Installation d'une thermopompe centrale bi-énergie GREE FLEXX R32 ULTRA (par Dettson) sur plateforme en porte-à-faux à Saint-Damase, MRC Les Maskoutains
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Installation d'une thermopompe centrale bi-énergie GREE FLEXX R32 ULTRA (par Dettson) sur plateforme en porte-à-faux à Saint-Damase, MRC Les Maskoutains

Aucun pied carré au sol, une entrée de gaz naturel à respecter, et une mise en service terminée à la lampe de chantier

Sur la photo de ce chantier, deux détails racontent tout le projet. Le premier est ce que l'on ne voit pas : il n'y a aucune surface au sol sous l'appareil. Le second est cette ligne jaune qui court le long de la fondation, à droite du cadre. C'est l'entrée de gaz naturel de la maison.

Ces deux éléments ont déterminé l'ensemble du projet : le mode de fixation, le choix de la combinaison d'équipement, et surtout la configuration de chauffage retenue. À Saint-Damase, dans la MRC Les Maskoutains, nous avons installé une thermopompe centrale GREE FLEXX R32 ULTRA, distribuée au Québec par Dettson, en configuration bi-énergie avec la fournaise au gaz existante.

Le terrain qui n'existait pas

La bande de terrain longeant ce mur était entièrement occupée par un escalier extérieur descendant vers le sous-sol, fermé par une trappe métallique. Cet escalier est une issue et un accès de service : il ne pouvait être ni couvert, ni encombré, ni réduit.

Restaient trois options, dont deux ont été écartées :

  • Déplacer l'appareil à l'arrière du bâtiment. Écarté : le parcours de tuyauterie frigorifique devenait excessif et le trajet passait sous une zone de circulation.
  • Construire une base au-dessus de l'escalier. Écarté : cela revenait à condamner un accès.
  • Suspendre l'appareil au mur, en porte-à-faux au-dessus du vide. Retenu.

L'équipement retenu : 48 000 BTU/h et 19 TRÉS2

Donnée Valeur
Unité extérieure GUD60W2/NhE-D(U) — châssis à deux ventilateurs
Unité intérieure GUD48AH2/G-D(U) — traitement d'air horizontal
Capacité nominale en climatisation 48 000 BTU/h (modulation de 34 000 à 50 000)
Capacité nominale en chauffage 48 000 BTU/h (modulation de 34 000 à 52 000)
TRÉS2 (SEER2) 19 — la meilleure valeur de la gamme FLEXX
CPSC2 (HSPF2) 10 — TRÉ2 12, COP 3,4
Numéro AHRI 217120761
Certification ENERGY STAR
Compatibilité Ultra Heat et Dual Fuel, thermostat conventionnel 24 VAC
Plage de chauffage -30 °C à 24 °C
Unité extérieure 900 × 1 260 × 340 mm — 241,4 lb (109,5 kg)
Alimentation 208-230 V — MCA 39,9 A, MOCP 45 A
Réfrigérant R32, 4,6 lb (162,3 oz) à l'usine

Ce choix de combinaison n'est pas neutre, et nous y revenons plus bas : dans une maison au gaz naturel destinée à fonctionner en bi-énergie, c'est la valeur de 19 TRÉS2 qui travaille le plus fort pour le propriétaire, pas le rendement de chauffage par grand froid.

La plateforme en porte-à-faux : 241 livres au-dessus du vide

Suspendre un appareil de cette masse au flanc d'un bâtiment n'a rien de banal. La différence entre un montage sécuritaire et un montage inquiétant tient à quatre points.

Le moment de levier

Un appareil de 241 lb dont le centre de gravité se situe à une certaine distance du mur n'exerce pas une simple charge verticale : il exerce un moment, c'est-à-dire un effort d'arrachement sur les ancrages du haut et un effort de compression sur ceux du bas.

Plus l'appareil est éloigné du mur, plus cet effort augmente, sans que sa masse ait changé d'un gramme. C'est la raison d'être des jambes de force diagonales visibles sous la plateforme : elles ramènent une partie de la charge vers le bas du mur et réduisent l'arrachement en tête.

Une plateforme sans contreventement diagonal, pour un appareil de cette taille, n'est pas un montage acceptable.

L'ancrage dans le béton coulé

Tous les ancrages ont été posés dans la fondation de béton coulé. C'est la seule partie de ce mur capable de reprendre des efforts d'arrachement soutenus, dans un bâtiment soumis à quinze ans de cycles de gel-dégel et de vibrations.

Ce qui ne convient pas, quel que soit l'aspect « solide » du résultat : la brique de parement, le bloc creux sans ancrage traversant, et tout élément non structural du revêtement.

Chaque perforation a été scellée. Une fondation percée sans scellant crée un chemin pour l'eau, et un chemin pour l'eau dans une fondation finit toujours par se manifester à l'intérieur.

Le dégagement sous l'appareil

C'est le point que la configuration rendait obligatoire plutôt que souhaitable : la hauteur de montage devait laisser l'escalier entièrement praticable, trappe ouverte, avec une personne debout dessous.

Cette contrainte a produit un bénéfice secondaire appréciable. En hiver, l'eau de dégivrage tombe librement et aucune accumulation de glace au sol ne peut atteindre le serpentin. C'est l'avantage structurel du montage suspendu, et c'est la raison pour laquelle nous le privilégions même quand le sol est disponible mais mal drainé.

L'isolation antivibratoire

Une plateforme d'acier boulonnée à une fondation transmet parfaitement les vibrations de basse fréquence dans toute la structure. Sans traitement, le compresseur produit un bourdonnement continu perceptible au sous-sol et parfois à l'étage.

Des plots antivibratoires ont été posés entre les pieds de l'appareil et la plateforme, et l'appareil ne touche à aucun moment le mur directement.

L'entrée de gaz naturel : des dégagements à respecter

La ligne jaune longeant la fondation impose ses propres règles, et elles ne sont pas négociables.

Une entrée de gaz, un compteur et leurs ventilations de régulateur exigent des dégagements minimaux par rapport aux sources d'inflammation, aux appareils électriques et aux ouvertures. Un sectionneur électrique, un boîtier de jonction ou une unité extérieure mal positionnés par rapport à ces éléments constituent une non-conformité, et une non-conformité de cette nature n'est pas une question de paperasse.

Le sectionneur a donc été implanté à portée de vue de l'appareil, à hauteur de service, en respectant les distances applicables par rapport à l'entrée de gaz. La pénétration murale de la tuyauterie frigorifique a été réalisée avec un coude, une isolation continue et un scellement dirigé vers le bas.

Ce genre de vérification prend vingt minutes lors du relevé. Refaite après coup, elle prend une journée.

La bi-énergie : ce que le tarif DT change réellement

C'est le cœur de ce projet, et c'est la partie que la plupart des propriétaires au gaz naturel de la Montérégie abordent avec des idées approximatives.

Ce qu'est une configuration bi-énergie

Le FLEXX est explicitement conçu pour cette application : la fiche technique indique la compatibilité avec les configurations Dual Fuel, et l'appareil se commande par un thermostat conventionnel 24 VAC, ce qui simplifie considérablement l'intégration avec une fournaise au gaz existante.

Le principe : la thermopompe assure le chauffage tant que la température extérieure le permet, puis la fournaise au gaz prend le relais en dessous d'un seuil. Les deux appareils ne fonctionnent jamais en même temps.

Comment fonctionne le tarif DT

Le tarif DT d'Hydro-Québec est le tarif bi-énergie résidentiel. Sa mécanique est simple à énoncer et exigeante à respecter :

  • Le basculement se fait à -12 °C ou à -15 °C selon la région. Au-dessus du seuil, l'électricité est facturée au prix le plus bas du tarif ; en dessous, à un prix nettement plus élevé, ce qui rend le combustible avantageux.
  • Hydro-Québec fournit une sonde de température extérieure qui commande automatiquement le basculement.
  • Un compteur bi-énergie enregistre la consommation aux deux niveaux de prix.
  • Un interrupteur automatique doit assurer le transfert entre les deux sources. Les interrupteurs manuels sont possibles, mais déconseillés — et pour une raison évidente : personne ne se lève à 3 h du matin pour basculer sa maison.

Les conditions d'admissibilité comportent quelques points qui surprennent :

  • L'électricité doit être la source principale, le combustible la source d'appoint.
  • Le système doit pouvoir chauffer suffisamment sans usage simultané des deux sources.
  • Le contrat doit être admissible au tarif D, DP ou DM.
  • Les installations électriques de 200 A ou de 400 A et plus sont admissibles ; les installations de 320 A ne le sont pas. C'est une exclusion précise, souvent découverte trop tard.
  • Le tarif n'est pas offert dans les réseaux autonomes.

Les prix des deux paliers ont été ajustés le 1er avril 2026 ; nous validons les valeurs en vigueur au moment de chaque soumission plutôt que de citer un chiffre qui vieillit mal.

Pourquoi la combinaison à 19 TRÉS2 dans une maison au gaz

Voici le raisonnement que nous avons présenté au propriétaire, et il va à l'encontre de l'argumentaire habituel.

Dans une configuration entièrement électrique, on cherche à maximiser le rendement de chauffage par temps froid, parce que la thermopompe doit assumer les périodes les plus dures. Le CPSC2 devient la valeur déterminante.

Dans une configuration bi-énergie, la fournaise au gaz prend en charge précisément les heures les plus froides. La thermopompe travaille en mi-saison, en automne, au printemps, et pendant toute la saison de climatisation. Son rendement par -25 °C n'a presque aucune incidence sur la facture annuelle, parce qu'elle ne fonctionne pas à -25 °C.

C'est le TRÉS2 qui devient la valeur la plus rentable — et la combinaison retenue affiche 19 TRÉS2, la meilleure de la gamme FLEXX.

Le même appareil extérieur, associé à l'unité intérieure de 54 000 BTU/h, offrirait un meilleur CPSC2 et un TRÉS2 légèrement inférieur. Ce serait le bon choix dans une maison tout électrique. Ce n'était pas le bon choix ici.

Ce que la bi-énergie n'est pas

Trois malentendus reviennent constamment :

  1. Ce n'est pas « les deux en même temps ». Le tarif exige précisément le contraire, et faire fonctionner les deux simultanément détruit l'avantage économique.
  2. Ce n'est pas un choix qui se règle au thermostat seulement. Il faut la sonde d'Hydro-Québec, le compteur bi-énergie, le contrôle de basculement et une installation électrique admissible.
  3. Ce n'est pas automatiquement le meilleur choix pour tout le monde. Une maison au gaz avec une fournaise en fin de vie utile peut avoir avantage à considérer d'autres scénarios. Le calcul se fait avec les consommations réelles du bâtiment, pas avec une règle générale.

Le point de basculement du système, distinct du seuil tarifaire

Nuance technique importante : le seuil du tarif DT (-12 °C ou -15 °C) et le point d'équilibre de la thermopompe sont deux choses différentes.

Le point d'équilibre est la température à laquelle la capacité de l'appareil croise la perte de chaleur de la maison. Le seuil tarifaire est une règle contractuelle. Les faire coïncider correctement demande de connaître la charge réelle du bâtiment et la capacité de la combinaison à basse température, pas de laisser une valeur par défaut dans un thermostat.

Nous établissons ce réglage à la mise en service et le validons sur relevés dans les semaines suivantes, avec ajustement à distance grâce au Wi-Fi monté en usine.

Terminer un chantier de nuit

La photo a été prise à la lampe de chantier, et cela mérite une explication franche plutôt qu'une mise en scène.

Un chantier de conversion se termine quand il se termine. Une équipe qui quitte à 17 h en laissant un système à moitié raccordé, c'est une maison sans chauffage ou sans climatisation pour la nuit, et parfois pour le week-end.

Ce qui ne change pas parce qu'il fait noir :

  • La mise sous vide sous 500 microns avec micronmètre électronique et test de maintien vannes fermées.
  • La charge complémentaire pesée à la balance. L'appareil est préchargé pour 24,6 pi (7,5 m) ; au-delà, il faut ajouter 0,22 oz par pied (20 g/m) sur ce modèle.
  • Les relevés de pression statique et de débit d'air sur le réseau de conduits existant.
  • La photo de la plaque signalétique de l'unité extérieure, prise pendant que l'appareil est accessible — pièce exigée au dossier d'aide financière et impossible à reprendre correctement une fois l'appareil suspendu à hauteur.

Ce qui change : l'éclairage de chantier devient un outil de sécurité, pas un accessoire. Et la validation visuelle finale — alignement, propreté des joints, tenue des scellants — est reprise à la lumière du jour lors de la visite de suivi.

L'arbre au-dessus de l'appareil

Un arbre à grandes feuilles surplombe directement l'unité. En septembre et octobre, ces feuilles tombent dans le caisson et sur le serpentin.

Nous avons prévenu le propriétaire qu'un nettoyage automnal ferait désormais partie de sa routine, au même titre que le remplacement des filtres intérieurs. Un serpentin recouvert d'un feutre de feuilles perd sa capacité progressivement, sans jamais déclencher de code d'anomalie — c'est la dégradation la plus sournoise que nous relevons en entretien CVAC.

Les branches en contact direct avec le caisson ont été dégagées : une branche qui frotte transmet son mouvement à la structure et use le fini.

Six erreurs propres aux montages en porte-à-faux et aux conversions bi-énergie

  1. Poser une plateforme sans contreventement diagonal pour un appareil de plus de 200 lb.
  2. Ancrer ailleurs que dans le béton coulé ou dans un élément structural avéré.
  3. Réduire le dégagement d'un accès ou d'une issue pour gagner de la place.
  4. Ignorer les dégagements applicables autour d'une entrée de gaz et de son compteur.
  5. Choisir la combinaison d'équipement selon le CPSC2 dans une maison destinée à la bi-énergie.
  6. Supposer l'admissibilité au tarif DT sans vérifier la capacité de l'entrée électrique — une installation de 320 A ne l'est pas.

Où nous intervenons

Nos équipes desservent la MRC Les Maskoutains — Saint-Damase, Saint-Hyacinthe, Saint-Pie, Sainte-Madeleine, La Présentation, Saint-Simon, Saint-Barnabé-Sud — et l'ensemble de la Montérégie, jusqu'à Granby, Sorel-Tracy et Saint-Jean-sur-Richelieu.

Les conversions bi-énergie représentent une part importante de notre travail sur la Rive-Sud — Longueuil, Boucherville, Brossard, Saint-Lambert — ainsi qu'à Montréal et à Laval, où le réseau de gaz naturel est très présent dans les quartiers résidentiels. Nous intervenons également sur la Rive-Nord, de Terrebonne à Saint-Jérôme.

Le propriétaire de Saint-Damase nous avait posé une question directe au moment de la soumission : « Est-ce que je débranche mon gaz ? » La réponse, chiffres à l'appui pour sa maison, a été non. Sa fournaise avait de la vie devant elle, et la bi-énergie tirait le meilleur des deux réseaux.

Passons à votre projet

Si votre maison est raccordée au gaz naturel, si votre fournaise fonctionne encore bien et que vous voulez ajouter la climatisation centrale tout en réduisant votre consommation de combustible, la bi-énergie mérite un calcul sérieux avant toute décision de conversion complète.

Chez AirGreen, chaque projet d'installation CVAC de ce type comprend l'analyse de vos consommations réelles, le calcul de charge, la vérification de l'admissibilité au tarif bi-énergie, le calcul de charge électrique et la validation des dégagements applicables. Contactez-nous pour votre projet de thermopompe centrale à Saint-Damase, dans la MRC Les Maskoutains, en Montérégie, sur la Rive-Sud, à Montréal, à Laval, à Longueuil ou sur la Rive-Nord.

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