Installation d'un échangeur d'air Fantech ATMO 200H à LaSalle, Montréal
Maison de LaSalle chauffée aux plinthes, sans aucun conduit : voici comment nous avons installé un VRC Fantech ATMO 200H side-port dans un placard mécanique, créé un réseau entièrement dédié et équilibré les débits. Un chantier d'échangeur d'air détaillé.

Faites le tour de l’installation
Chaque numéro est un point qu’on vérifie sur place. Basculez entre l’été et l’hiver pour voir l’air et la chaleur circuler.
Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.
Il évacue l’air vicié et fait entrer de l’air frais. Les deux flux se croisent dans le noyau sans se mélanger.
Il récupère une partie de la chaleur de l’air qui sort pour tempérer l’air qui entre. Selon le modèle, il gère aussi l’humidité.
Une bouche extérieure, éloignée de la sortie d’air vicié pour ne pas réaspirer l’air qu’on vient d’évacuer.
L’air humide et chargé d’odeurs sort par sa propre bouche, munie d’un clapet.
Les conduits reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
L’air vicié est repris dans les pièces humides, l’air frais est envoyé dans les pièces de vie. Les débits sont équilibrés.
Elle règle le mode et la vitesse. On l’utilise davantage quand la maison est humide ou très occupée.
Selon le modèle et la saison, le noyau produit de la condensation, évacuée par un drain avec sa boucle.
Ventiler une maison sans conduits : le casse-tête typique de LaSalle
Une maison de LaSalle, secteur Highlands, construite en 1968. Plinthes électriques dans chaque pièce, aucun réseau de conduits, aucune fournaise. Sous-sol fini en 2021, isolation refaite, fenêtres remplacées. Depuis, la propriétaire décrivait un phénomène qu'elle n'arrivait pas à nommer : « ça sent la maison fermée, même quand j'ouvre les fenêtres ».
Ce type d'appel revient constamment chez nous. Une maison chauffée à l'électricité, sans conduits, n'a aucun moyen mécanique de renouveler son air. Tant que l'enveloppe était perméable, l'air se renouvelait tout seul — mal, mais il se renouvelait. Après une rénovation sérieuse, ce mécanisme accidentel disparaît.
Installer un échangeur d'air dans une maison sans conduits n'est pas la même opération que dans une maison avec fournaise. Il n'y a pas de retour d'air où injecter l'air neuf, pas de soufflerie centrale pour le distribuer. Tout le réseau doit être créé.
Ce que nous avons mesuré avant de proposer quoi que ce soit
Notre visite technique a duré une heure et quart. Les relevés :
- Humidité relative : 61 % un matin de février, avec de la condensation persistante au bas des fenêtres nord.
- CO₂ dans la chambre principale : plus de 1 400 ppm après une nuit portes fermées. Au-delà de 1 000 ppm, la qualité de sommeil et la concentration se dégradent de façon mesurable.
- Extraction existante : un ventilateur de salle de bain sur minuterie mécanique, et une hotte de cuisinière à recirculation — donc qui ne sort rien de la maison.
- Espace mécanique disponible : un placard technique au sous-sol, partagé avec le chauffe-eau. Profondeur utile : 24 pouces.
Ce dernier chiffre a déterminé le choix de l'appareil autant que les débits.
Pourquoi un Fantech ATMO 200H et pas autre chose
La contrainte physique d'abord
L'ATMO 200H de Fantech est un VRC (ventilateur récupérateur de chaleur) à raccordements latéraux — side-port. Les quatre conduits sortent sur les côtés, deux à gauche, deux à droite, et non par le dessus.
Dans un placard avec un plafond bas et un chauffe-eau en dessous, cette configuration change tout. Un appareil à ports supérieurs aurait exigé au moins 12 à 16 pouces de dégagement au-dessus du caisson pour les coudes — un espace que cette maison n'avait pas. Les ports latéraux nous ont permis de suspendre l'unité serrée contre le plafond et de faire partir les conduits à l'horizontale.
Le choix du modèle commence souvent par la géométrie du local, pas par la fiche de performance. C'est un réflexe que beaucoup d'installateurs inversent, et cela finit en appareil inaccessible pour l'entretien.
Les données de performance
- Plage de débit : 60 à 200 pi³/min à 0,4 po c.e.
- Raccordements : quatre conduits ronds de 6 pouces.
- Efficacité de récupération sensible : 75 % à 0 °C, 60 % à -25 °C.
- Efficacité sensible ajustée : 81 %.
- Efficacité du ventilateur : 1,3 pi³/min par watt — la meilleure de la gamme ATMO en version VRC.
- Consommation : 50 W en basse vitesse, 168 W en haute vitesse. Courant maximal 1,4 A sur un circuit 120 V.
- Dimensions : 21 7/16 po de hauteur × 23 7/8 po de largeur × 16 5/8 po de profondeur, pour 46 lb (21 kg).
- Certifications : cETL, HVI et ENERGY STAR.
La certification HVI mérite qu'on s'y arrête. C'est l'organisme qui teste les débits et les efficacités selon un protocole normalisé. Un appareil non certifié HVI annonce des chiffres que personne n'a vérifiés. Lorsqu'un client compare deux soumissions, c'est le premier filtre à appliquer.
Le dégivrage par arrêt du ventilateur : parlons-en franchement
L'ATMO 200H utilise un dégivrage par arrêt du ventilateur d'alimentation. Quand le noyau risque de givrer par grand froid, l'appareil coupe temporairement l'apport d'air extérieur et laisse l'air intérieur réchauffer l'échangeur.
C'est un système simple et robuste, avec très peu de pièces susceptibles de tomber en panne. Sa limite est connue : pendant ces cycles, la maison est brièvement en légère dépression.
Dans cette installation, ce n'était pas un problème — le réseau est entièrement dédié, la maison est de dimension modeste, et les cycles restent courts. Nous aurions recommandé un modèle à dégivrage par recirculation dans deux cas précis : une maison à très haute étanchéité avec appareil à combustion, ou une intégration au retour d'une unité de traitement d'air centrale. Nous le disons au client avant de signer, pas après.
Le chantier : deux jours, un réseau créé de toutes pièces
La suspension
L'appareil est suspendu au plafond du placard par quatre chaînes équipées de ressorts antivibratoires, fixées dans une membrure de bois ajoutée sous les solives. Les ressorts ne sont pas un raffinement : un VRC transmet des vibrations basse fréquence dans la structure, et une maison des années 1960 avec un sous-sol fini les amplifie remarquablement bien. Une suspension rigide s'entend dans la chambre au-dessus.
Nous avons aussi laissé le dégagement frontal nécessaire pour ouvrir la porte du caisson, sortir le noyau et les filtres sans démonter un seul conduit.
Les conduits et leur identification
Le réseau utilise des conduits flexibles isolés avec pare-vapeur extérieur. Chaque tronçon a été identifié à la main dès la pose : Fresh from outside, Exhaust, et ainsi de suite.
Cette étiquetage semble anodin. Il ne l'est pas. Dans cinq ans, quand un technicien — le nôtre ou un autre — ouvrira ce placard, il saura immédiatement quel conduit va où. Sans identification, la première chose qui arrive lors d'un dépannage est une inversion des raccordements : l'air neuf part dehors, l'air vicié revient dans la maison, et personne ne comprend pourquoi les vitres coulent.
Les deux conduits reliés à l'extérieur sont isolés sur toute leur longueur, sans exception. Un conduit d'air extérieur non isolé qui traverse un espace chauffé se couvre de condensation, goutte, tache le plafond, et finit en réclamation d'assurance.
La distribution dans une maison sans conduits
Le réseau retenu est entièrement dédié :
- Extraction depuis la salle de bain de l'étage, la salle d'eau du sous-sol et un point près de la cuisine.
- Alimentation en air neuf vers le salon, la chambre principale et la seconde chambre.
Ce principe est la base d'une ventilation équilibrée : on retire l'air là où l'humidité et les odeurs se produisent, on injecte l'air frais là où les gens vivent et dorment. Les grilles d'alimentation ont été positionnées en hauteur, à distance des lits et des places assises, pour éviter toute sensation de courant d'air en janvier.
Les prises extérieures
Deux capuchons muraux à grillage, séparés de plus de 6 pieds, orientés à l'écart de la sortie de sécheuse et du stationnement. Nous vérifions aussi la hauteur par rapport au niveau de neige accumulée : à LaSalle, comme partout sur l'île de Montréal, un capuchon trop bas se retrouve enseveli après la première bordée sérieuse.
L'équilibrage et la plaque de référence
L'appareil porte sur sa porte une table d'équilibrage imprimée par le fabricant : elle relie la pression mesurée aux ports de l'unité au débit réel en pi³/min. Nous l'utilisons avec un manomètre différentiel pour ajuster les registres jusqu'à ce que l'alimentation et l'extraction soient à moins de 10 % d'écart.
Les valeurs finales sont inscrites au marqueur sur l'appareil et remises par écrit au client. Un échangeur non équilibré consomme de l'électricité en permanence sans livrer ce pour quoi il a été acheté — et rien, visuellement, ne permet de le détecter.
Le raccordement électrique et le condensat
Alimentation par une prise dédiée installée derrière l'appareil, avec le cordon fixé proprement. Drain de condensat raccordé avec siphon amorcé vers le drain de plancher existant, en pente continue. Nous vérifions cette pente à la règle, pas à l'œil.
Les erreurs que nous réparons chez les autres, mois après mois
Nos appels de service sur des échangeurs d'air installés par des tiers à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud se ressemblent tous :
- Conduits flexibles écrasés ou trop longs. Chaque coude serré ajoute de la perte de charge. Un réseau de flexible mal tendu peut réduire le débit réel de 30 à 40 % sans qu'aucun voyant ne s'allume.
- Aucune isolation sur les conduits extérieurs. Condensation garantie, taches au plafond dans les deux premiers hivers.
- Prises extérieures trop rapprochées. L'appareil réaspire l'air qu'il vient d'expulser.
- Suspension rigide. L'appareil devient bruyant, le client l'éteint.
- Aucun rapport d'équilibrage. Aucune preuve que le système fait ce qu'il devrait.
- Aucune explication au client. L'erreur la plus coûteuse : un appareil arrêté ne rapporte rien à personne.
Entretien : ce que la propriétaire fait elle-même
- Filtres : aspirer ou rincer aux 3 à 6 mois. Une mise à niveau MERV 8 ou MERV 13 est disponible pour les foyers allergiques.
- Noyau échangeur : sortir et laver à l'eau tiède savonneuse une fois par an.
- Grillages extérieurs : dégager peluches, feuilles et neige à chaque changement de saison.
- Vitesse : laisser tourner en continu à basse vitesse. C'est le mode conçu pour la maison. Éteindre l'appareil l'hiver « pour économiser » ramène directement au problème de départ.
Codes, Novoclimat et aide financière
En construction neuve au Québec, la ventilation mécanique équilibrée relève du Code de construction, et le programme Novoclimat impose des exigences qui rendent le VRC incontournable. En rénovation, l'obligation directe est plus faible, mais la logique physique reste identique : plus l'enveloppe est étanche, moins l'absence d'échangeur est tolérable.
Pour l'aide financière, les programmes en vigueur ciblent surtout l'isolation, l'étanchéité et les systèmes de chauffage. Nous validons l'admissibilité dossier par dossier, selon les programmes actifs au moment des travaux, plutôt que d'annoncer un montant qui pourrait ne pas se matérialiser.
Où nous intervenons
AirGreen installe et entretient des échangeurs d'air, des thermopompes, des climatiseurs muraux et des systèmes centraux à LaSalle, Verdun, Ville-Émard, Lachine, Saint-Henri, Côte-Saint-Paul et partout sur l'île de Montréal, ainsi qu'à Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et la Rive-Sud.
Si votre maison est chauffée aux plinthes électriques, si elle a été rénovée sans ajout de ventilation, ou si vos fenêtres coulent chaque hiver malgré un déshumidificateur, écrivez-nous. Nous mesurons avant de proposer, et nous laissons les chiffres par écrit.
Le jour J, étape par étape
Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.
On repère le mur pour les deux bouches extérieures, l’endroit de l’appareil, l’accès pour l’entretien et le drain.
L’appareil, son emplacement et le prix, par écrit.
Suspendu ou posé, de niveau, avec un accès dégagé aux filtres et au noyau.
Prise d’air frais et sortie d’air vicié, éloignées l’une de l’autre et scellées.
Ceux qui sont reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
Raccordé avec sa boucle, lorsque l’appareil en a besoin.
Installée là où on la voit et l’utilise.
Les débits d’entrée et de sortie sont ajustés pour que la maison ne soit ni en pression ni en dépression.
Vitesses, filtres, noyau : comment s’en servir au fil des saisons.
- L’estimation sur placeOn repère le mur pour les deux bouches extérieures, l’endroit de l’appareil, l’accès pour l’entretien et le drain.
- La soumissionL’appareil, son emplacement et le prix, par écrit.
- L’appareilSuspendu ou posé, de niveau, avec un accès dégagé aux filtres et au noyau.
- Les bouches extérieuresPrise d’air frais et sortie d’air vicié, éloignées l’une de l’autre et scellées.
- Les conduitsCeux qui sont reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
- Le drainRaccordé avec sa boucle, lorsque l’appareil en a besoin.
- La commande muraleInstallée là où on la voit et l’utilise.
- L’équilibrageLes débits d’entrée et de sortie sont ajustés pour que la maison ne soit ni en pression ni en dépression.
- Les explicationsVitesses, filtres, noyau : comment s’en servir au fil des saisons.
Quatre erreurs qu’on ne fait pas
Retournez chaque carte pour voir ce qu’on fait à la place.
Votre propre projet, étape par étape
Quoi faire, saison par saison
Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.
- Nettoyer les filtres et le noyau selon le fabricant.
- Vérifier les bouches extérieures : nids, débris, clapets.
- Baisser la vitesse si l’air devient humide dehors.
- Ajuster la vitesse selon l’humidité de la maison.
- Vérifier que le drain s’écoule.
- Garder les bouches extérieures dégagées.
- Nettoyer les filtres avant la saison fermée.
- Vérifier le clapet de la sortie d’air vicié.
- Planifier un nettoyage complet si l’appareil n’en a pas eu depuis longtemps.
- Déneiger les deux bouches extérieures.
- Monter la vitesse si de la condensation apparaît aux fenêtres.
- Laisser l’appareil fonctionner : maison fermée, l’humidité s’accumule.
Votre maison est-elle prête ?
Cochez ce qui s’applique chez vous. Un « non » n’est pas un refus : c’est ce qu’on règle lors de l’estimation.
Quatre affirmations, vraies ou fausses ?
Tout se joue sur des détails que vous venez de voir.
1. Dans un échangeur d’air, l’air frais et l’air vicié se mélangent.
Les deux flux se croisent dans le noyau sans se mélanger.
2. Les deux bouches extérieures doivent être éloignées l’une de l’autre.
Sinon l’échangeur réaspire l’air qu’il vient d’évacuer.
3. Un échangeur d’air peut aider contre la condensation aux fenêtres.
Il renouvelle l’air et aide à garder l’humidité dans la bonne zone.
4. Un échangeur n’a jamais besoin d’entretien.
Filtres et noyau s’encrassent et se nettoient régulièrement.
0 / 4 bonnes réponses
Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux
À quoi sert un échangeur d’air ?
L’air frais refroidit-il la maison en hiver ?
À quelle vitesse le faire fonctionner ?
Faut-il nettoyer un échangeur ?
Quels signes montrent un manque de ventilation ?
VRC ou VRE : quelle différence ?
Faut-il le faire fonctionner l’hiver ?
AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
L’estimation est-elle gratuite ?
Aucune question ne correspond. Écrivez-nous : on répond.
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Chaque point : une ville où AirGreen a des réalisations publiées. Le point lumineux : ce chantier.
Chaque maison a ses contraintes. On les voit avant d’installer.
L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h.
Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).
