Installation d'une thermopompe 5 têtes GREE FreeMatch R32 à Très-Saint-Rédempteur, MRC de Vaudreuil-Soulanges
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Installation d'une thermopompe 5 têtes GREE FreeMatch R32 à Très-Saint-Rédempteur, MRC de Vaudreuil-Soulanges

La plaque signalétique lue en entier, et les trois mots que personne ne lit

La photo de ce chantier de Très-Saint-Rédempteur est prise de face, de près, et elle montre quelque chose que la plupart des photos d'installation cachent : toute la bande d'étiquettes collée sous l'appareil est lisible. Plaque signalétique GREE avec son code QR, avertissement rouge sur le réfrigérant inflammable, vignette de certification, et une étiquette bilingue qui donne deux valeurs chiffrées.

C'est la deuxième valeur qui nous intéresse, et surtout la parenthèse qui l'accompagne. Elle change la façon dont un entrepreneur sérieux entrepose et manipule ses appareils, et presque personne dans notre industrie n'en parle.

Le contexte : la plus petite configuration à cinq zones que la gamme permette

Très-Saint-Rédempteur est l'une des plus petites municipalités de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, adossée au piémont des collines de Rigaud, à l'écart des grands axes. Le bâti y est ancien et rural : la maison de ce chantier est une résidence de village compartimentée en petites pièces, avec des plinthes électriques, aucun réseau de conduits, et cinq espaces distincts que les propriétaires voulaient tous climatiser.

Cinq zones imposent le GWHD(42)ND6MO : c'est le seul appareil de la gamme FreeMatch R32 qui accepte cinq unités intérieures, comme nous l'avons détaillé dans notre article sur l'installation à Sainte-Martine.

La répartition retenue :

  1. 6 000 BTU/h — cuisine
  2. 6 000 BTU/h — salon
  3. 6 000 BTU/h — chambre principale
  4. 6 000 BTU/h — deuxième chambre
  5. 6 000 BTU/h — bureau

Total : 30 000 BTU/h de têtes sur un compresseur de 42 000 BTU/h, soit 71 %. C'est la plus petite configuration à cinq têtes que la gamme permette de construire, et le ratio le plus bas que nous ayons publié.

Le coût caché d'un projet à cinq zones : c'est le nombre de ports qui fixe le prix, pas la charge

Voici l'argument que nous avons présenté aux propriétaires avant la signature, et que nous préférons écrire publiquement plutôt que de le laisser découvrir sur la facture.

Cette maison n'a besoin que de 30 000 BTU/h de capacité intérieure. Le GWHD(30)ND6MO conviendrait parfaitement à cette charge — il est même le plus efficace de la gamme, avec un COP de 4,19 contre 3,9. Mais il n'accepte que quatre unités intérieures. Le passage de quatre à cinq pièces force donc l'achat du plus gros compresseur de la gamme, non pas parce que la maison a besoin de 42 000 BTU/h, mais parce qu'elle a besoin d'un cinquième raccordement.

La cinquième pièce ne coûte pas le prix d'une tête. Elle coûte le prix d'une tête plus l'écart entre deux compresseurs.

Nous avons donc chiffré les deux scénarios et laissé les propriétaires trancher :

  • Quatre têtes sur un GWHD(30), en desservant le bureau depuis le salon par une porte laissée ouverte — moins cher, plus efficace, mais une pièce sans consigne propre;
  • Cinq têtes sur un GWHD(42), chaque pièce indépendante — le choix retenu.

Il faut en assumer la conséquence technique. Le plancher de modulation du système est de 8 870 BTU/h, une propriété du système entier et non une valeur qui se divise par cinq. Il est donc supérieur à la capacité d'une seule tête de 6 000 BTU/h, et même deux têtes qui appellent ensemble n'en sont pas très loin. Le mécanisme est expliqué dans notre article sur l'installation à Saint-Chrysostome; ici, la conséquence pratique a été de configurer les zones par paires plutôt que de laisser une seule petite tête appeler seule, et de conserver toutes les plinthes.

Nous ne referons pas ici l'argumentaire sur la granularité — pourquoi cinq petites têtes valent mieux que trois grosses dans une maison très compartimentée — parce qu'il est traité au complet dans notre article sur l'installation à Saint-Télesphore.

Ce qui est réellement écrit sous l'appareil

Sur l'étiquette bilingue visible au bas de l'unité intérieure :

  • Hauteur d'installation minimale : 2,5 m (8,2 pi)
  • Surface minimale de la pièce (d'exploitation ou entreposage) : 7,1 m² (76,5 pi²)

À côté, l'avertissement en rouge sur le réfrigérant inflammable A2L, la mention que la tuyauterie frigorifique ne doit être manipulée que par du personnel qualifié, la vignette de certification, et le code QR qui mène à la documentation du manufacturier.

Les deux valeurs chiffrées elles-mêmes, et ce qu'elles impliquent pour le choix des pièces qui peuvent recevoir une tête, sont expliquées en détail dans notre article sur l'installation à Dundee, où nous les avions relevées pour la première fois. Nous n'allons pas les réexpliquer.

« D'exploitation ou entreposage » : les trois mots décisifs

Voici ce qui n'a jamais été écrit ailleurs. La superficie minimale de 7,1 m² n'est pas une exigence qui s'applique seulement à la pièce où l'appareil fonctionne. Le libellé dit « d'exploitation ou entreposage ».

La raison est physique et simple : un appareil contenant un réfrigérant A2L légèrement inflammable en contient toujours, qu'il soit en marche, à l'arrêt, ou encore dans sa boîte. Une fuite dans un volume trop petit produit la même concentration, que l'appareil tourne ou non.

Cela a trois conséquences concrètes que nous appliquons, et qu'un client devrait exiger de tout entrepreneur.

Comment nous entreposons les appareils avant l'installation
  • Aucun appareil contenant du réfrigérant n'est laissé dans un placard technique, un cabanon exigu ou une garde-robe en attendant sa pose, ni chez nous ni chez le client.
  • Sur un chantier réalisé en plusieurs jours, les têtes non encore posées restent dans un volume suffisant et ventilé, pas dans la plus petite pièce de la maison parce qu'elle est libre.
  • Les appareils restent dans leur emballage d'origine et debout, ce qui protège autant l'échangeur que les raccords.
Ce que cela veut dire pour un projet réalisé en deux phases

C'est le cas de figure le plus fréquent, et celui qui piège les gens. Un propriétaire fait installer trois zones cette année et garde deux têtes pour l'an prochain. Où sont rangées ces deux têtes pendant douze mois ?

Presque toujours dans un espace de rangement — et c'est précisément le type de local qui échoue au critère de 7,1 m². Notre position : si un appareil doit attendre, il attend dans un volume conforme, ou il n'est pas livré d'avance. Commander tout le matériel douze mois à l'avance pour « bloquer le prix » n'est pas une bonne idée quand le matériel contient un réfrigérant A2L et que le client n'a pas d'endroit conforme où le mettre.

La même logique vaut pour un appareil déposé : une vieille unité retirée d'un mur contient encore du réfrigérant tant qu'elle n'a pas été récupérée dans les règles. Elle ne se range pas dans une garde-robe en attendant le passage du recycleur.

La plus petite pièce gouverne, et la valeur dépend de la charge

Deux rappels courts, puisqu'ils sont traités ailleurs mais qu'ils s'appliquent intégralement ici.

Sur un système multizone, c'est la plus petite pièce raccordée qui gouverne l'ensemble du dossier A2L, pas la moyenne des pièces. Dans une maison de village aux petites pièces comme celle-ci, c'est une vérification qui se fait au ruban à mesurer, pièce par pièce, avant de promettre quoi que ce soit.

Et la superficie minimale exigée découle de la charge de réfrigérant du système : elle n'est pas une constante du modèle. Ajouter du réfrigérant parce que les lignes dépassent la précharge d'usine augmente la charge totale et déplace le seuil. Nous avons développé cette interaction dans notre article sur l'installation à Sainte-Martine.

Quand quelque chose tourne mal, c'est le dossier qui décide qui paie

La seconde moitié de cet article porte sur ce qui reste d'une installation une fois les techniciens partis : les papiers. Ce n'est pas le sujet le plus séduisant d'un projet CVAC, et c'est pourtant celui qui détermine si une réparation coûte zéro dollar ou quatre chiffres.

Cinq têtes identiques, cinq numéros de série

Sur ce chantier, les cinq unités intérieures sont strictement identiques : même calibre, même boîtier, même apparence. Les avantages d'une configuration homogène — une seule référence de filtre, un comportement identique d'une pièce à l'autre — sont exposés dans notre article sur l'installation à Saint-Polycarpe. Il y a en revanche un revers que personne ne mentionne, et il est administratif : vues de la rue ou d'un formulaire, cinq têtes identiques sont interchangeables. Elles ne le sont pas du tout dans un dossier.

Chaque tête porte son propre numéro de série, imprimé sur la plaque visible au bas du boîtier, avec un code QR. Ce numéro est ce qui identifie l'appareil auprès du manufacturier et du distributeur — le numéro de modèle, lui, ne désigne qu'une famille.

Notre pratique, systématique sur les projets multizones :

  1. Relever le numéro de série de chaque tête et le rattacher à sa pièce au moment de la pose, pas à la fin de la journée.
  2. Photographier chaque plaque avant que le mobilier reprenne sa place ou que la hauteur rende l'étiquette illisible.
  3. Consigner le numéro de série de l'unité extérieure et le numéro de certification de la combinaison installée.
  4. Remettre ce tableau au client avec le dossier de mise en service, et en garder une copie.

Ce que le distributeur demande réellement

Voici le détail pratique qui justifie tout ce qui précède. Quand une pièce doit être commandée sous garantie pour une tête défectueuse, la demande se fait sur le numéro de série de l'unité intérieure concernée — pas sur celui de l'unité extérieure, et pas sur le numéro de modèle.

Sans tableau, la séquence devient : un technicien se déplace, ouvre les cinq têtes une à une pour trouver laquelle porte le bon numéro, repart, commande la pièce, et revient. Deux déplacements au lieu d'un, sur une maison située dans une municipalité où aucun entrepreneur n'a pignon sur rue.

Le même tableau sert à l'enregistrement de la garantie prolongée — 10 ans de base sur le compresseur et les pièces, 12 ans à l'enregistrement chez le distributeur avec preuve d'installation — et il sert encore douze ans plus tard, quand plus personne ne se souvient de rien.

Le dégât d'eau et la ligne de condensat

C'est le sinistre le plus fréquent associé à une thermopompe murale, et de loin. Une tête produit de l'eau tout l'été; un drain bouché, mal penté ou décollé la répand dans un mur ou un plafond.

Ce que nous disons aux clients, sans prétendre parler à la place de leur assureur :

  • Un dégât d'eau se règle sur des faits documentés. La date d'installation, la licence de l'entrepreneur, le dossier de mise en service et l'historique d'entretien sont exactement ce qu'un expert en sinistre demande.
  • L'entretien manquant est le point faible le plus commun. Un bac ou un drain jamais inspecté depuis six ans affaiblit toute réclamation, quelle que soit la police.
  • Faire réaliser les travaux par un entrepreneur licencié n'est pas qu'une formalité. Une installation faite hors des règles est le genre de fait qui complique un dossier, autant du côté de la garantie du manufacturier que du côté de l'assurance.

Nous avons documenté la conception complète d'un système de condensat à cinq zones — pentes, supports, et pourquoi on ne raccorde jamais cinq drains ensemble — dans notre article sur l'installation aux Cèdres.

Le vol, la grêle et l'unité extérieure

Une unité extérieure est un objet de 79 kg, plein de cuivre, posé dehors, sans surveillance. Trois faits que nous rappelons :

  • Elle est visible depuis la rue dans beaucoup d'implantations. Sur un terrain isolé, l'orienter à l'abri des regards ne coûte rien à la conception si on y pense avant de couler la base.
  • La grêle et les chutes de branches abîment les ailettes du serpentin sans produire de code d'erreur : la capacité baisse et personne ne comprend pourquoi.
  • Une photo de l'appareil neuf, avec son numéro de série lisible, prise le jour de l'installation, est le document le plus utile qui soit si l'appareil disparaît ou est endommagé.

Ce que nous suggérons de vérifier auprès de son assureur

Nous ne sommes ni courtiers ni assureurs, et les polices varient énormément. Mais trois questions valent la peine d'être posées après l'installation d'un système multizone :

  • La source de chauffage principale déclarée au dossier est-elle encore exacte maintenant qu'une thermopompe s'ajoute aux plinthes ?
  • Le montant assuré tient-il compte de l'ajout d'un équipement de cette valeur ?
  • Les dommages par l'eau provenant d'un appareil de climatisation sont-ils couverts, et à quelles conditions d'entretien ?

Un appel de dix minutes, une fois, après la mise en service. C'est le meilleur rapport effort-résultat de tout le projet.

Deux remarques sur la photo

L'afficheur indique 17. Ce n'est pas une consigne de confort : c'est un réglage bas, du type de ceux qu'on laisse en période d'absence ou en fin de chantier. La gestion d'une maison en occupation intermittente, y compris la limite basse de consigne d'une tête murale, est traitée dans notre article sur l'installation à Saint-Anicet.

On distingue aussi, sous l'appareil, de légères traces de traçage sur le mur. Elles témoignent d'un repérage fait au crayon avant le perçage — la bonne méthode — et rappellent que la remise en peinture du mur ne fait pas partie de la portée des travaux CVAC, un point que nous avions posé clairement dans notre article sur l'installation à Saint-Bernard-de-Lacolle.

Erreurs à éviter

  • Stocker un appareil neuf ou déposé contenant du réfrigérant dans un local exigu, en attendant la pose ou la récupération.
  • Commander tout le matériel très à l'avance sans avoir un endroit conforme où l'entreposer.
  • Ne pas rattacher chaque numéro de série à sa pièce sur un système où les têtes sont identiques.
  • Supposer que la cinquième zone coûte le prix d'une tête. Elle impose le plus gros compresseur de la gamme.
  • Retirer les plinthes électriques, alors qu'elles restent l'appoint et la protection de gel.
  • Croiser un cuivre et son câble d'interconnexion entre deux ports — procédure de vérification décrite dans notre article sur l'installation à Hinchinbrooke.
  • Oublier d'enregistrer la garantie dans les délais du distributeur.

Entretien

  • Aux 6 à 8 semaines en saison : rinçage des cinq filtres — ils sont identiques, donc une seule méthode et une seule référence de rechange
  • Deux fois par an : inspection des cinq bacs et drains, essai d'écoulement
  • Annuellement, par technicien : nettoyage du serpentin extérieur, relevés de pression et de température, contrôle du serrage des bornes, vérification du niveau de la base
  • En continu : dégagement autour de l'unité extérieure

Subventions et admissibilité

Le GWHD(42)ND6MO est homologué ENERGY STAR et certifié pour climat froid, ce qui le place dans les catégories généralement visées par LogisVert d'Hydro-Québec et Rénoclimat. Chauffez vert ne s'applique pas ici, la maison étant déjà chauffée à l'électricité.

Deux réserves constantes : les critères et les montants de ces programmes évoluent, et nous validons l'admissibilité au moment de monter le dossier; et le numéro de certification déclaré doit correspondre exactement à la combinaison réellement installée, faute de quoi la demande est refusée pour un motif administratif. Ce dernier point est développé dans notre article sur l'installation à Saint-Anicet.

Notre approche à Très-Saint-Rédempteur et dans Vaudreuil-Soulanges

Mise en service selon notre protocole habituel : tirage au vide profond avec test de remontée maintenu sous 500 microns, pesée de toute charge additionnelle, essai fonctionnel une tête à la fois dans les deux modes avec vérification physique de l'air soufflé dans la bonne pièce. Le dossier remis aux propriétaires contient le tableau des cinq numéros de série par pièce, le numéro de série de l'unité extérieure, les longueurs mesurées, la charge pesée, les relevés de mise en route, le numéro de circuit au panneau et la date d'enregistrement de la garantie.

Chez AirGreen, nous réalisons des installations de thermopompes murales, de systèmes multizones, de thermopompes centrales et de climatiseurs à Très-Saint-Rédempteur, Rigaud, Sainte-Marthe, Saint-Lazare et Vaudreuil-Dorion, ainsi que partout à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud. Nous détenons une licence RBQ, et nous intervenons dans les petites municipalités où aucun entrepreneur n'est établi — ce qui est précisément la raison pour laquelle nous documentons chaque appareil aussi soigneusement.

Avant de signer une soumission multizone, demandez une chose simple : la liste des numéros de série par pièce sera-t-elle remise avec la facture. La réponse vous apprendra beaucoup sur la façon dont l'entrepreneur travaille.

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