Installation d'un échangeur d'air Greentek SOLACE 2.5H-EC avec commande EHC 2.5 à Westmount
Un échangeur d'air qui tourne à plein régime tout l'hiver assèche la maison : 17 % d'humidité relative affichés au mur. Installation d'un Greentek SOLACE 2.5H-EC avec commande EHC 2.5 à Westmount, et la stratégie de modulation saisonnière qui corrige le problème.
- Ville
- Région
- Appareil
- Marque
- Défis
- Publié
Le chantier en un écran

L’article, chapitre par chapitre
17 % d'humidité affiché au mur : ce qui arrive quand un échangeur d'air fonctionne trop bien
L'écran de la commande murale photographiée sur ce chantier de Westmount affiche une seule donnée chiffrée : HUM : 17 %.
Pour un propriétaire, c'est un nombre sans contexte. Pour nous, c'est un diagnostic complet. Un logement à 17 % d'humidité relative est nettement plus sec que l'air d'un désert tempéré, et la cause n'est presque jamais un défaut de l'appareil. C'est un appareil qui fait exactement ce qu'on lui a demandé, trop longtemps et trop fort.
Les maisons de Westmount — pierre et brique, deux ou trois étages, boiseries d'origine, plâtre sur lattes, planchers de bois franc larges — sont précisément celles où cette sécheresse coûte le plus cher.
Pourquoi ventiler assèche, inévitablement
La physique est simple et rarement expliquée aux clients.
L'air extérieur à -15 °C, même saturé à 80 % d'humidité relative, contient très peu de vapeur d'eau en valeur absolue : l'air froid n'a pas la capacité d'en transporter. Lorsque cet air entre dans la maison et se réchauffe à 21 °C, sa capacité augmente radicalement, mais la quantité d'eau qu'il transporte, elle, ne change pas. Son humidité relative s'effondre — souvent sous 10 %.
Chaque pied cube d'air neuf introduit en janvier est donc un pied cube d'air asséchant. Un échangeur d'air qui tourne à haute vitesse pendant tout l'hiver ne fait pas qu'assainir : il assèche méthodiquement la maison, pièce par pièce.
Le seuil de confort visé se situe entre 30 et 40 % en hiver, et plus près de 30 % dans une maison ancienne dont les fenêtres condensent au-delà. À 17 %, on est très loin sous cette plage.
Ce que la sécheresse abîme dans une maison ancienne
- Les planchers de bois franc : les lames se rétractent, les joints s'ouvrent, et le mouvement se répète chaque cycle saisonnier jusqu'à devenir permanent.
- Les boiseries et les portes d'origine : fissures aux joints d'onglet, panneaux qui se fendent, moulures qui se décollent.
- Le plâtre sur lattes : microfissures aux angles et au pourtour des ouvertures.
- Les instruments de musique et le mobilier ancien : le bois massif ne pardonne pas les extrêmes.
- Le confort quotidien : électricité statique constante, air perçu comme froid à température égale, muqueuses irritées.
Le réflexe habituel est d'ajouter des humidificateurs portatifs dans chaque pièce. C'est traiter le symptôme en payant deux fois : une fois pour retirer l'humidité par ventilation, une fois pour la remettre.
Le vrai levier : moduler, pas arrêter
Couper l'échangeur d'air règle la sécheresse et recrée tous les problèmes qu'il servait à corriger — humidité stagnante dans les salles de bain, odeurs, accumulation de CO₂ dans les chambres fermées. La bonne réponse consiste à ajuster le débit à la saison, et c'est précisément ce que permet la commande installée ici.
La commande EHC 2.5 : trois modes
Mode ventilation — Fonctionnement normal. L'air vicié sort, l'air neuf entre, le noyau récupère la chaleur.
Mode recirculation — L'appareil brasse et filtre l'air intérieur sans introduire d'air extérieur. Utile lors d'un épisode de mauvaise qualité de l'air extérieur, et utile en période de grand froid pour maintenir le mouvement d'air sans aggraver la sécheresse.
Mode veille — L'appareil reste inactif sauf si l'humidité relative intérieure dépasse le point de consigne réglé sur la commande. C'est le mode qui règle le cas présent : pendant une vague de froid, l'appareil ne ventile que lorsque l'humidité remonte réellement — après une douche, pendant la cuisson, quand la maison est pleine — plutôt qu'en continu.
Quatre vitesses
Réduite, moyenne, normale, ou 20 minutes par heure. Ce dernier réglage est le plus utile en janvier dans une maison peu occupée : un tiers du temps de fonctionnement, un renouvellement d'air suffisant, et un assèchement divisé d'autant.
Nos réglages saisonniers de référence
- Grand froid (-15 °C et moins) : vitesse réduite ou 20 min/h, mode veille avec point de consigne d'humidité.
- Hiver normal (-15 à 0 °C) : vitesse réduite en continu, avec passages en haute vitesse par minuterie de salle de bain.
- Mi-saison : vitesse moyenne en continu, c'est la période où l'appareil travaille le mieux.
- Été humide : vitesse normale, en gardant à l'esprit qu'un VRC introduit l'humidité extérieure telle quelle.
Nous laissons ces réglages écrits au client. Une commande dont personne ne connaît les modes finit toujours sur un seul.
Le choix du Greentek SOLACE 2.5H-EC
Le critère déterminant pour cette maison n'était pas le débit maximal, mais la plage de modulation. Une grande maison de Westmount a besoin de beaucoup d'air en mi-saison et de très peu en janvier. Un appareil dont le débit minimal est déjà élevé force à choisir entre sous-ventiler et surassécher.
- Type : VRC, noyau à contre-courant
- Plage de débit : 31 à 252 pi³/min à 0,4 po colonne d'eau
- Raccordements : 6 po, ronds, sur le dessus
- Dimensions : 24 7/8 po (h) x 27 7/8 po (l) x 15 3/8 po (p)
- Poids : 57 lb
- Alimentation : 120 V, 6,4 A max
- Puissance consommée : 34 W en basse vitesse, 260 W en haute vitesse
- Efficacité de ventilateur : 2,5 pi³/min par watt
- Récupération sensible : 82 % à 0 °C
- Moteurs EC à haute efficacité
- Dégivrage : par recirculation interne
- Filtration : MERV 8 ou MERV 13 en option
- Caisson en mousse injectée, isolé et insonorisé
- Chaînes de suspension et support mural inclus
Le rapport entre 31 et 252 pi³/min est ce qui rend la stratégie saisonnière possible. Un appareil conventionnel dont le minimum se situe autour de 75 pi³/min ne peut tout simplement pas descendre assez bas en janvier, quels que soient les réglages de la commande.
Les moteurs EC ajoutent l'argument économique : 34 W en régime continu, soit une consommation annuelle négligeable pour un appareil qui ne s'arrête jamais. Le noyau à contre-courant récupère davantage qu'un noyau à flux croisés — 82 % contre 74 à 77 % pour les séries à flux croisés — ce qui compte dans une maison au volume important.
Les contraintes propres à Westmount
Les percements extérieurs. Westmount encadre strictement les modifications visibles depuis la voie publique. Nous plaçons systématiquement les capots d'admission et d'évacuation sur les élévations arrière ou latérales non exposées, et nous validons les exigences applicables avant les travaux plutôt qu'après. Sur un parement de pierre, un percement mal placé n'est pas une erreur qu'on efface.
Le chauffage à eau chaude. Une bonne partie des maisons anciennes du secteur est chauffée par radiateurs, sans aucun réseau de conduits existant. La ventilation exige donc un réseau entièrement dédié : reprises d'air vicié aux salles de bain et à la cuisine, alimentation d'air neuf dans les chambres et les pièces de séjour.
Les trois étages. Les cheminements verticaux passent par les garde-robes superposés, les vides de plomberie existants ou un coffre neuf discret. Chaque pied de conduit supplémentaire ajoute de la perte de charge, ce qui ramène à la plage de modulation de l'appareil : mieux vaut un appareil qui a de la réserve.
Les erreurs à éviter
- Faire tourner l'appareil à vitesse normale toute l'année. C'est la cause directe des 17 % affichés à l'écran.
- Compenser la sécheresse par des humidificateurs sans toucher au débit. On paie pour retirer l'humidité, puis pour la remettre, et l'excès d'humidification finit par condenser sur les fenêtres anciennes.
- Obstruer les grilles d'alimentation dans les chambres parce qu'on trouve l'air froid. Le système se déséquilibre et la pièce cesse d'être ventilée.
- Régler le point de consigne d'humidité une seule fois. Il se réajuste au moins deux fois par année.
- Ignorer les relevés d'équilibrage. Alimentation et extraction doivent s'égaler à l'intérieur de 10 %, valeurs consignées et remises au client.
- Repousser l'entretien. Filtres vérifiés aux trois mois, noyau lavé annuellement, capots extérieurs dégagés de neige.
Notre approche de la ventilation dans les maisons anciennes du Grand Montréal
Chez AirGreen, nous installons et réglons des systèmes de ventilation à Westmount, à Hampstead, à Outremont, à Ville Mont-Royal et à Côte-des-Neiges, ainsi que partout à Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud. Les maisons de patrimoine imposent un travail différent de celui d'une construction récente : réseau entièrement dédié, cheminements verticaux à inventer, façades intouchables, et une enveloppe qui réagit fortement aux variations d'humidité.
Notre méthode ne se termine pas à la mise en service. Nous équilibrons, nous consignons les valeurs, puis nous réglons la commande pour la saison en cours et nous laissons au client les consignes écrites pour les autres. Un échangeur d'air bien installé mais mal réglé produit exactement le chiffre affiché sur cette photo.
Pour une évaluation d'installation CVAC, l'ajout d'un échangeur d'air ou le réglage d'un système existant à Westmount ou ailleurs dans le Grand Montréal, notre équipe se déplace, mesure et ajuste.
Le déroulement du chantier
Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.
On repère le mur pour les deux bouches extérieures, l’endroit de l’appareil, l’accès pour l’entretien et le drain.
L’appareil, son emplacement et le prix, par écrit.
Suspendu ou posé, de niveau, avec un accès dégagé aux filtres et au noyau.
Prise d’air frais et sortie d’air vicié, éloignées l’une de l’autre et scellées.
Ceux qui sont reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
Raccordé avec sa boucle, lorsque l’appareil en a besoin.
Installée là où on la voit et l’utilise.
Les débits d’entrée et de sortie sont ajustés pour que la maison ne soit ni en pression ni en dépression.
Vitesses, filtres, noyau : comment s’en servir au fil des saisons.
- L’estimation sur placeOn repère le mur pour les deux bouches extérieures, l’endroit de l’appareil, l’accès pour l’entretien et le drain.
- La soumissionL’appareil, son emplacement et le prix, par écrit.
- L’appareilSuspendu ou posé, de niveau, avec un accès dégagé aux filtres et au noyau.
- Les bouches extérieuresPrise d’air frais et sortie d’air vicié, éloignées l’une de l’autre et scellées.
- Les conduitsCeux qui sont reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
- Le drainRaccordé avec sa boucle, lorsque l’appareil en a besoin.
- La commande muraleInstallée là où on la voit et l’utilise.
- L’équilibrageLes débits d’entrée et de sortie sont ajustés pour que la maison ne soit ni en pression ni en dépression.
- Les explicationsVitesses, filtres, noyau : comment s’en servir au fil des saisons.
Ce qu’on regarde sur un chantier comme celui-ci
Chaque numéro est un point qu’on vérifie sur place. Basculez entre l’été et l’hiver pour voir l’air et la chaleur circuler.
Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.
Il évacue l’air vicié et fait entrer de l’air frais. Les deux flux se croisent dans le noyau sans se mélanger.
Il récupère une partie de la chaleur de l’air qui sort pour tempérer l’air qui entre. Selon le modèle, il gère aussi l’humidité.
Une bouche extérieure, éloignée de la sortie d’air vicié pour ne pas réaspirer l’air qu’on vient d’évacuer.
L’air humide et chargé d’odeurs sort par sa propre bouche, munie d’un clapet.
Les conduits reliés à l’extérieur sont isolés pour éviter la condensation dans la maison.
L’air vicié est repris dans les pièces humides, l’air frais est envoyé dans les pièces de vie. Les débits sont équilibrés.
Elle règle le mode et la vitesse. On l’utilise davantage quand la maison est humide ou très occupée.
Selon le modèle et la saison, le noyau produit de la condensation, évacuée par un drain avec sa boucle.
Votre maison est-elle prête ?
Cochez ce qui s’applique chez vous. Un « non » n’est pas un refus : c’est ce qu’on règle lors de l’estimation.
Les bons réflexes, une fois l’appareil en place
Six gestes simples pour que l’appareil dure. Votre liste reste sur cet appareil.
Quoi faire, saison par saison
Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.
- Nettoyer les filtres et le noyau selon le fabricant.
- Vérifier les bouches extérieures : nids, débris, clapets.
- Baisser la vitesse si l’air devient humide dehors.
- Ajuster la vitesse selon l’humidité de la maison.
- Vérifier que le drain s’écoule.
- Garder les bouches extérieures dégagées.
- Nettoyer les filtres avant la saison fermée.
- Vérifier le clapet de la sortie d’air vicié.
- Planifier un nettoyage complet si l’appareil n’en a pas eu depuis longtemps.
- Déneiger les deux bouches extérieures.
- Monter la vitesse si de la condensation apparaît aux fenêtres.
- Laisser l’appareil fonctionner : maison fermée, l’humidité s’accumule.
Les bonnes pages, au bon moment
Quatre affirmations, vraies ou fausses ?
Tout se joue sur des détails que vous venez de voir.
1. Dans un échangeur d’air, l’air frais et l’air vicié se mélangent.
Les deux flux se croisent dans le noyau sans se mélanger.
2. Les deux bouches extérieures doivent être éloignées l’une de l’autre.
Sinon l’échangeur réaspire l’air qu’il vient d’évacuer.
3. Un échangeur d’air peut aider contre la condensation aux fenêtres.
Il renouvelle l’air et aide à garder l’humidité dans la bonne zone.
4. Un échangeur n’a jamais besoin d’entretien.
Filtres et noyau s’encrassent et se nettoient régulièrement.
0 / 4 bonnes réponses
Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux
À quoi sert un échangeur d’air ?
L’air frais refroidit-il la maison en hiver ?
À quelle vitesse le faire fonctionner ?
Faut-il nettoyer un échangeur ?
Quels signes montrent un manque de ventilation ?
VRC ou VRE : quelle différence ?
Faut-il le faire fonctionner l’hiver ?
AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
L’estimation est-elle gratuite ?
Aucune question ne correspond. Écrivez-nous : on répond.
D’autres chantiers à voir, près de chez vous
Par ville, par appareil ou par région : parcourez plus de 4 700 réalisations publiées.
Chaque point : une ville où AirGreen a des réalisations publiées. Le point lumineux : ce chantier.
Une estimation sur place, la bonne capacité, le bon appareil.
L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h.
Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).
