deux mètres des lignes mitoyennes. Ces trois dégagements relèvent de la sécurité et du voisinage plutôt que de la corrosion, mais ils font partie de la même décision d'emplacement.
- Hors de la trajectoire de la souffleuse et de la zone de repoussage de la neige, où le sel de rue arrive avec la neige.
- Sur une base drainée, pour que l'eau de dégivrage parte au lieu de stagner sous l'appareil. La question de la base est traitée en détail dans notre article de Rigaud.
La fréquence de nettoyage se décide par le milieu, pas par le calendrier
La méthode complète de nettoyage d'un serpentin extérieur — les gestes qu'un propriétaire peut faire lui-même, ceux qui détruisent un appareil en dix minutes, et pourquoi on rince à contre-courant du flux d'air — est publiée dans notre article de Pierrefonds-Roxboro, et nous y renvoyons plutôt que de la répéter.
Ce qui change dans un secteur comme celui-ci, c'est uniquement la fréquence, et c'est un point contractuel plutôt que technique. Une fois l'an est une base qui convient à un quartier résidentiel ordinaire. En bord de route salée, en milieu poussiéreux ou à proximité d'installations industrielles, deux fois l'an est plus réaliste, avec un passage au printemps avant la première canicule et un autre à l'automne après la fin de la saison de climatisation. Nous l'inscrivons au contrat d'entretien à la signature, en expliquant pourquoi, plutôt que de le proposer comme un supplément trois ans plus tard quand le rendement a déjà baissé.
Une seule précision propre à la corrosion s'ajoute à la méthode générale : rincer un serpentin exposé au sel a une valeur qui va au-delà de la propreté. L'eau claire évacue le chlorure déposé avant qu'il ne travaille tout l'été contre l'aluminium. Un rinçage de printemps, dans un secteur salé, est autant un geste anticorrosion qu'un geste de rendement.
Les questions à poser avant d'acheter pour un secteur corrosif
La fiche commerciale FreeMatch ne dit rien sur les atmosphères corrosives — ni traitement de serpentin, ni restriction, ni recommandation. C'est une lacune que nous signalons plutôt que de la combler par une supposition. Trois questions se posent donc au distributeur avant la commande, et la réponse s'inscrit au dossier :
- Existe-t-il un traitement protecteur d'usine pour le serpentin sur ce modèle, et est-il disponible au Québec.
- L'atmosphère du site affecte-t-elle la couverture de garantie — la corrosion est fréquemment traitée comme une usure liée à l'environnement plutôt que comme un défaut de fabrication.
- Quelle fréquence d'entretien le fabricant exige-t-il pour maintenir la garantie dans ce type de milieu.
Un entrepreneur qui répond « ça ne pose pas de problème » sans avoir posé ces questions ne les a pas posées.
Ce que l'appareil ne fera pas pour l'air intérieur
Précision nécessaire dans un secteur où la question revient : une thermopompe murale fait recirculer l'air de la pièce à travers un serpentin. Elle n'introduit pas d'air extérieur, et son filtre est un écran de protection pour le serpentin, non un purificateur. Elle ne traite donc ni les odeurs, ni les composés organiques volatils. La réponse à ces besoins est un échangeur d'air avec la filtration appropriée, et le raisonnement complet figure dans notre article de Beauharnois.
Ce que vaut vraiment une thermopompe le jour où la maison change de mains
C'est la question que les clients posent en dernier, souvent sur le pas de la porte, et à laquelle presque personne ne répond honnêtement dans notre industrie.
Ce qu'un acheteur regarde, et ce qu'il ne peut pas voir
Un acheteur voit une unité extérieure et deux têtes murales. Il ne voit ni le vide profond, ni le couple de serrage des évasements, ni la charge pesée, ni l'appariement des ports — c'est-à-dire tout ce qui détermine si l'appareil est un actif ou une dépense à venir. Ces éléments sont détaillés dans notre article de Côte Saint-Luc.
Un inspecteur en bâtiment, lui, vérifie que l'appareil démarre, qu'il souffle froid ou chaud, qu'il n'y a pas de fuite d'eau visible et que l'unité extérieure n'est pas endommagée. C'est un contrôle de fonctionnement, pas un contrôle d'installation, et il ne mesure ni la charge, ni l'étanchéité. Un rapport d'inspection favorable n'atteste donc pas la qualité du montage — il atteste que l'appareil fonctionnait le jour de la visite.
Ce qui reste, pour prouver le reste, c'est le papier.
La garantie : 10 ans, 12 ans, et la question du transfert
La couverture publiée par le fabricant est de 10 ans sur le compresseur et les pièces, portée à 12 ans lorsque le produit est enregistré avec preuve d'installation. Deux précisions que nous donnons systématiquement :
- L'enregistrement se fait une fois, à la fin du chantier. Nous nous en occupons avec le client plutôt que de lui laisser un feuillet. Une garantie non enregistrée est une garantie de dix ans, ce qui reste bon, mais l'écart est gratuit.
- La transférabilité au prochain propriétaire dépend des conditions du programme du fabricant et du distributeur, et elle se vérifie auprès d'eux, dossier en main. Nous ne l'affirmons pas à la place du fabricant. C'est précisément le genre de point qu'un vendeur veut avoir vérifié avant de mettre la maison sur le marché, pas pendant la négociation.
Le dossier qui fait la différence
Ce que nous remettons en fin de chantier et qui suit le bâtiment :
- Le modèle exact de l'unité extérieure et de chaque tête, avec les numéros de série associés à leur pièce.
- Le code AHRI de la combinaison réellement installée — un rendement AHRI qualifie une combinaison extérieur + intérieur, jamais un appareil seul, comme expliqué dans notre article de Saint-Anicet.
- Les longueurs de lignes développées et la quantité de réfrigérant ajoutée et pesée.
- Les relevés de mise en service et la preuve du vide tenu.
- La licence RBQ de l'entrepreneur et la facture.
- L'historique d'entretien, qui est ce que réclame un assureur autant qu'un acheteur.
Un acheteur qui reçoit ce dossier n'a plus à supposer. C'est aussi ce qui distingue un appareil installé par un entrepreneur licencié d'un appareil dont personne ne sait rien.
Ce que nous ne promettons pas
Nous ne promettons aucun pourcentage de plus-value. Une thermopompe murale est d'abord un projet de confort, avec un dividende énergétique en chauffage — la formulation et ce qu'un entrepreneur peut honnêtement s'engager à livrer sont développés dans notre article de Rigaud. Ce que nous observons, sans le chiffrer : dans un marché où la climatisation est devenue un critère de recherche, l'absence d'un système est plus souvent un motif de négociation à la baisse que sa présence n'est un motif de hausse. C'est une asymétrie, pas un rendement.
La photo : une tête au-dessus d'une ouverture, entre une corniche et un miroir
Le montage visible sur cette image concentre trois contraintes que nous rencontrons dans les intérieurs travaillés.
- La corniche de plâtre décorative court le long de la jonction mur-plafond et devait être interrompue pour loger l'appareil. La règle est simple et elle se décide avant de percer : le dégagement supérieur se mesure jusqu'à l'obstacle le plus proche, pas jusqu'au plafond. Le traitement complet d'un mur à moulures figure dans notre article de Dorval, et les dégagements autour du boîtier dans celui de Verchères.
- Le miroir mural pleine hauteur, juste sous l'appareil, est la contrainte la moins évidente. Un miroir collé ou fixé par pattes n'offre aucun ancrage, ne se perce pas et se fissure si l'on travaille trop près de son bord. Il interdit aussi tout passage de ligne derrière lui : le trajet du cuivre et du drain doit être arrêté avant que la position de la tête ne soit annoncée au client, sous peine de promettre un emplacement irréalisable. Un miroir renvoie par ailleurs l'appareil au regard, ce qui double sa présence visuelle dans la pièce — un argument esthétique que nous soulevons, sans jamais le laisser primer sur la pente du drain.
- La position au-dessus d'une ouverture impose de ne jamais percer le linteau et de vérifier la course de la porte avec celle-ci ouverte à fond.
Une observation d'usage, enfin : l'appareil souffle vers une pièce voisine à travers l'ouverture. Cela répartit un peu de confort, mais une porte fermée annule tout, et aucune tête ne dessert deux pièces séparées par une porte qui ferme.
Montréal-Est : une ville de 12 km² où le résidentiel et l'industrie se touchent
Montréal-Est est une ville de l'agglomération de Montréal, reconstituée le 1er janvier 2006 après la fusion de 2002, à la pointe est de l'île. Elle occupe un peu plus de 12 km² pour environ 4 000 résidents, et son territoire est occupé en grande partie par des installations industrielles et pétrochimiques dont les premières remontent à 1913. Le secteur résidentiel y est compact, ancien pour une bonne part, et directement voisin de cette activité.
Trois conséquences pour une installation de thermopompe sur ce territoire :
- L'emplacement extérieur se choisit en tenant compte des vents dominants et de ce qu'ils transportent, pas seulement des dégagements réglementaires.
- L'entretien du serpentin est une condition de performance inscrite au contrat, à une fréquence adaptée au milieu, et non une option vendue plus tard.
- Le bâti résidentiel est souvent ancien et compact : murs de maçonnerie, plâtre, moulures, cours arrière étroites et voisins proches. La méthode de vérification des règlements municipaux figure dans notre article de Huntingdon, et la question de la fenêtre du voisin dans celui de Côte Saint-Luc.
Erreurs à éviter
- Placer l'unité extérieure devant une sortie de sécheuse ou un évent de ventilation.
- Nettoyer le serpentin au nettoyeur à pression ou au dégraissant domestique.
- Couvrir l'appareil pour l'hiver.
- Attendre un code d'erreur pour s'inquiéter d'une perte de rendement. La corrosion et l'encrassement n'en produisent aucun.
- Vendre une maison sans le dossier de l'appareil. Sans papier, un système bien installé et un système bâclé se ressemblent.
- Négliger l'enregistrement de la garantie, qui porte la couverture de 10 à 12 ans avec preuve d'installation.
Mise en service, entretien et aides financières
La mise en service comprend l'épreuve d'étanchéité, le vide profond avec test de remontée, la pesée de l'appoint de réfrigérant, l'essai fonctionnel une tête à la fois dans les deux modes avec vérification physique de la pièce desservie, et le relevé des numéros de série. Les plinthes électriques restent en service, réglées sous les consignes des têtes.
L'entretien courant tient en deux gestes : rincer les filtres toutes les 4 à 8 semaines en saison intensive, et faire nettoyer le serpentin extérieur — une fois l'an ailleurs, deux fois l'an dans un secteur comme celui-ci.
Du côté des aides financières, une installation résidentielle électrique peut être admissible à LogisVert et s'inscrire dans une démarche Rénoclimat; le programme Chauffez vert ne s'applique pas à un logement déjà chauffé à l'électricité. Les critères changent et nous les validons à l'ouverture du dossier.
Pour une installation de thermopompe murale à Montréal-Est, dans Pointe-aux-Trembles, Anjou, ailleurs à Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord ou sur la Rive-Sud, nous inscrivons l'environnement du site au dossier avant de choisir un emplacement, et nous remettons de quoi le prouver dix ans plus tard.
