Installation d'un échangeur d'air FANTECH FIT 120E dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Montréal
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Installation d'un échangeur d'air FANTECH FIT 120E dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Montréal

Ventiler un 5 ½ chauffé aux plinthes électriques : quand il n'y a aucun conduit dans lequel se brancher

La majorité des articles sur les échangeurs d'air partent d'une hypothèse implicite : la maison possède déjà un réseau de conduits. On raccorde l'appareil au retour de la fournaise, on ajuste, c'est terminé.

Dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, cette hypothèse tombe à l'eau une fois sur deux. Les triplex et duplex du quartier, construits entre 1920 et 1960, sont massivement chauffés aux plinthes électriques. Aucune fournaise, aucun plénum, aucun réseau de distribution. Rien dans quoi se brancher.

C'était exactement la situation du logement dont il est question ici : un 5 ½ au deuxième étage d'un triplex du secteur Hochelaga, converti en copropriété divise il y a une douzaine d'années, chauffé intégralement aux plinthes, avec un chauffe-eau électrique logé dans un placard technique du corridor. Un placard dont la surface au sol était déjà entièrement occupée.

Nous y avons installé un FANTECH FIT 120E, un VRE — ventilateur récupérateur d'énergie — suspendu par chaînes au plafond du placard, au-dessus du chauffe-eau, avec un réseau entièrement dédié. Voici le raisonnement complet, chiffres à l'appui.


Le point de départ : deux hivers de condensation et une facture de peinture

Les propriétaires nous ont contactés en février. Leur description était précise, et typique d'un logement étanche sans ventilation mécanique.

  • Condensation abondante sur les fenêtres de la chambre arrière, au point de faire gondoler le cadrage de bois et de tacher le mur sous l'appui.
  • Odeurs de cuisson persistantes pendant douze à dix-huit heures après un souper, dans un logement en enfilade où la cuisine communique directement avec le salon.
  • Air lourd le matin dans les deux chambres, portes fermées.
  • Un ventilateur de salle de bain déjà remplacé deux fois, sans amélioration mesurable.

Ce dernier point est révélateur. Un logement étanche muni uniquement d'extracteurs travaille en dépressurisation : on retire de l'air sans en fournir. L'air compensatoire entre alors par les défauts d'étanchéité — le cadre de fenêtre, la plinthe, la gaine électrique, le joint de plancher avec le logement du dessous. C'est incontrôlé, inconfortable, et cela n'améliore pas la qualité de l'air ambiant.

Notre relevé à l'hygromètre a confirmé une humidité relative de 61 % un matin à –14 °C, alors qu'une cible de 30 à 35 % serait appropriée dans ces conditions. À ce niveau, la vapeur d'eau se condense sur toutes les surfaces froides du logement.


VRE ou VRC : le choix qui a structuré tout le projet

C'est la décision la plus importante de ce chantier, et celle qui est le plus souvent prise à l'aveugle.

La différence réelle entre les deux familles

Un VRC (ventilateur récupérateur de chaleur, HRV) transfère la chaleur sensible entre l'air sortant et l'air entrant. L'humidité, elle, sort avec l'air vicié et ne revient pas.

Un VRE (ventilateur récupérateur d'énergie, ERV) transfère la chaleur et une partie de la vapeur d'eau. Son noyau à membrane laisse migrer l'humidité dans les deux sens selon le gradient.

Concrètement, pour un logement montréalais :

  • En hiver, le VRE restitue une part de l'humidité intérieure au lieu de l'expulser intégralement. Dans un petit logement bien étanche ventilé en continu, cela évite de passer d'un excès d'humidité à un assèchement excessif — le fameux 18 % d'humidité relative de février qui fait craquer les planchers et irrite les voies respiratoires.
  • En été, il freine l'entrée d'humidité extérieure. Le FIT 120E affiche une efficacité de récupération totale de 64 % à 35 °C, ce qui signifie qu'une portion notable de la charge latente des journées humides de juillet est interceptée avant d'atteindre le logement. Dans un 5 ½ climatisé par une thermopompe murale, cela réduit directement le travail de déshumidification de l'appareil.
Quand nous ne recommandons pas un VRE

Nous préférons le dire clairement, parce que l'inverse se vend beaucoup trop souvent :

  • Si le logement souffre d'un excès d'humidité structurel — infiltration, sous-sol humide, séchage de linge à l'intérieur, surpopulation — un VRC est le meilleur choix, parce qu'on veut évacuer la vapeur, pas en conserver.
  • Si l'appareil doit être intégré à un système central à air pulsé, les modèles à dégivrage par recirculation de la gamme HERO sont recommandés par le fabricant, parce qu'ils sont munis d'un volet antiretour mécanique asservi.
  • S'il y a un appareil à combustion à tirage naturel dans le logement, la stratégie de dégivrage doit être examinée en détail avant tout choix.

Dans le cas présent, aucune de ces conditions ne s'appliquait. Le logement est entièrement électrique — plinthes, cuisinière, chauffe-eau — donc aucun risque de refoulement de gaz de combustion. L'humidité excessive provenait de l'occupation normale et de l'absence totale de ventilation, pas d'une source parasite. Le VRE était le bon outil.


Les caractéristiques du FANTECH FIT 120E

Spécification Valeur
Plage de débit 40 à 127 PCM à 0,4 po c.e.
Raccords de conduits 5 po, ronds, latéraux
Alimentation 120 V / 1 phase, courant max. 1,4 A
Puissance absorbée 55 W (bas) / 104 W (haut)
Efficacité de récupération sensible ajustée à 0 °C 81 %
ERS à 0 °C 74 %
ERS à –25 °C 61 %
Efficacité de récupération totale à 35 °C 64 %
Dégivrage Arrêt du ventilateur d'alimentation
Dimensions 23 5/32 po H × 24 5/8 po L × 10 po P
Poids 34 lb (15 kg)
Filtration MERV 8 ou MERV 13 en option

Deux chiffres méritent l'attention pour ce type de projet.

La profondeur de 10 po. C'est ce qui rend l'appareil installable dans un placard technique de corridor. Un caisson de 15 po de profondeur n'y serait tout simplement pas entré avec les dégagements requis.

Le poids de 34 lb. Un appareil suspendu au plafond d'un logement en copropriété doit être supporté correctement, et un caisson léger simplifie considérablement l'ancrage — nous y revenons plus bas.


L'installation dans un placard de 26 pouces de large

La suspension par chaînes au-dessus du chauffe-eau

Le placard technique ne comptait aucune surface au sol disponible : le chauffe-eau électrique l'occupait entièrement. La seule option était la suspension au plafond.

Nous avons ancré l'appareil par quatre chaînes fixées dans les solives, pas dans le placoplâtre ni dans des fourrures. Chaque point d'ancrage a été localisé et vérifié avant perçage. Entre les chaînes et le caisson, des isolateurs de vibration empêchent la transmission du bruit structural vers la chambre adjacente — dans un plex, une vibration transmise à une solive se propage aussi vers le logement du dessous, ce qui devient rapidement une source de tension entre voisins.

Trois dégagements ont été respectés simultanément :

  1. Devant la porte d'accès, pour retirer les filtres et le noyau sans démonter quoi que ce soit.
  2. Au-dessus du chauffe-eau, pour permettre son remplacement futur sans décrocher l'échangeur. Un chauffe-eau a une durée de vie de dix à quinze ans; l'appareil de ventilation, davantage. Concevoir l'installation en oubliant ce détail garantit un chantier pénible dans une décennie.
  3. Autour des raccords latéraux, pour éviter les coudes serrés en sortie de caisson.
Standard ou miroir : un détail de commande qui change le tracé

La série FIT existe en deux configurations : la version standard, dont l'alimentation en air frais se fait du côté droit, et la version miroir (suffixe -D), où elle se fait du côté gauche.

Ce n'est pas un détail cosmétique. Dans un placard étroit, choisir la mauvaise orientation oblige les deux conduits extérieurs à se croiser au-dessus de l'appareil, ce qui ajoute des coudes, augmente la perte de charge et complique l'isolation. Nous avons validé l'emplacement du mur extérieur — la façade arrière du triplex, donnant sur la ruelle — avant de passer la commande, et retenu la configuration qui envoyait les deux conduits extérieurs directement du bon côté.

Sur un chantier de remplacement pressé, cette vérification saute souvent. Elle coûte trente secondes et évite deux coudes permanents.

Le réseau entièrement dédié

Sans système central, la seule option viable est un réseau entièrement dédié : des conduits propres à l'échangeur, qui extraient l'air vicié là où il se dégrade et livrent l'air neuf là où les occupants se tiennent.

Points d'extraction :

  • Salle de bain
  • Cuisine, en périphérie de la zone de cuisson — jamais au-dessus de la surface de cuisson, où les graisses détruiraient le noyau
  • Placard de la laveuse-sécheuse

Points d'alimentation :

  • Chambre principale
  • Deuxième chambre
  • Salon

Le tracé a été réalisé dans le plafond suspendu du corridor et dans un caisson décoratif que nous avons construit le long du mur de la cuisine, fini et peint pour se fondre dans la pièce. Dans un logement fini, le passage des conduits est souvent la contrainte dominante, davantage que l'appareil lui-même. Nous planifions donc le tracé avant de confirmer le modèle, et non l'inverse.

Le drain, au-dessus d'un chauffe-eau

Un VRE produit moins de condensat qu'un VRC, puisqu'une partie de l'humidité est transférée plutôt que condensée. Il en produit néanmoins, et le drain a ici été acheminé vers le renvoi de la laveuse, avec un siphon en boucle correctement amorcé et une pente continue sur tout le parcours.

Nous avons aussi installé un bac d'égouttement sous l'appareil. La règle est simple : lorsqu'un appareil produisant de l'eau est suspendu au-dessus d'un équipement, d'un plancher fini ou du logement d'un voisin, on prévoit une seconde ligne de défense. Le coût est marginal; le coût d'un dégât d'eau dans un plex ne l'est pas.


Comment nous équilibrons un FIT 120E : la lecture de l'étiquette, chiffre par chiffre

L'étiquette apposée sur la porte de l'appareil n'est pas décorative. C'est l'outil d'équilibrage, et elle est presque toujours ignorée.

Ce que dit l'étiquette de cet appareil

Elle présente un schéma avec deux points de mesure — A pour l'alimentation en air frais, B pour l'évacuation de l'air vicié — et un tableau de correspondance entre la pression mesurée et le débit réel.

Débit visé (PCM) Pression au point A — air frais (po c.e.) Pression au point B — air vicié (po c.e.)
120 0,75 0,56
110 0,82 0,62
100 0,89 0,69
90 0,96 0,76
80 1,03 0,82
70 1,10 0,89
60 1,17 0,96
50 1,24 1,03

La logique est inverse et déroute ceux qui la voient pour la première fois : plus la pression lue est basse, plus le débit est élevé. Une lecture de 1,24 po c.e. au point A ne signifie pas un débit important — elle signifie 50 PCM.

Les deux règles inscrites sur l'étiquette, et que trop de gens contournent

Première règle : équilibrer en vitesse Normale (haute). L'étiquette le précise explicitement. Équilibrer en vitesse réduite donne des lectures instables et un réglage qui ne tient pas quand l'appareil monte en régime.

Deuxième règle : ne jamais équilibrer hors de la plage indiquée. Ici, la plage utile s'arrête à 50 PCM en bas et 120 PCM en haut. Chercher à extraire 140 PCM d'un appareil dont l'étiquette plafonne à 120 sort du domaine de validité des mesures.

Pour ce logement, nous avons visé 100 PCM à l'alimentation et 100 PCM à l'évacuation, soit une lecture cible de 0,89 po c.e. au point A et de 0,69 po c.e. au point B. Les registres ont été ajustés jusqu'à l'obtention de ces valeurs, puis les lectures finales ont été consignées et laissées sur place avec le dossier de l'appareil.

Un écart de plus de 10 % entre l'alimentation et l'évacuation signifie un logement en surpression ou en dépression permanente. Dans un plex, cette pression déséquilibrée se répercute sur les logements voisins par la cage d'escalier et les percements de service. Ce n'est pas un détail théorique.

Les erreurs que nous corrigeons le plus souvent dans les plex de l'est de Montréal

  1. Ne pas équilibrer du tout. L'appareil fonctionne, le client entend du bruit, tout le monde suppose que c'est réglé.
  2. Suspendre l'appareil dans du placoplâtre ou des fourrures plutôt que dans les solives. Le décrochage n'est qu'une question de temps.
  3. Omettre le bac d'égouttement sous un appareil suspendu au-dessus d'un équipement ou d'un plancher fini.
  4. Prendre l'air frais dans la ruelle, à hauteur de stationnement ou près des conteneurs à déchets. L'orientation du capot extérieur mérite autant d'attention que le choix de l'appareil.
  5. Installer un VRE dans un logement qui souffre d'un excès d'humidité réel. Le transfert de vapeur travaille alors contre l'objectif.
  6. Raccorder l'extraction de cuisine au-dessus de la surface de cuisson. Le noyau s'encrasse de façon irréversible.
  7. Faire tourner l'appareil seulement quand ça sent mauvais. La ventilation équilibrée est un régime continu, pas une intervention corrective.

L'entretien dans un environnement urbain dense

Mercier–Hochelaga-Maisonneuve est traversé par des artères à fort débit de camionnage — rue Notre-Dame Est, boulevard l'Assomption, autoroute 25. La charge en particules y est plus élevée que dans un quartier résidentiel périphérique, ce qui rend le choix du filtre pertinent.

  • Aux 3 mois — inspection et remplacement des filtres. Nous recommandons le MERV 8 en standard et le MERV 13 pour les occupants sensibles aux particules fines, en tenant compte de la perte de charge additionnelle lors de l'équilibrage.
  • Aux 6 mois — nettoyage du noyau à membrane selon la méthode du fabricant. Un noyau de VRE ne s'entretient pas comme un noyau de VRC : il ne se rince pas de la même façon, et une manipulation inadéquate en compromet la capacité de transfert d'humidité.
  • Annuellement — vérification des capots extérieurs, du siphon, du bac d'égouttement, et revalidation des lectures d'équilibrage aux points A et B.

Conformité, copropriété et programmes

Pour les habitations neuves visées par le Code de construction du Québec, la ventilation mécanique équilibrée est exigée, et elle constitue une condition du programme Novoclimat. Dans un logement existant comme celui-ci, l'ajout d'un VRE n'est généralement pas subventionné directement — les programmes de rénovation énergétique ciblent d'abord l'isolation, l'étanchéité et les thermopompes. En revanche, dès qu'on resserre l'enveloppe d'un bâtiment ancien, la ventilation mécanique cesse d'être optionnelle sur le plan technique.

Un point spécifique à la copropriété mérite d'être soulevé : le percement de la façade arrière pour les capots extérieurs touche généralement une partie commune. Nous demandons systématiquement au client de valider la démarche auprès du syndicat avant les travaux. Une installation techniquement irréprochable mais réalisée sans autorisation devient un litige, et nous n'avons aucun intérêt à placer un client dans cette position.

Pour votre projet dans HoMa ou ailleurs dans le Grand Montréal

Chez AirGreen, nous traitons les logements sans réseau central comme un cas de conception à part entière, et non comme une version simplifiée d'une installation de maison unifamiliale. Cela suppose un relevé du logement, le choix entre VRC et VRE selon le profil d'humidité réel, la planification du tracé de conduits avant la commande de l'appareil, une suspension ancrée dans la structure, un équilibrage mesuré et documenté, puis une démonstration complète du fonctionnement aux occupants.

Nous réalisons des installations CVAC — échangeurs d'air, thermopompes murales et centrales, climatiseurs, systèmes de chauffage — dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et partout à Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud. Licence RBQ # 5645-9605-01.

Pour une évaluation de vos besoins en ventilation ou une soumission pour un échangeur d'air FANTECH, joignez-nous au (514) 316-2973 ou à sales@airgreen.ca.

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