Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE Freematch R32 sur toit de plex à Saint-Hyacinthe
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Installation d'une thermopompe murale 2 têtes GREE Freematch R32 sur toit de plex à Saint-Hyacinthe

Deux appareils, un seul toit : la question que personne ne pose avant de commander l'équipement

Sur la photo prise au terme du chantier de Saint-Hyacinthe, on voit deux unités extérieures GREE alignées sur un toit de gravier, chacune sur son propre support d'aluminium. Elles n'appartiennent pas au même logement. L'une dessert le système multizone Freematch R32 que nous venions d'installer pour le propriétaire du rez-de-chaussée; l'autre équipait déjà l'appartement du haut.

C'est une situation courante dans les plex de la Montérégie et de l'île de Montréal, et c'est aussi l'une des principales sources d'installations mal conçues. Parce qu'un appareil qui fonctionne parfaitement seul peut voir son rendement chuter de 15 à 20 % simplement parce qu'un voisin a posé le sien trois mètres plus loin, dans le mauvais axe.

Le mandat : climatiser deux zones sans toucher au logement voisin

Le bâtiment est un plex de deux logements superposés, à quelques rues du centre-ville de Saint-Hyacinthe. Toit plat, membrane recouverte de gravier, accès par trappe intérieure.

Le propriétaire occupait le logement du bas et souhaitait :

  • climatiser le salon double donnant sur la rue;
  • traiter la chambre arrière, mal ventilée, où la température estivale dépassait régulièrement 28 °C;
  • conserver ses plinthes électriques comme chauffage d'appoint plutôt que de les remplacer;
  • pouvoir ajouter une troisième zone dans deux ou trois ans, au moment de finir le sous-sol.

Ce dernier point a directement dicté le choix de l'équipement.

Pourquoi le GREE Freematch R32 GWHD(24)ND6MO et pas le modèle plus petit

Nous avons installé le GWHD(24)ND6MO, unité extérieure acceptant de 2 à 3 unités intérieures, raccordée ici à 2 têtes murales.

Un système de 18 000 BTU aurait suffi pour les besoins immédiats. Il aurait aussi rendu impossible l'ajout d'une troisième tête sans remplacer complètement l'unité extérieure — c'est-à-dire sans reprendre le support de toit, les lignes frigorifiques et le circuit électrique. Le surcoût du modèle supérieur au moment de l'installation représentait une fraction du coût d'une reprise complète trois ans plus tard.

Données de l'unité extérieure
Caractéristique GWHD(24)ND6MO
Unités intérieures raccordables 2 à 3
Refroidissement nominal 24 000 BTU/h (7 030 W) — plage 7 500 à 31 400 BTU/h
Chauffage nominal 24 000 BTU/h — plage 7 500 à 31 400 BTU/h
SEER2 / HSPF2 21 / 10
EER2 12 — COP 3,9
Chauffage jusqu'à -30 °C
Réfrigérant R32 (A2L), charge d'usine 1 700 g
Débit d'air 2 236 pi³/min — 58 dB(A)
Alimentation 208/230 V — MCA 19,5 A — protection max. 25 A
Dimensions / poids 964 × 660 × 402 mm — 51 kg
Tuyauterie précharge 30 m — maximum 60 m — dénivelé 15 m
Garantie 10 ans + 2 ans compresseur et pièces

L'appareil est certifié ENERGY STAR, homologué climat froid, et intègre le capteur de détection de fuite A2L exigé pour les réfrigérants légèrement inflammables — l'étiquette orange visible sur la façade de l'unité.

Cohabitation de deux unités extérieures sur un même toit

C'est ici que le chantier de Saint-Hyacinthe devient instructif pour quiconque possède un plex ou envisage une installation CVAC en toiture partagée.

Le phénomène de recirculation

Une unité extérieure en mode refroidissement rejette de l'air chaud par sa façade avant. En mode chauffage, elle rejette de l'air froid. Si un second appareil aspire cet air rejeté, il travaille sur une température d'air ambiante faussée — plus chaude l'été, plus froide l'hiver — et son compresseur compense en consommant davantage.

Sur un toit dégagé, on ne voit rien. Le client constate seulement que sa facture ne baisse pas autant que promis.

Les dégagements que nous appliquons systématiquement :

  • 60 cm minimum à l'arrière de l'appareil (côté aspiration du serpentin);
  • 1,5 m minimum devant la sortie de soufflage, libre de tout obstacle;
  • jamais deux appareils face à face, ni un appareil soufflant vers l'aspiration d'un autre;
  • 30 cm minimum au-dessus de la surface de toit, davantage selon l'accumulation de neige historique du secteur.

À Saint-Hyacinthe, nous avons positionné notre unité en décalage latéral par rapport à l'appareil existant, les deux soufflant dans la même direction générale, vers la zone dégagée du toit. Aucune des deux n'aspire l'air rejeté par l'autre.

Le support : aluminium sur madriers, sans perforation

Le montage visible sur la photo :

  1. Madriers de bois traité posés à plat sur le gravier, répartissant la charge sur la membrane.
  2. Support d'aluminium boulonné sur les madriers, l'aluminium ayant l'avantage de ne pas rouiller — un support d'acier galvanisé bon marché tache la membrane en cinq à sept ans et devient un point de faiblesse.
  3. Appareil fixé mécaniquement au support par ses pattes d'origine, avec plots antivibratoires.

Aucune fixation ne traverse la membrane. C'est une règle sans exception chez nous : dès qu'une vis perce une toiture, la garantie du couvreur devient discutable et l'infiltration est une question de temps.

L'erreur à ne pas commettre : poser l'appareil directement sur le gravier. Le gravier se déplace, l'appareil s'incline, le compresseur travaille en position non conforme, et le condensat de dégivrage s'accumule sous l'unité au lieu de s'évacuer.

Le volet électrique, spécifique au plex

Dans un immeuble à logements, une thermopompe doit être alimentée depuis le panneau du logement qu'elle dessert, sur un circuit dédié. Raccorder l'appareil du bas au panneau du haut parce que le chemin de câble était plus court est une faute — et une source de litige entre copropriétaires ou entre locataire et propriétaire.

Nous avons donc tiré un circuit dédié depuis le panneau du rez-de-chaussée, avec sectionneur à portée de vue de l'appareil, conformément au Code de l'électricité du Québec. Protection de 25 A, conducteurs dimensionnés selon le MCA de 19,5 A de l'unité.

Le passage des lignes et la mise en service

Les lignes frigorifiques — liquide 1/4 po, gaz 3/8 po — longent le parapet dans une gaine isolée protégée UV, puis descendent dans un chase existant vers les deux têtes murales. Longueur cumulée : environ 19 mètres, bien en deçà des 30 mètres préchargés d'usine sur ce modèle. Aucun ajout de R32 n'a été nécessaire, ce que nous avons validé par pesée plutôt que par estimation.

Le protocole de mise en service appliqué :

  1. Pressurisation à l'azote sec et maintien vérifié sur les deux branches.
  2. Tirage au vide à 500 microns, test d'isolement au vacuomètre électronique.
  3. Ouverture des vannes, contrôle de la surchauffe et du sous-refroidissement.
  4. Mesure de l'ampérage réel du compresseur en charge.
  5. Relevés de température au soufflage sur chaque tête.
  6. Enregistrement de la garantie 10+2 ans au nom du propriétaire.

Durée : une journée et demie, incluant le montage du support et le tirage du circuit électrique.

Admissibilité aux subventions

Le Freematch R32 est certifié ENERGY STAR et dispose de numéros AHRI distincts selon la configuration installée. Pour un logement chauffé à l'électricité en Montérégie, le volet thermopompe efficace du programme LogisVert d'Hydro-Québec est généralement la voie applicable.

Particularité du plex : l'admissibilité s'évalue par logement, et le compte d'électricité au nom du demandeur doit correspondre au logement desservi. Un propriétaire qui installe pour son locataire doit vérifier ce point avant de déposer sa demande — c'est la cause de refus la plus fréquente que nous voyons dans ce type de dossier.

Les critères de rendement minimal et les montants changent d'une année à l'autre. Nous validons l'admissibilité au moment de la soumission, jamais à partir d'une documentation de l'année précédente.

Ce que nous retenons des toits partagés

Nous installons chaque année des dizaines de thermopompes murales sur des toits de plex, à Montréal, Laval, Longueuil, sur la Rive-Nord, la Rive-Sud et en Montérégie. Les leçons se répètent :

  • Relever ce qui existe déjà sur le toit avant de choisir l'emplacement, y compris les appareils des voisins et les évents de plomberie.
  • Documenter la position retenue avec photos et mesures, pour le prochain entrepreneur qui montera sur ce toit.
  • Laisser un couloir de circulation libre : un technicien qui doit enjamber des lignes frigorifiques pour accéder à un appareil finira par en écraser une.
  • Prévoir l'évolution — troisième zone, sous-sol aménagé, changement de vocation d'une pièce.

Pour un projet de thermopompe multizone, de climatiseur mural ou d'entretien CVAC dans un immeuble à logements, notre équipe effectue le relevé de toiture avant de proposer un modèle, et non l'inverse.

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