Installation d'une thermopompe murale 2-têtes GREE FreeMatch R32 (GWHD(42)ND6MO) à Sorel-Tracy — remplacement d'un système existant
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Installation d'une thermopompe murale 2-têtes GREE FreeMatch R32 (GWHD(42)ND6MO) à Sorel-Tracy — remplacement d'un système existant

Remplacer un appareil mural, c'est la seule fenêtre gratuite pour corriger sa pose

Une soumission de remplacement arrive presque toujours avec une hypothèse silencieuse : même endroit, mêmes trous, même plaque. Personne ne l'écrit, personne ne la discute, et elle décide pourtant de tout ce que le client va vivre pendant les douze à quinze prochaines années. C'est l'hypothèse la moins chère à formuler et la plus coûteuse à corriger, parce qu'elle transforme les erreurs de pose de 2011 en contraintes permanentes de 2026.

Nous avons écrit ailleurs plusieurs pages sur le remplacement d'un appareil : le climatiseur de fenêtre remplacé par un bizone à Anjou, l'unité murale traversante d'un condo de Terrebonne, la reprise d'un système multizone laissé par un autre entrepreneur à Delson, le système central qui a lâché à Léry. Aucune de ces pages ne traite du cas le plus fréquent au Québec en 2026 : une thermopompe murale sans conduits remplacée par une autre thermopompe murale sans conduits. C'est le cas de ce chantier de Sorel-Tracy, et c'est le seul où de la tuyauterie frigorifique existe déjà dans le mur.

Le moment où déplacer quelque chose ne coûte rien

Sur une installation CVAC neuve, il y a une règle que nous répétons de chantier en chantier : la position se corrige gratuitement avant que la plaque de montage soit vissée, et presque plus après. Sur un remplacement, cette fenêtre se rouvre une seule fois, pour quelques heures, et elle se referme au même moment.

Concrètement, le jour du remplacement :

  • Déplacer une tête de 20 ou 40 cm sur le même mur coûte un percement et une reprise de finition, c'est-à-dire une fraction du prix du chantier.
  • Changer de mur coûte un trajet de tuyauterie, ce qui est réel, mais reste sans commune mesure avec un second chantier deux ans plus tard.
  • Déplacer l'unité extérieure de deux mètres coûte de la ligne frigorifique et une base — et rien d'autre, puisque l'appareil est de toute façon déposé.

Deux ans plus tard, chacun de ces gestes redevient un chantier complet, avec récupération du réfrigérant, dépose, percements, reprise, tirage au vide et remise en service. Nous le disons franchement au client à la soumission, parce que c'est la seule information qui lui permet d'arbitrer pendant que l'arbitrage est encore gratuit.

Les quinze ans de plaintes du client sont la meilleure donnée de conception disponible

Sur une installation neuve, nous travaillons avec des intentions : le client nous dit comment il pense utiliser ses pièces. Sur un remplacement, nous travaillons avec des preuves. Quinze ans d'usage réel ont produit une liste précise de ce qui n'a jamais fonctionné, et cette liste n'apparaît sur aucun formulaire de soumission de remplacement.

Les questions que nous posons systématiquement avant de chiffrer un remplacement :

  1. Quelle pièce n'a jamais été confortable, et à quelle heure exactement ? Une réponse précise (« le bureau, entre 14 h et 17 h, l'été ») se corrige. Une réponse vague ne se corrige pas.
  2. Qu'est-ce qui vous a déçu dans l'ancien système ? C'est la question qui sépare un défaut corrigible d'une attente qui n'a jamais été réaliste. Nous l'avons formalisée pour un suivi d'entretien à Repentigny; elle est encore plus utile ici.
  3. Y a-t-il eu une odeur, une goutte, un bruit récurrent ? Chacun de ces trois symptômes pointe vers un objet différent, et deux d'entre eux se règlent au moment de la repose.
  4. Qu'est-ce qui a changé dans la maison depuis la pose ? Un sous-sol fini, une cloison abattue, des fenêtres remplacées, un télétravail installé dans une pièce qui servait de chambre d'amis.
  5. Fallait-il déplacer quelque chose pour ouvrir le panneau frontal ou rincer le filtre ? Si oui, l'entretien n'a probablement pas été fait, et cela explique une partie de l'usure que nous allons trouver.

Une soumission de remplacement qui ne pose aucune de ces cinq questions ne remplace pas un système : elle recopie une facture de 2011.

La ligne que les soumissions de remplacement ne chiffrent presque jamais : le vieux tuyau dans le mur

C'est le point technique central de tout remplacement de thermopompe murale, et c'est celui sur lequel deux soumissions peuvent différer de plusieurs milliers de dollars sans que le client comprenne pourquoi.

L'ancien système fonctionnait au R410A. Le nouveau fonctionne au R32. Entre les deux, il y a de la tuyauterie de cuivre dans un mur, et une question qui se pose exactement une fois :

Est-ce qu'on la réutilise ?

Ce qu'il faut vérifier avant même d'y penser :

  • Le diamètre. Le FreeMatch demande 1/4 po au liquide et 3/8 po au gaz par tête. Une ligne d'un autre diamètre n'est pas adaptable, elle est remplacée.
  • La longueur et le tracé réels, mesurés et non estimés, parce qu'ils entrent dans le calcul de charge du nouvel appareil.
  • L'état du cuivre et de son isolant sur toute la portion visible : un isolant écrasé, ouvert ou disparu sur quelques centimètres suffit à condamner une portion.
  • L'historique de la charge. Un système qui a été « regarni » sans qu'on trouve la fuite est un système qui a une fuite. Nous ne remettons jamais de réfrigérant dans un circuit dont l'histoire n'est pas documentée.
  • Le résidu d'huile. C'est le point que les soumissions rapides ignorent : l'huile du compresseur circule avec le réfrigérant et il en reste toujours dans la tuyauterie. Une huile résiduelle incompatible avec le nouveau circuit ne se règle pas en « soufflant un coup d'azote ».

Et un point non négociable : un évasement ne se réutilise jamais. Si nous conservons une portion de ligne, elle est recoupée droite, ébavurée copeaux vers le bas, et les évasements sont refaits au complet, écrou enfilé avant l'évasement, serrés à la clé dynamométrique. Nous avons publié la méthode complète — azote sous pression avant le vide, vide profond lu au micromètre et non sur une aiguille, test de remontée — dans notre page de Côte Saint-Luc, et nous ne la refaisons pas ici : elle s'applique intégralement à une ligne réutilisée, et plus sévèrement encore.

La raison de fond, c'est qu'un compresseur hermétique ne meurt pas de vieillesse. Il meurt de contamination introduite le jour de l'installation — humidité résiduelle et huile hygroscopique qui forment des acides attaquant le vernis des bobinages pendant des années. Sur un remplacement, le risque n'est pas théorique : le circuit qu'on rebranche a déjà vécu quinze ans.

Notre position, dite avant la signature : nous préférons remplacer la ligne, et quand le tracé le permet nous la remplaçons. Quand nous la conservons, c'est après vérification, et l'opération est chiffrée, pas offerte comme une économie.

L'appareil que nous déposons est le seul instrument de mesure gratuit du chantier

Nous avons écrit, pour une installation de Bois-des-Filion, que le filtre d'une tête murale se lit comme un diagnostic : gris uniforme, une extrémité plus sale que l'autre, film huileux, fibres longues, poussière noire fine — chaque dépôt raconte ce que la pièce a fait. Un appareil déposé après quinze ans est la même chose à une autre échelle. C'est un enregistreur qui a tourné 130 000 heures sur un site que nous n'avons pas conçu, pour un propriétaire qui ne sait pas nécessairement décrire ce qu'il a observé.

Nous le regardons avant de le mettre au recyclage, et nous écrivons ce que nous voyons dans le dossier du nouveau système.

Ce que l'ancienne unité extérieure nous apprend

  • Quelle face du serpentin est encrassée. Un condenseur aspire par ses faces arrière et latérales et refoule par le ventilateur avant : les débris entrent donc de l'extérieur vers l'intérieur du bloc d'ailettes, et la face visible est la plus propre. Une face latérale chargée nous dit d'où venait l'air sale, donc où ne pas replacer le nouvel appareil.
  • Où la colonne de glace se formait. Une trace d'usure ou de corrosion sur le dessous du châssis, une empreinte de glace sur la base, un objet plat oublié sous l'appareil : l'eau de dégivrage est repartie au même endroit chaque hiver pendant quinze ans, et cet endroit est visible.
  • Si l'appareil a perdu son niveau. Une base affaissée d'un côté, une cale improvisée sous un pied, un bac qui retient l'eau : l'appareil ne drainait plus par ses ouvertures prévues, ce qui explique souvent le reste.
  • Si les ailettes ont été couchées. Une bande d'ailettes rabattue à hauteur de pelle ou de taille-bordure, ou un grillage de ventilateur enfoncé par une chute de glace, situe précisément une contrainte du terrain.
  • Où le vernis a piqué. Sur un secteur exposé — bord de rue salée, atmosphère industrielle, embruns — la corrosion se lit sur le métal et non sur la saleté. Ce n'est pas la même défaillance que l'encrassement, et elle ne produit jamais de code d'erreur.

Ce que l'ancienne tête intérieure nous apprend

  • Un boîtier jauni ou gras d'un seul côté indique une source d'aérosols dans la pièce et son axe.
  • Une trace d'écoulement sur le mur sous un coin de l'appareil signale un drain qui a contre-penté. Une contre-pente de dix centimètres ne fuit pas : elle retient l'eau, développe un biofilm et revient six mois plus tard sous forme d'odeur, sans aucun code d'erreur.
  • Une plaque de montage rouillée ou des vis reprises plusieurs fois raconte une pose faite deux fois.
  • Un filtre déformé ou déchiré dit que l'entretien a été fait à contrecœur, souvent parce que l'appareil était inaccessible.

Rien de tout cela n'est une trouvaille spectaculaire. Le point est ailleurs : ces observations sont gratuites et elles ne seront plus disponibles après le camion. Nous les consignons, et elles servent à décider la nouvelle implantation plutôt qu'à décorer un rapport.

Ce que devient l'ancien appareil

L'appareil déposé contient encore du réfrigérant et de l'huile tant qu'ils n'ont pas été récupérés. La manipulation des halocarbures est encadrée au Québec et relève d'entrepreneurs qualifiés : la récupération, la dépose et l'acheminement vers une filière de recyclage sont une ligne du contrat, pas un service rendu. C'est aussi une bonne question à poser aux autres soumissionnaires : ce que devient l'ancienne unité, et qui le paie.

Le système installé, et pourquoi ce modèle-là

Élément Détail
Unité extérieure GREE FreeMatch R32, modèle GWHD(42)ND6MO
Capacité nominale 42 000 BTU/h en climatisation, 44 300 BTU/h en chauffage
Modulation réelle 8 870 à 44 300 BTU/h (froid) / 8 870 à 54 590 BTU/h (chaud)
Têtes murales 24 000 BTU/h (volume ouvert rez-de-chaussée) + 9 000 BTU/h (bureau à l'étage)
Total installé 33 000 BTU/h, soit 79 % du nominal en climatisation
Rendement SEER2 21 / HSPF2 10 / EER2 12 / COP 3,9
Certifications ENERGY STAR, AHRI certifié (214931590 / 214931596 / 214931600), homologué climat froid
Plage d'opération −30 °C à 48 °C en froid, −30 °C à 24 °C en chaud
Réfrigérant R32 (A2L), charge d'usine 2 700 g, détecteur de fuite A2L intégré
Électricité 208/230 V, MCA 30 A / MOCP 45 A
Longueurs développées 23 m + 30 m = 53 m, soit 3 m au-delà de la précharge de 50 m → 60 g de R32 pesés, charge finale 2 760 g
Têtes raccordables 2 à 5
Dénivelé environ 3 m sur 25 m permis
Garantie 10 ans + 2 ans (compresseur et pièces, sur enregistrement)

Trente-trois mille BTU/h sur un compresseur nominal de 42 000, c'est un sous-appariement, et nous ne le présentons pas autrement. Il n'a pas été choisi sur la charge, il a été choisi sur le chemin.

Le tracé était hérité : dans une maison de rue ancienne de Sorel-Tracy, l'emplacement de l'unité extérieure est contraint par le terrain, et la distance jusqu'au bureau de l'étage est ce qu'elle est. À 53 m développés :

  • sur le GWHD(36), dont la précharge couvre 40 m, il aurait fallu peser environ 260 g de R32 supplémentaires;
  • sur le GWHD(42), dont la précharge couvre 50 m, il en a fallu 60 g.

Un appareil qui tourne près de sa charge d'usine est un appareil dont la vérification de superficie minimale de pièce exigée par le caractère A2L du R32 se refait sur un écart faible — et cette vérification, nous la refaisons sur la charge finale, pas sur la charge d'usine. Le GWHD(42) accepte par ailleurs jusqu'à cinq têtes, ce qui laisse au client la possibilité d'ajouter une zone au sous-sol sans changer de compresseur.

Le prix de ce choix, dit honnêtement : un cabinet plus gros, 79 kg au lieu de 66, 63 dB(A) au lieu de 62, et un coût d'acquisition supérieur. Sur ce chantier, le chemin l'a emporté sur le catalogue.

Les plinthes électriques ont été conservées partout, comme sur tous nos chantiers de première saison.

Sorel-Tracy : 17 749 logements et une première génération d'appareils muraux arrivée à échéance

Sorel-Tracy compte 35 165 habitants au recensement de 2021, en hausse de 1,2 % sur cinq ans, sur 57,28 km², dans 17 749 logements privés dont 17 069 occupés. La ville est née du fort Richelieu, établi en 1642, au confluent de la rivière Richelieu et du fleuve Saint-Laurent, en bordure ouest du lac Saint-Pierre; elle a porté le nom de William-Henry de 1787 à 1845, et la fusion volontaire de Sorel et de Tracy a été complétée en mars 2000.

C'est aussi une ville industrielle — chantiers navals, Marine Industries, et le complexe de fer et titane aujourd'hui exploité par Rio Tinto — donc une ville de propriétaires-ouvriers qui ont adopté la thermopompe murale tôt et en nombre. Ce parc de près de dix-huit mille logements contient aujourd'hui une quantité importante d'appareils muraux de première génération installés entre 2008 et 2014. La vague de remplacement de la Rive-Sud passe par Sorel-Tracy, et elle est en avance sur celle des banlieues plus récentes.

Dans la MRC de Pierre-De Saurel, nous avons également documenté récemment une pose en coin à Saint-David et une installation en bord de Richelieu à Saint-Ours : trois chantiers, trois problèmes différents, dans un rayon de vingt-cinq kilomètres.

Subventions

L'appareil installé est certifié ENERGY STAR et AHRI, ce qui constitue la condition d'entrée de la plupart des programmes québécois, dont LogisVert d'Hydro-Québec et Rénoclimat. Attention toutefois sur un remplacement : plusieurs programmes traitent différemment l'ajout d'une thermopompe et le remplacement d'une thermopompe existante. Nous vérifions l'admissibilité au dossier avant de la promettre, jamais à partir d'une brochure.

Nous joindre

Chez AirGreen, nous offrons la vente, l'installation CVAC et l'entretien CVAC à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud, incluant la MRC de Pierre-De Saurel : Sorel-Tracy, Saint-Ours, Saint-David, Yamaska, Massueville, Saint-Robert, Sainte-Victoire-de-Sorel, Saint-Aimé et Saint-Gérard-Majella. Nos équipes détiennent les licences RBQ requises, et chaque remplacement de thermopompe se termine par une mise en service documentée, un dossier remis au client et l'enregistrement de la garantie.

Pour faire évaluer un système existant avant qu'il ne lâche : sales@airgreen.ca.

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