Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE FreeMatch R32 (GWHD(30)ND6MO) à Saint-Bruno-de-Montarville, agglomération de Longueuil
Temps de lecture: 16'

Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE FreeMatch R32 (GWHD(30)ND6MO) à Saint-Bruno-de-Montarville, agglomération de Longueuil

La brique d'une maison de banlieue n'est pas un mur de brique

Sur les rues résidentielles de Saint-Bruno-de-Montarville, un très grand nombre de maisons présentent une façade de brique d'argile pleine hauteur. À l'œil, c'est de la maçonnerie. À l'ancrage, ce n'en est pas.

Ce chantier de thermopompe 2 têtes GREE FreeMatch R32 a commencé par un refus : celui d'accrocher l'unité extérieure au mur que le client nous montrait, et qui était pourtant le mur le plus court, le plus discret et le plus commode. L'article qui suit explique pourquoi, parce que c'est exactement la question qu'un propriétaire de la Rive-Sud doit pouvoir poser à trois soumissionnaires.

Le chantier en bref

  • Ville : Saint-Bruno-de-Montarville, agglomération de Longueuil, Montérégie / Rive-Sud
  • Appareil extérieur : GREE FreeMatch R32 GWHD(30)ND6MO
  • Têtes : 18 000 BTU/h sur l'aire ouverte du rez-de-chaussée, 9 000 BTU/h sur la chambre principale
  • Total installé : 27 000 BTU/h, soit 95 % du nominal froid de 28 400 et 90 % du nominal chaud de 30 000, largement sous le maximum modulé en froid de 34 100 BTU/h
  • Tuyauterie : 12 m et 16 m, soit 28 m développés, à l'intérieur de la précharge de 40 m — aucun ajout de R32
  • Implantation : toiture plate de l'annexe arrière, sur base d'aluminium à quatre pattes posée sur dormants de bois
  • Plinthes électriques : conservées
  • Codes AHRI : 214931588 (non gainé), 214931594 (gainé), 214931598 (mixte)

Ce qu'il y a derrière la brique

Un mur de brique de maison unifamiliale québécoise construite entre les années 1960 et aujourd'hui est presque toujours un placage : une seule épaisseur de brique d'environ 90 mm, montée devant l'ossature de bois, et séparée d'elle par une lame d'air.

L'assemblage, de l'extérieur vers l'intérieur :

  1. La brique, qui repose sur la fondation ou sur une cornière d'acier et qui descend son propre poids jusqu'en bas.
  2. La cavité drainée, avec des chantepleures au bas des murs et au-dessus des ouvertures — ces joints verticaux laissés ouverts que les propriétaires prennent pour un défaut de maçon.
  3. Des attaches métalliques qui relient la brique à l'ossature. Elles ne portent pas la brique : elles l'empêchent de basculer.
  4. La membrane pare-intempéries, le revêtement intermédiaire, puis l'ossature et l'isolant.

La conséquence tient en une phrase : la brique tient debout, et c'est tout ce qu'elle tient.

Trois conséquences pour un appareil de 66 kg

La brique ne porte qu'elle-même

Le GWHD(30) pèse 66 kg à vide. À cette masse s'ajoutent le vent sur une surface de 1 020 × 826 mm, et surtout une vibration permanente produite par un compresseur qui module pendant des milliers d'heures par année. Un ancrage posé dans un placage de 90 mm reprend tout cela dans une peau qui n'a jamais été conçue pour reprendre autre chose que son propre poids.

Notre page de Sainte-Clotilde traite l'ancrage d'une tête murale dans de la brique intérieure massive, et nous n'y revenons pas : c'est un autre problème, une autre masse, une autre maçonnerie. Ici, la difficulté n'est ni la dureté du matériau ni le choix de la mèche : c'est la distance entre la surface visible et la première chose qui porte réellement, et le fait que cette distance est occupée par un vide qu'il ne faut pas combler.

La cavité doit continuer à drainer

Un placage de brique n'est pas étanche et n'a jamais prétendu l'être. L'eau traverse les joints, ruisselle derrière la brique, et ressort par les chantepleures. Toute intervention qui bouche ce chemin transforme un mur qui fonctionne en un mur qui accumule.

D'où trois règles fermes sur ce type de façade :

  • Aucune chantepleure n'est obstruée, ni par un solin improvisé, ni par un support, ni par de la mousse.
  • La cavité n'est jamais remplie au droit d'une traversée. La mousse expansive projetée dans un vide drainé est une réparation qui se voit six ans plus tard, en efflorescence et en joints détériorés.
  • La traversée est manchonnée et pentée vers l'extérieur, et le solin est disposé pour que l'eau qui circule derrière la brique conserve sa sortie.
La brique bouge

La maçonnerie d'argile travaille avec les saisons et avec le temps, et les murs bien construits comportent des joints de contrôle prévus pour absorber ce mouvement. Un dispositif rigide fixé sans tenir compte de ces joints devient le point où le mouvement s'arrête, et c'est là que la fissure apparaît. Sur un mur de façade, cette fissure n'est pas un enjeu technique mineur : c'est une réparation de maçonnerie visible depuis la rue.

Ajoutons ce que nos clients apprennent trop tard, en particulier dans un secteur où le parc résidentiel a trente ou cinquante ans : une brique retirée ne se remplace pas à l'identique. Les teintes et les formats sortent de production, et la réparation reste lisible. Le même raisonnement que nous avions publié pour les moulures et les profilés à Dorval s'applique ici avec beaucoup moins de tolérance.

Ce qui peut être fixé dans la brique, et ce qui ne peut pas

Il ne s'agit pas de ne rien fixer. Il s'agit de classer :

  • Acceptable : les attaches d'un faisceau de lignes frigorifiques, une goulotte, un solin, une boîte de sectionnement légère — c'est-à-dire des charges faibles, statiques, sans vibration.
  • À traiter comme un cas d'ingénierie : un support de condenseur. L'ancrage doit rejoindre la structure, donc traverser la cavité sans la refermer, avec une quincaillerie et une longueur de tige choisies pour ce qu'elles doivent atteindre. Cela se conçoit, mais cela ne s'improvise pas un mardi matin sur une échelle.
  • Jamais : un ancrage posé dans un joint de mortier pour porter une charge, un support fixé sur un linteau au-dessus d'une ouverture, ou une fixation à proximité immédiate de l'arête d'un panneau de placage.

Pourquoi l'unité s'est retrouvée en toiture

La façade étant écartée pour les raisons ci-dessus, et le terrain arrière de cette propriété ne permettant pas une base au sol à distance raisonnable des deux têtes, l'unité a été implantée sur la toiture plate de l'annexe arrière, sur une base d'aluminium à quatre pattes reposant sur des dormants de bois répartissant la charge sur la membrane.

Nous ne développons pas ici les règles de l'implantation en toiture : elles appartiennent à nos pages existantes et y sont traitées en détail — l'interface avec la membrane et la garantie du couvreur (Dollard-des-Ormeaux), les voisins mécaniques déjà présents sur le toit (Pointe-Claire), la corrosion galvanique et le maintien du niveau dans le temps (Pierrefonds-Roxboro), le levage facturé comme un poste distinct (Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles) et l'ensoleillement d'une membrane claire (Lorraine). Ce qu'il faut retenir pour Saint-Bruno est plus simple : le toit n'a pas été choisi parce qu'il est pratique, il a été choisi parce que le mur ne convenait pas, et cet arbitrage a été fait à la visite technique, pas le jour de l'installation.

Erreurs à éviter sur une façade de brique

  1. Fixer un support de condenseur dans les joints de mortier parce que la mèche y entre plus facilement.
  2. Remplir la cavité de mousse « pour empêcher l'air froid d'entrer » autour d'une traversée.
  3. Sceller au calfeutrant une traversée mal exécutée, en pensant régler la question de l'eau.
  4. Percer immédiatement au-dessus d'une ouverture, dans la zone du linteau.
  5. Accepter un devis qui ne dit pas où l'unité extérieure sera implantée, ni sur quoi elle reposera.

Les pièces qu'on ne dessert pas

Un bizone traite deux pièces. C'est la partie de l'explication que toutes les soumissions écrivent. La partie que peu d'entrepreneurs mettent par écrit est la suivante : les autres pièces ne reçoivent rien, et il faut le dire avant la signature plutôt que de le faire découvrir en juillet.

Notre page de Baie-D'Urfé traite la question amont — la méthode pour choisir quelles deux pièces desservir — et nous ne la rejouons pas. Ce qui suit est la question aval, celle qui se pose une fois le choix fait.

Ce qui se passe réellement dans une chambre non desservie

Trois observations, dans l'ordre où les clients les font :

  1. La chambre non desservie ne devient pas plus chaude qu'avant. Elle reste exactement ce qu'elle était. Ce qui change, c'est le point de comparaison : après deux semaines à vivre dans une aire ouverte à 23 °C, une chambre à 28 °C est vécue comme une dégradation alors que rien ne s'est dégradé.
  2. L'air frais ne monte pas. L'air refroidi par une tête du rez-de-chaussée est plus dense que l'air ambiant. Il occupe le bas du volume et il n'a aucune raison physique de gravir un escalier. L'idée que « le froid va se répandre dans la maison » est le malentendu le plus coûteux de tout le domaine.
  3. Porte ouverte, l'effet est réel mais faible et lent. Il dépend d'un brassage que rien n'assure. Une porte ouverte ne climatise pas une chambre, elle la rend légèrement moins chaude, plusieurs heures plus tard.

Les faux remèdes

  • Baisser la consigne des têtes desservies. On refroidit davantage deux pièces déjà confortables, on augmente la consommation, et la chambre reste à sa température.
  • Souffler à fond vers l'escalier. Un jet dirigé vers une circulation dessert moins bien la pièce qu'il devrait desservir, sans desservir celle qu'il vise.
  • Installer un ventilateur qui pousse l'air froid vers le haut sans chemin de retour. Un déplacement d'air a besoin d'une boucle : sans retour, il n'y a pas de débit, il y a du bruit.

Ce qui fonctionne raisonnablement

  • Un ventilateur de plancher placé dans la chambre et orienté vers la porte, donc qui évacue l'air chaud de la pièce plutôt qu'il ne tente d'y pousser de l'air froid. La différence est contre-intuitive et elle est mesurable.
  • Une gestion des apports solaires : stores fermés en journée du côté ensoleillé, ce qui coûte zéro et vaut souvent davantage qu'un appareil supplémentaire.
  • Descendre la consigne de la chambre principale en début d'après-midi plutôt qu'à 22 h, principe que nous avons publié ailleurs et que nous ne redémontrons pas ici.
  • Et surtout : le dire dans la soumission, pièce par pièce, avec la mention explicite des pièces non desservies.

Le choix du modèle : GWHD(30)ND6MO

Données de la fiche technique du manufacturier (document X610068B) :

  • Capacité froid : 8 300 W nominal (28 400 BTU/h), modulée de 2 400 à 10 000 W (8 190 à 34 100 BTU/h)
  • Capacité chaud : 8 800 W nominal (30 000 BTU/h), modulée de 2 400 à 12 000 W (8 190 à 40 900 BTU/h)
  • Efficacité : SEER2 21, HSPF2 10, EER2 12,5, EER 4,00, COP 4,19
  • Électricité : 208/230 V, MCA 23 A, protection maximale 35 A
  • Réfrigérant : R32, 2 200 g, ajout de 20 g/m au-delà de la précharge
  • Tuyauterie : précharge 40 m, longueur totale maximale 80 m, dénivelé maximal 25 m
  • Cabinet : 1 020 × 826 × 427 mm, 66 kg — 62 dB(A) en haute vitesse
  • Nombre d'unités intérieures raccordables : 2 à 4
  • Plages : -30 à 48 °C en froid, -30 à 24 °C en chaud
  • Détection de fuite A2L intégrée, inverter G10, dégivrage intelligent, adaptation automatique de la tension
  • Garantie : 10 ans, portée à 12 ans avec enregistrement chez le distributeur et preuve d'installation

Le choix entre le 24 000 et le 30 000 s'est joué sur la précharge (28 m développés contre 30 m sur le 24 000, une marge que nous refusons de consommer entièrement) et sur le plafond modulé en froid, 34 100 BTU/h contre 31 400. Les raisonnements de capacité proprement dits ont été publiés en détail ailleurs dans cette série et nous les créditons plutôt que de les réécrire.

Le point neuf : la rangée « nombre d'unités intérieures » a aussi un minimum

Toute la série a lu cette rangée par le haut : combien de têtes au maximum, et la valeur du port libre. Personne n'avait lu la même rangée par le bas.

Or elle se lit « 2 », « 2 à 3 », « 2 à 4 », « 2 à 4 », « 2 à 5 ». Le minimum n'est jamais un.

Deux conséquences pratiques, et elles se posent réellement en rendez-vous :

  • Un FreeMatch n'est pas la réponse pour une seule pièce. Un client qui souhaite climatiser un unique salon achète un monozone, pas un multi amputé.
  • Une tête ne se retire pas. La question « pourrait-on débrancher celle de l'étage, on ne s'en sert plus ? » n'a pas de réponse dans le tableau du manufacturier, puisque la configuration à une seule unité intérieure n'y figure pas. La décision de desservir deux pièces est donc structurelle, et c'est une raison de plus de la prendre avec soin plutôt qu'au téléphone.
Ce que les ports libres permettent réellement

Ce GWHD(30) accepte de deux à quatre têtes; deux sont utilisées. Les ports libres sont réels, mais le vrai plafond n'est pas le nombre de ports, c'est la capacité modulée. L'arithmétique, que nous appliquons systématiquement avant de promettre une zone future : ajouter une tête de 9 000 BTU/h porterait le système à 36 000 BTU/h installés, soit environ 106 % du maximum modulé en froid de 34 100 — techniquement défendable si la nouvelle zone n'appelle pas en même temps que les deux autres, mais à vérifier et non à promettre. Deux têtes de plus feraient franchement basculer le calcul. La méthode, appliquée au système fini plutôt qu'à la configuration du jour, appartient à notre page d'Oka et nous nous contentons ici de l'exécuter.

À cela s'ajoute la longueur totale : 80 m maximum sur ce modèle, 28 m déjà employés. Le budget de tuyauterie est partagé entre toutes les branches, présentes et futures.

Ce que nous écrivons dans la soumission

  • Les deux pièces desservies, nommées, avec la capacité de leur tête.
  • La liste des pièces non desservies, nommée aussi.
  • L'implantation de l'unité extérieure et la nature de son support.
  • Les longueurs développées par branche et la quantité de réfrigérant ajoutée, le cas échéant — ici, aucune.
  • Les codes AHRI de la combinaison réellement installée, qui seront exigés au dossier de subvention.
  • La portée exacte des travaux de finition de la traversée de mur.

Subventions

Une thermopompe performante peut ouvrir l'accès à des programmes tels que LogisVert et Rénoclimat. Les aides visant la conversion d'un système à combustible fossile ne s'appliquent pas à une maison entièrement électrique. L'admissibilité s'établit à l'ouverture du dossier, avec le code AHRI de la configuration installée; nous ne publions aucun montant, les barèmes évoluant indépendamment de nous.

Saint-Bruno-de-Montarville et la Rive-Sud

Saint-Bruno-de-Montarville compte environ 26 700 résidents sur 43,2 km², sur le versant sud du mont Saint-Bruno, l'une des collines montérégiennes, au sein de l'agglomération de Longueuil. Une bonne part de ce territoire n'est pas bâtie, et le parc résidentiel se concentre en secteurs pavillonnaires où la façade de brique domine — c'est précisément ce qui donne à la première partie de cet article sa portée locale.

Chez AirGreen, nous réalisons des projets d'installation CVAC et d'entretien CVAC à Saint-Bruno-de-Montarville, Longueuil, Boucherville, Saint-Basile-le-Grand, Sainte-Julie et Saint-Hubert, ainsi qu'à Montréal, Laval, sur la Rive-Nord et partout sur la Rive-Sud. Chaque projet de thermopompe murale commence par une visite technique : le type de mur, ce qu'il peut réellement porter, les parcours et les pièces qui seront desservies se déterminent sur place.

Laissez un commentaire