Installation d'une thermopompe centrale GREE FLEXX ULTRA R32 de 3 tonnes à Sorel-Tracy, dans la MRC de Pierre-De Saurel
Gouttière, eau de dégivrage, brouillards du lac Saint-Pierre : à Sorel-Tracy, l'eau décide de la durée de vie d'une unité extérieure. Installation d'une thermopompe centrale GREE FLEXX ULTRA R32 de 3 tonnes sur supports ancrés dans la fondation, sous revêtement de vinyle.

En été, l’unité extérieure rejette dehors la chaleur de la maison.
Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.
Elle capte ou rejette la chaleur dehors. Elle repose sur une base de niveau, au-dessus de la neige, avec de l’espace libre tout autour.
Les lignes frigorifiques isolées entrent dans la maison par un percement scellé et rejoignent le serpentin intérieur.
Un interrupteur de coupure près de l’unité extérieure permet de l’isoler en sécurité pour l’entretien.
Posé sur le module intérieur, il fait passer la chaleur entre l’air de la maison et le réfrigérant.
Fournaise électrique ou air handler : son ventilateur pousse l’air dans les conduits. L’appoint électrique prend le relais par grand froid.
Les conduits d’alimentation distribuent l’air dans les pièces ; les retours le ramènent vers l’appareil. Leur état compte autant que l’appareil.
Il protège le serpentin et le ventilateur. Un filtre encrassé réduit le débit d’air : on le vérifie régulièrement.
Il pilote la thermopompe et l’appoint. Il doit être compatible avec le système installé.
L'eau décide de la durée de vie d'une unité extérieure, et à Sorel-Tracy il y en a de tous les côtés
La photo de fin de chantier a été prise sous la pluie, dans une cour arrière de Sorel-Tracy, MRC de Pierre-De Saurel. On y voit une thermopompe centrale GREE FLEXX ULTRA R32 de 3 tonnes suspendue à deux supports galvanisés ancrés dans la fondation de béton, sous un revêtement de vinyle. À gauche, une descente de gouttière avec rallonge se déverse sur le trottoir de pavés. À droite, un potager avec des plants de concombre montés sur treillis. En arrière-plan, la clôture mitoyenne et la maison voisine, à quelques mètres.
Quatre éléments d'apparence banale. Ensemble, ils déterminent si cet appareil aura une belle vie de quinze ans ou une vie difficile de huit ans.
Trois sources d'eau, trois traitements distincts
La descente de gouttière
Une descente pluviale qui déverse à proximité immédiate d'une unité extérieure crée une situation en trois temps. En été, l'eau éclabousse le bas du serpentin et y dépose des sédiments du toit — poussière, particules de bardeau, débris organiques. En automne, ces sédiments retiennent l'humidité contre les ailettes d'aluminium. En hiver, l'eau qui s'accumule au même endroit gèle en plaque, et le cycle de dégivrage de la thermopompe ne fait qu'ajouter à cette plaque.
Nous avons deux exigences sur ce point, écrites au dossier : la rallonge de descente doit conduire l'eau au-delà de l'emprise de l'appareil, et elle ne doit pas être déplacée au printemps « pour tondre » puis oubliée. C'est la consigne la plus simple de tout le chantier, et celle qui est le plus souvent négligée.
L'eau de dégivrage
En mode chauffage, une thermopompe centrale rejette par le fond de son châssis l'eau produite à chaque dégivrage. Sur une saison, le volume est considérable.
C'est l'une des raisons pour lesquelles l'appareil est suspendu au-dessus du trottoir de pavés plutôt que posé au sol dans la plate-bande. L'eau tombe sur une surface drainante et stable, à l'écart de la terre meuble du potager. Un appareil posé directement sur un sol de jardin s'enfonce d'un côté après deux ou trois hivers, perd son niveau, et cesse d'évacuer correctement.
L'humidité de l'air : la vraie particularité de Sorel-Tracy
C'est le point technique le plus important de cette installation, et celui dont on parle le moins.
Le givre ne se forme pas sur un serpentin extérieur parce qu'il fait froid. Il se forme quand la surface du serpentin est à la fois sous 0 °C et sous le point de rosée de l'air. Le taux de givrage est donc maximal non pas par grand froid, mais dans la zone d'environ 0 °C à -7 °C avec un air très humide. Passé -15 ou -20 °C, l'air contient si peu de vapeur d'eau que le givrage ralentit nettement.
Sorel-Tracy est située à la confluence du Richelieu et du Saint-Laurent, à l'entrée du lac Saint-Pierre et de ses marais. Les brouillards de novembre et de mars y sont bien réels. Concrètement, une thermopompe installée ici traverse davantage d'heures dans la fenêtre de givrage maximal qu'un appareil identique installé à trente kilomètres à l'intérieur des terres.
Ce que nous en faisons :
- Nous vérifions le cycle de dégivrage complet à la mise en service, chronomètre en main, plutôt que de nous fier au démarrage.
- Nous laissons un dégagement plus généreux sous l'appareil, pour que l'eau de dégivrage s'évacue au lieu de reprendre en glace contre le châssis.
- Nous expliquons au client qu'un peu de vapeur visible sortant de l'appareil en novembre est le signe d'un dégivrage normal, et non d'une défaillance. C'est le premier appel de service que nous recevons chaque automne, et il est évitable en deux phrases à la livraison.
La sortie d'évacuation murale : la source de givre que personne ne soupçonne
Une grille d'évacuation en plastique blanc se trouve sur le mur, immédiatement à droite de l'appareil. Qu'elle serve à une sécheuse, à une hotte ou à un ventilateur de salle de bain, elle rejette de l'air chaud et saturé d'humidité.
Envoyé sur un serpentin extérieur en fonctionnement de chauffage, cet air produit exactement ce qu'on cherche à éviter : un apport local d'humidité qui se condense et gèle instantanément sur les ailettes. L'appareil se met alors à dégivrer plus souvent que nécessaire, et chaque dégivrage est une pause dans le chauffage de la maison.
Nous avons positionné l'unité de manière à sortir du cône de rejet de cette grille. Quand le dégagement est insuffisant — ce qui arrive souvent dans les cours étroites de Sorel-Tracy ou de Longueuil —, la solution est de dévier la sortie murale, pas de déplacer l'appareil de deux pouces en espérant que ça suffise.
Le potager, un voisin plus exigeant qu'il n'y paraît
Les plants de concombre montés sur treillis à droite de l'appareil sont charmants en juillet. Ils sont aussi une plante grimpante placée à moins de deux pieds d'un serpentin.
Trois consignes remises au client :
- Rien ne grimpe sur l'appareil. Une vigne dans les ailettes bloque le débit d'air et retient l'humidité contre l'aluminium.
- Le paillis et le compost restent hors de l'emprise. Les matières organiques projetées par la pluie se collent au bas du serpentin.
- Le nettoyage se fait à l'eau claire, à basse pression, du haut vers le bas. Un jet à haute pression couche les ailettes d'aluminium définitivement, et une ailette couchée ne se redresse jamais complètement.
Ancrer une unité extérieure sur une maison à revêtement de vinyle : ce qui se passe sous le revêtement
On n'ancre jamais dans le vinyle
C'est une évidence pour un installateur, et une surprise pour la plupart des propriétaires. Un revêtement de vinyle n'a aucune capacité structurale : il est accroché, il flotte, il se dilate et se contracte de plusieurs millimètres entre janvier et juillet. Une vis plantée dans le vinyle pour retenir 187 lb ne tient pas, et elle déforme le panneau au passage.
Sur cette maison, les deux supports galvanisés à contrefiche sont ancrés directement dans la fondation de béton exposée, sous la ligne du revêtement. La charge descend dans un élément structural, et le revêtement n'a rien à supporter.
Ce qu'un ancrage dans le béton exige
- Le bon type d'ancrage pour du béton, à la profondeur d'implantation prescrite par son fabricant — pas une cheville de maçonnerie improvisée.
- Le respect des distances de rive. Un ancrage placé trop près du bord supérieur d'une fondation peut faire éclater le béton, immédiatement ou après quelques cycles de gel.
- Un perçage propre et dépoussiéré. La poussière de forage résiduelle réduit fortement la capacité d'un ancrage à expansion.
- Des plots antivibratoires entre l'appareil et le support. Une fondation transmet remarquablement bien les vibrations vers les pièces du sous-sol.
- Un contrôle du niveau dans les deux axes avant le serrage final, pour que l'eau de dégivrage s'évacue du bon côté.
La traversée du revêtement : le détail qui distingue une belle installation
Percer un mur de brique et percer un mur de vinyle sont deux opérations différentes. Sur du vinyle, l'étanchéité ne se fait pas en déposant un cordon de scellant sur la surface extérieure — le vinyle bouge, et le cordon fissure en une saison.
La méthode consiste à traiter la traversée sous le revêtement : passage à travers le pare-intempérie, manchonnage, scellement au plan d'étanchéité à l'air, puis remise en place du panneau de vinyle par-dessus, avec un bloc de montage plat si nécessaire. Le résultat est une traversée qui reste étanche même quand le revêtement se dilate.
L'appareil : GREE FLEXX ULTRA R32, 3 tonnes
La série FLEXX, distribuée au Québec par Dettson, est une centrale à flux d'air horizontal (latéral) alimentée en 24 VAC et pilotée par un thermostat conventionnel. La configuration installée à Sorel-Tracy :
- Unité intérieure : GUD36AH2/G-D(U)
- Unité extérieure : GUD36W2/NhE-D(U)
- Capacité nominale : 34 000 BTU/h en climatisation et 34 000 BTU/h en chauffage
- Plage de modulation : 18 000 à 37 000 BTU/h
- Efficacité : 18 TRÉS2 (SEER2), 12 TRÉ2 (EER2), 10 CPSC2 (HSPF2), COP 3,2
- Numéro AHRI : 217120760
- Certification ENERGY STAR
- Plage de chauffage : jusqu'à -30 °C; plage de climatisation : -15 °C à 54 °C
- Réfrigérant R32, charge d'usine de 2,9 lb, précharge couvrant 24,6 pi de tuyauterie, appoint de 0,32 oz par pied au-delà
- Longueur maximale de tuyauterie : 98,4 pi; dénivelé maximal : 49,2 pi
- Diamètres : liquide 3/8 po, gaz 3/4 po
- Électricité : 208-230 V, MCA 5,3 A côté intérieur, MCA 27,7 A et MOCP 30 A côté extérieur
- Unité extérieure : 39 x 37 13/16 x 14 2/3 po, 187,5 lb, moteur de ventilateur 1/6 HP
- Unité intérieure : 21 1/4 x 48 1/5 x 21 1/4 po, 163,1 lb
- Sonde de détection de fuite A2L et Wi-Fi montés en usine
La profondeur de 14 2/3 po est ce qui rend ce châssis compatible avec une cour étroite : l'appareil ne déborde pas sur le trottoir de pavés, et le passage reste utilisable.
R32 et étiquetage A2L
Le R32 est classé A2L, légèrement inflammable. La FLEXX intègre une sonde de détection de fuite dont la position dépend du sens de refoulement de l'unité intérieure : un appareil à flux horizontal se configure à gauche ou à droite, et une conversion en chantier sans repositionnement de la sonde rend la protection inopérante. Nous vérifions la position et testons la logique d'arrêt à la mise en service. Les étiquettes A2L posées en usine restent en place.
Les erreurs qui coûtent le plus cher autour d'une unité extérieure
- Déplacer la rallonge de gouttière et l'oublier. C'est l'unique geste d'entretien que le propriétaire doit faire lui-même, et c'est celui qui protège le plus l'appareil.
- Poser l'appareil directement sur la terre d'un aménagement paysager. Le sol bouge, l'appareil s'incline, l'évacuation cesse.
- Planter ou laisser grimper quoi que ce soit à moins de deux pieds. Ce qui est petit au moment de l'installation ne l'est plus au troisième été.
- Laver le serpentin au jet à haute pression. Les ailettes ne se redressent pas.
- Ignorer une sortie d'évacuation murale voisine. Une source d'humidité dirigée vers le serpentin multiplie les dégivrages tout l'hiver.
Subventions
Le programme Chauffez vert est terminé depuis le 31 mars 2026, et il ne visait que les conversions à partir du mazout et du propane. Le programme LogisVert d'Hydro-Québec demeure l'aide de référence pour une thermopompe centrale : appareil ENERGY STAR portant un numéro AHRI valide correspondant exactement à la paire intérieur/extérieur réellement installée, entrepreneur détenant une licence RBQ et inscrit au programme, demande déposée dans le délai prévu après la facture. L'aide est versée en remboursement, et les montants dépendent de l'appareil et de la configuration. La combinaison posée ici porte le numéro AHRI 217120760.
L'entretien, adapté à un site humide
Sur un site comme celui-ci, nous ajoutons deux points à l'entretien CVAC annuel : l'inspection du bas du serpentin et de l'assise, là où les sédiments de gouttière s'accumulent, et la vérification des ancrages et des plots dans la fondation. Le reste — pressions, surchauffe, sous-refroidissement, débit d'air, serrages électriques et filtres intérieurs — demeure le programme habituel.
Pourquoi nous descendons jusqu'à Sorel-Tracy
Chez AirGreen, nous installons des thermopompes centrales, des thermopompes murales, des systèmes mini split, des climatiseurs et des échangeurs d'air à Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord, sur la Rive-Sud et dans le Bas-Richelieu — Sorel-Tracy, Saint-Ours, Sainte-Anne-de-Sorel, Saint-Joseph-de-Sorel et les municipalités voisines.
Une unité extérieure bien posée n'est pas seulement une unité de niveau et branchée. C'est une unité placée en fonction de l'eau qui l'entoure : celle du toit, celle qu'elle produit elle-même, et celle que l'air lui apporte. Si vous planifiez une thermopompe centrale, un remplacement d'appareil ou une première climatisation, appelez-nous : nous nous déplaçons, nous calculons la charge, nous mesurons le réseau de conduits, et nous vous remettons une proposition claire avec les efficacités réelles, le numéro AHRI et l'admissibilité aux subventions déjà validée.
AirGreen — Climatisation & Chauffage. RBQ 5645-9605-01. (514) 316-2973
Comment ça se passe, du premier appel à la fin
Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.
On regarde les conduits, le module intérieur actuel, le panneau électrique et l’endroit prévu pour l’unité extérieure.
La combinaison d’appareils, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie l’admissibilité de la combinaison aux programmes d’aide.
Accès protégés, ancien appareil débranché et retiré lorsqu’il est remplacé.
Fournaise électrique ou air handler, avec son serpentin, raccordé aux conduits d’alimentation et de retour.
Sur une base de niveau, surélevée au-dessus de la neige, avec de l’espace libre tout autour.
Isolées, elles entrent par un passage scellé et rejoignent le serpentin intérieur.
Circuits dédiés, sectionneur accessible, thermostat compatible avec la thermopompe et l’appoint.
Essai d’étanchéité, mise sous vide, démarrage, vérification du débit d’air et des deux modes.
Filtre, thermostat, appoint par grand froid : ce qu’il faut savoir pour l’hiver.
- L’estimation sur placeOn regarde les conduits, le module intérieur actuel, le panneau électrique et l’endroit prévu pour l’unité extérieure.
- La soumissionLa combinaison d’appareils, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie l’admissibilité de la combinaison aux programmes d’aide.
- La préparationAccès protégés, ancien appareil débranché et retiré lorsqu’il est remplacé.
- Le module intérieurFournaise électrique ou air handler, avec son serpentin, raccordé aux conduits d’alimentation et de retour.
- L’unité extérieureSur une base de niveau, surélevée au-dessus de la neige, avec de l’espace libre tout autour.
- Les lignes frigorifiquesIsolées, elles entrent par un passage scellé et rejoignent le serpentin intérieur.
- Électricité et thermostatCircuits dédiés, sectionneur accessible, thermostat compatible avec la thermopompe et l’appoint.
- Essais et mise en serviceEssai d’étanchéité, mise sous vide, démarrage, vérification du débit d’air et des deux modes.
- Les explicationsFiltre, thermostat, appoint par grand froid : ce qu’il faut savoir pour l’hiver.
Et chez vous ?
Deux repères rapides avec de vrais chiffres : ce que coûte la chaleur, et ce que vos appareils actuels représentent en BTU/h.
Conversion : 1 W = 3,412 BTU/h. Une indication, pas un calcul de charge : les plinthes et les fournaises sont souvent plus fortes que le besoin réel, et elles peuvent rester en appoint. AirGreen valide la capacité sur place.
Quoi faire, saison par saison
Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.
- Vérifier le filtre du module intérieur.
- Dégager l’unité extérieure des débris de l’hiver.
- Essayer la climatisation avant les chaleurs.
- Vérifier le filtre plus souvent en pleine saison.
- Garder grilles et retours d’air dégagés.
- Surveiller l’écoulement du condensat près du serpentin.
- Changer ou nettoyer le filtre.
- Essayer le chauffage et l’appoint avant les froids.
- Planifier l’entretien périodique.
- Déneiger autour de l’unité extérieure.
- Ne rien entreposer devant le module intérieur.
- Noter tout bruit ou toute odeur inhabituels et nous appeler.
Quel type d’appareil pour votre projet ?
Choisissez ce qui ressemble à votre besoin.
Quatre erreurs qu’on ne fait pas
Retournez chaque carte pour voir ce qu’on fait à la place.
Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux
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Fournaise, air handler, gainable : quelle différence ?
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Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).
