Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE FreeMatch R32 GWHD(24)ND6MO à Sainte-Madeleine
Parapet de béton, murs de brique sur deux côtés, membrane d'étanchéité au sol : sur un balcon d'immeuble, le vrai risque n'est pas le poids du compresseur mais la recirculation de son propre air. Ce chantier de Sainte-Madeleine explique comment nous traitons ce type d'emplacement.

En été, l’unité extérieure rejette dehors la chaleur de la maison.
Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.
Fixée de niveau sur une plaque murale, assez haut pour que l’air couvre la pièce, avec assez d’espace autour pour sortir les filtres facilement.
Les lignes frigorifiques, le câble de communication et le drain traversent le mur par un seul percement, scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
Deux tuyaux de cuivre isolés relient les deux unités. À l’extérieur, une goulotte peut les protéger du soleil, des chocs et des intempéries.
Un interrupteur de coupure près de l’unité extérieure permet de l’isoler en sécurité pour l’entretien. Il doit rester accessible en tout temps.
Le compresseur et le ventilateur. En chauffage, elle capte la chaleur de l’air extérieur, même en hiver, et la transfère à l’intérieur.
Au sol ou au mur, il garde l’unité au-dessus de la neige accumulée. Elle reste dégagée et l’eau de dégivrage peut s’écouler.
Le ventilateur doit souffler sans obstacle. Un rangement, une clôture ou un mur trop près, et le rendement baisse pendant que le bruit monte.
Poser un compresseur sur un balcon d'immeuble : le problème n'est pas le poids, c'est l'air
À Sainte-Madeleine, dans la MRC des Maskoutains, nous avons installé une thermopompe murale GREE FreeMatch R32 à deux têtes dont l'unité extérieure devait prendre place sur une terrasse d'immeuble : parapet de béton d'un côté, murs de brique sur deux autres, revêtement de membrane au sol, fenêtre de logement à moins d'un mètre.
Ce type d'emplacement revient constamment dans les projets de thermopompe en multilogement et en copropriété, à Montréal, à Laval, à Longueuil et dans les couronnes. Les propriétaires y voient un espace disponible. Nous y voyons trois contraintes qui, mal traitées, ruinent le rendement de l'appareil ou endommagent le bâtiment.
Le système : GREE FreeMatch R32, compresseur GWHD(24)ND6MO
Données de la fiche technique
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Capacité de refroidissement nominale | 24 000 BTU/h (7 030 W) |
| Modulation en refroidissement | 7 500 – 31 400 BTU/h |
| Capacité de chauffage nominale | 24 000 BTU/h |
| Modulation en chauffage | 7 500 – 31 400 BTU/h |
| SEER2 | 21 |
| HSPF2 | 10 |
| EER2 | 12 |
| EER / COP | 3,8 / 3,9 |
| Unités intérieures raccordables | 2 à 3 |
| Alimentation | 208/230 V |
| MCA / MOCP | 19,5 A / 25 A |
| Puissance absorbée (refroidissement) | 1 850 W |
| Réfrigérant | R32 (A2L), 60 oz (1 700 g) |
| Tuyauterie préchargée | 98 pi (30 m) |
| Longueur totale maximale | 197 pi (60 m) |
| Différence de hauteur maximale | 49 pi (15 m) |
| Débit d'air | 2 236 cfm |
| Niveau sonore | 58 dB(A) |
| Plage de chauffage | -30 °C à 24 °C |
| Poids | 112,5 lb (51 kg) |
| Certifications | ENERGY STAR, ENERGY STAR Cold Climate, AHRI |
| Garantie | 10 ans compresseur et pièces (+2 ans à l'enregistrement) |
Deux chiffres pèsent lourd dans un contexte d'immeuble. Le débit d'air de 2 236 cfm : c'est le volume que l'appareil doit pouvoir aspirer et rejeter librement, et c'est précisément ce qu'un espace clos compromet. Et les 58 dB(A) : mesurés au plus fort régime, à faible distance. En modulation basse — c'est-à-dire la majorité du temps — l'appareil est nettement plus discret, mais un voisin dont la fenêtre donne à trois mètres du ventilateur jugera l'installation sur ses pires nuits, pas sur sa moyenne.
Le vrai risque d'un emplacement encaissé : la recirculation d'air
Une unité extérieure de thermopompe aspire l'air par l'arrière et les côtés du serpentin, et le rejette par l'avant, à travers le ventilateur. En mode climatisation, l'air rejeté est chaud. En mode chauffage, il est froid.
Placez cet appareil dans un renfoncement fermé sur trois côtés, et l'air rejeté n'a nulle part où aller. Il tourne, revient vers l'admission, et l'appareil se remet à traiter son propre air d'évacuation. C'est la recirculation, et ses effets sont mesurables :
- En été, la température d'air entrant grimpe. La pression de refoulement monte. Le rendement chute, l'appareil consomme davantage, et le SEER2 de 21 devient une donnée de laboratoire sans rapport avec la réalité du logement.
- En hiver, l'air d'admission est refroidi par le rejet. Le serpentin givre plus vite. Les cycles de dégivrage se multiplient, chacun coûtant de l'énergie et interrompant le chauffage.
- À long terme, le compresseur travaille en dehors de sa plage de conception. La durée de vie diminue.
Comment nous l'avons traité à Sainte-Madeleine
- Orientation du rejet vers le seul côté ouvert. L'appareil a été positionné pour que le ventilateur souffle vers le dégagement, jamais vers le parapet ou la brique.
- Dégagement arrière et latéral vérifiés au ruban, contre les valeurs du manuel d'installation GREE — pas « à l'œil ». Ces dégagements ne sont pas des recommandations de confort, ce sont des conditions de performance.
- Vérification de la trajectoire de l'air rejeté. Un rejet dirigé droit sur un parapet à un mètre revient vers l'appareil, même si le dégagement latéral est conforme. Nous regardons où l'air va, pas seulement où il sort.
- Aucune obstruction future admise. Nous le disons au client, et nous l'écrivons au rapport : ni bac à fleurs, ni rangement, ni écran décoratif ne doivent être ajoutés autour de l'appareil. C'est la cause numéro un de perte de rendement dans les années suivant une installation.
Lorsqu'un emplacement ne permet pas de respecter les dégagements, nous refusons de l'installer là. Un appareil qui fonctionne mal dès le premier été n'est pas un compromis, c'est un problème que nous devrons régler à nos frais.
La membrane d'étanchéité : on ne perce pas, on ne charge pas
Le sol de cette terrasse est recouvert d'une membrane d'étanchéité. Sous elle se trouve un espace habitable ou un stationnement. Percer cette membrane pour ancrer un support, ou poser 51 kg de compresseur sur quatre points d'appui ponctuels, revient à programmer une infiltration.
Notre méthode :
- Support surélevé en aluminium, visible sur la photo, qui dégage complètement l'appareil du plan de la membrane.
- Répartition de la charge sur des semelles ou dormants qui étalent le poids plutôt que de le concentrer.
- Aucune fixation traversant la membrane. Le maintien latéral se fait par arrimage au mur au-dessus de la ligne d'étanchéité, ou par lestage, jamais par perçage du sol.
- Dégagement sous l'appareil pour que l'eau de dégivrage s'écoule vers le drain de la terrasse et ne gèle pas contre le châssis.
Ce dernier point mérite d'être souligné : sur un balcon, l'eau de dégivrage doit atteindre le drain existant. Si elle stagne, elle gèle, et la glace exerce une pression sur la membrane en se dilatant. Nous vérifions la pente réelle du revêtement avant de fixer l'emplacement.
Ce que les copropriétés et les gestionnaires doivent savoir
Dans un immeuble, une installation CVAC ne concerne jamais un seul occupant.
Autorisation préalable
La façade, le parapet, la membrane et souvent le balcon lui-même sont des parties communes. Une installation faite sans l'accord écrit du syndicat ou du propriétaire expose l'occupant à une demande de retrait à ses frais. Nous demandons systématiquement cette autorisation avant de commander le matériel, et nous fournissons au syndicat la fiche technique, les dimensions, le poids et le niveau sonore de l'appareil pour appuyer la demande.
Alimentation électrique
Le GWHD(24) exige un circuit dédié en 208/230 V protégé à 25 A, avec sectionneur à portée de vue. Dans un immeuble, ce circuit doit partir du panneau du logement desservi, jamais d'un circuit commun. Facturer sa climatisation à l'ensemble des copropriétaires est une source de conflit garantie.
Bruit et voisinage
Nous positionnons l'appareil en tenant compte des fenêtres voisines, pas seulement de celles du client. Lorsque la géométrie est serrée, le mode de fonctionnement silencieux de l'appareil est activé en programmation nocturne à la mise en service.
Réfrigérant A2L
Le R32 est classé A2L : faiblement toxique, légèrement inflammable. En immeuble, cela impose de mettre la charge en rapport avec le volume des pièces desservies par chaque tête, calcul que nous documentons au dossier. Le capteur de détection de fuite A2L livré avec le système est vérifié et consigné au rapport de mise en service, qui est remis autant à l'occupant qu'au gestionnaire.
Erreurs que nous corrigeons régulièrement en multilogement
- Compresseur collé au mur arrière. Le dégagement d'admission est étranglé. L'appareil fonctionne, le client ne voit rien, et la facture d'électricité estivale ne baisse jamais autant que promis.
- Support posé à plat sur la membrane. Aucun dégagement, eau stagnante, glace, infiltration deux ou trois hivers plus tard.
- Condensat rejeté par-dessus le parapet. L'eau tombe sur le balcon du dessous. C'est une plainte, puis une mise en demeure.
- Charge de réfrigérant non ajustée. Dans un immeuble, les parcours de tuyauterie sont longs. Au-delà des 30 m préchargés, l'ajout de 20 g/m est obligatoire, et le différentiel de hauteur de 15 m doit être respecté pour garantir le retour d'huile au compresseur.
- Aucune documentation laissée au bâtiment. Les occupants changent, les gestionnaires changent. La fiche AHRI, le rapport de mise sous vide, la charge finale et le calendrier d'entretien CVAC doivent exister au dossier de l'immeuble.
Rendement et aides financières
Le GWHD(24)ND6MO affiche un SEER2 de 21, un HSPF2 de 10 et un COP de 3,9, avec une capacité de chauffage maintenue jusqu'à -30 °C grâce à sa désignation ENERGY STAR Cold Climate. Pour un logement chauffé aux plinthes électriques, le remplacement partiel par une thermopompe de ce rendement modifie sensiblement la consommation hivernale, en particulier en mi-saison où l'inverseur module sous le tiers de sa capacité nominale.
L'appareil se situe dans les catégories de performance généralement retenues par les programmes d'efficacité énergétique offerts au Québec, dont LogisVert. Les critères, les montants et les documents exigés varient selon le programme, le type de bâtiment et l'année : nous validons chaque dossier au moment de la soumission et fournissons les numéros de certification AHRI ainsi que la preuve d'installation nécessaire au traitement.
Notre approche
Sur un balcon d'immeuble, une installation réussie se reconnaît à ce qu'elle ne produit pas : aucune infiltration sous la membrane, aucune plainte de voisinage, aucune perte de capacité au troisième été, aucun litige avec le syndicat. Cela tient à trois vérifications faites avant de percer quoi que ce soit — la trajectoire de l'air, le chemin de l'eau, et l'autorisation écrite.
AirGreen réalise le calcul de charge, la fourniture, l'installation CVAC complète, le raccordement électrique dédié, la mise en service documentée et l'entretien CVAC annuel de votre thermopompe murale, en résidentiel, en copropriété et en multilogement, à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord, la Rive-Sud et en Montérégie, incluant Sainte-Madeleine et le secteur de Saint-Hyacinthe.
Contactez notre équipe pour une évaluation de votre projet.
Comment ça se passe, du premier appel à la fin
Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.
On regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.
Le modèle, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie aussi si le modèle est admissible aux programmes d’aide.
Planchers et meubles protégés, emplacement de la plaque murale tracé de niveau, passage mural repéré.
Un seul percement, avec la pente nécessaire pour que le drain s’écoule vers l’extérieur.
Posée sur un support surélevé au-dessus de la neige, avec les dégagements que demande le fabricant.
Raccordés, isolés et protégés. Le passage est ensuite scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
Un circuit dédié et un sectionneur accessible près de l’unité extérieure.
Essai d’étanchéité, mise sous vide, puis démarrage et vérification du fonctionnement en chauffage et en climatisation.
Télécommande, modes, filtres : on vous montre l’essentiel avant de partir.
- L’estimation sur placeOn regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.
- La soumissionLe modèle, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie aussi si le modèle est admissible aux programmes d’aide.
- La préparationPlanchers et meubles protégés, emplacement de la plaque murale tracé de niveau, passage mural repéré.
- Le passage muralUn seul percement, avec la pente nécessaire pour que le drain s’écoule vers l’extérieur.
- L’unité extérieurePosée sur un support surélevé au-dessus de la neige, avec les dégagements que demande le fabricant.
- Lignes, câble et drainRaccordés, isolés et protégés. Le passage est ensuite scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
- L’électricitéUn circuit dédié et un sectionneur accessible près de l’unité extérieure.
- Essais et mise en serviceEssai d’étanchéité, mise sous vide, puis démarrage et vérification du fonctionnement en chauffage et en climatisation.
- Les explicationsTélécommande, modes, filtres : on vous montre l’essentiel avant de partir.
Et chez vous ?
Deux repères rapides avec de vrais chiffres : ce que coûte la chaleur, et ce que vos appareils actuels représentent en BTU/h.
Conversion : 1 W = 3,412 BTU/h. Une indication, pas un calcul de charge : les plinthes et les fournaises sont souvent plus fortes que le besoin réel, et elles peuvent rester en appoint. AirGreen valide la capacité sur place.
Quoi faire, saison par saison
Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.
- Nettoyer les filtres de l’unité intérieure.
- Dégager l’unité extérieure des feuilles et des débris laissés par l’hiver.
- Essayer la climatisation avant les premières chaleurs.
- Nettoyer les filtres plus souvent quand l’appareil roule beaucoup.
- Garder la végétation loin de l’unité extérieure.
- Vérifier qu’aucune eau ne coule de l’unité intérieure.
- Ramasser les feuilles autour de l’unité extérieure.
- Essayer le chauffage avant les premiers froids.
- Planifier l’entretien périodique avant l’hiver.
- Garder la neige loin du support et du devant de l’unité.
- Laisser l’appareil dégivrer : c’est normal.
- Ne jamais frapper la glace sur les ailettes ; appelez-nous si l’unité reste prise.
Quel type d’appareil pour votre projet ?
Choisissez ce qui ressemble à votre besoin.
Quatre erreurs qu’on ne fait pas
Retournez chaque carte pour voir ce qu’on fait à la place.
Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux
Une thermopompe murale chauffe-t-elle en hiver ?
Murale ou multizone : comment choisir ?
Où va l’unité extérieure ?
Y a-t-il des subventions ?
Faut-il un permis ?
Jusqu’à quelle température chauffe-t-elle ?
Combien peut-on économiser ?
Comment se calcule l’aide LogisVert ?
Est-ce bruyant ?
L’unité extérieure se couvre de glace : est-ce normal ?
AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
L’estimation est-elle gratuite ?
Aucune question ne correspond. Écrivez-nous : on répond.
Les pages utiles pour la suite
D’autres chantiers à voir, près de chez vous
Par ville, par appareil ou par région : parcourez plus de 4 700 réalisations publiées.
Chaque point : une ville où AirGreen a des réalisations publiées. Le point lumineux : ce chantier.
Racontez-nous votre maison. On vient la voir gratuitement.
L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h.
Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).
