Fiche chantier · Réalisation

Installation d'une thermopompe 2 têtes GREE FreeMatch R32 à Beloeil (MRC de La Vallée-du-Richelieu)

Vingt degrés au minimum, et rien sur le maximum : ce que la réglementation des services de garde exige vraiment. Thermopompe GREE FreeMatch R32 installée à Beloeil, dans une pièce dont les occupants ont trois ans et ne peuvent pas décrire une panne.

Par AirGreen Climatisation & Chauffage Admin29 min de lecture
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Le chantier en un écran

Installation d'une thermopompe 2 têtes GREE FreeMatch R32 à Beloeil (MRC de La Vallée-du-Richelieu)
Installation d'une thermopompe 2 têtes GREE FreeMatch R32 à Beloeil (MRC de La Vallée-du-Richelieu)
Le récit complet

L’article, chapitre par chapitre

Le règlement dit vingt degrés au minimum. Il ne dit rien du maximum.

Nous avons installé un système GREE FreeMatch R32 à deux têtes dans un milieu de garde de Beloeil, dans la MRC de La Vallée-du-Richelieu. C'est le premier chantier de cette série où les personnes qui vivront sous l'appareil ont deux, trois et quatre ans — et où aucune d'entre elles ne pourra jamais dire que la pièce est trop chaude, trop froide, trop sèche, ou que l'appareil fait un bruit qu'il ne faisait pas la semaine dernière.

Cela change presque tout, et nous avons commencé par lire ce que le Québec exige réellement.

Ce que le règlement exige, mot à mot

Le Règlement sur les services de garde éducatifs à l'enfance est étonnamment court sur le climat intérieur, et ce qu'il dit vaut d'être cité plutôt que résumé.

Pour une installation — un CPE ou une garderie — l'article 30 énonce :

« Le titulaire d'un permis doit s'assurer que : […] 2° la température des locaux est maintenue de façon constante à au moins 20 °C ; 3° le pourcentage d'humidité relative dans un sous-sol ne dépasse pas 50 % en toute saison. »

L'article 32, qui décrit l'aire de jeu, ajoute qu'elle doit être « maintenue à un pourcentage d'humidité relative d'au moins 30 % en hiver », être pourvue de fenêtres donnant directement sur l'extérieur représentant au moins 10 % de la superficie du plancher, et — première ligne de l'article, et elle est jolie dans une ville qui doit son nom à un point de vue — « être munie d'au moins une fenêtre dégagée en tout temps pour permettre d'avoir une vue d'ensemble de l'aire de jeu ».

Pour un service de garde en milieu familial, le régime est différent et plus léger. C'est l'article 88 qui gouverne, et il contient un mot que le régime des installations n'a pas :

« La responsable doit s'assurer que les pièces et espaces communs sont sécuritaires, maintenus propres, en bon état d'entretien, bien aérés et à une température d'au moins 20 °C. »

Le Guide pour l'aménagement d'une installation publié par le ministère de la Famille précise la portée du seuil, et cette précision est capitale pour un installateur : le 20 °C « il ne s'agit pas d'une moyenne, mais bien d'un minimum à respecter en tout point pour chacun des locaux ». Le même guide recommande, au-delà du minimum légal, une température de confort de 22 °C avec environ 40 % d'humidité relative en hiver.

Un plancher, et aucun plafond

Relisons ce que nous venons de citer, en cherchant ce qui n'y est pas.

Il y a un minimum de température. Il n'y a aucun maximum. Le règlement ne mentionne ni climatisation, ni thermopompe, ni ventilation mécanique du côté des installations. Le mot « aéré » n'apparaît que dans le régime du milieu familial, et sans aucune valeur chiffrée.

Autrement dit : la loi québécoise protège les tout-petits contre le froid et ne dit rien de la chaleur.

Ce n'est pas une critique du règlement — c'est un fait de conception que quiconque équipe un milieu de garde doit connaître. Cela signifie qu'en juillet, dans une pièce plein sud remplie de corps de quinze kilos, il n'existe aucun seuil réglementaire à invoquer. La décision de climatiser est une décision de gestionnaire, appuyée sur du jugement, et pas sur un article de règlement qu'on pourrait citer à un conseil d'administration.

Le seul levier réglementaire qui touche l'appareil lui-même est ailleurs et il est général : l'article 38.1 exige que l'équipement et le mobilier soient utilisés de façon sécuritaire et ne doivent pas « constituer un danger potentiel compte tenu de leur nature, du lieu de leur emploi et de la présence des enfants ». Nous y reviendrons dans la seconde moitié de cet article, parce que c'est la phrase qui devrait décider de la hauteur de pose.

Ce que la santé publique dit — et ce qu'elle refuse de dire

Nous nous attendions à trouver un seuil de température intérieure sécuritaire. Il n'y en a pas, et c'est l'Institut national de santé publique du Québec lui-même qui l'écrit. Son état des connaissances sur les seuils de température en milieux intérieurs conclut que la revue de la littérature « n'a toutefois pas permis de cibler une avenue unique et consensuelle pouvant mener à la détermination d'un tel seuil ». Les enfants figurent parmi les populations vulnérables identifiées ; aucun chiffre n'est proposé.

Sur la climatisation, l'INSPQ est plus affirmatif et plus nuancé à la fois. Elle est présentée comme une mesure efficace de protection en période de chaleur, avec une zone de neutralité thermique de l'ordre de 23 à 27 °C pour une personne au repos normalement vêtue. Mais l'institut recommande aussi que la climatisation ne soit pas utilisée en continu, plutôt quelques heures par jour, en visant les pointes d'après-midi, et de minimiser l'écart entre la température intérieure et extérieure. Il signale enfin le risque de prolifération de micro-organismes dans un appareil mal entretenu.

Nous rapportons ces positions sans les transformer en règle d'exploitation, parce que ce n'est pas notre métier de dire à une éducatrice comment mener sa journée. Mais un devis honnête doit dire au gestionnaire que l'appareil qu'il achète n'est pas destiné à tourner à 20 °C tout l'été, et pourquoi.

L'écart entre l'école et la garderie

Voici le constat qui surprend le plus les gestionnaires, et il est vérifiable.

Pour les écoles, le gouvernement publie des cibles : une moyenne quotidienne de CO₂ inférieure à 1 000 ppm visée dans toute pièce où l'on enseigne, une concentration sous 1 500 ppm utilisable comme paramètre de confort satisfaisant, une humidité relative entre 30 % et 50 % selon la saison, et une température ambiante entre 20 °C et 26 °C.

Pour les services de garde, il n'existe aucune cible équivalente. Ni CO₂, ni taux de ventilation, ni température maximale. La seule contrainte de ventilation qui touche une installation est indirecte : le Guide du ministère note que le Code de construction impose désormais un système de ventilation mécanique dans les bâtiments publics pour les nouveaux bâtiments, ce qui laisse entièrement de côté les centaines de locaux aménagés dans du bâti existant.

Deux précisions honnêtes, parce qu'elles comptent : ces cibles scolaires sont des objectifs ministériels et des paramètres de confort, pas un règlement — nous ne les appellerons pas « la norme ». Et l'absence de cible en garderie n'est pas une permission ; c'est un vide.

Ce qu'une thermopompe murale ne fera pas, et il faut le dire avant la signature

Nous avons publié cette limite plusieurs fois et nous ne la réécrirons pas : une tête murale ne ventile pas. Elle fait recirculer l'air de la pièce sur une serpentine, elle n'introduit aucun air extérieur, et son filtre est un écran de protection de la serpentine et non un purificateur. Nous l'avons établi à Beauharnois, et Longueuil en a tiré la liste des refus. La réponse honnête à un problème d'air, c'est un échangeur d'air, pas une thermopompe.

Dans une garderie, cette phrase cesse d'être un avertissement générique et devient une distinction opérationnelle. Il y a deux problèmes dans cette pièce, et l'appareil n'en règle qu'un :

  • la chaleur et l'humidité — c'est le domaine de la thermopompe, et elle y est très efficace ;
  • le renouvellement d'air — ce n'est pas son domaine du tout, et c'est précisément là que la réglementation est muette.

Un gestionnaire qui installe une thermopompe en pensant régler la qualité de l'air d'une salle pleine achète le bon appareil pour la mauvaise question.

La densité d'occupation est une donnée de calcul, pas une anecdote

Nous avons publié à L'Île-Perrot qu'une salle communautaire a une charge humaine, et que ce qu'il faut alors n'est pas une modulation fine mais une réserve rapidement mobilisable — l'inverse de la logique résidentielle. Nous appliquons ce raisonnement, nous ne le rejouons pas.

Ce qu'un milieu de garde y ajoute est particulier et, à notre connaissance, jamais écrit : la densité y est élevée, mais elle est aussi prévisible à la minute près. Une maison ne sait pas combien de personnes seront au salon à 15 h. Un service de garde le sait : il a un ratio, un horaire, une liste. C'est la seule catégorie de bâtiment où la charge d'occupation est un document, et un document qui ne varie pas d'une semaine à l'autre.

Trois conséquences concrètes que nous avons appliquées ici :

  1. la charge des occupants a été comptée par pièce, à partir de l'effectif réel de chaque groupe, plutôt que déduite d'une superficie ;
  2. le pic n'est pas midi, c'est le retour de la sieste — quand un groupe entier revient dans une pièce fermée après une heure d'immobilité, la charge sensible et latente monte d'un coup ;
  3. la fenêtre de service ne peut pas être n'importe quand. Un entretien se planifie pendant les semaines de fermeture ou hors des heures de garde, et cela s'écrit au contrat plutôt que de se négocier chaque année.

Les occupants de cette pièce ne peuvent pas décrire une panne

Voilà la seconde moitié du problème, et c'est celle qui change la façon de poser l'appareil.

Dans une maison, la personne assise sous le jet est la personne qui appelle. Elle dit « il y a un courant d'air sur mon fauteuil », « ça sent le sous-sol depuis lundi », « le ventilateur est plus fort qu'avant ». Elle est notre premier instrument de diagnostic, et toute notre documentation d'usage s'adresse à elle.

Ici, les occupants ont trois ans. Ils ne signaleront ni un courant d'air, ni une odeur, ni un changement de bruit. L'appareil doit donc être conçu pour être surveillé par des adultes qui ne sont pas dans la pièce en permanence, et qui changent.

Le jet et les petits corps

Nous avons publié à Ange-Gardien une inversion assumée : dans une salle d'entraînement, on garde le balayage actif et on oriente les volets vers la zone d'exercice, parce que c'est la seule pièce où viser les gens est ce qu'on veut. Une garderie est le cas exactement contraire, et il faut le dire clairement plutôt que de laisser croire que la règle est la même partout.

Ici, on balaie la pièce et on ne vise personne — et « personne » veut dire, en priorité :

  • le coin sieste et les matelas au sol, où des corps immobiles restent une heure ;
  • le tapis de rassemblement, où le groupe s'assoit ;
  • la table à langer, s'il y en a une dans le champ.

Un adulte se déplace quand il a froid. Un enfant de deux ans couché sur un matelas ne se déplace pas, et il ne le dira pas. La position des zones d'activité se relève donc à la visite technique, avant l'achat, exactement comme nous relevons la position d'un lit dans une chambre d'enfant — un point que Terrasse-Vaudreuil a établi et que nous appliquons sans le réécrire.

Ce qu'une main de trois ans atteint

C'est ici que l'article 38.1 du règlement devient une donnée d'installation plutôt qu'une formule administrative. Un équipement ne doit pas constituer un danger potentiel « compte tenu de leur nature, du lieu de leur emploi et de la présence des enfants ». Le règlement ne fixe aucune hauteur pour un appareil mécanique, et nous n'en inventerons pas.

Nous signalons cependant une valeur que le Guide du ministère utilise : un objet placé à plus de 1,5 mètre du sol y est considéré hors de portée des enfants. Cette définition est énoncée pour les produits toxiques et les médicaments, pas pour les appareils mécaniques, et l'étendre à une thermopompe serait une extrapolation. Nous l'écrivons donc comme un repère utile à discuter avec le titulaire de permis, et non comme une exigence.

Ce qui relève, lui, de notre métier :

  • les volets mobiles se plient à la main, et un volet forcé ne revient pas toujours à sa géométrie ; la hauteur se choisit aussi contre les mains, pas seulement contre la diffusion et le dégagement d'aspiration ;
  • le panneau frontal se déclipse, et un filtre retiré par curiosité est un filtre qui ne protège plus la serpentine ;
  • rien ne se suspend à l'appareil, et aucun meuble d'appoint ne devient un marchepied sous lui ;
  • la télécommande n'est pas un jouet. Nous l'avons documenté à Terrasse-Vaudreuil pour une chambre d'enfant, et le problème est le même en pire ici, avec une nuance qui appartient au milieu de garde : ce n'est pas seulement l'enfant qui déplace le point de mesure, c'est aussi l'adulte remplaçant qui ne sait pas quel réglage a été verrouillé à la mise en service. Le berceau de la télécommande se fixe hors de portée, et la procédure de déverrouillage s'écrit sur la fiche de la pièce.

Le volume réservé, dans une pièce qui se remplit toute seule

Un local d'enfants est le champion de l'encombrement lent : bacs à jouets, meubles de rangement bas, crochets à la hauteur des manteaux, bricolages accrochés au mur. Nous avons publié que le volume réservé devant une tête disparaît par accumulation ordinaire (Saint-David), que le dégagement disparaît par abandon plutôt que par décision (Sainte-Hélène-de-Bagot), et qu'il existe des espaces où les objets ne s'accumulent pas mais tournent (Noyan). Tout cela s'applique et nous n'y revenons pas.

Une seule chose est propre à cette pièce, et elle mérite d'être dite : les décorations se déplacent au rythme des saisons pédagogiques. Un mobile suspendu, une guirlande, une grande fleur cartonnée collée au mur — installés en septembre, remplacés en janvier, jamais mesurés. Et le papier dans un jet a un comportement qui lui est propre, que nous avons traité à Saint-Ours en parlant de ce que le jet fait aux objets d'une pièce.

La réponse n'est pas d'interdire les décorations dans une garderie, ce qui serait absurde. C'est de matérialiser la zone au moment de la réception et de la nommer dans la fiche de la pièce, pour que la question se pose au moment de décorer plutôt qu'au moment de la panne.

Le mur de lambris : ce dans quoi on ancre réellement

Le mur de cette pièce est en lambris de pin à rainure et languette, posé verticalement. C'est un revêtement fréquent dans les bâtiments des années 1960 à 1980 du secteur, et il pose un problème d'ancrage que le gypse ne pose pas.

Nous avons publié à Léry la règle mère, et elle vaut pour le plafond comme pour le mur : un plafond en planches n'est pas un support — les planches à rainure et languette sont une finition, elles ne portent rien, et la structure derrière s'établit, elle ne se suppose pas. Nous ne la réécrivons pas. Ce que le mur ajoute est un cran de difficulté supplémentaire :

  • un lambris est une peau décorative posée sur un assemblage inconnu. Derrière, il peut y avoir des fourrures horizontales avec un vide, du gypse d'origine, un ancien plâtre, ou rien du tout. Un détecteur de montants signale une masse, pas sa nature.
  • la plaque de fixation est un rectangle rigide qui doit atteindre de la structure réelle, à travers l'épaisseur du lambris et de tout ce qui se trouve entre les deux. Une vis qui « tient » dans une planche de pin de 12 mm tient dans une planche, pas dans un mur.
  • le bois massif bouge avec la saison. Un lambris se dilate et se contracte, et une planche n'a pas la même stabilité dimensionnelle qu'un panneau. La plaque doit être fixée à la structure, jamais serrée sur la seule finition.
  • la traction du réseau frigorifique s'ajoute au poids. Ce n'est pas seulement un appareil accroché ; c'est un appareil relié à des tuyaux rigides qui exercent une contrainte permanente au point de fixation.

Notre pratique, ici, tient en une phrase : on caractérise l'assemblage avant de percer, on fixe dans la structure identifiée, et si elle n'est pas atteignable au bon endroit, on ajoute un fond de clouage plutôt que de déplacer le problème dans le lambris.

Ce qui se consigne, et à qui

Dernier point, et c'est celui qui distingue vraiment une garderie d'une résidence : la personne qui a assisté à la mise en service ne sera pas nécessairement là dans deux ans.

Nous avons donc remis, en plus du dossier habituel :

  • une fiche par pièce, affichée dans la pièce et non classée dans un cartable — la position de la zone dégagée, la marche à suivre pour le filtre, le réglage verrouillé et sa raison ;
  • la cadence d'entretien écrite au contrat, et non offerte trois ans plus tard : dans un local à forte densité textile, la charge de filtre est plus rapide qu'en résidence, un principe que Terrasse-Vaudreuil a établi pour une chambre d'enfant et qui vaut davantage encore ici ;
  • le nom d'un responsable désigné, parce qu'un appareil dont l'entretien appartient à tout le monde n'appartient à personne ;
  • la fenêtre d'intervention convenue, hors des heures de garde.

L'appareil retenu : GREE FreeMatch R32, unité extérieure GWHD(36)ND6MO

Fiche technique de l'unité installée

Donnée Valeur
Modèle extérieur GWHD(36)ND6MO
Codes AHRI 214931589 (non gainé) / 214931595 (gainé) / 214931599 (mixte)
Unités intérieures raccordables 2 à 4
Capacité nominale en climatisation 10 550 W — 36 000 BTU/h (plage 8 870 à 40 900 BTU/h)
Capacité nominale en chauffage 10 550 W — 36 000 BTU/h (plage 8 870 à 51 180 BTU/h)
SEER2 / HSPF2 / EER2 21 / 10 / 12
EER / COP 3,52 / 3,56
Plage de fonctionnement −30 °C à 48 °C en climatisation, −30 °C à 24 °C en chauffage
Alimentation 208/230 V — MCA 30 A / MOCP 45 A
Réfrigérant R32, 2 700 g (95,3 oz) en charge d'usine
Longueur préchargée 40 m — ajout de 20 g/m au-delà
Longueur totale maximale / dénivelé maximal 80 m / 25 m
Débit d'air 3 413 pi³/min
Dimensions (L × H × P) 1 020 × 826 × 427 mm
Masse nette 78,5 kg
ENERGY STAR Oui

Deux unités murales identiques de 12 000 BTU/h, une par local de groupe. Total installé : 24 000 BTU/h, soit 67 % de la capacité nominale.

Un gros compresseur pour de petites têtes : l'argument est l'occupation

Ce sous-dimensionnement volontaire est important, et sa justification n'est pas celle qu'on a l'habitude de lire.

1. Il n'y a aucun rabais de simultanéité ici, et ce n'est pas une probabilité — c'est un horaire. Dans une maison, on compte sur le fait que les pièces n'appellent pas toutes en même temps ; c'est ce qui permet de choisir un compresseur plus petit que la somme des têtes. Dans un milieu de garde, les deux locaux sont occupés aux mêmes heures, par construction. Nous avons décrit à Vaudreuil-sur-le-Lac le cas de deux zones comparables comme le pire cas de diversité ; ici, il n'est plus un cas défavorable, il est la définition du bâtiment.

Nous avons donc choisi le compresseur pour que les deux têtes puissent appeler leur maximum en même temps, tous les jours, sans que l'appareil arbitre. À 67 %, il n'arbitrera jamais. C'est le contraire d'une économie : c'est une marge achetée délibérément parce que la simultanéité est garantie plutôt qu'improbable.

2. Un appareil qui cycle dans une pièce d'enfants est un problème d'une autre nature. Le plancher de modulation de ce modèle est de 8 870 BTU/h ; une tête de 12 000 appelant seule se situe environ 35 % au-dessus, ce qui lui laisse une vraie plage de modulation basse. Ailleurs, un cycle court coûte du confort. Ici, il produit un appareil qui démarre et s'arrête toute la journée dans une pièce où des enfants dorment une heure l'après-midi.

3. Les calibres identiques sont un choix d'exploitation, pas d'esthétique. Deux têtes identiques, c'est une seule référence de filtre, un seul geste à enseigner, une seule pièce de rechange à garder. Dans une résidence, cet argument est un confort. Dans un milieu où le personnel change et où plusieurs personnes différentes ouvriront le panneau au fil des années, c'est une réduction réelle du risque d'erreur. Nous avions publié le cas inverse à Bois-des-Filion, où deux têtes de calibres différents imposaient deux références distinctes à inscrire au dossier ; c'est le même raisonnement, appliqué dans l'autre sens.

Notons enfin une contrainte que le règlement lui-même impose et qui pèse sur le calcul : l'aire de jeu doit être pourvue de fenêtres donnant sur l'extérieur représentant au moins 10 % de la superficie du plancher. Un local de garde est, par obligation légale, une pièce très vitrée — et une pièce très vitrée est une pièce à forte charge solaire. La fenestration n'est pas ici un choix d'architecte, c'est une exigence, et elle se compte.

46 mètres développés, et 120 g de R32 ajoutés

Les parcours mesurent 24 m et 22 m, soit 46 m développés — l'unité extérieure a dû être éloignée des aires de jeu et des fenêtres. Le GWHD(36) est préchargé pour 40 m ; il a donc fallu ajouter 6 m × 20 g/m = 120 g, soit environ 4 % de la charge d'usine, portant le système à 2 820 g. La longueur totale maximale de 80 m et le dénivelé de 25 m laissent une marge confortable.

La quantité ajoutée est pesée et inscrite au dossier, et la vérification de surface minimale de pièce imposée par le réfrigérant A2L a été refaite sur la charge finale plutôt que sur celle du catalogue. En ne raccordant que deux têtes sur un appareil qui en accepte quatre, deux ports restent libres — et dans un milieu de garde, où l'ajout d'un local de groupe est un événement administratif prévisible plutôt qu'une lubie, cette réserve a une valeur concrète.

Beloeil : ce qu'il faut savoir

Le nom de la ville vient d'un regard. La Commission de toponymie du Québec rapporte la recherche de Pierre Lambert selon laquelle, en 1693, Jean-Baptiste Hertel se serait exclamé « Quelle belle œil » devant le panorama de la montagne — et écarte comme peu probable l'hypothèse d'un emprunt à la ville belge du même nom. La seigneurie de Belœil est concédée à Joseph Hertel de Saint-François en 1694. La municipalité de village est créée en 1903, la ville en 1914.

Il y a quelque chose de juste à écrire un article sur un local d'enfants dans une ville nommée d'après le fait de bien voir, alors que la première exigence du règlement pour une aire de jeu est une fenêtre dégagée en tout temps permettant d'avoir une vue d'ensemble.

Trois repères actuels :

  • 25 318 habitants, selon le décret de population publié à la Gazette officielle du Québec en décembre 2025, fondé sur les estimations de l'Institut de la statistique du Québec — ce qui fait de Beloeil l'une des villes les plus populeuses que cette série ait couvertes ;
  • la ville occupe la rive ouest du Richelieu, face au mont Saint-Hilaire, et est reliée à Mont-Saint-Hilaire par le pont Jordi-Bonet (routes 116 et 229) et par le pont Arthur-Branchaud (autoroute 20) ;
  • la route 116, la route 229 et l'autoroute 20 traversent le territoire, ce qui explique la densité de services et la facilité d'accès pour nos équipes.

Les erreurs que nous corrigeons le plus souvent

  • Croire qu'un règlement muet sur le maximum autorise l'inaction en juillet. Le vide n'est pas une permission.
  • Acheter une thermopompe pour régler un problème d'air. Elle ne ventile pas ; c'est un échangeur d'air qu'il faut.
  • Calculer la charge d'un local de garde à la superficie. Ici, l'effectif est un document ; il se compte.
  • Poser à hauteur d'adulte sans penser aux mains.
  • Laisser la télécommande dans la pièce.
  • Fixer une plaque dans un lambris au lieu d'aller chercher la structure derrière.
  • Planifier l'entretien sans regarder le calendrier de garde.
  • Remettre la documentation à une personne plutôt qu'à une organisation.

Subventions, garantie et documentation

Un milieu de garde n'est pas admissible aux mêmes programmes qu'une résidence, et cela se vérifie avant de commander plutôt qu'après. Trois règles administratives valent plus que n'importe quel montant : le code AHRI déclaré doit correspondre à la combinaison réellement installée — un même modèle extérieur en porte trois selon le type d'unités intérieures ; le modèle doit figurer sur la liste applicable au programme visé ; et l'installation doit être réalisée par une entreprise détenant les licences appropriées de la Régie du bâtiment du Québec, compte tenu du travail à accomplir. Selon le statut du bâtiment et de l'organisme, ce sont les programmes destinés aux clientèles d'affaires et institutionnelles qu'il faut regarder, et non les programmes résidentiels — la vérification se fait auprès du programme, avec le numéro de permis en main.

Nos autres réalisations dans le secteur

Beloeil est la première municipalité de la MRC de La Vallée-du-Richelieu où nous publions un chantier FreeMatch R32. Nous tenons déjà, dans la même ville, une page consacrée à une thermopompe centrale GREE sur réseau de conduits.

L'inversion entre les deux mérite d'être nommée, parce qu'elle est le sujet même de cette page. La page centrale répond à une question de bâtiment : comment traiter un volume au complet. Celle-ci répond à une question d'occupants : qui est dans la pièce, et qui peut parler pour eux. Un réseau de conduits sert un immeuble dont personne ne rencontre jamais l'appareil ; une tête murale est posée dans une pièce, au-dessus de gens qui ne l'ont pas choisie et qui, ici, ne peuvent pas en décrire le comportement. Le bâtiment a un système ; la pièce a des occupants.

Nos équipes desservent l'ensemble de la Rive-Sud, de Montréal, de Laval, de Longueuil, de la Rive-Nord et de la Montérégie, incluant Mont-Saint-Hilaire, McMasterville, Otterburn Park, Saint-Basile-le-Grand et Saint-Mathieu-de-Beloeil.

Ce que nous retenons de ce chantier

Le règlement québécois protège les tout-petits contre le froid, avec un seuil précis et vérifiable, et se tait sur la chaleur. Aucun seuil de température intérieure sécuritaire n'a été établi au Québec, les écoles ont des cibles de CO₂ que les services de garde n'ont pas, et une thermopompe murale — quelle que soit sa qualité — ne renouvelle pas l'air d'une pièce.

Entre ces trois faits, il reste une décision de gestionnaire, et elle mérite un devis qui dit la vérité sur ce que l'appareil fait et sur ce qu'il ne fera pas.

Pour un projet de thermopompe murale, de climatiseur mural ou d'entretien CVAC dans un milieu de garde, une école, une clinique ou tout autre local occupé par des gens qui ne sont pas le client, à Beloeil, dans la MRC de La Vallée-du-Richelieu ou ailleurs en Montérégie, nos équipes se déplacent, comptent les occupants pièce par pièce, relèvent les zones d'activité avant de choisir le mur, et remettent une documentation faite pour survivre au changement de personnel.

Vos chiffres

Les outils du chantier

Deux repères rapides avec de vrais chiffres : ce que coûte la chaleur, et ce que vos appareils actuels représentent en BTU/h.

Repère de tailleVos plinthes, en BTU/h
–BTU/h de chauffage électrique installé

    Conversion : 1 W = 3,412 BTU/h. Une indication, pas un calcul de charge : les plinthes et les fournaises sont souvent plus fortes que le besoin réel, et elles peuvent rester en appoint. AirGreen valide la capacité sur place.

    Les étapes

    Le déroulement du chantier

    Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.

    Étape 1 sur 9L’estimation sur place

    On regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.

    1. L’estimation sur placeOn regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.
    2. La soumissionLe modèle, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie aussi si le modèle est admissible aux programmes d’aide.
    3. La préparationPlanchers et meubles protégés, emplacement de la plaque murale tracé de niveau, passage mural repéré.
    4. Le passage muralUn seul percement, avec la pente nécessaire pour que le drain s’écoule vers l’extérieur.
    5. L’unité extérieurePosée sur un support surélevé au-dessus de la neige, avec les dégagements que demande le fabricant.
    6. Lignes, câble et drainRaccordés, isolés et protégés. Le passage est ensuite scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
    7. L’électricitéUn circuit dédié et un sectionneur accessible près de l’unité extérieure.
    8. Essais et mise en serviceEssai d’étanchéité, mise sous vide, puis démarrage et vérification du fonctionnement en chauffage et en climatisation.
    9. Les explicationsTélécommande, modes, filtres : on vous montre l’essentiel avant de partir.
    La visite

    Ce qu’on regarde sur un chantier comme celui-ci

    Chaque numéro est un point qu’on vérifie sur place. Basculez entre l’été et l’hiver pour voir l’air et la chaleur circuler.

    Schéma générique : thermopompe murale, unité intérieure et unité extérieure

    En été, l’unité extérieure rejette dehors la chaleur de la maison.

    Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.

    1. Fixée de niveau sur une plaque murale, assez haut pour que l’air couvre la pièce, avec assez d’espace autour pour sortir les filtres facilement.

    2. Les lignes frigorifiques, le câble de communication et le drain traversent le mur par un seul percement, scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.

    3. Deux tuyaux de cuivre isolés relient les deux unités. À l’extérieur, une goulotte peut les protéger du soleil, des chocs et des intempéries.

    4. Un interrupteur de coupure près de l’unité extérieure permet de l’isoler en sécurité pour l’entretien. Il doit rester accessible en tout temps.

    5. Le compresseur et le ventilateur. En chauffage, elle capte la chaleur de l’air extérieur, même en hiver, et la transfère à l’intérieur.

    6. Au sol ou au mur, il garde l’unité au-dessus de la neige accumulée. Elle reste dégagée et l’eau de dégivrage peut s’écouler.

    7. Le ventilateur doit souffler sans obstacle. Un rangement, une clôture ou un mur trop près, et le rendement baisse pendant que le bruit monte.

    Chez vous

    Votre maison est-elle prête ?

    Cochez ce qui s’applique chez vous. Un « non » n’est pas un refus : c’est ce qu’on règle lors de l’estimation.

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    Entretien

    Les bons réflexes, une fois l’appareil en place

    Six gestes simples pour que l’appareil dure. Votre liste reste sur cet appareil.

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    Au fil des saisons

    Quoi faire, saison par saison

    Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.

    • Nettoyer les filtres de l’unité intérieure.
    • Dégager l’unité extérieure des feuilles et des débris laissés par l’hiver.
    • Essayer la climatisation avant les premières chaleurs.
    Pour votre projet

    Les bonnes pages, au bon moment

    Vrai ou faux

    Quatre affirmations, vraies ou fausses ?

    Tout se joue sur des détails que vous venez de voir.

    1. En chauffage, l’unité extérieure peut produire de l’eau.

    2. On choisit la capacité avec une simple règle de pieds carrés.

    3. Une multizone relie plusieurs têtes intérieures à un seul condenseur.

    4. Le sectionneur peut être caché derrière les meubles de terrasse.

    Questions fréquentes

    Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux

    12 questions
    Une thermopompe murale chauffe-t-elle en hiver ?
    Oui, elle chauffe et climatise. Sa capacité baisse quand il fait très froid ; la plage de fonctionnement dépend du modèle et figure dans sa fiche.
    Murale ou multizone : comment choisir ?
    Une tête murale et un condenseur à l’extérieur : la solution directe pour une pièce ou une aire ouverte. Pour deux à cinq pièces, une multizone branche une tête par pièce sur un même condenseur.
    Où va l’unité extérieure ?
    Là où elle reste au-dessus de la neige, dégagée et accessible, à l’écart des passages. On le décide avec vous lors de l’estimation.
    Y a-t-il des subventions ?
    Selon le modèle et votre situation, des programmes d’aide peuvent s’appliquer, dont LogisVert d’Hydro-Québec. AirGreen vérifie le numéro de modèle avant d’annoncer un montant. Voir les subventions.
    Faut-il un permis ?
    Les règles varient d’une ville à l’autre : emplacement, distances, bruit. Voir les permis et règlements, et on vérifie pour votre adresse.
    Jusqu’à quelle température chauffe-t-elle ?
    Ça dépend du modèle. Selon Hydro-Québec, les modèles récents fonctionnent jusqu’à une température située entre −15 °C et −25 °C, et certains modèles pour climat froid sont certifiés plus bas. La température minimale figure sur la fiche de chaque appareil.
    Combien peut-on économiser ?
    Hydro-Québec indique qu’une thermopompe peut être jusqu’à trois fois plus efficace que les plinthes électriques pour le chauffage durant la saison froide. Le résultat dépend de la maison, du climat et de l’utilisation.
    Comment se calcule l’aide LogisVert ?
    Pour les thermopompes homologuées ENERGY STAR pour climat froid, Hydro-Québec indique une aide de 120 $ par tranche de 1 000 BTU/h de capacité de chauffage à −8 °C. AirGreen vérifie le modèle exact avant d’annoncer un montant ; seul Hydro-Québec confirme l’aide accordée. Voir les subventions.
    Est-ce bruyant ?
    Le niveau sonore dépend du modèle et figure en décibels sur la fiche de chaque appareil. L’emplacement compte aussi : on évite de placer l’unité extérieure sous une fenêtre de chambre quand c’est possible.
    L’unité extérieure se couvre de glace : est-ce normal ?
    Un peu de givre l’est : l’appareil fait des cycles de dégivrage. Ne frappez jamais la glace. Si l’unité reste prise dans la glace ou ne chauffe plus, appelez-nous.
    AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
    Oui. AirGreen détient la licence RBQ 5645-9605-01, sous-catégories 15.8 Ventilation, 15.10 Réfrigération et 16 Électricité.
    L’estimation est-elle gratuite ?
    Oui. L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h. Réserver mon estimation gratuite.

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    L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h.

    • Licence RBQ5645-9605-01 · 15.8, 15.10, 16
    • EstimationSur place, gratuite
    • SoumissionEn 24 h

    Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).

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