Installation d'un échangeur d'air FANTECH HERO 150H avec commande ECO-Touch IAQ à Dorval, Ouest-de-l'Île de Montréal
Un cottage de Dorval, un échangeur d'air FANTECH HERO 150H, 81 % de récupération de chaleur et une commande ECO-Touch IAQ bien placée. Le chantier complet, les erreurs à éviter et les 500 $ de Rénoclimat.
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Le chantier en un écran

L’article, chapitre par chapitre
Une commande murale bleutée dans un corridor de Pine Beach : ce qu'elle cache réellement
Dans une résidence de deux étages du secteur Pine Beach, à Dorval, le seul indice visible de tout un chantier de ventilation tient dans un rectangle de 4 pouces sur 6 fixé au mur du corridor. L'écran affiche un mode ECO, une consigne d'humidité de 20 %, une petite maison stylisée. Derrière cette interface, il y a un échangeur d'air FANTECH HERO 150H suspendu au sous-sol, une reprise complète du réseau de conduits, un équilibrage mesuré à l'instrument et une décision technique que bien des propriétaires ignorent : l'emplacement de cette commande influence directement le comportement de l'appareil.
Chez AirGreen, nous avons réalisé ce chantier en une journée, à deux techniciens. Voici comment.
Le point de départ : un cottage de 1978 et un appareil en fin de vie
Les propriétaires nous ont contactés après deux hivers de fenêtres embuées et d'odeurs persistantes en provenance du sous-sol fini. La maison fait environ 1 900 pi² hors sous-sol, compte quatre chambres, deux salles de bain, une salle de lavage et un sous-sol aménagé. L'échangeur d'air d'origine, installé à la fin des années 1990, fonctionnait encore — mais son noyau était encrassé au point d'être devenu une résistance plutôt qu'un récupérateur, et son unique interrupteur mural à trois positions n'avait plus d'étiquette lisible depuis longtemps.
Le diagnostic initial a porté sur trois choses :
- Le débit réel : mesuré au balomètre, le rendement effectif tournait autour de 45 PCM en haute vitesse, très loin des besoins de la maison.
- Le réseau de conduits : deux dérivations flexibles écrasées derrière le coffrage du sous-sol, non isolées sur les segments d'air extérieur, avec condensation visible en hiver.
- Les capuchons extérieurs : prise d'air neuf et rejet d'air vicié installés à moins de 1 m l'un de l'autre, sur la même façade — une configuration qui recycle l'air rejeté vers l'entrée.
Le calcul pièce par pièce, inspiré de la méthode de la norme CSA F326, donnait un besoin total d'environ 65 L/s, soit près de 138 PCM : 10 L/s pour la chambre principale, 5 L/s pour chacune des autres pièces habitables et des salles de bain, 10 L/s pour le sous-sol. C'est ce chiffre qui a déterminé le choix de l'appareil.
Pourquoi le FANTECH HERO 150H pour cette maison de Dorval
Le HERO 150H couvre une plage de 36 à 150 PCM à 0,4 po d'eau. Avec un besoin calculé à 138 PCM, l'appareil travaille près du haut de sa plage en mode maximal, mais surtout, il tient un débit continu confortable autour de 60 à 70 PCM sans jamais forcer — c'est précisément là que se joue le confort réel.
Les caractéristiques qui ont pesé dans la décision :
- Efficacité de récupération sensible (SRE) de 81 % à 0 °C, et 65 % à -25 °C — des valeurs qui comptent réellement dans un hiver montréalais, où les nuits à -22 °C ne sont pas des exceptions statistiques.
- Noyau à contre-courant en plaques polymères thermoformées, plus performant que les noyaux à flux croisés de génération précédente.
- Dégivrage par recirculation Winterguard, qui s'active sous environ -5 °C. Contrairement à un dégivrage par arrêt du ventilateur d'alimentation, cette méthode maintient la ventilation d'extraction et évite les périodes de dépressurisation de la maison.
- Raccordements de 6 po sur le dessus, avec joints caoutchoutés — un avantage réel dans une salle mécanique où la hauteur libre est comptée.
- Homologation HVI et certification ENERGY STAR (Canada), conformité UL 1812, CSA C22.2 no 113 et CSA F326.
- Consommation de 180 W au maximum sur un circuit 120 V / 15 A dédié, avec un appel de courant de 1,4 A.
- Filtres intérieurs électrostatiques lavables de série, avec possibilité d'ajouter une filtration MERV 8 ou MERV 13 du côté alimentation.
L'appareil pèse 52 lb avec son noyau, ce qui impose une suspension sérieuse. Nous avons prévu 14 po de dégagement frontal pour le retrait du noyau — un détail que les propriétaires nous remercient d'avoir respecté dès la première visite d'entretien CVAC.
La commande ECO-Touch IAQ : le vrai cerveau du système
C'est l'élément visible sur la photo, et c'est celui qui change le plus l'expérience quotidienne. La commande ECO-Touch IAQ de FANTECH lit en continu les composés organiques volatils totaux (COVT) et l'humidité relative, puis ajuste la vitesse de l'appareil sans intervention.
Trois logiques cohabitent sur l'écran :
- Mode ECO (automatique) : l'appareil module en fonction des lectures de qualité de l'air. C'est le mode dans lequel nous laissons la maison 95 % du temps.
- SPEED et MAX (manuel) : montée temporaire, utile pendant la cuisson, une réception ou après des travaux de peinture.
- VENT / recirculation : bascule entre apport d'air extérieur et brassage intérieur.
Nous avons réglé la consigne d'humidité relative à 20 % pour la saison froide. Ce chiffre surprend souvent les propriétaires, qui visent instinctivement 40 %. Dans une maison de Dorval avec des cadres de fenêtres d'origine, une consigne à 40 % en janvier signifie de la condensation, puis de la moisissure dans les coins de cadrage. Nous montons progressivement la consigne au printemps.
Deux minuteries sans fil RTS-W ont été jumelées à la commande pour les salles de bain : une pression, l'appareil passe en vitesse maximale pour 20, 40 ou 60 minutes, puis retourne exactement au réglage programmé.
Le détail que personne ne mentionne : où poser la commande
Dans cette maison, le seul fil basse tension existant aboutissait dans une alcôve du corridor, directement au-dessus d'une plinthe électrique. Une sonde d'humidité et de COVT installée dans un panache d'air chaud ascendant lit systématiquement trop chaud et trop sec — et un échangeur d'air qui croit la maison sèche ventile moins qu'il ne le devrait.
Notre solution : conserver l'alcôve pour éviter d'ouvrir trois murs, mais fixer la commande à 1,45 m du sol, soit environ 60 cm au-dessus de la plinthe, hors du panache direct. Nous avons ensuite validé les lectures pendant 48 heures avec un hygromètre étalonné placé au centre du corridor. L'écart mesuré est resté sous 2 % d'humidité relative, ce qui était acceptable.
Les emplacements à éviter pour ce type de commande :
- Au-dessus d'une source de chaleur, sans dégagement vertical suffisant.
- En plein soleil direct, derrière une porte-fenêtre.
- Dans la cuisine, où les COVT de cuisson provoquent des cycles maximaux répétés.
- Près d'une porte de garage attenant, pour la même raison inverse.
- À moins de 1,2 m du sol, où les lectures deviennent peu représentatives.
Le déroulement du chantier, heure par heure
8 h — Démontage de l'ancien appareil, retrait des flexibles écrasés, marquage des départs conservés.
9 h 30 — Installation de la suspension : chaînes et amortisseurs antivibratiles fixés dans la structure, appareil de niveau, dégagement de retrait du noyau validé.
11 h — Reprise du réseau. Nous avons converti l'ancienne configuration simplifiée (tout raccordé au retour) vers une installation partiellement dédiée : extractions dédiées et rigides depuis les deux salles de bain, la salle de lavage et le sous-sol; alimentation d'air neuf injectée dans le plénum de retour, à plus de 6 pi en amont de l'appareil de traitement d'air, avec asservissement du ventilateur central.
13 h 30 — Extérieur. Nouveaux capuchons de 6 po avec grillage, déplacés pour obtenir une séparation de 1,8 m entre la prise d'air neuf et le rejet, et une hauteur de 45 cm au-dessus du niveau de neige typique. Isolation continue des segments d'air extérieur, avec pare-vapeur scellé.
15 h — Drain de condensat avec siphon en boucle vers le drain de plancher, alimentation électrique sur circuit dédié, mise en service.
16 h — Équilibrage. Mesures finales : 142 PCM à l'alimentation, 140 PCM à l'évacuation en vitesse maximale, et 64 PCM en régime continu. Un écart de 2 PCM entre les deux flux est excellent; un échangeur d'air déséquilibré met la maison en pression ou en dépression, avec toutes les conséquences qu'on imagine sur les appareils à combustion et sur l'enveloppe.
17 h — Formation des propriétaires sur la commande, remise du rapport d'équilibrage.
Erreurs à éviter avec un échangeur d'air
- Remplacer l'appareil sans toucher aux conduits. Un HERO 150H branché sur un réseau écrasé produit les mêmes 45 PCM que l'appareil qu'il remplace.
- Négliger le rapport d'équilibrage. Sans mesure, l'installation n'est pas terminée, elle est seulement branchée.
- Laisser les capuchons extérieurs trop rapprochés. L'air rejeté revient directement dans la prise d'air neuf.
- Viser 40 % d'humidité relative en janvier dans une maison antérieure aux années 1990.
- Oublier les filtres intérieurs. Ils se lavent aux 3 mois; le noyau se rince une fois par an.
- Installer l'appareil sans vérifier les appareils à combustion. Dans une maison avec chauffe-eau ou foyer à évacuation naturelle, un déséquilibre peut provoquer un refoulement des gaz de combustion. Nous effectuons systématiquement un test de dépressurisation avant de quitter le chantier.
Subventions : ce qui s'applique réellement au Québec
Le programme Rénoclimat offre 500 $ pour l'installation ou le remplacement d'un ventilateur récupérateur de chaleur (VRC) ou d'énergie (VRE). Deux conditions comptent :
- L'appareil doit figurer à la section 3 du répertoire des produits certifiés du Home Ventilating Institute (HVI). Le HERO 150H y est homologué.
- L'aide est conditionnelle à l'amélioration de la cote ÉnerGuide de la maison entre les deux évaluations, avant et après travaux.
Ce second point mérite d'être souligné, parce qu'il piège des propriétaires chaque année : un échangeur d'air installé seul augmente la consommation énergétique de la maison. Réalisé isolément, le projet peut donc faire échouer la condition d'amélioration et annuler l'admissibilité. Nous recommandons de jumeler l'installation à d'autres travaux — isolation de l'entretoit, étanchéité, remplacement du système de chauffage — et de faire réaliser l'évaluation initiale avant le début des travaux.
Entretien : le calendrier que nous remettons à chaque client
- Aux 3 mois : rinçage des filtres intérieurs électrostatiques à l'eau tiède, séchage complet avant réinstallation.
- Une fois par an : retrait et rinçage du noyau à contre-courant, inspection du drain et du siphon.
- Deux fois par an : vérification des grillages des capuchons extérieurs, particulièrement au printemps.
- Aux 3 à 5 ans : nouvelle vérification des débits à l'instrument. Les réseaux bougent, les propriétaires ferment des registres, les besoins changent.
Pourquoi les propriétaires de l'Ouest-de-l'Île nous confient leur ventilation
Dorval fait partie d'un secteur où nous intervenons constamment. Nous avons récemment remplacé un échangeur d'air de première génération à Baie-D'Urfé avec audit complet du réseau hérité, repris des installations à Pointe-Claire, Beaconsfield, Kirkland et Lachine, et nous couvrons l'ensemble du Grand Montréal, de Laval, de Longueuil, de la Rive-Nord et de la Rive-Sud.
Ce qui distingue nos chantiers de ventilation : un calcul de débits avant la soumission, un rapport d'équilibrage mesuré à la remise des clés, et une équipe qui traite les conduits comme la moitié du travail — parce qu'ils le sont.
Pour une évaluation de votre ventilation, un remplacement d'échangeur d'air ou une installation CVAC complète, notre équipe se déplace rapidement partout dans le Grand Montréal. Contactez-nous au (514) 316-2973 ou à sales@airgreen.ca — RBQ 5645-9605-01.
Le déroulement du chantier
Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.
On repère le mur pour les deux bouches extérieures, l’endroit de l’appareil, l’accès pour l’entretien et le drain.
L’appareil, son emplacement et le prix, par écrit.
Suspendu ou posé, de niveau, avec un accès dégagé aux filtres et au noyau.
Prise d’air frais et sortie d’air vicié, éloignées l’une de l’autre et scellées.
Ceux qui sont reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
Raccordé avec sa boucle, lorsque l’appareil en a besoin.
Installée là où on la voit et l’utilise.
Les débits d’entrée et de sortie sont ajustés pour que la maison ne soit ni en pression ni en dépression.
Vitesses, filtres, noyau : comment s’en servir au fil des saisons.
- L’estimation sur placeOn repère le mur pour les deux bouches extérieures, l’endroit de l’appareil, l’accès pour l’entretien et le drain.
- La soumissionL’appareil, son emplacement et le prix, par écrit.
- L’appareilSuspendu ou posé, de niveau, avec un accès dégagé aux filtres et au noyau.
- Les bouches extérieuresPrise d’air frais et sortie d’air vicié, éloignées l’une de l’autre et scellées.
- Les conduitsCeux qui sont reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
- Le drainRaccordé avec sa boucle, lorsque l’appareil en a besoin.
- La commande muraleInstallée là où on la voit et l’utilise.
- L’équilibrageLes débits d’entrée et de sortie sont ajustés pour que la maison ne soit ni en pression ni en dépression.
- Les explicationsVitesses, filtres, noyau : comment s’en servir au fil des saisons.
Ce qu’on regarde sur un chantier comme celui-ci
Chaque numéro est un point qu’on vérifie sur place. Basculez entre l’été et l’hiver pour voir l’air et la chaleur circuler.
Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.
Il évacue l’air vicié et fait entrer de l’air frais. Les deux flux se croisent dans le noyau sans se mélanger.
Il récupère une partie de la chaleur de l’air qui sort pour tempérer l’air qui entre. Selon le modèle, il gère aussi l’humidité.
Une bouche extérieure, éloignée de la sortie d’air vicié pour ne pas réaspirer l’air qu’on vient d’évacuer.
L’air humide et chargé d’odeurs sort par sa propre bouche, munie d’un clapet.
Les conduits reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
L’air vicié est repris dans les pièces humides, l’air frais est envoyé dans les pièces de vie. Les débits sont équilibrés.
Elle règle le mode et la vitesse. On l’utilise davantage quand la maison est humide ou très occupée.
Selon le modèle et la saison, le noyau produit de la condensation, évacuée par un drain avec sa boucle.
Votre maison est-elle prête ?
Cochez ce qui s’applique chez vous. Un « non » n’est pas un refus : c’est ce qu’on règle lors de l’estimation.
Les bons réflexes, une fois l’appareil en place
Six gestes simples pour que l’appareil dure. Votre liste reste sur cet appareil.
Quoi faire, saison par saison
Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.
- Nettoyer les filtres et le noyau selon le fabricant.
- Vérifier les bouches extérieures : nids, débris, clapets.
- Baisser la vitesse si l’air devient humide dehors.
- Ajuster la vitesse selon l’humidité de la maison.
- Vérifier que le drain s’écoule.
- Garder les bouches extérieures dégagées.
- Nettoyer les filtres avant la saison fermée.
- Vérifier le clapet de la sortie d’air vicié.
- Planifier un nettoyage complet si l’appareil n’en a pas eu depuis longtemps.
- Déneiger les deux bouches extérieures.
- Monter la vitesse si de la condensation apparaît aux fenêtres.
- Laisser l’appareil fonctionner : maison fermée, l’humidité s’accumule.
Les bonnes pages, au bon moment
Quatre affirmations, vraies ou fausses ?
Tout se joue sur des détails que vous venez de voir.
1. Dans un échangeur d’air, l’air frais et l’air vicié se mélangent.
Les deux flux se croisent dans le noyau sans se mélanger.
2. Les deux bouches extérieures doivent être éloignées l’une de l’autre.
Sinon l’échangeur réaspire l’air qu’il vient d’évacuer.
3. Un échangeur d’air peut aider contre la condensation aux fenêtres.
Il renouvelle l’air et aide à garder l’humidité dans la bonne zone.
4. Un échangeur n’a jamais besoin d’entretien.
Filtres et noyau s’encrassent et se nettoient régulièrement.
0 / 4 bonnes réponses
Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux
À quoi sert un échangeur d’air ?
L’air frais refroidit-il la maison en hiver ?
À quelle vitesse le faire fonctionner ?
Faut-il nettoyer un échangeur ?
Quels signes montrent un manque de ventilation ?
VRC ou VRE : quelle différence ?
Faut-il le faire fonctionner l’hiver ?
AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
L’estimation est-elle gratuite ?
Aucune question ne correspond. Écrivez-nous : on répond.
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Chaque point : une ville où AirGreen a des réalisations publiées. Le point lumineux : ce chantier.
Une estimation sur place, la bonne capacité, le bon appareil.
L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h.
Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).
