Fiche chantier · Réalisation

Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE FreeMatch R32 (GWHD(18)ND6MO) dans l'arrondissement du Sud-Ouest à Montréal

Dans une maison en rangée de Saint-Henri ou de Pointe-Saint-Charles, le plus grand mur est celui qu'on n'a pas le droit de percer. Installation d'une thermopompe 2 têtes GREE FreeMatch R32, avec une tête en haut de la cage d'escalier.

Par AirGreen Climatisation & Chauffage Admin26 min de lecture
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Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE FreeMatch R32 (GWHD(18)ND6MO) dans l'arrondissement du Sud-Ouest à Montréal
Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE FreeMatch R32 (GWHD(18)ND6MO) dans l'arrondissement du Sud-Ouest à Montréal
Le récit complet

L’article, chapitre par chapitre

Dans une maison en rangée du Sud-Ouest, le plus grand mur de la maison est celui qu'on n'a pas le droit d'utiliser

La quarantaine de chantiers GREE FreeMatch R32 que nous avons documentés cette année se sont déroulés dans des maisons détachées de banlieue, des fermes de la Montérégie, un bâtiment communautaire, une tour de condos et, tout récemment, sur une toiture plate du West Island. Le Sud-Ouest impose autre chose : un bâti en rangée, serré, ancien, où deux des quatre murs de la maison ne vous appartiennent qu'à moitié.

C'est une contrainte que nous rencontrons dans Saint-Henri, dans Pointe-Saint-Charles, dans la Petite-Bourgogne et dans les rues d'Émard et Saint-Paul, et qui change complètement l'ordre des décisions d'une installation CVAC. Sur une maison isolée, on choisit l'emplacement des têtes puis on trouve un chemin. Ici, on établit d'abord ce qui est interdit, et ce qui reste dicte le reste.

Chez AirGreen, nous installons des systèmes CVAC partout à Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud. Voici comment nous avons abordé ce projet à deux zones, et pourquoi la photo du chantier montre une échelle dans une cage d'escalier.

Le projet du Sud-Ouest en bref

L'arrondissement du Sud-Ouest compte 94 541 résidents sur 15,7 km², soit environ 4 984 habitants au kilomètre carré, avec un âge moyen de 36 ans. Il regroupe cinq quartiers — Pointe-Saint-Charles, Petite-Bourgogne, Saint-Henri, Émard et Saint-Paul, et Griffintown — et son territoire, longtemps industriel, s'est transformé en profondeur depuis la réouverture du canal de Lachine en 2002. On y trouve 120 parcs et espaces verts, sept stations de métro et le marché Atwater.

Cette densité est le point de départ technique du projet. Elle est inférieure à celle de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, où nous avons récemment installé un système en fond de cour, mais le bâti n'a rien à voir : ici, une large part du parc résidentiel est constituée de logements en rangée d'origine ouvrière, mitoyens sur un ou deux côtés, avec une cour arrière étroite et une ruelle derrière.

Configuration retenue :

  • Unité extérieure : GREE FreeMatch R32 GWHD(18)ND6MO
  • Tête 1 : murale de 9 000 BTU/h, aire de vie du rez-de-chaussée
  • Tête 2 : murale de 9 000 BTU/h, haut de la cage d'escalier, desservant l'étage
  • Capacité intérieure installée : 18 000 BTU/h, soit 100 % de la capacité nominale
  • Codes AHRI : 214931586 (non gainé), 214931591 (gainé), 214931592 (mixte)
  • Longueurs développées : environ 7 m et 13 m, pour 20 m au total

Deux têtes de calibre identique, à exactement 100 % : nous avons publié la logique de dimensionnement à deux zones dans nos articles d'Ahuntsic-Cartierville et de Vaudreuil-sur-le-Lac, et nous ne la rejouons pas. Ce qui fait cet article, c'est le bâtiment.

Ce qu'est un mur mitoyen, et pourquoi nous n'y touchons pas

Précisons d'abord de quoi nous parlons, parce que le mot prête à confusion. Nous avons publié récemment un chantier de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce où le condenseur avait été implanté contre une clôture mitoyenne en fond de cour : une clôture, aussi partagée soit-elle, n'est pas un élément structural. Ici, il s'agit d'autre chose.

Un mur mitoyen est un mur commun à deux bâtiments contigus, et il porte la structure des deux. En droit québécois, il est présumé appartenir aux deux propriétaires, et aucun des deux ne peut y exécuter unilatéralement des travaux qui compromettent le mur lui-même ou l'usage qu'en fait le voisin. Nous ne sommes pas juristes et nous ne donnons pas d'avis juridique : quand un client veut explorer ce que sa situation particulière permet, nous le renvoyons à son notaire. Mais en pratique, sur un chantier CVAC, notre règle est simple et elle ne se négocie pas : le mur mitoyen ne reçoit ni perçage, ni ancrage, ni appareil.

Trois raisons distinctes, et elles ne sont pas toutes juridiques.

Le bruit passe de l'autre côté, et il ne s'arrête jamais

C'est la raison la plus concrète et la plus sous-estimée. Un mur mitoyen de maçonnerie pleine est un excellent conducteur de vibrations de basse fréquence — nous avons décrit le même mécanisme dans une fondation de béton, dans notre article de Vaudreuil-sur-le-Lac.

Fixez une tête murale sur un mur mitoyen et vous installez une source de vibration permanente en contact direct avec la structure du logement voisin. Le ventilateur tangentiel, les déclics de la vanne de détente, la dilatation du boîtier : rien de tout cela n'est bruyant dans la pièce où l'appareil se trouve, et tout cela devient audible de l'autre côté, la nuit, dans une chambre. La plainte arrive rarement la première semaine. Elle arrive au premier mois de canicule, elle est difficile à mesurer, et elle ne se corrige qu'en déplaçant l'appareil.

Nous préférons régler cette question au relevé technique, avec le plan des pièces du voisin quand on peut l'obtenir, plutôt qu'à la première mise en demeure.

Aucune unité extérieure sur un mur mitoyen

Le raisonnement précédent s'applique en beaucoup plus fort au condenseur, qui pèse 35,5 kg sur ce modèle, tourne toute l'année et dégivre en hiver.

Nous avons documenté le support mural dans notre article d'Ahuntsic-Cartierville, où c'était la bonne solution sur une façade latérale de la maison du client. Sur un mur mitoyen, la même solution est exclue : l'ancrage traverse un ouvrage commun, la vibration entre directement chez le voisin, l'eau de dégivrage tombe sur une propriété qui n'est pas celle du client, et le simple entretien annuel suppose d'accéder à un appareil suspendu au-dessus d'un terrain qui ne lui appartient pas.

Un mur de brique pleine n'a pas de vide

Il y a enfin une raison purement constructive, et elle vaut aussi pour les murs de façade d'un bâtiment ancien du Sud-Ouest. Une maçonnerie pleine n'offre aucune cavité où passer des conduits frigorifiques et un drain. Il n'y a rien à ouvrir, rien à refermer : la tuyauterie passe en goulotte apparente ou elle ne passe pas. Nous avons traité l'ancrage sur maçonnerie intérieure apparente dans notre article de Sainte-Clotilde, et la goulotte intérieure et ses pièges de condensation dans celui de Saint-Louis-de-Gonzague ; l'un et l'autre s'appliquent tels quels ici.

Ce qu'il reste : l'arrière, et rien d'autre

Une fois les mitoyens écartés, une maison en rangée du Sud-Ouest ne dispose plus que de deux murs extérieurs : la façade sur rue et la façade arrière.

La façade sur rue est en pratique inutilisable. Elle est le plus souvent en brique d'origine, elle porte parfois un escalier extérieur, elle est vue de tous, et l'implantation d'un appareil sur une façade avant relève de la réglementation municipale — que nous invitons systématiquement à vérifier auprès de l'arrondissement, comme nous l'avons expliqué dans notre article de Huntingdon et dans la section de notre site consacrée aux règlements municipaux.

Reste l'arrière : la cour, souvent étroite et profonde, et la ruelle. C'est là qu'a été implantée l'unité extérieure, et cela impose quatre vérifications que nous faisons avant de proposer quoi que ce soit.

  1. Le dégagement réel, saison par saison. Une cour arrière du Sud-Ouest est bornée par des clôtures et par les bâtiments voisins. L'appareil aspire par l'arrière et les côtés, refoule par l'avant ; le mécanisme de la recirculation d'air dans un espace confiné est développé dans notre article d'Ahuntsic-Cartierville et celui de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce.
  2. Où tombe l'eau de dégivrage. Dans une cour étroite, la surface disponible est aussi le chemin qu'on emprunte pour sortir les poubelles en février. L'eau de dégivrage qui gèle sur ce trajet est un risque de chute, pas une tache. Notre article des Cèdres traite du point de rejet et de sa mauvaise idée la plus fréquente.
  3. L'accès de la ruelle. C'est par là qu'entrent l'appareil, l'outillage et, plus tard, le technicien. Un accès qui suppose de traverser le logement avec un condenseur n'est pas un accès.
  4. La distance aux fenêtres voisines. À près de 5 000 habitants au kilomètre carré, la fenêtre de chambre la plus proche n'est pas celle du client. Les 54 dB(A) de ce modèle — le plus discret de la gamme — aident réellement, mais la lecture d'un niveau sonore publié sans distance de mesure est expliquée dans notre article de Huntingdon.

Quelques lignes de fiche, et pas davantage

Le GWHD(18)ND6MO a été détaillé en profondeur dans nos articles récents : la comparaison avec le modèle supérieur à Beaconsfield, la précharge de 10 m et l'arithmétique de charge additionnelle à Ahuntsic-Cartierville, la distinction entre la précharge et la longueur totale maximale à Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, et le plancher de modulation à Côte Saint-Luc. Nous n'y revenons pas. Voici uniquement ce qui a servi ici.

Donnée GWHD(18)ND6MO
Unités intérieures raccordables 2
Climatisation nominale 5 275 W (18 000 BTU/h)
Chauffage nominal 5 275 W (18 000 BTU/h)
SEER2 / HSPF2 / EER2 21 / 10 / 12,5
MCA / protection maximale 14,5 A / 20 A
Réfrigérant R32, 900 g
Longueur préchargée 10 m (33 pi)
Longueur totale maximale 40 m (131 pi)
Dénivelé maximal 15 m (49 pi)
Charge additionnelle 20 g/m
Niveau sonore 54 dB(A)
Poids net 35,5 kg
Dimensions (L × H × P) 822 × 550 × 352 mm
Codes AHRI 214931586 / 214931591 / 214931592

Deux chiffres méritent d'être soulignés dans ce contexte précis. Les 35,5 kg et le gabarit de 822 × 550 × 352 mm sont ce qui rend l'appareil compatible avec une cour arrière étroite du Sud-Ouest, là où un modèle de 79 kg et de 43 cm de profondeur ne trouverait tout simplement pas sa place. Et les 20 m développés consomment la moitié de la longueur totale maximale de 40 m : c'est confortable, mais il faut savoir que sur ce modèle la marge disparaît vite dès qu'un tracé doit contourner un obstacle.

Le calcul de charge du circuit électrique relève d'un maître électricien ; notre contribution est la donnée du fabricant, et nous avons développé la logique de sélection par la protection maximale dans nos articles de Saint-Édouard et de Napierville.

La cage d'escalier : la seule grande surface libre de la maison

Voilà comment on arrive à la photo de ce chantier. Les mitoyens sont écartés, la façade avant aussi, les murs du rez-de-chaussée sont occupés par les fenêtres, la cuisine et les meubles — et il reste, dans presque toutes les maisons en rangée sur deux étages, une grande surface verticale libre : le mur de la cage d'escalier.

C'est un emplacement à la fois évident et exigeant, et il vaut la peine d'expliquer les deux.

Pourquoi la tête finit là

Trois raisons se cumulent, et une seule d'entre elles est un avantage.

  • C'est le seul mur assez grand. Dans un escalier, aucune fenêtre, aucun meuble, aucune armoire ne dispute la bande sous le plafond.
  • C'est le volume qui communique avec tout l'étage. Une tête placée là dessert les chambres par les portes ouvertes. C'est aussi sa limite, et nous y revenons plus bas.
  • La stratification y est maximale. Un escalier ouvert présente un écart de température vertical marqué entre le bas et le haut, ce qui a des conséquences directes sur ce que l'appareil croit mesurer ; le mécanisme complet est développé dans notre article de Saint-Amable et il gouverne le réglage de cette zone.

L'échelle décide de la position de la tête

Sur la photo, l'échelle est dressée sous l'appareil, dans la cage d'escalier. Ce détail, qui paraît anodin, est en réalité ce qui a fixé la position exacte de la tête, et c'est un point que nous n'avons jamais eu l'occasion de mettre par écrit.

Une échelle ne se pose pas sur des marches. Elle exige une surface plane, de niveau, capable de recevoir ses quatre pieds. Dans une cage d'escalier, cette surface n'existe qu'à un seul endroit : le palier. Il en découle une règle que nous appliquons désormais systématiquement, et qui prolonge ce que nous avions écrit à Saint-Lazare sur l'accès de service comme critère de dimensionnement : dans un escalier, la position de la tête est bornée par l'emprise où une échelle peut réellement se tenir.

Concrètement, au relevé technique :

  • Nous montons l'échelle que l'équipe utilisera réellement, avant de choisir le point de fixation — pas une échelle imaginaire sur un plan.
  • Nous vérifions que la personne debout dessus atteint le panneau avant et les filtres intérieurs, et pas seulement le boîtier. Un appareil qu'on peut installer mais pas entretenir est un appareil qui ne sera pas entretenu.
  • Nous vérifions le dégagement contre la main courante et le garde-corps, qui réduisent l'emprise utile bien plus qu'on ne le croit.
  • Et lorsque le palier ne permet rien de sûr, la réponse n'est pas de bricoler un appui sur une marche : c'est une plateforme ou un échafaudage adapté à l'escalier, prévu au devis. Les mesures de protection contre les chutes exigées au Québec au-delà d'une certaine hauteur de travail s'appliquent, et elles se planifient avant le chantier.

Le point commercial qui en découle, nous le disons franchement : une tête en cage d'escalier ne se pose pas au même prix qu'une tête en chambre. L'accès, sa mise en place et son démontage prennent du temps, et ce temps existe qu'on le facture ou qu'on le cache dans un total.

Le carton contre le mur : travailler dans une maison finie et habitée

L'autre détail visible sur la photo est une pièce de carton glissée entre le haut de l'échelle et le mur, juste sous l'appareil. Ce n'est pas de l'improvisation, c'est une méthode.

Nous avons décrit ailleurs — dans notre article de Beauharnois — comment protéger un appareil neuf d'un chantier poussiéreux. Ici, la protection va dans l'autre sens : c'est la maison qu'il faut protéger des installateurs. Un logement du Sud-Ouest est souvent fini, habité et étroit, et un chantier CVAC de deux zones s'y déroule en une journée pleine, au milieu des affaires des occupants.

Ce que nous mettons en place, et ce qu'un client est en droit d'exiger de n'importe quel entrepreneur :

  • Protection du point de contact. Le montant d'une échelle appuyée sur un mur peint laisse une marque en quelques minutes ; un carton ou une protection souple l'évite. Le même principe s'applique aux pieds de l'échelle sur un plancher de bois franc et à la main courante.
  • Confinement de la poussière au perçage. Perçage à l'aspirateur, toile au sol, et non un balayage à la fin.
  • Un chemin de circulation dégagé et convenu à l'avance entre la porte d'entrée ou la ruelle et le lieu de travail, avec protection au sol sur tout le parcours.
  • Le ménage fait avant de partir, pas laissé au client.
  • Et une règle qui évite la moitié des discussions désagréables : la reprise de peinture ne fait pas partie de la portée des travaux CVAC, ce que nous écrivons dans la soumission plutôt que d'en débattre à la fin. Notre article de Saint-Bernard-de-Lacolle détaille cette question de portée.

Faire monter le matériel par un escalier montréalais

Un escalier intérieur de maison en rangée ancienne est étroit, il tourne, et son plafond descend. Tout doit y passer : la tête intérieure et son emballage, l'échelle, les outils, la bonbonne d'azote, la pompe à vide et, plus tard, le technicien avec sa mallette.

Nous prenons trois mesures, et elles se décident avant le jour du chantier :

  • Le relevé du parcours d'accès au même titre que le relevé des tracés : largeur, tournant, hauteur libre sous le limon de l'escalier supérieur.
  • Le déballage au bon endroit. Une tête déballée en bas monte plus facilement qu'un carton, mais elle monte aussi sans protection ; c'est un arbitrage qui se fait sur place, pas dans le camion.
  • Deux personnes dans un escalier, toujours, et jamais un appareil porté par une seule personne à reculons sur des marches.

Ce sont des évidences pour qui fait ce métier. Elles n'apparaissent presque jamais dans une soumission, et c'est précisément pour cela qu'elles produisent des retards et des dégâts chez la concurrence.

Une cage d'escalier n'est pas une pièce

Voici la limite qu'il faut énoncer avant la signature, parce qu'elle décide de la satisfaction du client bien plus que le choix du modèle.

Un escalier est un volume de transit. Personne n'y séjourne, personne n'y a de préférence de température, et la consigne qu'on y règle ne correspond au confort de personne. Nous avions formulé le principe dans notre article de Saint-Lazare, où une tête desservait un hall à double hauteur.

Sur un système à deux têtes, la conséquence est plus lourde qu'ailleurs : consacrer une de vos deux seules zones à un volume de transit n'a de sens que si cette tête dessert réellement les pièces de l'étage. Et cela suppose un engagement concret des occupants, que nous écrivons noir sur blanc dans le document de fin de chantier :

  • Les portes de chambre restent ouvertes pour que l'étage soit desservi. Une porte fermée annule l'essentiel de l'effet ; nous l'avons démontré dans nos articles de Saint-Cyprien-de-Napierville et de Baie-D'Urfé.
  • Le soufflage est orienté vers l'étage, pas vers le vide de l'escalier. L'angle du volet horizontal se règle selon la saison — vers l'avant en climatisation, vers le bas en chauffage, l'inverse de l'intuition — mais dans une cage d'escalier, ce sont surtout les déflecteurs verticaux, réglés à la main derrière le volet et oubliés pendant quinze ans sur la plupart des installations, qui décident si l'air part vers le couloir des chambres ou dans le vide. Nous avons consacré une section entière à ce réglage dans notre article de L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève ; il vaut ici davantage encore, et sa position est consignée au dossier.
  • La vitesse de ventilation minimale est relevée d'un cran sur cette zone à la mise en service, parce qu'une tête qui doit pousser l'air jusque dans des pièces voisines ne peut pas travailler au ralenti comme une tête de chambre.
  • Le capteur de reprise ment davantage ici qu'ailleurs. Il se trouve sur le dessus de l'appareil, dans la couche d'air la plus chaude d'un volume fortement stratifié ; en chauffage, il se croit satisfait bien avant que le bas de l'escalier ne le soit.

Nous préférons dire cela avant la vente. Un client qui ferme les portes de ses chambres et qui s'attend à ce que l'étage soit climatisé sera déçu par un appareil qui fonctionne parfaitement.

Le drain d'une tête en milieu de bâtiment

Dernière contrainte propre à cet emplacement, et elle se règle avant de fixer la plaque de montage : une tête en cage d'escalier n'est presque jamais adossée à un mur extérieur.

Le drain de condensat doit donc parcourir une distance en conservant une pente descendante continue, à travers une structure ancienne dont on ne connaît pas le contenu avant de l'ouvrir. Notre méthode — fenêtre d'inspection avant tout perçage, relevé de ce qu'il y a dans la cavité, essai d'écoulement à l'eau avant de refermer — est détaillée dans notre article de Saint-Étienne-de-Beauharnois, et la question de savoir quand une pompe à condensat devient inévitable dans celui des Cèdres.

Sur ce chantier, la pente a été obtenue par gravité en exploitant le sens des solives, ce qui reste toujours notre première option : une pompe est un composant de plus, avec une alimentation, un flotteur et un réservoir à entretenir.

Erreurs à éviter dans un bâtiment en rangée

  1. Percer, ancrer ou charger un mur mitoyen pour faire passer des conduits ou fixer un appareil.
  2. Fixer une tête sur un mur mitoyen en se disant qu'un appareil silencieux ne dérangera personne. La transmission solidienne ne se juge pas à l'oreille du côté où l'on se trouve.
  3. Implanter le condenseur en façade avant sans avoir vérifié la réglementation de l'arrondissement.
  4. Choisir la position de la tête en cage d'escalier avant d'avoir monté l'échelle qui servira réellement.
  5. Poser une échelle sur des marches.
  6. Oublier que l'appareil devra être entretenu à la même hauteur, quatre à huit fois par saison pour le filtre.
  7. Promettre que l'étage sera climatisé sans énoncer la condition des portes ouvertes.
  8. Négliger l'accès par la ruelle au moment du devis et le constater le matin du chantier.
  9. Laisser l'eau de dégivrage se déverser sur le trajet piétonnier d'une cour étroite.
  10. Faire installer par un entrepreneur sans licence RBQ, ce qui complique à la fois la garantie du fabricant et tout dossier d'assurance ultérieur.

Entretien CVAC : ce que la hauteur change au calendrier

  • Filtres intérieurs : rinçage aux 4 à 8 semaines en saison intensive selon l'usage de la pièce. Pour la tête de cage d'escalier, l'accès est le facteur limitant, et c'est la raison pour laquelle nous validons l'atteinte des filtres à l'installation plutôt qu'à la première visite.
  • Serpentin extérieur : nettoyage annuel. Dans une cour arrière fermée du Sud-Ouest, la poussière urbaine et les débris végétaux s'accumulent sans jamais déclencher de code d'erreur : la capacité se perd sans avertissement.
  • Bacs et drains : vérification annuelle des deux têtes, actifs en climatisation seulement, plus le point de rejet extérieur.
  • Faire fonctionner les deux têtes dans les deux modes une trentaine de minutes chaque mois, y compris hors saison.
  • Consignation au dossier : numéros de série de chaque tête avec la pièce correspondante, longueurs mesurées, charge additionnelle pesée, relevés de mise en service, et photographie de la plaque signalétique prise pendant que l'accès est encore en place — un réflexe qui vaut une visite complète quatre ans plus tard.

Subventions et documentation

Une thermopompe murale efficace installée dans une résidence peut ouvrir droit à des programmes d'aide résidentiels, notamment du côté d'Hydro-Québec et de Rénoclimat. Les critères et les seuils changent régulièrement : nous validons l'admissibilité à l'ouverture du dossier, sans annoncer de montant à l'avance. Le programme Chauffez vert vise le remplacement d'un chauffage aux combustibles fossiles et ne s'applique pas à un logement déjà chauffé à l'électricité.

Un point administratif qui compte dans un bâtiment ancien : les indices SEER2, HSPF2 et EER2 certifient une combinaison d'unité extérieure et d'unités intérieures dans une configuration donnée — d'où les trois séries de codes AHRI publiées par modèle — et le code déclaré au dossier doit correspondre à ce qui a réellement été installé. Nous avons développé ce point dans notre article de Saint-Anicet.

Enfin, si le logement fait partie d'une copropriété ou si le client est locataire, l'autorisation écrite préalable du syndicat ou du propriétaire fait partie du dossier avant la commande, au même titre qu'un relevé de tracé. Notre article de Saint-Michel détaille cette étape pour une copropriété divise.

Pourquoi confier votre installation à AirGreen

Dans un bâtiment en rangée, la compétence ne se mesure pas à la vitesse d'exécution. Elle se mesure à ce que l'entrepreneur refuse de faire : ne pas percer un ouvrage commun, ne pas fixer un appareil là où sa vibration entrera chez quelqu'un d'autre, ne pas poser une échelle sur des marches parce que ça irait plus vite, et ne pas promettre qu'un étage entier sera climatisé par une tête placée dans un escalier.

Ce que nous mettons systématiquement par écrit avant les travaux : le modèle exact d'unité extérieure et la raison de ce choix, la capacité de chaque tête pièce par pièce, les tracés prévus avec leurs longueurs et la charge additionnelle estimée, le code AHRI correspondant à la configuration réelle, les moyens d'accès prévus et leur coût, la portée exacte des travaux de finition, le point d'équilibre estimé — et ce que le système ne fera pas.

Nous intervenons dans Le Sud-Ouest, à Saint-Henri, dans Pointe-Saint-Charles, dans la Petite-Bourgogne, à Griffintown, à Ville-Émard et à Côte-Saint-Paul, ainsi que partout à Montréal, à Laval, à Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud, pour l'installation CVAC, la mise en service et l'entretien CVAC de systèmes muraux et multizones.

Faire évaluer votre projet

Si vous habitez une maison en rangée ou un plex du Sud-Ouest, la première question à poser n'est pas quel modèle acheter : c'est de savoir quels murs sont réellement disponibles, où l'unité extérieure peut aller sans gêner personne, et comment on atteindra l'appareil pour l'entretenir. Contactez AirGreen pour une évaluation technique sur place, un relevé des tracés et des accès, et une soumission détaillée pièce par pièce.

Vos chiffres

Les outils du chantier

Deux repères rapides avec de vrais chiffres : ce que coûte la chaleur, et ce que vos appareils actuels représentent en BTU/h.

Repère de tailleVos plinthes, en BTU/h
–BTU/h de chauffage électrique installé

    Conversion : 1 W = 3,412 BTU/h. Une indication, pas un calcul de charge : les plinthes et les fournaises sont souvent plus fortes que le besoin réel, et elles peuvent rester en appoint. AirGreen valide la capacité sur place.

    Les étapes

    Le déroulement du chantier

    Les grandes étapes d’un chantier de ce type chez AirGreen. Chaque maison a ses particularités : l’estimation les fait ressortir.

    Étape 1 sur 9L’estimation sur place

    On regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.

    1. L’estimation sur placeOn regarde la pièce, le mur extérieur, le parcours des lignes et l’endroit où ira l’unité extérieure. C’est là que se choisit la capacité.
    2. La soumissionLe modèle, la capacité et le prix, par écrit. On vérifie aussi si le modèle est admissible aux programmes d’aide.
    3. La préparationPlanchers et meubles protégés, emplacement de la plaque murale tracé de niveau, passage mural repéré.
    4. Le passage muralUn seul percement, avec la pente nécessaire pour que le drain s’écoule vers l’extérieur.
    5. L’unité extérieurePosée sur un support surélevé au-dessus de la neige, avec les dégagements que demande le fabricant.
    6. Lignes, câble et drainRaccordés, isolés et protégés. Le passage est ensuite scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.
    7. L’électricitéUn circuit dédié et un sectionneur accessible près de l’unité extérieure.
    8. Essais et mise en serviceEssai d’étanchéité, mise sous vide, puis démarrage et vérification du fonctionnement en chauffage et en climatisation.
    9. Les explicationsTélécommande, modes, filtres : on vous montre l’essentiel avant de partir.
    La visite

    Ce qu’on regarde sur un chantier comme celui-ci

    Chaque numéro est un point qu’on vérifie sur place. Basculez entre l’été et l’hiver pour voir l’air et la chaleur circuler.

    Schéma générique : thermopompe murale, unité intérieure et unité extérieure

    En été, l’unité extérieure rejette dehors la chaleur de la maison.

    Illustration générique de ce type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Touchez un numéro.

    1. Fixée de niveau sur une plaque murale, assez haut pour que l’air couvre la pièce, avec assez d’espace autour pour sortir les filtres facilement.

    2. Les lignes frigorifiques, le câble de communication et le drain traversent le mur par un seul percement, scellé contre l’eau, l’air froid et les insectes.

    3. Deux tuyaux de cuivre isolés relient les deux unités. À l’extérieur, une goulotte peut les protéger du soleil, des chocs et des intempéries.

    4. Un interrupteur de coupure près de l’unité extérieure permet de l’isoler en sécurité pour l’entretien. Il doit rester accessible en tout temps.

    5. Le compresseur et le ventilateur. En chauffage, elle capte la chaleur de l’air extérieur, même en hiver, et la transfère à l’intérieur.

    6. Au sol ou au mur, il garde l’unité au-dessus de la neige accumulée. Elle reste dégagée et l’eau de dégivrage peut s’écouler.

    7. Le ventilateur doit souffler sans obstacle. Un rangement, une clôture ou un mur trop près, et le rendement baisse pendant que le bruit monte.

    Chez vous

    Votre maison est-elle prête ?

    Cochez ce qui s’applique chez vous. Un « non » n’est pas un refus : c’est ce qu’on règle lors de l’estimation.

    0 / 6 cochés
    Entretien

    Les bons réflexes, une fois l’appareil en place

    Six gestes simples pour que l’appareil dure. Votre liste reste sur cet appareil.

    0 / 6 cochés
    Au fil des saisons

    Quoi faire, saison par saison

    Trois gestes par saison, pour cet appareil. Ils prennent quelques minutes et évitent bien des appels.

    • Nettoyer les filtres de l’unité intérieure.
    • Dégager l’unité extérieure des feuilles et des débris laissés par l’hiver.
    • Essayer la climatisation avant les premières chaleurs.
    Pour votre projet

    Les bonnes pages, au bon moment

    Vrai ou faux

    Quatre affirmations, vraies ou fausses ?

    Tout se joue sur des détails que vous venez de voir.

    1. En chauffage, l’unité extérieure peut produire de l’eau.

    2. On choisit la capacité avec une simple règle de pieds carrés.

    3. Une multizone relie plusieurs têtes intérieures à un seul condenseur.

    4. Le sectionneur peut être caché derrière les meubles de terrasse.

    Questions fréquentes

    Ce qu’on nous demande sur ce type de travaux

    12 questions
    Une thermopompe murale chauffe-t-elle en hiver ?
    Oui, elle chauffe et climatise. Sa capacité baisse quand il fait très froid ; la plage de fonctionnement dépend du modèle et figure dans sa fiche.
    Murale ou multizone : comment choisir ?
    Une tête murale et un condenseur à l’extérieur : la solution directe pour une pièce ou une aire ouverte. Pour deux à cinq pièces, une multizone branche une tête par pièce sur un même condenseur.
    Où va l’unité extérieure ?
    Là où elle reste au-dessus de la neige, dégagée et accessible, à l’écart des passages. On le décide avec vous lors de l’estimation.
    Y a-t-il des subventions ?
    Selon le modèle et votre situation, des programmes d’aide peuvent s’appliquer, dont LogisVert d’Hydro-Québec. AirGreen vérifie le numéro de modèle avant d’annoncer un montant. Voir les subventions.
    Faut-il un permis ?
    Les règles varient d’une ville à l’autre : emplacement, distances, bruit. Voir les permis et règlements, et on vérifie pour votre adresse.
    Jusqu’à quelle température chauffe-t-elle ?
    Ça dépend du modèle. Selon Hydro-Québec, les modèles récents fonctionnent jusqu’à une température située entre −15 °C et −25 °C, et certains modèles pour climat froid sont certifiés plus bas. La température minimale figure sur la fiche de chaque appareil.
    Combien peut-on économiser ?
    Hydro-Québec indique qu’une thermopompe peut être jusqu’à trois fois plus efficace que les plinthes électriques pour le chauffage durant la saison froide. Le résultat dépend de la maison, du climat et de l’utilisation.
    Comment se calcule l’aide LogisVert ?
    Pour les thermopompes homologuées ENERGY STAR pour climat froid, Hydro-Québec indique une aide de 120 $ par tranche de 1 000 BTU/h de capacité de chauffage à −8 °C. AirGreen vérifie le modèle exact avant d’annoncer un montant ; seul Hydro-Québec confirme l’aide accordée. Voir les subventions.
    Est-ce bruyant ?
    Le niveau sonore dépend du modèle et figure en décibels sur la fiche de chaque appareil. L’emplacement compte aussi : on évite de placer l’unité extérieure sous une fenêtre de chambre quand c’est possible.
    L’unité extérieure se couvre de glace : est-ce normal ?
    Un peu de givre l’est : l’appareil fait des cycles de dégivrage. Ne frappez jamais la glace. Si l’unité reste prise dans la glace ou ne chauffe plus, appelez-nous.
    AirGreen détient-elle les licences nécessaires ?
    Oui. AirGreen détient la licence RBQ 5645-9605-01, sous-catégories 15.8 Ventilation, 15.10 Réfrigération et 16 Électricité.
    L’estimation est-elle gratuite ?
    Oui. L’estimation sur place est gratuite et la soumission suit en 24 h. Réserver mon estimation gratuite.

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    • Licence RBQ5645-9605-01 · 15.8, 15.10, 16
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    • SoumissionEn 24 h

    Texte et photo : chantier réel d’AirGreen Climatisation & Chauffage. Les schémas sont des illustrations génériques du type d’installation, pas un relevé de ce chantier. Sources des chiffres ajoutés : fiches produit airgreen.ca (performances NEEP / AHRI), Hydro-Québec (page Thermopompes, LogisVert, consultée le 13 octobre 2026), Régie de l’énergie (tarif D au 1er avril 2026).

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